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Le rôle du maître

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Je me réveille, je m’éveille

Nous avons déjà parlé de prendre le quotidien comme support de méditation, mais pourquoi ne pas dès le réveil se tourner sur la vie d’une façon consciente ?

Souvent le soir nous avons plein de bonnes intentions pour le lendemain, mais dès le matin, tout cela s’est envolé, pris par le rythme quotidien.

Par deux ou trois petites pratiques très simples, c’est une façon d’orienter sa journée vers la pleine conscience.

Dès le réveil, dans votre lit, étirez doucement une jambe et le pied, maintenez cette posture quelques secondes puis étirez encore l’ensemble un petit peu sans douleur. Faites la même chose pour l’autre jambe, puis les deux jambes.

Posez vos mains sur votre ventre et faites quelques respirations abdominales lentes : expirez en rentrant le ventre, pressez légèrement sur votre ventre avec vos deux mains, et inspirez en sortant le ventre.

Si vous pouvez prendre plus de temps vous pouvez faire des techniques plus sophistiquées comme le scanner, mais déjà ces deux pratiques sont très satisfaisantes.

Souvent les matins sont durs, avec ces petites pratiques, cela mettra du soleil, même en hiver, dans votre matinée.

Belle journée à vous, il ne reste plus qu’à trouver ce qui pourra vous ramener régulièrement à la conscience, être présent à vous-même, ne serait-ce que pour diminuer l’impact du stress sur vous,  et au mieux vous permettre de ne pas vivre votre vie comme un rêve, en attendant que cela soit naturel.

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Ne nous soumettons à aucune autorité

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Extrait d’un article lu sur michelcollon.info :

“Ne nous soumettons à aucune autorité”

Noam Chomsky

Quelques extraits d’une interview du philosophe et linguiste américain Noam Chomsky, réalisée par Jon Snow de canal 4. Chomsky nous livre avec sa clairvoyance habituelle ses opinions sur quelques thèmes cruciaux du monde actuel, du terrorisme au changement climatique, en passant par le conflit israélo-palestinien.

Terrorisme

La leçon en serait que le terrorisme a des causes ? A moins de s’en prendre aux causes, on ne résoudra pas le problème. Bien sûr, une bonne part de cela est de l’activité criminelle et toute activité criminelle doit être réprimée honnêtement et équitablement par le pouvoir judiciaire.

Mais à défaut de s’intéresser aux causes du mécontentement, vous vous retrouvez dans la position d’un médecin qui injecterait du poison à son patient et se demanderait ensuite quel est le meilleur moyen de traiter les symptômes.

Cela n’aurait pas de sens – commencez d’abord par arrêter d’administrer le poison.-

Après le 9/11, il y eut un immense mouvement de sympathie pour les Etats-Unis, y compris de la part du mouvement du jihad. Des fatwas furent émises ? Oui, condamnant Osama bin Laden. Comment répondirent les Etats-Unis ? En s’aliénant les peuples qui commençaient à sympathiser. En envahissant l’Afghanistan et l’Iraq et en alimentant le soutien au terrorisme.

Cela revient à injecter le poison au patient. Et on s‘étonne après cela que le terrorisme croisse. La réponse au 9/11- comme le fit remarquer presque immédiatement l’historien Michael Howard – aurait dû être : c’est un acte criminel, essayons d’identifier les coupables et amenons les devant la justice pour qu’ils soient jugés de manière équitable.

L’administration Bush s’y est refusée. Il est possible qu’elle aurait pu être en mesure d’extrader al-Qaida et bin Laden. En fait, les Talibans avaient évoqué des possibilités d’extradition si les Etats-Unis fournissaient des preuves, ce que ferait n’importe quel pays. L’administration Bush a écarté cette proposition et a répondu : nous allons vous bombarder parce que vous ne nous le livrez pas. Il s’agit là d’un crime majeur qui a reserré les rangs du mouvement jihadiste. L’invasion de l’Irak a achevé la reconstruction d’un puissant mouvement terroriste mondial.

Résistance non violente en Irak

Jusqu’en novembre 2007, la position officielle des Etats-Unis, confirmée par Bush, consistait à affirmer que tout accord sur le statut des forces en présence devait impliquer le droit à une présence illimitée de l’armée U.S, y compris par le biais d’importantes bases militaires et bien sûr, un rôle privilégié pour les investisseurs américains.

Deux mois plus tard, Bush était contraint à une marche arrière sur ces positions et , au moins sur papier, à accepter un retrait. Ce sont là d’impressionnantes victoires pour les forces de résistance non violentes. Les U.S pouvaient tuer des rebelles mais ils ne pouvaient venir à bout de centaines de milliers de personnes manifestant dans les rues.

