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Vous n’avez pas le droit…

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Extraits d’un texte de Sylvie

Vous n’avez pas le droit

de désirer vivre simplement.

Vous devez consommer plus,

pour alimenter les actionnaires du système.

Vous n’avez pas le droit de vivre sous une yourte,

avec un lavabo dehors,

des toilettes séches,

un panneau solaire,

avec juste un poele pour l’hiver

et un drap mouillé pour toute clim

devant votre porte- fenétre.

Vous n’en avez pas le droit

parce qu’alors vous n’êtes pas

solidaire.

Pas solidaire avec le système

qui a besoin de votre argent,

de vos bras, de vos désirs,

de vos forces de travail,

de votre temps, de votre pensée,

et même de vos rêves.

Vous n’avez pas le droit d’être pauvre,

vous devez être ou nanti ou misérable,

qu’on sache au moins ou sont les frontières

pour empêcher la contamination.

Vous n’avez pas le droit

de vous éclairer modestement,

juste à l’endroit nécessaire,

vous devez spoter

et sonoriser tous azimuts votre maison

pour soutenir le programme nucléaire du pays.

Vous n’avez pas le droit de cueillir

la saponaire pour vous récurer,

et encore moins d’utiliser les cendres de votre feu

pour faire tremper votre culotte.

Vous devez ronger votre peau

avec des détergents cancérigènes

que des savants obligeants ont concoctés pour vous.

Pas le droit d’emaner vos propres odeurs, ça pue.

Et si vous avez un cancer,

vous n’avez pas le droit de râler,

votre pays est celui ou sévissent le plus de spécialistes,

vous avez de la chance d’être née

dans un endroit doté

d’une industrie médicale performante.

Vous n’avez pas le droit de vieillir,

ca fait tache,

pas le droit d’être jeune, c’est dangereux.

Vous n’avez pas le droit d’aller cueillir des orties

dans le champ d’à coté, encore moins

de faire de la pub à vos copains

sur les qualités extraordinaires de cette plante,

car c’est du vol.

L’ortie a été privatisée

pour vous être revendue à son juste prix.

Pas le droit de ressemer les graines

que vous avez gardé de l’année dernière,

semences

car vous volez les grosses firmes de semenciers qui,

sans vous, ne peuvent plus gouverner

et enrégimenter le monde.

Vous n’avez surtout pas le droit de préferer

pour tout compagnon

un feu qui crépite tranquillement dans le poêle,

car bouder la télé, c’est être désinformé,

comment donc pourrez vous voter correctement?.

Vous n’avez pas le droit

surtout de vous dépouiller de votre peur.

La peur.

Finalement, tout tourne

autour votre peur de mourir.

Dans ma petite yourte,

je ne prends pas beaucoup de place

et je n’abime pas beaucoup la planète,

alors j’ai appris à domestiquer ma peur.

Dans ce monde matérialiste,

préparer sa mort semble une insulte

à la course au développement.

Or, se dépouiller, se simplifier,

c’est une façon de reconnaître

qu’aucune accumulation

ne vaincra la peur de la mort.

C’est faire de la place à ses enfants.

Aux enfants de la terre de demain.

Mais il est interdit de le souhaiter,

interdit de l’espérer:

désormais les parents qui osent vouloir partager

un vrai avenir avec l’étrangeté du monde

sont menacés de prison.

Lire le texte intégral.
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Devises positives

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Depuis quelques temps je mets presque quotidiennement, en haut à gauche du blog, une devise positive en lien avec l’article du jour :

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Ce genre de pratique est issue du lodjong. Ce texte bouddhiste tibétain du X° siècle, dont le titre signifie « Entraînement de l’esprit » est une méthode pour développer « L’Esprit d’Eveil » , la Bodhicitta.

C’est Atisha, un grands maîtres indiens qui l’introduisit avec le bouddhisme au Tibet. Il en reçut l’enseignement de Serlingpa en Indonésie.

Durant la retraite traditionnelle de trois ans, trois mois, trois jours, son étude requiert six mois d’études. Ce texte est un ensemble de maximes à étudier par coeur (souvent traduites en français par le terme « Slogan » surtout grâce à la vulgarisation apportée par Pema Chödrön ). Ces slogans faciles à retenir suivent le pratiquant toute sa vie.

C’est dans le lodjong qu’on trouve aussi une méditation particulière nommée « Tonglen » (« donner & recevoir») qui a été vulgarisée par Sogyal Rimpoché dans son « Livre tibétain de la vie et de la mort », nous exerce à développer concrètement notre compassion, notre attention aux autres.

On peut lire des commentaires de ce texte dans « L’alchimie de la souffrance » de Djamgoen Kontrul.

Une anecdote concerne l’arrivée d’Atisha au Tibet. Invité à aller enseigner au Tibet. il avait entendu dire que les Tibétains étaient des êtres doux, bons et accueillants, il décida d’amener avec lui son serviteur, un Bengali au caractère très colérique pour pour avoir quelqu’un qui lui ferait pratiquer le lodjong. Mais en fait il dit par la suite qu’il aurait pu s’en passer, les Tibétains étant moins bons qu’on ne le lui avait dit.

J’ai repris le principe des « slogans » en tant que « devise positive » qu’on peut se rappeler régulièrement dans notre vie quotidienne.

Par ailleurs j’utilise Twitter comme « lieu de stockage » pour les anciennes devises.

:)

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Authenticité

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« On parle souvent d’éveil ou d’illumination à propos du Zen. Réaliser une vie authentique et éveillée serait sans doute plus expressif.  »

Eric Rommeluère

L’authenticité me semble être une vertu. Être authentique c’est être sincère avec soi même, qu’il y ait une harmonie entre l’émotion, la pensée et le faire,  ou au moins qu’il y ait une réelle conscience des hiatus éventuels entre l’intérieur et l’extérieur.

Chercher cette authenticité c’est donc chercher sa vérité, la vérité en soi, découvrir ce que l’on est & à être ce que l’on est. Trouver les schémas faussés mis en place dans l’enfance et dépendant de notre histoire familiale que nous reproduisons la plupart du temps. En reconnaissant ces schémas nous participons à  développer une individualité vraie qui soit moins conditionnée inconsciemment par ce passé, ces loyautés, ces peurs. C’est à dire qu’aborder le travail spirituel réel me semble aller de paire avec un travail psychologique, même s’il ne peut se limiter à celui-ci.

La Sagesse, cette connaissance de la vacuité, l’interdépendance et la loi de cause à effet, loi du karma, permettent d’approfondir cette authenticité. Nous ne sommes pas un personnage indépendant mais au contraire lié à un contexte actuel et une histoire passée, et en même temps un être qui doit assumer la responsabilité de ses actes. On ne peut plus s’enfermer dans une excuse culturelle ou extérieure. Le but d’une pratique spirituelle est de nous libérer de l’attachement à cet assemblage limité et conditionné du « moi » de façon à nous faire prendre conscience que nous sommes quelque chose de beaucoup plus spacieux qui rend réponse de ses actes. Et pour arriver à cet état nous devons nous appuyer sur une personnalité authentique.

La méditation nous aide, par cette ouverture que nous y mettons en oeuvre à lire en nous. Ne pas le pratiquer, ou pratiquer une méditation qui ne serait ni ouverte, ni silencieuse, c’est refuser de se connaître, c’est accepter sans se le dire qu’il y ait des zones d’ombres qu’on ne souhaite pas regarder ou les mettre sous la lumière.

Cela demande beaucoup de courage, puisque c’est une déconstruction de l’image de soi qu’on veut présenter pour « sauver la face » mais au contraire accepter  de s’exposer au regard, dont notre regard profond. S’exposer c’est lâcher prise, c’est accepter de rentrer dans notre confusion, et cela n’est pas agréable de la voir étaler au grand jour, de voir sa personnalité dans ses composantes les plus fragiles. Et pourtant c’est aussi cela le plaisir de vivre authentique.

« Cessez d’être gentil, soyez vrai ! »

Thomas D’Ansembourg.

Dans la méditation on est présent à ce qui se passe dans notre corps qui nous parle de nos émotions, au lieu de les refouler, et qui nous parle de nos besoins fondamentaux. Mais cela implique d’accepter de se voir avec un regard neuf de ne pas céder à l’image que nous nous sommes construits de nous mêmes, comme indiqué ci-dessus.

« La méditation peut avoir une influence profonde sur la manière de nous comporter vis-à-vis de nous-mêmes et des autres.Ce travail de relation consciente peut nous aider à la fois à nous éveiller de nos schémas conditionnés et à devenir une personne plus authentique.Avoir simplement une réalisation spirituelle n’est pas suffisant. Il est également essentiel de démanteler les schémas émotionnels et mentaux, subconscients, que recèlent le corps et l’esprit et qui empêchent les individus d’incarner pleinement dans leur vie un mode d’être plus vaste. »
John Welwood

 

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Quand on dit que « tout va bien » c’est qu’en fait on refuse de s’exposer au regard, à notre regard profond. Car s’exposer c’est lâcher prise, c’est accepter de rentrer dans cette confusion, et cela n’est pas agréable de la voir étaler au grand jour, de voir sa personnalité dans ses composantes les plus fragiles. Et pourtant c’est aussi le plaisir de vivre authentique. « Cessez d’être gentil, soyez vrai ! » comme le dit Thomas D’Ansembourg.

Du Cerveau à la Conscience : Francisco Varela, un scientifique engagé

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Extrait d’un article lu sur le blog de Ilke-Angela Marechal

 

La créativité du biologiste Francisco Varela a enfoncé plus qu’un clou : en sciences expérimentales, en philosophie des sciences, en éthique et en spiritualité ; son talent d’intégration a abattu plus qu’un mur. Et fâché plus d’un dans l’orthodoxie scientifique.

Cet été (2001), Francisco Varela, (qui dirigeait l’équipe “Dynamique des Ensembles Neuronaux” au laboratoire LENA, Neurosciences Cognitives et Imagerie Cérébrale à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière) vient de nous quitter prématurément. Ses compagnons-chercheurs, tout décidés qu’ils sont, vont poursuivre les chemins tracés par cet esprit déroutant.

Les défis, relevés par Francisco Varela, les voilà : Qu’est-ce que la Vision, la Perception, la Conscience ? Comment cela fonctionne-t-il, la Pensée, l’Expériencehumaine, le Temps ?
Il affirme ” Le Monde et Moi, nous venons à exister ensemble, nous nous définissons mutuellement “. Fini le postulat d’un monde indépendant de nous. Pour lui, si nous voulons comprendre le monde, ce sera par des concepts comme interactions coopératives, propriétés émergeantes, globales, dynamiques de réseau

Varela forge tantôt des concepts nouveaux en biologie, comme l’Autopoïèse – l’auto-organisation des systèmes vivants – ; ou comme l’Enaction – une nouvelle branche dans les sciences cognitives, contredisant le dogme de l’époque, et s’étant imposé depuis.

Tantôt lui et son groupe font des découvertes capitales sur le fonctionnement cérébral de la perception et même de la pensée, la Synchronie – ce curieux fait que les cellules travaillent ensembles par résonance. L’activité du cerveau montre un mécanisme du type musical.

Ou encore, récemment, sur le fonctionnement de l’épilepsie, et la possibilité de prévoir l’arrivée d’une crise. Voilà que grâce à lui, s’ouvre mondialement un grand espoir dans le domaine médical.

Tantôt il se lance à fond dans le débat philosophique qui actuellement déchaîne la communauté international sur la Conscience.

Après la création de la nouvelle route en sciences cognitives, dans les années 80, c’est en philosophie des sciences qu’il propose, dans les années 90, la  Neurophénoménologie. Il se base, bien entendu, sur Edmund Husserl et William James, qui, au début du vingtième siècle initient la recherche rigoureuse, en Occident, du fonctionnement de l’Esprit et celui de la Conscience.

C’est la méditation comme pratique sur l’esprit, et bien plus tard l’approfondissement de cette pratique dans la tradition du Bouddhisme, qui lui ouvrent les yeux. Le chemin qu’il tracera durant ses recherches en sciences cognitives commence à se dessiner.

Ses recherches expérimentales basées donc sur cette récente phénoménologie occidentale s’enrichissent alors de sa contrepartie, la tradition de l’Orient, riche déjà de deux millénaires et ” quasi scientifique “. Résultat, Varela ose en tirer les conclusions  qui heurtent : il revendique, pour ce qui est des sciences cognitives, un changement de la méthode scientifique. A l’” objectivité ” classique en science, il faut ajouter une approche dite de la ” première personne “. Ainsi il introduit de fait en science le sujet qui sera la condition ” sine qua non ” pour toute recherche future sur le fonctionnement de l’esprit.

Après ses études en sciences biologiques au Chili, premier déracinement, il part à Havard pour y faire son doctorat. Refusant une carrière toute tracée aux Etats Unis, il retourne au Chili et y crée, avec son professeur H. Maturana, tout le processus de l’auto-organisation (l’Autopoïèse) des systèmes vivants. C’est un renouveau de perspective qui lui vaut, dans les années 70, une première reconnaissance mondiale.

Mais son engagement auprès des forces politiques et sociales à côté d’Allende le force à fuir avec sa famille son pays lors de l’arrivée au pouvoir de Pinochet. C’est alors, en exile aux Etats Unis, au Colorado, que C. Trungpa, inconnu du public encore, lui apprend, pour sortir de la grave crise dans laquelle il se trouve, ” à ne rien faire “, c’est-à-dire à méditer. Cette pratique sur l’esprit, Varela, pendant dix ans, ne la reliera à rien. Pas de dogme, pas de croyance. Ce ne sera qu’après sa découverte de la phénoménologie occidentale que ” l’esprit ” devient son sujet.

Dans les années 80, surprise, il découvre sa patrie d’esprit : l’Europe. La Fondation de France lui offre une chaire à l’école Polytechnique ; et le Cnrs un poste comme directeur de recherches en sciences cognitives ; le Collège International de Philosophie aussi s’intéressera très vite à ses travaux.

La boucle ” sciences expérimen- tales et philosophie ” s’élargie – pour mieux se nouer ! En 1984 il rencontre le Dalaï Lama en Autriche. Ce dernier propose l’idée de rencontres bisannuels chez lui à Dharmsala. Un dialogue entre la grande tradition occidentale, les sciences et la tradition bouddhique, est-ce possible ? Ainsi naissent les rencontres ” Esprit et Vie “, dont d’importants livres-compte-rendu, rapidement traduits en plusieurs langues, démontrent les enrichissements mutuels. Jusqu’à la fin de sa vie, une amitié profonde va lier Varela au Dalaï Lama. Il suffit de lire son livre L’inscription corporelle de l’Esprit (Seuil), pour mesurer les surprises et ensemencements survenus. Le ” spirituel”, éthéré, va ramener fermement Varela au ” corps “, à l’incarnation de l’esprit.

Si la pratique de la phénoménologie occidentale lui avait permis de concevoir une approche scientifique de ” l’Esprit “, le Bouddhisme fournit une phénoménologie beaucoup moins spéculative. C’est plutôt une pratique humaine, simple. Elle vise la transformation de l’homme. Et du coup, Varela n’échappe pas à ce qui en découle : l’éthique de la responsabilité. ” L’éthique de l’action incarnée veut dire que chacun se fasse responsable de son propre état de vie, ainsi que du malheur que cela provoque dans les autres. J’aime beaucoup l’idée du Bodhisattva : un moi, ça ne compte pour rien. Nous sommes un énorme réseau en interaction. Nous pouvons changer !

Ilke Angela Maréchal

Lire l’article dans son intégralité

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Au delà de la peur

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Le Bouddhisme Minimal

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Lu sur le site L’Almanach

L’Almanach est composé de 364 préceptes organisés en 52 thèmes, 1 par semaine. C’est une réflexion sur les principes qui gèrent notre vie quotidienne. C’est un outil de construction et de réflexion sur soi. Vous pouvez aussi l’utiliser comme livre de chevet ou comme cale-table (dans sa version papier).

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Le bouddhisme minimal

  • Le fondement spirituel de l’Almanach est un bouddhisme minimal, exempt de rites communs, résolument agnostique et non mystique, et basé sur les quatre certitudes  :

  1. la vie est souffrance (le monde matériel, le corps physique, le monde intérieur et le monde des relations entre personnes apportent de constantes épreuves),

  2. le “ moi ” (la volonté d’accomplir pour soi seul, la rupture entre soi et la continuité humaine) est la cause de la souffrance,

  3. sortir du “ moi ” (comprendre sa place dans la continuité humaine) est la solution,

  4. il existe une méthode pour ce faire : les huit jalons.

  • La notion centrale est celle de « continuité humaine » : chaque personne est le résultat des influences multiples de toutes celles et ceux qu’elle a rencontrés, et ceux-ci de toutes celles et ceux qui les ont précédés (génétiques, culturelles, mentales, sociales, psychologique, etc.). De même, à travers ses paroles, ses actes, les personnes qu’elle touche, leur mémoire, leur personnalité et leur comportement conséquents, une personne s’étend bien au-delà de son corps physique. Elle existe ainsi au-delà de sa seule présence physique dans un lieu donné pendant une période donnée. Les limites entre la personne individuelle et le reste de l’humanité sont non seulement plus floues qu’elles n’apparaissent à première vue : elles sont illusoires. L’humanité est un continuum.

  • Il s’agit d’une doctrine philosophique et non d’une explication du monde. Les huit jalons (“ l’Octuple Sentier ” dans la terminologie traditionnelle) établissent un code de comportement moral permettant d’atteindre la libération de la souffrance. Ce code est le suivant:

  1. établir une bonne vision du monde et de la continuité humaine

  2. avoir des objectifs clairs

  3. pratiquer des paroles réfléchies

  4. adopter un comportement juste

  5. mener une vie professionnelle saine

  6. faire des efforts réguliers

  7. se comprendre soi-même

  8. entraîner sa concentration

  • Ce bouddhisme résolument agnostique établit que quelles que soient les avancées techniques ou spirituelles de l’humanité nous ne saurons jamais qui a créé ou comment s’est créé l’univers. Il n’exclut pas, de fait, l’existence d’une ou de plusieurs entités créatrices mais stipule que si elles sont, nous n’avons aucune idée de ce qu’elles sont, elles sont imperméables à toute forme de communication que nous pouvons leur adresser, et leurs intentions s’expriment clairement ici et maintenant dans la nature telle que nous la percevons. Autrement dit, qu’elles soient ou ne soient pas, nous pouvons nous comporter comme si elles n’étaient pas. La frontière du mysticisme est franchie lorsque les événements de la vie quotidienne s’expliquent en faisant appel aux puissances d’un monde invisible.

  • Dans cette optique, cette frontière serait franchie si la réincarnation et le karma étaient considérés comme le passage d’une personnalité d’un corps à un autre par des voies paranormales. Il ne s’agit de rien d’autre que de la « continuité humaine » telle que définie plus haut : nous survivons à notre vie physique et matérielle, nous continuons à vivre, nous passons et nous revivons à travers celles et ceux que nous touchons au cours de notre existence. Ainsi, les malheurs d’une personne sont bien la conséquence des comportements psychologiques, sociaux, culturels, techniques, éducatifs, etc., de celles et ceux qui l’ont précédé tout au long de l’histoire humaine et qui constituent sa personnalité. Ces malheurs sont bien le résultat d’un “ karma ” passé. En conséquence, la plus haute mission humaine est bien de vivre avec ce karma et de l’améliorer pour son bénéfice propre et pour le bénéfice de toutes celles et ceux qu’on côtoie et qu’on précède.

La non-violence

Les conflits armés sont cause de mort et de destruction, de famines et d’épidémies. Ils sont toujours le frein le plus net à l’amélioration des conditions de vie des populations qu’ils impliquent. Ils causent ou entretiennent la destruction des ressources naturelles, intellectuelles, techniques et philosophiques des êtres humains. À travers la haine, ils ajoutent une source de souffrance plus violente encore que celles provoquées par les traumatismes tels que la maladie et la mort lorsque ceux-ci surviennent en temps de paix.

La tentation de faire le tri entre les causes “ justes ” et celles qui ne le sont pas est légitime, mais elle n’est malheureusement pas réaliste. Tous les belligérants sont évidemment convaincus d’être engagé dans une telle cause. Par ailleurs, l’histoire montre ad libitum que les causes peuvent être défendues avec la plus fervente conviction pour tomber en désuétude quelque temps après, bien qu’elles aient entraîné pour leur perpétuation des souffrances incalculables.

L’évitement du conflit et le pacifisme absolu rencontrent toujours les mêmes douze arguments. Ces arguments ne servent que la perpétuation des conflits à travers la conviction émotive que “ la guerre est une solution ”. L’un des objectifs de cet almanach est de les mettre à jour et de montrer qu’ils ne résistent pas à l’analyse. Une personne ne peut pas prétendre vouloir améliorer la condition humaine, ni même la sienne propre, si elle participe ou pense un jour devoir participer activement à un conflit armé. En cas de conflit ou de risque de conflit armé, la seule manière d’améliorer la condition humaine passe avant tout par l’évitement du conflit. Or, tous les conflits armés peuvent se ramener à des revendications ethniques, religieuses ou territoriales. La certitude d’être impliqué dans une cause juste de conquête ou de défense d’un territoire donné est à l’origine de tous les conflits armés et est la source de leur perpétuation.