L’approche U.S vis à vis de l’Iran

Celui qui verrait cette situation depuis la planète Mars serait renversé par son côté ridicule. Les Etats-Unis disent à l’Iran de mettre fin à son militarisme agressif ! Ainsi, nous occupons deux de leurs pays frontaliers, les dépenses U.S en armement sont égales à celles du reste du monde, nous leur reprochons des attaques et violations de la charte des Nations Unies et ainsi de suite…alors que l’Iran n’a envahi personne depuis des siècles, à l’exception de deux îles arabes du golfe que le SHAH a conquises avec le soutien des Etats-Unis.

Les problèmes de sécurité d’Israël

L’invasion Israélienne de la bande de Gaza en janvier n’avait pas la moindre justification. Ils prétendent qu’ils devaient se défendre d’attaques de roquettes et que cela est admis de manière générale et notamment par les groupes de défense des droits de l’homme. Mais c’est tout à fait ridicule. Vous n’avez pas le droit de recourir à la force pour vous défendre sans avoir épuisé tous les moyens de recours pacifiques. Cela leur aurait donné l’occasion d’accepter un cessez-le-feu pour la première fois.

Quand ils en acceptèrent partiellement un cessez-le-feu pendant quelques mois en 2008, il n’y avait plus de roquettes Hamas.

Ils n’ont aucun problème de sécurité hormis ceux qu’ils se créent ; dès lors, aussi longtemps qu’ils préfèrent l’expansion territoriale à la sécurité, ils continueront à avoir un problème de sécurité.

Les progrès en Amérique du Sud

On dit qu’une des erreurs principales de l’administration Bush a été de se désintéresser de l’Amérique Latine. Cela a sans doute été une des meilleures choses pour l’Amérique Latine. Si les Etats-Unis voulaient cesser de s’intéresser à eux de la façon dont ils le font habituellement, cela leur laisserait enfin quelques perspectives pour aller de l’avant.

Les Etats-Unis soutiennent les démocraties si, et uniquement si, elles sont conformes à leurs intérêts stratégiques et économiques. En fait, ce qui se produit en Amérique du Sud est impressionnant.

Pour la première fois depuis des centaines d’années, l’Amérique du Sud commence à prendre ses énormes problèmes à bras le corps. En réalité, de multiples manières, elle est devenue une des régions les plus intéressantes du globe.

Le manque d’action sur le changement climatique

La catastrophe climatique affectera plus durement les pays les plus pauvres. Ce sera affreux pour certains – Boston pourrait se retrouver sous eau par exemple – mais les pays riches ont les moyens d’affronter ce problème, les pauvres pas.

Les pays riches doivent faire un choix : allons nous opter pour un futur dans lequel nos petits enfants puissent survivre ou allons-nous choisir les bénéfices à court terme pour le monde des affaires. Jusqu’ici, c’est manifestement la seconde option qui est retenue.

La situation des droits de l’homme

J’ai toujours été assez optimiste, c’est à dire que j’ai évité de placer trop haut le niveau de mes espérances. Je pense que si vous regardez la trajectoire de l’Histoire sur une longue période, y compris la plus récente, vous conclurez à une amélioration sur le plan des droits humains, pas seulement dans le Tiers-Monde mais aussi dans les pays riches.

Prenez par exemple les dernières élections aux Etats-Unis. Le parti démocrate a mis en campagne deux candidats, une femme et un Afro-Américain. C’était inconcevable il y a trente ans et même il y a vingt ans. Les intellectuels n’aiment pas en parler, mais c’est le résultat de l’activisme des années 60.

Le nouveau livre de Noam Chomsky, Hope and prospect, sera publié par HamishHamilton le 29 octobre.

lire l’article dans son intétgralité.

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La méditation zen bénéfique pour le coeur

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“La méditation zen bénéfique pour le coeur”, voilà un titre qui me plaît bien, mais quand je lis l’article qu’il introduit :

Dans une étude publiée dans la revue Evidence-based Complementary and Alternative Medicine, vingt sujets des deux sexes âgés en moyenne de 26 ans et s’adonnant à la méditation bouddhique zen depuis environ sept ans ont été comparés à vingt témoins invités à rester au repos les yeux clos dans une salle isolée. En méditation zen et dans l’heure qui suit la séance, on constate chez les premiers une modification significative des indices dérivés de l’onde de pression artérielle mesurée par microcapteurs piézoélectriques. Ces variations montrent une meilleure contractilité cardiaque que celles observés avec une simple relaxation.

… je me dis, je ne pensais pas à « ce coeur là ».

Je voyais plutôt la méditation comme bénéfique pour développer son coeur, symbole de son amour, sa compassion.

« En méditation, laisser passer les pensées ne suffit pas sinon ce n’est qu’un état vide et stérile. La méditation doit être transpercée par un élan intérieur qui bouleverse d’instant en instant tout l’être. Cet élan, que les bouddhistes appellent l’esprit d’éveil, n’est pas une condition mentale, il s’agit d’une impulsion qui est véritablement incarnée, que l’on ressent dans chacun de ses muscles, de ses ligaments. »

Eric Rommeluère

Une impulsion qui s’incarne peut être dans notre façon de voir la vie, en nous, en l’autre, comme un élément non séparé et non différent, une façon d’aller dans le monde, le coeur ouvert et bienveillant.