En conséquence, le renoncement à toute prétention territoriale, et la volonté active de vivre en bonne entente avec d’autres, y compris si cela implique un exode, sont les conditions sine qua non de la paix. Ceci n’exclut pas, évidemment, de fermer sa porte aux tentatives d’intrusion, mais cette attitude ne fait guère de sens si elle implique la destruction de la porte, voire de la maison, et une longue perspective de violences et de souffrances. Une personne ne peut pas prétendre vouloir améliorer la condition humaine, ni même la sienne propre, si elle se bat ou pense un jour se battre pour un bout de terrain, quand bien même elle aurait investi trente ans de sa vie dans ce bout de terrain. Les êtres humains heureux que je connais ne le sont jamais parce qu’ils se battent pour défendre ce qu’ils jugent être leur territoire, mais parce qu’ils vivent en paix avec les autres et avec eux-mêmes, même sur une terre qui n’est pas la leur.

Le volontarisme

Certaines interprétations du bouddhisme traditionnel tendent à s’accompagner d’une forme de défaitisme et de passivité qui peut aller jusqu’à l’obscurantisme. Cette attitude passe à côté de l’aspect volontariste des quatre certitudes (“ Nobles Vérités ” dans la terminologie traditionnelle) qui prêchent une forme de libération de la souffrance basée sur l’effort individuel et la pratique des huit jalons. Cette volonté de changement de soi constitue l’un des fondements de l’Almanach, et sans elle, pratiquement rien de ce qu’il contient ne fait sens.

La philosophie implicite à la notion de « continuité humaine » est que : d’une part nos modes d’action sur le monde sont fragmentaires et limités (face au poids immense de ce que nous lèguent, en termes de culture, d’éducation, de société, etc., toutes celles et ceux qui nous ont précédés), et d’autre part, à chaque instant, nous modifions le monde dans son entier. Ainsi, nous naissons avec un “ karma ” massif, mais notre plus haute mission humaine est bien de vivre avec ce karma et de l’améliorer pour notre bénéfice propre et pour le bénéfice de toutes celles et ceux que nous côtoyons et que nous précédons. Ce sentiment de mission s’accompagne de la volonté d’améliorer l’état du monde, non pas par de grandes réalisations mais par une réflexion constante sur ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons, et quelles en sont les conséquences. Dans cette optique, nous renonçons à tenter de faire changer les autres, mais nous faisons de notre mieux pour devenir nous-même des personnes de transition, des charnières entre le passé et l’avenir.

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L’Almanach a sa bande annonce en vidéo !

jeff | 25 octobre 2009

A la manière des superproductions hollywoodiennes, Luc nous a concocté une vidéo présentant l’Almanach….bientôt un long métrage ?  :-)

L’Almanach sur Youtube

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L’Almanach également disponible sur Google Books

jeff | 17 octobre 2009

En plus des versions papier et PDF, l’Almanach est disponible depuis aujourd’hui sur Google Books. C’est une possibilité de plus pour le lire en ligne (la qualité d’affichage me semble cependant assez moyenne), mais j’espère surtout que cela permettra à de nouveaux lecteurs de le découvrir grace au système de recherche Google.
Pour les curieux, voici les liens : Volume 1, Volume 2.
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Roulements de tambour…et ouverture du site !

jeff | 8 octobre 2009

Le travail de remise en forme de l’Almanach et de construction du site a porté ses fruits : les livres papier sont disponibles à la commande, le PDF finalisé est librement téléchargeable, et le site ouvre officiellement ses portes. Bienvenue aux visiteurs !
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364/52 : un second souffle

jeff | 5 octobre 2008L’Almanach est composé de 364 préceptes organisés en 52 thèmes, 1 par semaine. C’est une réflexion sur les principes qui gèrent notre vie quotidienne. C’est un outil de construction et de réflexion sur soi. Vous pouvez aussi l’utiliser comme livre de chevet ou comme cale-table (dans sa version papier).
Je l’ai découvert il y a quelques années sur internet, mais il a hélas disparu depuis ; aussi j’ai contacté son auteur (Luc) pour lui donner un second souffle. Avec son accord je me suis fixé trois objectifs :

BDdha : LEs BD du Bouddha

 

Certains auront déjà remarqué, que depuis 15 jours, j’ai mis en haut, une nouvelle page sur le blog : BDdha

Faite avec le concours de Platypus, il s’agit d’une tentative de bibliographie de BD francophones de qualité inspirées par le bouddhisme, le zen, ou inspirantes …

si vous en connaissez d’autres, contactez moi pour me les indiquer, merci

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Faites l’amour, mais lentement

me & wonder woman part sex

J’ai déjà eu l’occasion de parler ici de la Beauté du geste lent et des Trois prises de conscience bouddhistes mais voici cela appliqué aux relations sexuelles …

Résumé d’un article lu sur Slate.fr

Un petit coup vite fait sous la douche histoire de maintenir la moyenne? Vous êtes tellement dernier siècle les gars! Si vous voulez être dans le coup, justement (et donc potentiellement un bon coup), le truc, aujourd’hui, c’est le Slow Sex. A pratiquer sans hâte et sans modération. Dans sa version décontractée, ça donne: on coupe les portables (parce qu’il paraît qu’une personne sur 5 s’interrompt pour répondre à un texto ou au téléphone quand elle fait l’amour…), on oublie la performance, on est à l’écoute de l’autre et on prend son temps (l’occasion de rappeler une différence majeure entre les hommes et les femmes: ces dernières ont en moyenne besoin de vingt minutes pour atteindre leur pic d’excitation contre dix minutes pour les premiers…). Bref on oublie tout ce que l’industrie du porno et des sex-toys peut véhiculer et on pratique la «décélération érotique» chère à Alberto Vitale, l’homme à qui l’on doit l’expression «Slow Sex», utilisée pour la première fois en 2002 en Italie.

Le Slow Sex à la pointe du Slow Mouvement

S’il peut sembler croustillant et anecdotique, le Slow Sex est en réalité l’une des nombreuses manifestations d’un phénomène plus large: le Slow Movement, ou l’éloge de la lenteur. Vous avez sans doute déjà entendu parler du Slow Food, fondé en 1986 par un sociologue italien (l’Italie étant manifestement le berceau de la lenteur épicurienne) en réaction aux fast-foods et autres chantres de la malbouffe et de la standardisation des goûts, qui compte aujourd’hui plus de 82 000 membres (dont 2000 en France) et qui milite pour le «manger bon, propre et juste» en privilégiant les traditions régionales culinaires et les produits locaux et de saison.

Le Slow Food a lancé le mouvement. Mais connaissez-vous le Slow Travel ? Le Slow Parenting ? La Slow Fashion ? Le Slow Design ? Là, vous vous dites, le doigt sur la souris de votre ordinateur, en râlant parce que votre connection Internet ne charge pas assez vite la page, «ok, c’est bien, mais est-ce que tout cela ne relève pas finalement du bon sens?» Sans doute… Privilégier la qualité, laisser le temps aux enfants de rêver, de jouer, et tout simplement de s’ennuyer, pour mieux se construire, décider qu’on n’a pas besoin d’un énième t-shirt capsule Uniqlo ou d’un énième petit haut Zara… le Slow Movement revient à faire du neuf avec du vieux et à donner des conseils de bon sens. Et alors ? Dans nos sociétés modernes essoufflées, droguées à l’activité et à la vitesse, c’est finalement plus difficile à faire qu’on ne veut bien se l’avouer. En nous forçant à revisiter nos modes de vie, en particulier nos modes de consommation, la crise économique a donné un second souffle à l’Eloge de la lenteur, le best-seller de Carl Honoré, le journaliste canadien qui a théorisé le «Slow» il y a cinq ans.

Bientôt la Slow Politique?

Ca commence à se traduire dans certains discours politiques, chez les Ecologistes depuis longtemps bien sûr, chez les adeptes de la décroissance, mais aussi d’une façon plus récente par exemple quand Martine Aubry déclare «Nous devons inventer le post-matérialisme». Et même, mais là je vous l’accorde je vais le chercher loin, quand Jean Sarkozy renonce à briguer la tête de l’Epad, ne peut-on pas y voir une philosophie (pour une fois) aux antipodes de celle de son hyperprésident de père ? Une philosphie que l’on pourrait résumer par le fameux proverbe chinois: «Ne vous inquiétez pas d’avancer lentement ; inquiétez-vous seulement si vous êtes arrêté.»

Laure Watrin

lire l’article intégral

et sur lu sur SlowMouvement :

L’éloge de la lenteur est aussi celui du temps indispensable à la réflexion et à la délibération. Chacun à son mot à dire pour amélioration sa cité, et connaître les avis de chacun requiert un temps considérable : « La démocratie comme l’éducation a besoin de lenteur ». Et puis il y a des choix qui demandent plus de maturation que d’autres. L’écologie, par exemple, n’est pas un domaine à l’échelle du temps individuel, mais à celui de la planète. A nous de savoir prendre le temps de l’écouter.

Pour ce faire, une « slow city » ne peut être une mégalopole. A son échelle, une grande ville n’est pas compatible avec les capacités humaines de communication, de perception et de déplacement. C’est pourquoi chaque « slow city » doit obligatoirement comprendre moins de 60 000 habitants. Invraisemblable, quand on connaît l’accroissement démographique annuel des grandes agglomérations. A nous, alors, de prendre nos responsabilités et de prôner la politique de la lenteur. Après l’urbanisation, voici venu le temps de la relocalisation.

Alors va doucement mon gars ! ;)

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Faites l’amour, mais lentement

Photo http://www.flickr.com/photos/mhrabovsky/

Résumé d’un article lu sur http://www.slate.fr/

Un petit coup vite fait sous la douche histoire de maintenir la moyenne? Vous êtes tellement dernier siècle les gars! Si vous voulez être dans le coup, justement (et donc potentiellement un bon coup), le truc, aujourd’hui, c’est le Slow Sex. A pratiquer sans hâte et sans modération. Dans sa version décontractée, ça donne: on coupe les portables (parce qu’il paraît qu’une personne sur 5 s’interrompt pour répondre à un texto ou au téléphone quand elle fait l’amour…), on oublie la performance, on est à l’écoute de l’autre et on prend son temps (l’occasion de rappeler une différence majeure entre les hommes et les femmes: ces dernières ont en moyenne besoin de vingt minutes pour atteindre leur pic d’excitation contre dix minutes pour les premiers…). Bref on oublie tout ce que l’industrie du porno et des sex-toys peut véhiculer et on pratique la «décélération érotique» chère à Alberto Vitale, l’homme à qui l’on doit l’expression «Slow Sex», utilisée pour la première fois en 2002 en Italie.