« Considérez chaque être que vous voyez avec un coeur ouvert et bienveillant »

Shantideva

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Bouddhisme pour les ours.

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Deux nouvelles BD bouddhistes indiquées sur la page BDha :

Le bouddhisme pour les les ours et le bouddhisme pour les moutons :

L’auteur a utilisé tout son talent de dessinateur et d’humoriste (un rien british) pour nous rappeler les vérités essentielles du bouddhisme. Hilarant ! Les ours sont bourrus, certes. Mais ils sont aussi sensibles, et tellement pleins de bonne volonté ! Suivons-les dans leur apprentissage du bouddhisme, pour notre plus grande joie !

Existe aussi sur les moutons :

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Bouddhistes et laïcité

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photo de Akuppa

 

 

La commission Stasi a été une commission française présidée par Bernard Stasi (médiateur de la République de 1998 à 2004). Composée de 20 membres, cette commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité a été mise en place le 3 juillet 2003 par M. Jacques Chirac, président de la République. Elle a rendu ses conclusions le 11 décembre 2003.

Abordant la laïcité comme principe universel et valeur républicaine puis comme principe juridique, la Commission propose ensuite un “diagnostic” et une série de propositions visant à “affirmer une laïcité ferme qui rassemble”.

Extraits de l’audition par la Commission Stasi, le 9 septembre 2003, de M. Pierre Crépon, Président de l’Union des Bouddhistes de France :

« (…) Bien que d’implantation relativement récente en France, la tradition bouddhique, par la pratique, la doctrine, les valeurs qu’elle propose, a trouvé ces dernières années un écho grandissant auprès d’un nombre important de nos compatriotes. Elle est également la religion ancestrale des communautés de l’Asie de l’Est et du Sud-est, de nationalité française ou non, installées dans notre pays. C’est pourquoi nous regrettons que les références au fait religieux se limitent souvent aux différentes composantes des trois grandes traditions monothéistes, même si elles sont historiquement beaucoup plus anciennes dans nos contrées, et oublient la tradition spirituelle si éminente et si importante dans l’histoire de l’humanité, qu’est le bouddhisme. Cependant les choses changent, et le point de vue du bouddhisme acquiert peu à peu la place qui lui revient ainsi que l’atteste votre invitation.

« (…) Pour tous ces adeptes du bouddhisme, quelle que soit leur origine, le cadre de la laïcité de la République française a été particulièrement propice à la pratique de leur religion. Nous sommes tout à fait conscients qu’en d’autres temps, pas si lointains, et aujourd’hui encore en d’autres lieux, un enracinement si rapide de la pratique bouddhique aurait été impossible. Il faut ajouter que les valeurs auxquelles se réfèrent le bouddhisme, et sur lesquelles nous reviendrons, se conjuguent aisément avec les valeurs de la laïcité. (…) La liberté, la responsabilité, la tolérance sont au cœur de la pratique individuelle bouddhique, rejoignant en cela le concept de laïcité dans ce qu’il a de plus élevé.

« (…) En quelques dizaines d’années, sans créer de tensions, le bouddhisme s’est ainsi inscrit, et sans doute plus profondément qu’on ne le croit, dans la société française. Il s’est inscrit en tant que pratique religieuse, pratique qui est exigeante, en tant que philosophie, en tant qu’ensemble de valeurs, et plus largement en tant que façon d’être.

« (… à propos des valeurs du bouddhisme) La responsabilité qui découle de la loi fondamentale des causes et effets (le karma) : je suis responsable de mes actes et des conséquences qu’elles engendreront. Si je fais du bien, j’engendrerai du bien ; si je fais du mal, j’engendrerai du mal. La tolérance, envers les autres façons d’être ou de penser, et plus généralement l’acceptation des autres sans jugement. Une tolérance qui découle d’une meilleure connaissance de soi-même : comment puis-je accepter l’autre si je ne m’accepte pas moi-même ? La compassion, la non-violence, le respect de tous les êtres et de la nature. Dans un monde guidé par le profit, qui conduit à des dommages irrémédiables sur l’environnement, et où la violence est trop présente, de telles notions parlent directement à beaucoup d’entre nous.

Toutes ces valeurs ne sont pas seulement de bons sentiments. Elles découlent d’une pratique religieuse codifiée, essentiellement la méditation, et d’une doctrine cohérente qui met en avant l’interdépendance de tous les êtres et de tous les phénomènes, et l’impermanence de toutes les formations composées.

« (…) Par ailleurs, le bouddhisme n’impose rien. Il y a bien une doctrine, une philosophie, et ceux qui ont commencé à l’étudier savent à quel point elle est profonde et subtile, mais il n’y a pas de dogme. Il y a bien ce qu’on pourrait appeler un absolu, quelque chose qui soit plus vaste que ce que notre conscience discriminante peut saisir, mais il n’y a pas de Dieu personnifié qui dirige notre vie. Cette liberté laissée à chacun est fondamentale.