Le Slow Sex à la pointe du Slow Mouvement

S’il peut sembler croustillant et anecdotique, le Slow Sex est en réalité l’une des nombreuses manifestations d’un phénomène plus large: le Slow Movement, ou l’éloge de la lenteur. Vous avez sans doute déjà entendu parler du Slow Food, fondé en 1986 par un sociologue italien (l’Italie étant manifestement le berceau de la lenteur épicurienne) en réaction aux fast-foods et autres chantres de la malbouffe et de la standardisation des goûts, qui compte aujourd’hui plus de 82 000 membres (dont 2000 en France) et qui milite pour le «manger bon, propre et juste» en privilégiant les traditions régionales culinaires et les produits locaux et de saison.

Le Slow Food http://www.slowfood.fr/france a lancé le mouvement. Mais connaissez-vous le Slow Travel ? Le Slow Parenting ? La Slow Fashion ? Le Slow Design ? Là, vous vous dites, le doigt sur la souris de votre ordinateur, en râlant parce que votre connection Internet ne charge pas assez vite la page, «ok, c’est bien, mais est-ce que tout cela ne relève pas finalement du bon sens?» Sans doute… Privilégier la qualité, laisser le temps aux enfants de rêver, de jouer, et tout simplement de s’ennuyer, pour mieux se construire, décider qu’on n’a pas besoin d’un énième t-shirt capsule Uniqlo ou d’un énième petit haut Zara… le Slow Movement revient à faire du neuf avec du vieux et à donner des conseils de bon sens. Et alors ? Dans nos sociétés modernes essoufflées, droguées à l’activité et à la vitesse, c’est finalement plus difficile à faire qu’on ne veut bien se l’avouer. En nous forçant à revisiter nos modes de vie, en particulier nos modes de consommation, la crise économique a donné un second souffle à l’Eloge de la lenteur, le best-seller de Carl Honoré, le journaliste canadien qui a théorisé le «Slow» il y a cinq ans. http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2501044878/lutaze-21%20

Bientôt la Slow Politique?

Ca commence à se traduire dans certains discours politiques, chez les Ecologistes depuis longtemps bien sûr, chez les adeptes de la décroissance, mais aussi d’une façon plus récente par exemple quand Martine Aubry déclare «Nous devons inventer le post-matérialisme». Et même, mais là je vous l’accorde je vais le chercher loin, quand Jean Sarkozy renonce à briguer la tête de l’Epad, ne peut-on pas y voir une philosophie (pour une fois) aux antipodes de celle de son hyperprésident de père ? Une philosphie que l’on pourrait résumer par le fameux proverbe chinois: «Ne vous inquiétez pas d’avancer lentement ; inquiétez-vous seulement si vous êtes arrêté.»

Laure Watrin

lire l’article intégral

http://www.slate.fr/story/12185/faites-lamour-mais-lentement

et sur http://slowmouvement.wordpress.com

L’éloge de la lenteur est aussi celui du temps indispensable à la réflexion et à la délibération. Chacun à son mot à dire pour amélioration sa cité, et connaître les avis de chacun requiert un temps considérable : « La démocratie comme l’éducation a besoin de lenteur ». Et puis il y a des choix qui demandent plus de maturation que d’autres. L’écologie, par exemple, n’est pas un domaine à l’échelle du temps individuel, mais à celui de la planète. A nous de savoir prendre le temps de l’écouter.

Pour ce faire, une « slow city » ne peut être une mégalopole. A son échelle, une grande ville n’est pas compatible avec les capacités humaines de communication, de perception et de déplacement. C’est pourquoi chaque « slow city » doit obligatoirement comprendre moins de 60 000 habitants. Invraisemblable, quand on connaît l’accroissement démographique annuel des grandes agglomérations. A nous, alors, de prendre nos responsabilités et de prôner la politique de la lenteur. Après l’urbanisation, voici venu le temps de la relocalisation.

Alors va doucement mon gars ! ;)

Les 5 rites tibétains

YogaTrekking

Photo Eric Lon

La méditation type Zazen est un exercice physico-psychique, même si le corps ne bouge pas, il travaille. Néanmoins parfois des personnes me demandent quelle pratique plus physique peut être fait en accompagnement de la méditation. C’est bien sûr à chacun de trouver suivant son histoire, ses relations, son corps, et l’avis médical qu’il pourra recevoir. Certaines techniques se prêtent particulièrement à cet accompagnement comme le Yoga ou le Chi Kung (Qi Gong), j’ai déjà eu l’occasion d’en parler plusieurs fois ici pour ce dernier (1 2 3 ). Mais il y a une pratique qui rejoint un peu toutes les autres, les condense et qui peut être faite facilement et d’une manière assez rapide, puisqu’elle peut ne prendre qu’entre 10 et 20 mn le matin suivant le nombre de répétition que chacun fera. Pour ma part je la pratique après mon chi kung et avant ma méditation. Cette pratique s’appelle “Les 5 Tibétains” (ou “les 5 rites tibétains”)

La pratique de ces exercicesa été dévoilée dans un livre qui date des années 30. Toute une histoire “extraordinaire” entoure cette révélation. Histoire qu’on peut penser pas mal “aménagée” ;) .  Sans savoir si elle est réellement venue des hauts plateaux tibétains, on peut dire que c’est une compilation astucieuse d’exercices de yoga. Et si suivant la “légende” la pratique de ces exercices redonnerait une vitalité et une jeunesse exceptionnelles au corps et à l’esprit, on peut en tout cas, raisonablement en attendre un mieux être physique et énergétique.

Ces cinq rites doivent être pratiqués à la suite, ensemble, car ils  forment un tout. Ils peuvent être pratiqués le matin comme le soir (ou les deux), mais attention que le soir cela ne vous donne pas trop d’énergie !

Comme indiqué ci-dessous dans le texte résumé du livre, il est conseillé pendant les premières semaines de pratiquer les rites trois fois chacun , puis éventuellement d’augmenter petit à petit suivant le rythme de chacun. Pour le premier rite on l’arrêtera avant que n’apparaisse des vertiges. Tous les exercices se font pieds nus.

Il existe aussi un sixième exercice, qui a pour objectif de garder l’énergie sexuelle pour augmenter encore plus sa vitalité .

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Sites où vous pouvez trouver d’autres infos sur les 5 Tibétains :

Exploration Méditation

Art & Energy

Joc Branko

et pour finir pour montrer la simplicité de la pratique, voici un de mes petits fils qui pratique ce yoga :

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Mahapajapati Gotami, la mère de toutes les nonnes

FESTIVAL ©2007-2009 *indecision

Résumé d’un article du magazine des Fermmes Bouddhistes.

Mahapajapati Gotami, qui allait devenir la fondatrice du premier ordre de nonnes bouddhistes est née dans le clan Koliyan au Nord Est de l’Inde, près des contreforts de l’Himalaya.

À sa naissance, un astrologue prédit qu’elle serait à la tête de nombreux disciples et elle fut nommée “Pajapati” qui signifie “Guide d’une grande assemblée”. Il lui fut prédit aussi qu’elle serait, comme sa soeur aînée Maya, la mère d’un grand chef religieux ou laïc.

Les deux soeurs épousèrent Suddhodana, un chef du clan Sakya, les clans étaient petits, leurs membres travaillaient à l’agriculture, maniaient les armes si nécessaire, et faisaient du commerce avec les provinces voisines.

Maya fut la première à attendre un enfant, un voyant réputé déclara que le nouveau-né deviendrait un grand enseignant religieux. Il fut nommé Siddhata “Celui qui accomplit son but”. Sept jours après la naissance, Maya, sa mère, mourut. Pajapati éleva l’enfant comme son propre enfant. Elle eut elle-même deux enfants, une fille et un garcon.

Les années passèrent. À l’âge de vingt-neuf ans, Siddhata Gotama quitta son foyer et ne revint pas durant les six années de sa quête. Sa mère adoptive avait dans les cinquante ou soixante ans quand il revint à Kapilavatthu.

Après s’être convertie et être devenue une disciple laïque du nouvel enseignement de son fils, elle fut probablement regardée avec davantage de respect en tant que femme ayant atteint un tel niveau d’instruction et de pratique religieuse.

Individuellement ou en groupes, les femmes recherchaient son soutien, ses avis et ses conseils. Elles partagaient avec elle l’anxiété, propre à la société indienne, que pouvait ressentir une femme qui n’avait plus de soutien masculin. En effet, à la suite du retour de celui qui était devenu le Bouddha, l’Eveillé, son propre fils Nanda et le fils du Bouddha, Rahula, étaient devenus moines. Suddhodana, son mari et père du Bouddha, mourut peu de temps après. Pajapati se retrouvait sans le support masculin qui donnait – et donne encore – en Inde leur identité aux femmes. Le statut des veuves en Inde est accablant.

De nombreux hommes devinrent moines. Or, pour une femme, devenir “veuve de moine” signifait son exclusion sociale, sans bénéficier du support accordé aux renoncants religieux. Cet événement laissa encore davantage de femmes “veuves de moines”, sans support masculin.

Au total, le nombre de femmes venues trouver Pajapati atteignit dit-on “cinq cents”, chiffre symbolique utilisé dans les textes pour signifer un grand nombre. Le désarroi de ces femmes devint l’aiguillon de leur aspiration spirituelle. Toutes avaient une experience personnelle de la première Noble Vérité : la souffrance. C’est ce qui les poussa à rejoindre Pajapati dans la voie nouvelle et radicale qu’elle était sur le point de proposer.
Pajapati se rendit compte de l’opportunité qu’offrait cette puissante conjonction d’événements. Elle alla voir le Bouddha et lui dit : “il serait bon Seigneur que les femmes puissent être autorisées à renoncer à leur foyer et à entrer dans l’état sans famille du Dhamma et de la discipline.”

Le sutra Cullavagga rapporte que le Bouddha refusa. Elle réitéra sa requête et il refusa une seconde puis une troisième fois (un refus non détaillé, qui a fait l’objet de nombreuses explications et commentaires par les érudits boudhistes par la suite).
Le Bouddha partit ensuite pour Vesali. Pajapati se coupa les cheveux, s’habilla de la robe safran, vêtement du bikkhu, renoncant bouddhiste, et se dirigea vers Vesali accompagnée d’un certain nombre de femmes. Elle y arriva, les pieds enflés et couverte de poussière. En larmes, elle se tint à l’extérieur de l’enceinte.

La voyant, le vénérable Ananda s’approcha du Bouddha et dit :
— Pajapati se trouve à l’extérieur, sous le porche de l’entrée, les pieds enflés, couverte de poussière et en train de pleurer parce que vous ne permettez pas aux femmes de renoncer à leurs foyers et d’entrer dans l’état sans famille. Il serait bon, Seigneur, que les femmes puissent être autorisees à agir ainsi.
— C’est assez, Ananda, ne mets pas ton coeur dans l’espoir que les femmes puissent y être autorisées.