« (…) Le message du bouddhisme est qu’il faut sortir de la logique de l’affrontement, accepter les différents pôles de la nature humaine. La société laïque française doit bien sûr assurer le mieux possible les besoins matériels du plus grand nombre, mais également accepter le besoin inhérent de spiritualité, même si ce besoin n’est pas ressenti par tous. Elle doit également favoriser ce qui contribue à l’épanouissement de chacun, dans ses différentes composantes, et promouvoir les valeurs qui permettent aux êtres, à tous les êtres sensibles, de vivre en harmonie.

Pour cela, le domaine de l’éducation est primordial. Refonder l’éducation, c’est-à-dire les valeurs que l’on transmet aux générations futures, est un chantier dans lequel notre société doit s’engager.

Enfin, je voudrais dire que le message du Bouddha n’est pas angélique mais qu’il est pragmatique. Toutes les doctrines ne sont pas égales. Il importe de veiller à ce que les doctrines extrêmes n’envahissent pas le champ social. Favoriser l’harmonie, c’est aussi écarter ce qui brise l’harmonie, avec sagesse mais fermeté. »

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Attention et observation

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Un sutra important du Bouddha est le Le Sutra des Quatre Etablissements de l’attention (Satipatthana Sutta) :

Le Bouddha dit: «Moines, il existe une voie merveilleuse pour aider les êtres à réaliser la purification, à surmonter directement le chagrin et la peine, à mettre fin à la douleur et à l’anxiété, à parcourir le bon chemin et à réaliser le nirvana. Cette voie, ce sont les quatre établissements de l’attention.

« Quels sont ces quatre établissements?

  1. « Moines, un pratiquant demeure établi dans l’observation du corps dans le corps, diligent, avec une compréhension claire, attentif, ayant abandonné toute avidité et tout dégoût pour cette vie.

  2. « Il demeure établi dans l’observation des sensations dans les sensations, diligent, avec une compréhension claire, attentif, ayant abandonné toute avidité et tout dégoût pour cette vie.

  3. « Il demeure établi dans l’observation de l’esprit dans l’esprit, diligent, avec une compréhension claire, attentif, ayant abandonné toute avidité et tout dégoût pour cette vie.

  4. « Il demeure établi dans l’observation des objets de l’esprit dans les objets de l’esprit, diligent, avec une compréhension claire, attentif, ayant abandonné toute avidité et tout dégoût pour cette vie. »

Le suivre amène donc une très bonne pratique basique de la méditation.

On peut forcer l’observation en la dirigeant, tel un scanner, dans les différentes parties du corps. Une des retombées appréciables de l’observation des sensations physiques est l’impression de profonde détente qu’elle procure.

Voici un exercice classique qui existe en plusieurs variantes (type training autogène ou autres) :

Préparation :

Assis dos droit. Prendre conscience du contact avec le sol, sentir les points d’appui Prendre conscience de la respiration

Sentir

De bas en haut. Notez comment vous vous sentez dans chaque partie du corps, sans jugement négatif, simplement une description (froid · chaleur · lourdeur · légèreté · chatouillement · pesanteur · flottement…)

Observer les sensations dans :

· gros orteil, orteils, pieds, jambes, hanches, doigts, mains, bras, épaules, base colonne vertébrale, remonter la colonne vertébrale et sentir les organes aux différents niveaux, nuque, cou, gorge, bouche, visage, tête, terminer au centre du sommet de la tête, restez quelques instants simplement en observant votre respiration

de haut en bas

Le faire en sens inverse, mais plus rapidement.

Imaginez que le corps est creux, rempli d’eau dont vous enlevez les bouchons, situés sous la plante des pieds. Suivez mentalement la descente du niveau de l’eau s’écoule. Enregistrer vos sensations à chaque niveau

Revenir à l’attention sur le mouvement naturel de la respiration.

Dharma-Arya Akong Toulkou Rimpoché

Si vous avez du mal à rester concentré sur l’observation, si votre esprit part rapidement dans un vagabondage mental vous pouvez aussi vous entraîner en dehors de la méditation.
Prenez de quoi écrire. Et là où vous êtes écrivez tout ce que vous voyez, entendez, sentez, éprouvez. Par exemple :

« j’entends passer une moto, une voiture klaxonner, j’ai eu peur, une mouche se pose et marche sur la table. J’entends parler à l’extérieur mais ne peux capter le sens des paroles, je suis déçu de ne pouvoir entendre. Je sens l’odeur qui vient de la corbeille de fruits. Cela me donne faim. J’observe les pommes de cette corbeille, dans un premier temps je les vois jaunes, finalement il y a un certain nombre de teintes de jaunes, au moins trois principales, etc… »

Vous verrez ainsi que nos sens dont notre mental, sont sans cesse soumis à des appels qui les mettent en oeuvre.