Ananda présenta la même requête une deuxième fois et une troisième fois et recut la même réponse.

Puis Ananda pensa : “Le Bienheureux ne donne pas son autorisation. Essayons de poser la question autrement. “

— Seigneur, est que les femmes, une fois entrées dans l’etat sans famille, sont capables de réaliser les fruits de l’entrée dans le courant, de ceux qui ne reviennent qu’une fois, de ceux qui ne reviennent plus et de l’état d’arahant ?
— Oui Ananda, elles le peuvent.

— Si les femmes sont donc capables de réaliser la perfection et puisque Pajapati vous a été d’un grand secours (elle a été votre tante, votre nourrice et votre mère adoptive), ce serait bien si elles pouvaient être autorisées à entrer dans l’état sans famille.
— Si donc, Ananda, Pajapati accepte les huit grandes conditions, considérons qu’il s’agit là de son ordination.

La vision de ces femmes et de leur sincerité inébranlable dut produire une vive impression, et pas seulement sur le bienveillant Ananda. Leur résolution était audacieuse dans une culture où l’humilité et l’obéissance étaient le comportement que l’on attendait d’une femme. Les huit grandes conditions relèguent les femmes à un statut secondaire, mais Pajapati les accepta afin de parvenir à son but premier qui était la fondation d’un ordre de nonnes.
Par la suite, elle demanda au Bouddha de modifier ces règles sexistes, ce qui montre qu’au fond de son coeur, elle désapprouvait la discrimination que reflète ces règles. Mais le Bouddha refusa.

Elle atteignit “l’état où tout s’arrête” qui est synonyme du nibbana, le plus haut accomplissement. À l’âge de “cent vingt ans”, elle sut que la mort était proche. Elle demanda que son fils vienne la voir, ce qui etait contraire à la règle, le Bouddha vint la voir et changea la règle.

lire l’article intégral.

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Jonathan (Cosey), l’intégrale

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il y a 30 ans je découvrais une BD de Cosey : Jonathan. Ils rééditent cette saga en intégrale en plusieurs volumes. Le premier (qui contient les trois premiers albums) est sorti cette année. C’est ce dessinateur qui est l’auteur de la magnifique BD “Le Bouddha D’azur” dont je vous ai déjà parlé dans mon ancien blog.

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Texte issu de Graphivore :

Aux confins du Népal et du Tibet, un jeune Occidental amnésique marche sur les traces de son passé. Son amnésie ne dure guère, mais la véritable épreuve commence : faire le deuil de son premier amour et pardonner à ses bourreaux finalement bien humains.

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Rencontres mystérieuses, personnages attachants, Jonathan nous entraîne dans une aventure intérieure et contemporaine.
Voici plus de trente ans, Cosey nous présentait son « ami » Jonathan, son alter-ego de papier, son éclaireur sur les chemins de l’Orient. Le futur auteur de « À la Recherche de Peter Pan » entendait créer une bande dessinée qui lui ressemble, qui serait née de ses envies, de ses interrogations.
Dès le premier album, l’objectif était pleinement atteint ! Evitant de tirer sur la corde de l’amnésie, Cosey choisit de n’en retenir que le côté métaphorique et fait des premiers pas de Jonathan, un véritable voyage initiatique -qui est encore très loin d’être terminé ! Déjà hors du temps en 1977, Jonathan n’a pas pris une ride !
Lire cette « Intégrale », c’est aussi redécouvrir un itinéraire graphique qui va de pair avec le cheminement personnel de son auteur.
Des premières planches, fortement influencées par Derib, son professeur d’alors, à l’éclosion d’un style qui lui vaudra tous les honneurs, le parcours de Cosey/Jonathan vaut le détour ! Cette réédition est en outre agrémentée d’un cahier d’entretiens avec l’auteur-dessinateur , enrichi de nombreux croquis, aquarelles, illustrations inédites et documents personnels, ainsi que d’une préface de Claude B. Levenson, écrivain dont les connaissances sur le Tibet font autorité.
Ce Tome 1 reprend les titres suivants : « Souviens-toi, Jonathan », « Et la Montagne chantera pour toi », « Pieds nus sous les Rhododendrons ».

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Un sentiment d’urgence…

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La compassion qui surgit spontanément

Le Bodhisattva de la Compassion et de la Miséricorde infinie : Avalokitesvara, appelé Guanyin en chinois

Le Bodhisattva de la Compassion et de la Miséricorde infinie : Avalokitesvara, appelé Guanyin en chinois

On parle beaucoup de compassion dans le bouddhisme, c’est même à mon avis une condition sine qua non de la pratique, mais faut-il se « forcer » à avoir de la compassion ? Ou doit on avoir de la compassion parce qu’on n’a « pas le choix » ?

« Quand ils sont venus chercher les juifs, je n’ai rien dit : je n’étais pas juif.

Quand ils sont venu chercher les communistes, je n’ai rien dit : je n’étais pas communiste.

Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit : je n’étais pas syndicaliste.

Quand ils sont venus chercher les catholiques, je n’ai rien dit : je n’étais pas catholique.

Quand ils sont venus me chercher il n’y avait plus personne pour protester. »

Martin Niemöller – pasteur allemand et antinazi , arrêté en 1937 et envoyé au camp de concentration de Sachsenhausen.

Mais la compassion ne peut elle pas être une valeur qui surgit spontanément comme soutien aux autres qui sont des êtres vivants comme nous.

« En même temps que notre tendance à l’agressivité, notre instinct de survie nous a dotés d’un penchant biologique encore plus fort pour la bonté, la compassion, l’amour et pour prendre soin de l’autre.

Le simple fait que nous ayons pu créer des sociétés qui reconnaissent au moins le besoin de protéger et de soigner les pauvres, les faibles et les êtres sans défense implique bien que le sens moral est un trait biologique de notre espèce. »

Jérome Kagan, professeur à Havard.

En fait il me semble que la compassion est autant cause qu’effet dans la méditation.
Cause, car les pratiques du bouddhisme mahayana sont tournées vers le soutien à tous les êtres vivants pour leur permettre de s’ouvrir à la conscience
mais effet aussi car la méditation est un processus d’ouverture du coeur qui nous met en relation avec la vie en nous et autour de nous qui fait de nous dans ces moments des lampes qui rayonnent l’amour.

« Dans le bouddhisme, le mot « compassion » a un sens différent de celui qu’on lui donne ordinairement. Il ne signifie pas simplement avoir pitié des autres. Le terme tibétain, nying djé, implique un mouvement d’expansion venant du coeur.
En occident, le plus proche est peut être « amour », mais un amour sans attachement ni aucun espoir d’obtenir quoi que ce soit en contrepartie. c’est le sentiment spontané d’être relié à tous les autres êtres. Ce que vous ressentez, je le ressens. Ce que je ressens, vous le ressentez. Il n’y a pas de différences entre nous. »

Yongey Mingyour Rimpoché

l’éveil ne serait donc pas quelque chose à obtenir pour soi, mais par cette compassion qui surgit, quelque chose à offrir, notre participation au monde

voir le dessin de ZEM paru le mois dernier :

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Gandhi, l’oublié du comité Nobel

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Article de Courrier International

A l’instar de Barack Obama, de nombreuses personnalités inspirées par le mahatma Gandhi se sont vu attribuer le prix Nobel de la paix. Mais pourquoi cet honneur n’a-t-il jamais été accordé à l’“apôtre de la paix”, en dépit de ses cinq nominations ? Bien qu’il ait été sélectionné à trois reprises, chaque fois, le comité Nobel a invoqué différentes raisons pour ne pas lui décerner le prix, l’une étant qu’il “n’était ni un véritable homme politique ni un militant des droits de l’homme, et [qu’il] n’a pas véritablement agi en faveur du droit international”. Gandhi, qui a montré au monde entier qu’il était possible d’obtenir ce qu’on voulait par la non-violence et la résistance passive [ce que l’on appelle en Inde la satyagraha], a été nommé en 1937, 1938, 1947 et en janvier 1948, quelques jours avant son assassinat.

En 1937, le Pr Jacob Worm-Müller, conseiller du comité Nobel, avait émis un avis négatif. “C’est sans aucun doute un homme bon, noble et un ascète. Mais, dans ses actes politiques, certains virages brusques peuvent difficilement être expliqués de manière satisfaisante par ses partisans… C’est à la fois un défenseur de la liberté et un dictateur, un idéaliste et un nationaliste. Il agit souvent comme un sauveur, mais, soudain, c’est un politicien ordinaire”, avait-il expliqué. Il avait également soutenu que Gandhi n’était pas “systématiquement pacifique” et qu’il aurait dû se douter que certaines de ses campagnes non-violentes contre les Britanniques finiraient par dégénérer dans la violence et la terreur : il faisait allusion au mouvement de non-coopération en 1920-1921 [boycott des marchandises et institutions anglaises] à la suite d’une attaque contre un commissariat de police à Chauri Chaura, dans l’Etat d’Uttar Pradesh, qui avait fait plusieurs victimes parmi les policiers. Jacob Worm-Müller estimait également que Gandhi se contentait de défendre les droits des Indiens. “Ce n’est pas un hasard si, en Afrique du Sud, il a essentiellement milité en faveur de la minorité indienne, alors que les conditions de vie des Noirs étaient encore pires”, avait-il indiqué dans son rapport au jury.

“Il est vrai que, parmi les personnalités sélectionnées, Gandhi est le plus brillant – on peut en dire beaucoup de bien. Nous devons toutefois nous rappeler qu’il n’est pas seulement un apôtre de la paix : il est d’abord et avant tout un patriote. En outre, nous devons garder à l’esprit que Gandhi n’est pas un homme naïf. C’est un excellent juriste et un avocat”, avait écrit, en 1947, le président du comité Nobel, Gunnar Jahn. En 1948, pour la troisième fois en onze ans, Gandhi était inscrit sur la liste des candidats sélectionnés. Après son assassinat, en janvier de la même année, le jury a dû réfléchir sérieusement à la possibilité de lui attribuer le prix à titre posthume. Le comité a finalement décidé de ne récompenser personne cette année-là, estimant qu’il n’y avait aucun “candidat vivant digne d’obtenir le prix”.

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Du courage, du courage, du courage

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Du courage

Par La Grande Sophie

Album: Et si c’était moi

J’en connais qui tournent en rond

Ou qui longent les murs en comptant les saisons

J’en ai vus des dépourvus

Des nouveaux départs qui nous mènent nulle part

Des guerriers à la télé,

Des héros dans ma salle à manger

J’en ai lu des histoires vraies

Mais la question que j’me pose

Sans cesse : Où j’pourrais trouver

{Refrain:}

Du courage, du courage, du courage

Du courage, du courage, du courage

Du courage, du courage, du courage

Du courage, du courage, du courage

Tu vois c’est tellement mieux

Quand on est sûr de soi

Que l’on porte au bout des doigts

De la force et l’espoir

D’aller chercher plus loin en n’ayant peur de rien

De sonner à la porte de l’inconnu sans aucune retenue

Et parler c’est si léger

Mais la question que j’me pose

Sans cesse : Où j’pourrais trouver

{au Refrain}

Quand je vais dans la forêt

Que les bras m’en tombent comme le Petit Poucet

Des cailloux j’en ai trouvés

Mais la question que j’me pose

Sans cesse : Où j’pourrais trouver

{au Refrain}

Paroles trouvées sur Lyrics-copy.com

Parfois il arrive qu’on se sente enfermé dans un destin & on aimerait bien  avoir le courage de pouvoir le changer, mais en vain. En vain car les remparts auxquels nous nous heurtons semblent être à l’extérieur de nous & nous ne pouvons pas les faire tomber.  Mais faire de ces remparts extérieurs, notre plus grand obstacle, est une croyance, un leurre, et là aussi il faut du courage pour s’en rendre compte, pour l’accepter.
Car là où nous sommes, si nous nous sentons « bloqués », c’est en lien avec notre histoire, notre vie, nos apprentissages, nos croyances, nos limitations, tout cela obtenu dans une famille particulière, un contexte social précis.

Et pourtant des personnes, comme La Boetie (De la servitude volontaire ) et Gandhi , nous ont montré comment les oppressions extérieures ne résistaient pas, si on sortait de la croyance de soumission dans laquelle nous nous cantonnons, d’autant plus si on peut le faire collectivement.

Rien n’est simple, puisque si la réponse à « je ne peux plus bouger » est « bouge » il n’empêche que la solution nous semble inatteignable puisque nous ne l’avons jamais empruntée & que nous avons pu être formatés pour ne pas bouger.

“Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles.”

Sénèque

Et puis aussi peut être aussi parce que pour nous « bouge » est synonyme de devenir un idéal.
Mais il n’y a pas tant à accéder à un idéal, qu’à se mettre en marche.
Il faut pour cela  être prêt à se mettre en danger comme je le disais à propos de la marche méditative quotidienne , il faut se mettre en déséquilibre pour avancer, c’est pour cela que nous avons peur & c’est pour cela qu’il nous faut du courage.

Il n’y a pas d’objectif à se fixer, car il pourrait être trop important et avoir l’effet inverse : nous bloquer car sembler inatteignable. Mais on peut chaque jour  goûter la vie en l’ humain,  en nous, devenir plus humain avec de l’amour, de la compassion et de la sagesse, être l’humain que nous sommes. Qu’importe le temps qu’il faut, c’est en marchant qu’on fait le chemin dit le poème de Machado.

Je relisais récemment l’histoire du reboisement des Landes (France). Sous Napoléon III, quand on décida de reboiser les landes pour éviter que le sable ne parte, les concessions de sable furent attribuées à ceux qui en faisaient la demande. Les propriétés se mesuraient à la voix. Votre domaine commençait à l’endroit où vous n’entendiez plus hurler les voisins. Chacun restait alors seul, en plein ciel, et le rude travail de l’ensemencement succédait aussitôt à la prise de possession. Chacun savait que le rapport économique serait lointain, voir hypothétique, car bien après 25 ou 30 ans.

Et pourtant ceux là l’ont fait. Ils ont eu du courage et ont commencé par un bout.

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Action de résistance non-violente contre violence

Photo Jacques Perconte

Photo Jacques Perconte

Lu sur Technart

Aujourd’hui est un temps de honte et de chagrin. Ce n’est pas un jour pour la politique. Je saisis cette opportunité afin de vous parler de la menace non-réfléchie de la violence en Amérique qui a nouveau entache notre pays et à nouveau chacun de nos vies.

Ce n’est pas une question de race. Les victimes de la violence sont noires et blanches, riches et pauvres, jeunes et vieux, célèbres et inconnues. Elles sont, avant tout, des êtres humains que d’autres êtres humains aiment et dont ils ont besoin.

Aucun méfait n’a jamais été réglé par une émeute ou un désordre civil. Un tireur d’élite n’est qu’un lâche, pas un héros; et une foule non-contrôlée et incontrôlable n’est que la voix de la folie, pas la voix de la raison.

A chaque fois que la vie d’un Américain est ôtée par un autre Américain sans nécessité – que cela soit accompli au nom de la loi ou en défiant la loi, par un homme ou par un gang, de sans froid ou par passion, dans une violente attaque ou en réponse à la violence – à chaque fois que nous déchirons ce tissu qu’est la vie qu’un autre homme a difficilement, et du mieux qu’il peut, cousu pour lui et ses enfants, la nation toute entière est dégradée.

Trop souvent nous honorons les parades et les éclats et les exercices de force; trop souvent nous excusons ceux qui ont la volonté de construire leurs propres vies sur les rêves anéantis des autres. Certains Américains prêchent la non-violence à l’étranger, mais oublient de la pratiquer ici, chez eux. Certiains cherchent des boucs-émissaires, d’utres cherchent des conspirateurs, mais ce qui est clair, c’est que : la violence engendre la violence, la répression amène les représailles.

Parce qu’il y a un autre genre de violence, plus lente mais tout aussi destructrice qu’un tir ou une bombe dans la nuit. C’est la violence des institutions; indifférence et passivité et lent déclin. C’est la violence qui est affligée aux pauvres, qui empoisonne les relations entre les hommes parce que leur peau ont des couleurs différentes. C’est la lente destruction d’un enfant par la faim, des écoles sans libres et des maisons chaleur en hiver. C’est briser l’esprit d’un homme en lui niant la chance d’être un père et un homme parmi d’autres hommes.

Nous apprenons, finalement, à regarder nos frères comme des étrangers, des hommes avec lesquels nous partageons une ville, mais pas une communauté; des hommes liés entre eux par un domicile commun, mais pas par un effort commun. Nous apprenons uniquement à partager une peur commune, un commun désir de se replier loin de l’autre, uniquement dans une pulsion commune de faire face aux désaccords avec force. Pour tout ça, il n’y a pas de réponses finales.

Nos vie sur terre sont trop courtes et le travail à accomplir trop grand pour laisser cet esprit encore se propager sur cette terre. Bien sûr, nous ne pouvons pas le vaincre avec un programme, ni avec une résolution. Mais nous pouvons peut-être nous souvenir, même si ce n’est que pour un instant, que ceux qui vivent avec nous sont nos frères, qu’ils partagent avec nous ces mêmes courts instants de vie; qu’ils cherchent, tout comme nous, rien d’autre que la chance de vivre leur vie avec résolution et bonheur, en obtenant ce qu’ils peuvent de satisfaction et d’accomplissement.

Le jour de l’assassinat de Martin Luther King, le 4 avril 1968, Robert F. Kennedy est dans un ghetto noir. Il y fait un ce discours qui apaise les ardeurs et n’est probablement pas étranger à l’absence d’émeutes.

http://www.americanrhetoric.com/speeches/rfkonmlkdeath.html

Lire l’article et voir les photos dans leur intégralité

Je profite de relire ce discours ci-dessus pour m’expliquer un peu. On me questionne parfois sur la légitimité de ne pas respecter la loi ou de prôner des actions des actions non-violentes de résistance civile comme le font actuellement bon nombre de professeurs d’écoles qui estiment que les « réformes » actuelles créées par le ministère de l’Education Nationale ne permettent pas de construire une école équitable, humaine et respectueuse de tous les enfants mais conduisent à son ouverture au secteur marchand.

Il est normal de se poser la question de la légitimité de telles actions.

La désobéissance civile (grèves, boycotts, non coopération) est une opposition aux lois en vigueur quand celles ci ne sont pas jugées démocratiques ou équitables par un groupe de citoyens.

Ce qui fait la 1ère légitimité de toute action de résistance civile, c’est le rapport de force créé par des moyens non-violents. (Ainsi les professeurs indiqués ci-dessus assurent toutes leurs heures et leur part d’enseignement même s’ils ne le font pas conformément aux indications gouvernementales, non seulement pour que les enfants n’en souffrent pas, mais plus pour qu’ils se retrouvent dans des situations équitables d’enseignement).

L’Etat (et c’est le cas pour le mouvement ci-dessus) riposte en utilisant son “monopole de la violence légitime” (armée, police, ou comme ici, sanctions disciplinaires ou économiques). Cela renforce l’idée que le pouvoir n’écoute pas les citoyens, pour contrebalancer cela, l’Etat va chercher à requalifier en « criminalisation » ces actions pacifiques (on l’a vu pour des grévistes comme les « Conti » alors que le patronat n’est pas lui conduit en justice, même quand ses actions ne paraissent pas légitimes).

Ce type d’actions permet au peuple d’accroître de son investissement dans la politique et la création de groupes sociaux créant du politique par leurs actions et leurs revendications : c’est l’intervention de la société civile. Cette intervention est prouvée : 53%, d’après une étude statistique, de ces mouvements fonctionnent contre 26% lorsqu’il s’agit d’actions violentes (ainsi certaines actions des « faucheurs volontaires » d’OGM relaxés, le tribunal ayant reconnu (parfois, puis contesté en instance supérieure) « l’état de nécessité ».

La différence fondamentale entre le délit de droit commun et l’action de résistance civile, est que le premier répond à la satisfaction d’intérêts égoïstes par un non respect la loi et qu’il n’est souvent pas assumé légalement (celui qui enfreint la loi cherchant à nier ou restreindre sa responsabilité). La seconde est un acte politique ultime qui oppose la légitimité à la légalité, elle a un intérêt collectif et assumée individuellement.

Toutefois ce principe de désobéissance civile ne peut être que marginal car sa légitimité ne proviendra que par le changement démocratique de la loi quand une partie suffisante du peuple suit le mouvement ou l’Histoire le valide, comme pour les actions de Martin Luther King contre la discrimination raciale, de La Rose Blanche dans l’Allemagne hitlérienne, le manifeste des 343 salopes en 1971 etc…

C’est pourquoi ce genre d’actions ne peut se faire que dans la lumière des projecteurs médiatiques (la répression étatique y contribuant au risque du résistant), comme pour « les déboulonneurs », (luttant contre l’invasion urbaine publicitaire ).