Mais si on s’ouvre aussi à l’observation du ressenti émotionnel, cela va beaucoup plus loin qu’un simple exercice de relaxation : regarder en face des choses très personnelles qu’on préfère normalement occulter permet de liquider certaines appréhensions et les tensions qui sont liées à la peur de confronter la réalité.
On apprend à identifier très précisément tout ce qu’on ressent, et à accepter toute la gamme des sensations et des sentiments observés. Cela apprend à faire face aux choses et aux gens, tels qu’ils se présentent à nous dans le quotidien au lieu de courir vainement aux sensations agréables et en s’efforçant d’échapper à ce qui nous est désagréable.

Enfin la méditation, pour moi, débute vraiment quand étant capable d’être attentif à ce qui est, on s’ouvre à cela, non plus dans une attitude d’observation concentrée mais dans une attitude d’ouverture et d’acceptation.

« Selon le Bouddha, la nature essentielle de l’esprit peut être perçue directement en laissant l’esprit reposer tel qu’il est. Dans cette « non-méditation » on se contente d’observer ce qui se passe dans l’esprit, sans jamais interférer ni se préoccuper du résultat de cette observation. Quoi qu’il se passe dans votre esprit, ne vous souciez de rien, cela fait simplement partie de l’expérience qui consiste à laisser reposer votre esprit, c’est la méditation.

La seule chose à faire est de détendre l’esprit dans son espace naturel. Cela n’exige aucune concentration ni aucun effort particulier. Où que vous soyez et quoi que vous fassiez, il est essentiel de reconnaître que ce que vous percevez est quelque chose d’ordinaire. »

Yongey Mingyour Rimpoché

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Dépasser ses blocages en méditation

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Méditer un jour, méditer toujours…

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Extrait d’un article lu sur le blog Spirit Cola

Une méditation quotidienne.

Chaque jours, je me lève, je vaque à mes occupations, réponds à mes besoins vitaux et je médite. La première chose que modifie le fait de pratiquer tous les jours, c’est la perception de cette pratique, non plus comme étant exceptionnelle et hors de notre vie quotidienne mais bien faisant corps avec celle-ci.

On pourrait voir la méditation comme l’activité laborieuse de la journée, que l’on fait parfois avec résignation. Mais cela est une fausse excuse car l’on est amené à faire beaucoup de choses parfois avec l’absence d’envie (faire la vaisselle, remplir la paperasse…) et il ne m’apparaît dès lors pas négatif que parfois, nous n’ayons pas envie de méditer.

(Cela) implique la grande nécessité que la pratique soit vue comme une activité fondamentale et essentielle à notre vie.

C’est une première différence de la pratique journalière qui est vue comme tout aussi importante que le fait de manger ou de dormir. Cela ne s’apprend pas je crois mais se réalise par une prise de conscience ou une compréhension du rôle de la pratique au fil du temps.

(L)es envies ne sont pas différentes des pensées et de nos projections, elles se dissolvent si on les laisse s’évaporer. Une fois sur le Zafu, au bout de quelques instants, où est passé ce refus qui s’élevait contre le fait de méditer ? La méditation ne se trouve généralement pas dénaturée par l’absence d’envie de pratiquer.

Les apports d’une méditation chaque jours.

Yudo me disait que selon lui, il valait mieux méditer 5 minutes que pas du tout et c’est par cela que j’ai commencé à pratiquer tous les jours, en augmentant le temps progressivement au fur et à mesure que la pratique prenait une place dans mes activités de la journée. Cette façon de pratiquer est selon moi essentielle car une pratique irrégulière (que j’ai pratiqué pendant des années auparavant) n’apporte pas la même chose, même si c’est une manière abordable et honorable de s’approcher de la méditation.

Nishijima donnait l’image de la méditation quotidienne comme le son et la vibration produite par un bol chantant (ou une cloche). Lorsque l’on tape dessus, une vibration se produit. Celle-ci va résonner pendant un certains temps avant de faiblir et que le silence ne revienne. Mais lorsque l’on tape régulièrement dessus, la vibration ne s’arrête pas puisqu’elle est relancée.

Le processus est le même en méditation. A la fin de la pratique, il y a le plus souvent un calme de l’esprit et une sérénité que se sont installés, on peut se sentir comme rafraîchit et réveillé. Mais cela ne dure qu’un temps et s’amenuise progressivement si l’on ne répète pas la pratique. Ainsi, pratiquer chaque jour est censé relancer ce processus et installer une sérénité et un calme mental plus durable.

Bien sûr, cela n’est qu’une image et le phénomène s’avère forcement être plus complexe mais l’idée est là.

Les apports sont également physiques. La posture de méditation n’est pas spécialement confortable pour les personnes qui manquent de souplesse. A côté de la pratique, on peut faire des étirements qui éviteront des douleurs et les mauvaises positions mais il est nécessaire d’entretenir une souplesse qui se perd vite.

Une pratique quotidienne a alors pour effet de conserver avec plus de facilité la souplesse nécessaire à réaliser la posture correctement sans se faire mal.