Mais des actions violentes ou dans une éthique opposée peuvent aussi utiliser la désobéissance civile (comme les manifestants anti-IVG)

C’est donc à chaque citoyen d’apprécier cette légitimité et de s’en saisir ou d’organiser un contre mouvement non-violent pour défendre ce qu’il pense être des intérêts démocratiques répondant aux Droits de l’Humain.

références prises aussi sur site Altermonde

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La nature, le plus bel autel que nous puissions avoir à disposition

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Dans l’absolu l’espace de méditation est celui que l’on fait au fond de soi. Et certes si la méditation qui est conscience ouverte et vigilante peut se pratiquer partout, il est nécessaire aux débuts de se créer un espace de méditation qui permet de s’y retrouver à heures régulières d’une manière rituelle.

Il suffit d’un coin dans une pièce, d’un lieu pour s’asseoir, tranquillement dans une atmosphère propice au silence et au recueillement.

Vous pouvez y établir un autel qui correspond à vos croyances, sorte d’aide à l’attention, mais in fine il ne reste que le vide, il n’y a rien d’autre que soi dans la méditation, tout le reste n’est que jouet.

Vous pouvez bâtir cet autel d’une manière simple et dépouillée si possible, suivant votre entendement du moment en tout cas. Il peut y avoir une statue qui symbolise le sacré pour vous ou quelques objets qui représentent les 4 éléments (fleur, eau, encens, bougie), ou une fleur pour figurer la nature ou deux éléments représentant le côté masculin et féminin que vous cherchez à relier…

Mais n’oubliez pas que l’humain est un temple pour lui même, que la nature joue aussi ce rôle.

« La Nature est un temple où de vivants piliers

Laissent parfois sortir de confuses paroles ;

L’homme y passe à travers des forêts de symboles

Qui l’observent avec des regards familiers. »

Charles BAUDELAIRE

Dans notre vie contemporaine quotidienne méditer dans la nature, peut nous permettre de retrouver rapidement cet espace large en nous, au-delà de nos problèmes quotidiens pour pouvoir ensuite les intégrer et agir en conséquence.

« Quand nous essayons de méditer, nous nous attachons à nos images mentales et à nos sentiments, nos problèmes familiaux et professionnels… nous sommes donc incapables de nous consacrer vraiment à ce que nous faisons.

Nombreux sont ceux qui pensent que leur vie est trop encombrée pour pouvoir méditer. Si l’on désire consacrer toute son attention et toute son énergie à quelque chose, que ce soit la vie familiale ou la méditation, on a besoin d’un espace mental.

Nous pouvons consciemment créer cet espace, et décider de laisser derrière nous toutes nos préoccupations professionnelles, sous la forme de papiers et d’ordinateurs, en sécurité dans notre bureau. Nous pouvons même imaginer des lignes de démarcation entre notre travail et notre vie de famille; ou nous pouvons créer dans notre mental une sorte de tente d’énergie et de lumière qui entourerait de façon protectrice notre maison et nous permettrait de jouir d’une totale intimité pour accomplir nos activités du moment.

Bien que la méditation puisse être un havre de bien-être et d’espace, on la perçoit parfois comme une corvée. Un bon moyen de nous ouvrir et de nous décontracter consiste à retrouver l’atmosphère de notre enfance.

Rappelons-nous notre enfance. Une journée nous paraissait si longue! Notre perception a changé, l’espace a déserté notre esprit.

Ce n’est pas que le temps se soit raccourci, c’est que nous n’avons plus l’espace mental suffisant pour nous sentir ouverts et libres. Nous courons ici et là, à toute allure, encombrant notre esprit d’une foule de pensées, de concepts et d’émotions.

Retrouver le contact avec nos souvenirs d’enfance peut nous aider à nous ouvrir. Comme sujet de méditation, retournez à un moment du passé où, jeune, vous aviez très peu de soucis, de désirs ou de tensions. Pensez à ce souvenir, laissez votre sentiment grandir et pénétrez à l’intérieur de lui.

Ressentez l’enfant que vous étiez, fondez-vous en lui.

Pour atteindre notre enfant intérieur, nous pouvons également nous comporter comme un enfant – jouer au yo-yo, jongler, sauter à la corde – ou prendre plaisir aux arbres, aux fleurs, à l’eau et aux beautés de la nature. Nous pouvons contempler le ciel et les étoiles avec les yeux émerveillés de notre enfance, et être heureux comme autrefois de sentir l’air frais de la nuit.

Passer un certain temps seul dans la nature, surtout à contempler du sommet d’une montagne l’infinité du ciel peut également nous aider à élargir notre mental.

Mais le moyen le plus efficace de ménager un espace paisible dans notre esprit, c’est la méditation. »

Tulku Thondup

la nature, même en ville, dans un jardin publique, un jardin privé, le bord de la rivière qui traverse notre ville, est un espace facile à trouver et occuper en y étant présent, en méditation

« Si tu étais vraiment un enfant, un enfant authentique, au lieu de te préoccuper de ce que tu ne peux pas faire, tu contemplerais la Création en silence. Et tu t’habituerais à regarder calmement le monde, la nature, l’histoire et le ciel.

« Si tu étais vraiment un enfant, tu chanterais en ce moment l’Alléluia pour tout ce qui est devant toi. Alors, libéré des tensions, des peurs et des questions inutiles, tu mettrais ce temps à profit pour attendre, curieux et patient, le résultat des choses dans lesquelles tu as tellement investi ton amour. »

Carlos Caretto

Si nous méditons ainsi le matin de bonne heure, alors que les personnes commencent à aller travailler nous pouvons plus facilement intégrer toute cette vie préoccupée de toutes ces personnes dans notre compassion universelle

« Un être humain fait partie d’un tout que nous appelons « l’univers » ; il demeure limité dans le temps et dans l’espace. Il fait l’expérience de son être, de ses pensées et de ses sensations comme étant séparés du reste – une sorte d’illusion optique de sa conscience. Cette illusion est pour nous une prison, nous restreignant à nos désirs personnels et à une affection réservée à nos proches. Notre tâche est de nous libérer de cette prison en élargissant le cercle de notre compassion afin qu’il embrasse tous les êtres vivants, et la nature entière, dans sa splendeur. »

Albert EINSTEIN

puissiez-vous trouver un tel endroit et la possibilité d’y aller, seul ou à deux ou à plusieurs.

« Si vous vous sentez étouffer sous le poids des émotions, allez dans un endroit élevé où le regard porte loin, au sommet d’une montagne ou d’un immeuble par exemple. Si le ciel est très clair, asseyez-vous le dos au soleil et tournez votre attention vers l’immensité profonde du ciel, sans bouger le regard.

Expirez lentement et sentez l’ouverture, l’infinité, la vacuité de l’espace.

Sentez que tout ce qui se trouve dans l’univers ne fait plus qu’un dans la vaste nature ouverte. Pensez que tous les phénomènes – arbres, montagnes, rivières – se fondent spontanément dans l’espace. Votre esprit et votre corps également.

Tout s’évanouit comme des nuages dans le ciel. Détendez-vous dans cette sensation d’ouverture, sans aucune barrière ni limite.

Cet exercice n’est pas seulement utile pour calmer l’esprit, il peut également conduire à une haute réalisation.

S’il vous est impossible d’aller dans un tel endroit, choisissez n’importe quel autre lieu où vous pourrez clairement voir le ciel ou au moins vous l’imaginer. »

Tulku Thondup

Que signifie le dharma ? (BD de Chih Chung Tsai)

Que signifie le dharma ? (BD de Chih Chung Tsai)

Tiré de “Zen, le livre

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La liberté, la joie, l’illumination ne sont à trouver nulle part ailleurs qu’ici : juste devant nous…

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Jeff Foster suggère qu’il n’existe que l’apparence de la vie, sans individu en son centre, qui puisse jamais s’échapper même s’il le voulait…

Jeff est diplômé de l’Université de Cambridge en Astrophysique. Peu après la fin de ses études, des événements de la vie l’ont conduit dans une recherche spirituelle intensive, qui s’est achevée par l’évidence qu’il n’y avait, pour commencer, rien à trouver…
Toute la recherche spirituelle ne serait rien d’autre qu’un jeu que nous jouons avec nous-mêmes, le jeu cosmique. Nos efforts pour trouver l’illumination spirituelle, dans le but d’échapper à la souffrance et de faire que ce monde ait un sens, tournent court le plus souvent. En fait, ces efforts ne font que renforcer le sentiment de séparation et de manque qui nous hante.

Ici, au beau milieu de notre vie, la liberté et l’illumination sont toujours présentes, toujours disponibles. Êtes-vous prêt à recevoir ce message ?
La libération à chaque instant, l’éveil à chaque instant, et personne, ici, pour le connaître. Personne, ici pour l’expérimenter ! Absolument personne !

<< Lisez ce livre lentement. Laissez-le vous pénétrer, laissez-le vous imprégner.
Si vous vous surprenez à vous précipiter pour le lire, demandez-vous pourquoi. Qu’espérez-vous en tirer ? Qu’essayez-vous d’atteindre ? Qu’attendez-vous ? Attendez-vous un « déclic » ? Espérez-vous que l’illumination descende sur vous dans un grand déchirement de lumière ? Espérez-vous « comprendre » ? Sentez-vous que vous avez « presque compris » (et n’est-ce pas la même chose qu’espérer comprendre) ?
En fait, chaque phrase de ce livre pointe dans la même direction. Tant qu’existera cette croyance qu’il y a « quelque chose à saisir », l’apparence qu’il y a « quelque chose à saisir » continuera de se présenter.
Vous comprenez ? >>

Le mot « perfection » est, comme tout mot, mort au moment où il est émis, alors que la réalité, cela, est vivante, vivante, vivante, changeant toujours, se transformant en permanence, toujours fraîche, toujours excitante !

Avec la « réalisation » (à défaut d’un autre mot !) les pensées ne s’arrêtent pas. C’est l’erreur principale que les gens font, semble-t-il. Les pensées continuent, mais peut-être il est vu que les pensées ne sont pas personnelles. Elles se présentent et disparaissent dans la conscience, comme des nuages qui passent dans le ciel.
L’erreur que les gens commettent est d’ESSAYER d’arrêter les pensées. C’est d’emblée condamné à l’échec et à la frustration, car l’effort pour arrêter les pensées n’est que davantage de pensées. Si nous essayons de stopper les pensées, nous ne faisons qu’ajouter plus de niveaux de pensées. Nous essayons d’arrêter les pensées avec des pensées. C’est sans espoir !

La raison pour laquelle je dis : vous êtes déjà libre,vous êtes déjà libéré, est que déjà la pensée n’est pas personnelle, déjà le soi est une illusion, dans le sens où ce n’est qu’une autre apparence dans la conscience.

Si vous êtes déjà ce que vous recherchez, pourquoi ressentez-vous que vous ne l’êtes pas ? Parce que vous continuez à chercher !
C’est le paradoxe. Vous êtes déjà ce que vous recherchez, vous êtes la Conscience même, vous êtes l’Esprit, mais vous croyez que vous ne l’êtes pas, et donc, vous le recherchez dans le futur. Mais ce que vous Êtes doit être présent, maintenant, en cet instant.
Qui vous Êtes doit être à 100% présent, en cet instant. C’est pourquoi chercher dans le futur est la chose même qui vous empêche de le voir maintenant. La recherche EST l’ego même dont vous voulez vous débarrasser.

Cet ego doit être présent maintenant. Cet ego EST la pensée. Qui est conscient de la pensée, qui est conscient du petit soi individuel ? Quand vous « verrez » (et c’est déjà le cas, vous ne l’admettez simplement pas) tout paraîtra si évident, si naturel, si ordinaire que le mental dira « ce ne peut pas être cela ! » Vous vous en voudrez d’avoir cherché quelque chose de spectaculaire pendant toutes ces années. L’illumination n’arrive pas avec un éclair de lumière fluorescente et des explosions de feux d’artifice. C’est simple, évident, absolument ordinaire. C’est la fin de toute recherche.

Mais ce n’est pas quelque chose à atteindre. C’est quelque chose qui est déjà là. Il n’y a rien que vous ne puissiez faire ou ne pas faire pour « l’obtenir ».
Aucune recherche n’est donc plus nécessaire. Vous êtes déjà illuminé. La Réponse à toutes les Réponses doit être présente maintenant. Vous n’avez pas besoin du futur pour être qui vous êtes, ou devenir ce que vous êtes.

Ainsi nous arrivons à la fin. La fin est en réalité le commencement.

Le Paradis c’est :

Tenir ce livre dans les mains.

Respirer. Inspirer, expirer, inspirer, expirer…

Le coeur qui bat dans la poitrine.

La sensation de vos cuisses sur la chaise.

Les pensées qui tournent dans la conscience.

Les bruits dans la pièce.

Toutes les formes apparentes qui vous entourent.

Voyez – le miracle est là partout,

mais pour une raisonquelconque, nous avons passé nos vies à rechercher plus,beaucoup plus.

La vie est, quoi que nous croyons ou ne croyons pas. Ce moment est, quand bien même nous y résistons de toute nos forces ou essayons de le fuir. Mais, aucune fuite n’est vraiment nécessaire. Ce monde n’est un problème que du point de vue de l’individu séparé, qui s’efforce de faire quelque chose de sa vie avant de mourir, qui essaye de rester en sécurité, de réussir, de trouver un sens dans un monde qui n’en a pas en apparence, d’être populaire, de trouver l’amour, d’éviter la peine et la souffrance…

En apparence, rien n’est changé : Il y a toujours le vide et la forme, la douleur et le plaisir, des corps en mouvement et d’autres au repos, « moi » et « vous », nos relations apparentes, nos histoires de vie compliquées, et les nuages, les arbres, les rivières, les fleurs, les oiseaux, et les bébés qui naissent, et des proches qui meurent, et le soleil qui se lève et se couche chaque jour…

Cependant, en dessous de tout cela, il y a un amour et une sérénité que je ne pourrai jamais mettre en mots.

La Vie Sans Centre – l’ Eveil du Rêve de la Séparation de Jeff Foster

Site de Jeff Foster

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La liberté, la joie, l’illumination ne sont à trouver nulle part ailleurs qu’ici :
juste devant nous…

Jeff Foster suggère qu’il n’existe que l’apparence de la vie, sans individu en son centre, qui puisse jamais s’échapper même s’il le voulait…

Jeff est diplômé de l’Université de Cambridge en Astrophysique. Peu après la fin de ses études, des événements de la vie l’ont conduit dans une recherche spirituelle intensive, qui s’est achevée par l’évidence qu’il n’y avait, pour commencer, rien à trouver…

Toute la recherche spirituelle ne serait rien d’autre qu’un jeu que nous jouons avec nous-mêmes, le jeu cosmique. Nos efforts pour trouver l’illumination spirituelle, dans le but d’échapper à la souffrance et de faire que ce monde ait un sens, tournent court le plus souvent. En fait, ces efforts ne font que renforcer le sentiment de séparation et de manque qui nous hante.

Ici, au beau milieu de notre vie, la liberté et l’illumination sont toujours présentes, toujours disponibles. Êtes-vous prêt à recevoir ce message ?

La libération à chaque instant, l’éveil à chaque instant, et personne, ici, pour le connaître. Personne, ici pour l’expérimenter ! Absolument personne !

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<< Lisez ce livre lentement. Laissez-le vous pénétrer, laissez-le vous imprégner. Si vous vous surprenez à vous précipiter pour le lire, demandez-vous pourquoi. Qu’espérez-vous en tirer ? Qu’essayez-vous d’atteindre ? Qu’attendez-vous ? Attendez-vous un « déclic » ? Espérez-vous que l’illumination descende sur vous dans un grand déchirement de lumière ? Espérez-vous « comprendre » ? Sentez-vous que vous avez « presque compris » (et n’est-ce pas la même chose qu’espérer comprendre) ? En fait, chaque phrase de ce livre pointe dans la même direction. Tant qu’existera cette croyance qu’il y a « quelque chose à saisir », l’apparence qu’il y a « quelque chose à saisir » continuera de se présenter. Vous comprenez ?” >>

Le mot « perfection » est, comme tout mot, mort au moment où il est émis, alors que la réalité, cela, est vivante, vivante, vivante, changeant toujours, se transformant en permanence, toujours fraîche, toujours excitante ! Peut-être c’est ce que signifie vraiment la « perfection », la perfection de toute cette sacrée pagaille telle qu’elle est ; une perfection qui embrasse toute imperfection. Ce ne serait pas vraiment une très bonne perfection, si elle ne le faisait pas, n’est-ce pas ?

Avec la « réalisation » (à défaut d’un autre mot !) les pensées ne s’arrêtent pas. C’est l’erreur principale que les gens font, semble-t-il. Les pensées continuent, mais peut-être il est vu que les pensées ne sont pas personnelles. Elles se présentent et disparaissent dans la conscience, comme des nuages qui passent dans le ciel.

L’erreur que les gens commettent est d’ESSAYER d’arrêter les pensées. C’est d’emblée condamné à l’échec et à la frustration, car l’effort pour arrêter les pensées n’est que davantage de pensées. Si nous essayons de stopper les pensées, nous ne faisons qu’ajouter plus de niveaux de pensées. Nous essayons d’arrêter les pensées avec des pensées. C’est sans espoir !

La raison pour laquelle je dis : vous êtes déjà libre,vous êtes déjà libéré, est que déjà la pensée n’est pas personnelle, déjà le soi est une illusion, dans le sens où ce n’est qu’une autre apparence dans la conscience.

Si vous êtes déjà ce que vous recherchez, pourquoi ressentez-vous que vous ne l’êtes pas ? Parce que vous continuez à chercher !
C’est le paradoxe. Vous êtes déjà ce que vous recherchez, vous êtes la Conscience même, vous êtes l’Esprit, mais vous croyez que vous ne l’êtes pas, et donc, vous le recherchez dans le futur. Mais ce que vous Êtes doit être présent, maintenant, en cet instant.

Qui vous Êtes doit être à 100% présent, en cet instant. C’est pourquoi chercher dans le futur est la chose même qui vous empêche de le voir maintenant. La recherche EST l’ego même dont vous voulez vous débarrasser.

Eh bien, c’est le plus simple de tous les messages. C’est tout ce qui est. Mais le mental interprète et dit « Je dois faire quelque chose pour obtenir cela ». Non, tout ce que vous faites, c’est ajouter plus de pensées. Observez simplement le mouvement des pensées, vous entraînant dans un moment futur où vous serez « illuminé ».

Revenez au moment présent. Qui est celui qui veut l’illumination ? Cet ego doit être présent maintenant. Cet ego EST la pensée. Qui est conscient de la pensée, qui est conscient du petit soi individuel ? Quand vous « verrez » (et c’est déjà le cas, vous ne l’admettez simplement pas) tout paraîtra si évident, si naturel, si ordinaire que le mental dira « ce ne peut pas être cela ! » Vous vous en voudrez d’avoir cherché quelque chose de spectaculaire pendant toutes ces années. L’illumination n’arrive pas avec un éclair de lumière fluorescente et des explosions de feux d’artifice. C’est simple, évident, absolument ordinaire. C’est la fin de toute recherche.

Mais ce n’est pas quelque chose à atteindre. C’est quelque chose qui est déjà là. Il n’y a rien que vous ne puissiez faire ou ne pas faire pour « l’obtenir ».

Aucune recherche n’est donc plus nécessaire. Vous êtes déjà illuminé. La Réponse à toutes les Réponses doit être présente maintenant. Vous n’avez pas besoin du futur pour être qui vous êtes, ou devenir ce que vous êtes.

Ainsi nous arrivons à la fin. La fin est en réalité le commencement.

Le Paradis c’est :

Tenir ce livre dans les mains.

Respirer. Inspirer, expirer, inspirer, expirer…

Le coeur qui bat dans la poitrine.

La sensation de vos cuisses sur la chaise.

Les pensées qui tournent dans la conscience.

Les bruits dans la pièce.

Toutes les formes apparentes qui vous entourent. Leur
apparente solidité. Leur forme, leur couleur, leur texture.

Le dur et le mou, le lumineux et le sombre, le chaud et le
froid, et toutes les gradations et variations entre ces extrêmes.
Voyez – le miracle est là partout, mais pour une raison
quelconque, nous avons passé nos vies à rechercher plus,
beaucoup plus.

La vie est, quoi que nous croyons ou ne croyons pas. Ce
moment est, quand bien même nous y résistons de toute
nos forces ou essayons de le fuir. Mais, aucune fuite n’est
vraiment nécessaire. Ce monde n’est un problème que du
point de vue de l’individu séparé, qui s’efforce de faire
quelque chose de sa vie avant de mourir, qui essaye de rester
en sécurité, de réussir, de trouver un sens dans un
monde qui n’en a pas en apparence, d’être populaire, de
trouver l’amour, d’éviter la peine et la souffrance…

En apparence, rien n’est changé : Il y a toujours le vide
et la forme, la douleur et le plaisir, des corps en mouvement
et d’autres au repos, « moi » et « vous », nos relations
apparentes, nos histoires de vie compliquées, et les nuages,
les arbres, les rivières, les fleurs, les oiseaux, et les bébés
qui naissent, et des proches qui meurent, et le soleil
qui se lève et se couche chaque jour…

Cependant, en dessous de tout cela, il y a un amour et
une sérénité que je ne pourrai jamais mettre en mots.

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Au-delà des possibles

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