On prendra également plus l’habitude de la rectitude de la colonne vertébrale et du relâchement musculaire que l’on essaye d’avoir durant la pratique.

Méditation et approche bouddhiste.

On dit que le bouddhisme n’est pas une thérapie et que la méditation non plus (au contraire, pour certaines personnes j’aurais tendance à encourager le fait d’effectuer une thérapie au préalable ou en parallèle). Donc, surtout dans le zen, il n’existe pas de méthode à proprement parler pour apprendre à gérer ses émotions soudaines et intenses. Comment, dans ce cas, apprendre une chose sans l’apprendre ?

On en revient à des concepts de l’apprentissage. Et je crois que beaucoup de choses marchent ainsi dans le zen, on les apprend sans que ceux-ci soient enseignés directement. La gestion des émotions fait partit de cet apprentissage implicite, pour autant que l’on se plie à la pratique de la méditation dans les règles prescrites, c’est à dire chaque jour.

Lorsque quelqu’un grince des dents en me disant “Moi je médite pas tous les jours, il y a des jours où je n’ai pas la tête à cela, où je ne suis pas d’humeur, si je rentre du boulot énervé, si je suis trop fatigué, etc…”. Cela pour moi fait appel à une attitude qu’implique la pratique de la méditation, qui est de s’asseoir et d’être à ce que l’on fait du mieux possible.

Et ceci fonctionne quelque soit l’état d’esprit dans lequel on peut être avant. Bien sûr, d’être énervé ne facilitera peut être pas les choses, mais comme la plupart des émotions, sentiments et pensées, il s’évaporera. Et si il ne le fait pas, la pratique l’érodera, ce n’est pas un problème.

Cette approche de la pratique implique que l’on développe sans s’en rendre compte la capacité à s’extraire de ses émotions ou de ses états d’esprits, à opérer un détachement, pour retourner vers une manière d’être plus calme et équilibrée.

Si tout les jours, à un moment de la journée, quelque soit l’état d’esprit du moment, on prend la décision de s’en extraire pour, pendant un quart d’heure, 20 minutes ou une demie heure, s’adonner à la méditation, alors avec le temps cela deviendra une manière d’être dans les situations de la vie courante.

Dans le bouddhisme le détachement (le lâcher-prise ?) fait appel au fait de ne plus être dans l’illusion de ses émotions (et de leur expression) comme une définition de nous-même. Si elles ne sont pas des expressions de nous-même, si nous ne nous identifions pas à elles, alors il n’y a aucune raison de s’y attacher et que cela nous empêche de nous tourner vers la pratique méditative que nous avons à effectuer.

Dams

Lire l’article intégral

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Vagabondage mental et méditation

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Ma méditation est souvent submergée de pensées non désirées, d’émotions, de sensations, de souvenirs. Au début j’avais beaucoup de mal avec cela, puisque je me posais dans l’espoir d’obtenir une certaine sérénité et j’avais en fait de la confusion à profusion.

«  Quand les gens commencent à méditer, ils se plaignent souvent que leurs pensées se déchaînent, qu’elles n’ont jamais été aussi incontrôlables. Je les rassure en leur disant que c’est bon signe. En effet, loin de signifier que vos pensées sont de plus en plus déchaînées, cela montre que vous êtes devenu plus calme, vous prenez finalement conscience de combien vos pensées ont toujours été bruyantes. »

Sogyal Rimpoché

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Cela créait une véritable césure en moi entre ces pensées qui couraient et ce désir de silence mental. Il m’a fallu comprendre que les pensées sont indissociables de la vie en l’humain.

« Les pensées sont l’activité naturelle de l’esprit et la méditation n’a pas pour but d’arrêter les pensées. Elle consiste simplement à reposer l’esprit dans son état naturel, lequel est spontanément conscient des pensées, des émotions et des sensations à mesure qu’elles surgissent, sans les suivre ni les rejeter. »

Mingyour Rimpoché

En fait si ce mental qui erre d’une manière anarchique, ces rêves éveillés, toutes ces émotions aléatoires, me paraissaient au début un obstacle à la méditation j’ai pu me rendre compte qu’ils m’ouvraient la porte sur mon inconscient pour mieux trouver l’origine de mes comportements que je croyais conscients.

La première démarche est donc de reconnaître ce que l’on vit dans son être entier, et donc dans son mental et ensuite de l’accepter comme tel.

« Certaines personnes pensent que lorsqu’elles méditent, elle ne devraient avoir aucun pensées, aucune émotions. Rien n’est moins vrai. Les pensées et les émotions sont le propre rayonnement de l’esprit. l’océan a des vagues, pourtant il n’est pas particulièrement dérangé par elles : les vagues sont la nature même de l’océan. Les vagues se dressent, mais où vont elles ? Elles s’en retournent à l’océan. d’où ces vagues viennent elles ? De l’océan. De même, les pensées et les émotions sont le rayonnement et la manifestation de la nature même de l’esprit. Elles s’élèvent de l’esprit, mais où se dissolvent-elles ? Dans l’esprit.

Quand vous comprenez ceci, les pensées qui s’élèvent ne peuvent qu’enrichir votre pratique. mais tant que vous ne réalisez pas qu’elle est leur nature intrinsèque – le rayonnement de la nature de l’esprit – elles deviennent le germe de la confusion. Entretenez donc envers vos pensées et vos émotions, une attitude bienveillante, ouverte et généreuse.

Lorsque vous devenez plus conciliant avec elles, elles le deviennent aussi. »

Sogyal Rimpoché

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Devenir conciliant avec ses pensées est peut être les premiers pas en nous de la bodhichitta, déjà prendre soin de nous pour mieux sentir que chaque être humain a besoin de soutien et d’amour.

« Je regarde la conscience comme un bol à aumônes »

Dogen

Qu’y a-t-il de plus précieux pour vivre que son bol pour celui qui vit du don des autres ?

« Le bol d’aumône selon Dogen, est le récipient de l’éveil. De la même manière on peut regarder sa conscience comme infiniment précieuse. Dans le bouddhisme tibétain on regarde son corps comme précieux, sans lui nous ne pourrions méditer. Mais la conscience est tout autant précieuse et il ne convient pas de la maltraiter. Ainsi, on devrait toujours être à l’écoute de ses désirs, de ses sentiments, de ses peurs qui remplissent la conscience. Il s’agit de prendre soin de soi, prendre simplement conscience que ce n’est qu’avec ce seul corps et ce seul esprit que nous vivons. Nous devons en prendre soin. »

Eric Rommeluère

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En étant compatissant vis à vis de nos pensées, cela ne veut pas dire qu’il faille leur donner une place suprême, mais les regarder pour ce qu’elles sont (comme dit plus haut : les vagues de la mer, l’écume de notre esprit).

«  Soyez à l’égard de vos pensées comme un vieil homme sage qui regarde jouer un enfant. »

Dudjom Rimpoché

Lutter contre elles les renforce, les laisser telles qu’elles leur permet d’aller et venir telle la marée. Et nous découvrons la marée étale, ce moment entre deux marées, et cette « étale » a des durées variables mais qui peuvent augmenter avec le temps.

« Quelques soient les pensées et les émotions qui se manifestent, laissez-les donc s’élever et se retirer, telles les vagues de l’océan. Permettez leur d’émerger et de s’apaiser, sans contraintes aucune. Ne vous attachez pas à elles.

Vous découvrirez par vous-même qu’un intervalle sépare chaque pensée de la suivante. Un espace dans lequel Rigpa, la nature de l’esprit, est révélé. La tâche de la méditation est donc de permettre aux pensées de ralentir afin que cet intervalle devienne de plus en plus manifeste. »

Sogyal Rimpoché

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Le vagabondage mental, n’est donc pas un obstacle ultime à la méditation.

« sentez vous libre en pensant « peu importe que ma pratique soit bonne ou pas » L’essentiel est de vouloir méditer. En soi cela suffit. »

Yongey Mingyour Rimpoché

toutefois il peut nous paraître tellement envahissant, comme une angoisse, qu’on peut ne plus pouvoir, ou ne plus vouloir méditer. On peut alors utiliser des techniques de concentration pour diriger sa pensée, son attention et son énergie sur une seule chose.

Cela peut être une aide quand notre vie fait que notre méditation semble trop difficile.

Anmasir1005

Nous avons différents types de concentration :

  1. Nous pouvons évoquer une perception neutre ou positive, d’un de nos 5 sens vécue dans le passé (un bruit régulier, un visage pacifique, une odeur agréable etc…). Souvent on parle de visualisation, ce qui pour certaines personnes est trop compliqué car elles ne « voient » rien, mais en fait il faut privilégier le sens avec lequel on est le plus à l’aise.

  2. Nous pouvons aussi diriger notre attention sur une image symbolique. Cela peut être un symbole pur (comme le lemniscate, un point, un cercle) ou une image qui prend sens pour nous (une représentation d’un être qui nous inspire).

  3. Nous pouvons ramener notre conscience sur un point du corps, cela amène d’ailleurs en général, une chaleur sur ce point qui crée une action tonique et régulatrice sur cette partie, cela peut même faire diminuer une douleur (on se concentre pas sur la douleur, mais sur la zone qui souffre). Mais on peut aussi se centrer sur un processus du métabolisme, comme la respiration.

  4. Enfin, surtout en dehors des périodes de méditation, on peut se focaliser sur un acte en cours. Si toute notre conscience est tendue vers cet acte, le mental ne peut nous envahir.

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Et quand nous nous sentons plus apaisé, moins angoissé, nous pouvons tenter de nous ouvrir à ce qui , en dehors de toute technique.

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Vous n’avez pas le droit…

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Extraits d’un texte de Sylvie

Vous n’avez pas le droit

de désirer vivre simplement.

Vous devez consommer plus,

pour alimenter les actionnaires du système.

Vous n’avez pas le droit de vivre sous une yourte,

avec un lavabo dehors,

des toilettes séches,

un panneau solaire,

avec juste un poele pour l’hiver

et un drap mouillé pour toute clim

devant votre porte- fenétre.

Vous n’en avez pas le droit

parce qu’alors vous n’êtes pas

solidaire.

Pas solidaire avec le système

qui a besoin de votre argent,

de vos bras, de vos désirs,

de vos forces de travail,

de votre temps, de votre pensée,

et même de vos rêves.

Vous n’avez pas le droit d’être pauvre,

vous devez être ou nanti ou misérable,

qu’on sache au moins ou sont les frontières

pour empêcher la contamination.

Vous n’avez pas le droit

de vous éclairer modestement,

juste à l’endroit nécessaire,

vous devez spoter

et sonoriser tous azimuts votre maison

pour soutenir le programme nucléaire du pays.

Vous n’avez pas le droit de cueillir

la saponaire pour vous récurer,

et encore moins d’utiliser les cendres de votre feu

pour faire tremper votre culotte.

Vous devez ronger votre peau

avec des détergents cancérigènes

que des savants obligeants ont concoctés pour vous.

Pas le droit d’emaner vos propres odeurs, ça pue.

Et si vous avez un cancer,

vous n’avez pas le droit de râler,

votre pays est celui ou sévissent le plus de spécialistes,

vous avez de la chance d’être née

dans un endroit doté

d’une industrie médicale performante.

Vous n’avez pas le droit de vieillir,

ca fait tache,

pas le droit d’être jeune, c’est dangereux.

Vous n’avez pas le droit d’aller cueillir des orties

dans le champ d’à coté, encore moins

de faire de la pub à vos copains

sur les qualités extraordinaires de cette plante,

car c’est du vol.

L’ortie a été privatisée

pour vous être revendue à son juste prix.

Pas le droit de ressemer les graines

que vous avez gardé de l’année dernière,

semences

car vous volez les grosses firmes de semenciers qui,

sans vous, ne peuvent plus gouverner

et enrégimenter le monde.

Vous n’avez surtout pas le droit de préferer

pour tout compagnon

un feu qui crépite tranquillement dans le poêle,

car bouder la télé, c’est être désinformé,

comment donc pourrez vous voter correctement?.

Vous n’avez pas le droit

surtout de vous dépouiller de votre peur.

La peur.

Finalement, tout tourne

autour votre peur de mourir.

Dans ma petite yourte,

je ne prends pas beaucoup de place

et je n’abime pas beaucoup la planète,

alors j’ai appris à domestiquer ma peur.

Dans ce monde matérialiste,

préparer sa mort semble une insulte

à la course au développement.

Or, se dépouiller, se simplifier,

c’est une façon de reconnaître

qu’aucune accumulation

ne vaincra la peur de la mort.

C’est faire de la place à ses enfants.

Aux enfants de la terre de demain.

Mais il est interdit de le souhaiter,

interdit de l’espérer:

désormais les parents qui osent vouloir partager

un vrai avenir avec l’étrangeté du monde

sont menacés de prison.

Lire le texte intégral.
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Devises positives

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Depuis quelques temps je mets presque quotidiennement, en haut à gauche du blog, une devise positive en lien avec l’article du jour :

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Ce genre de pratique est issue du lodjong. Ce texte bouddhiste tibétain du X° siècle, dont le titre signifie « Entraînement de l’esprit » est une méthode pour développer « L’Esprit d’Eveil » , la Bodhicitta.

C’est Atisha, un grands maîtres indiens qui l’introduisit avec le bouddhisme au Tibet. Il en reçut l’enseignement de Serlingpa en Indonésie.

Durant la retraite traditionnelle de trois ans, trois mois, trois jours, son étude requiert six mois d’études. Ce texte est un ensemble de maximes à étudier par coeur (souvent traduites en français par le terme « Slogan » surtout grâce à la vulgarisation apportée par Pema Chödrön ). Ces slogans faciles à retenir suivent le pratiquant toute sa vie.

C’est dans le lodjong qu’on trouve aussi une méditation particulière nommée « Tonglen » (« donner & recevoir») qui a été vulgarisée par Sogyal Rimpoché dans son « Livre tibétain de la vie et de la mort », nous exerce à développer concrètement notre compassion, notre attention aux autres.

On peut lire des commentaires de ce texte dans « L’alchimie de la souffrance » de Djamgoen Kontrul.

Une anecdote concerne l’arrivée d’Atisha au Tibet. Invité à aller enseigner au Tibet. il avait entendu dire que les Tibétains étaient des êtres doux, bons et accueillants, il décida d’amener avec lui son serviteur, un Bengali au caractère très colérique pour pour avoir quelqu’un qui lui ferait pratiquer le lodjong. Mais en fait il dit par la suite qu’il aurait pu s’en passer, les Tibétains étant moins bons qu’on ne le lui avait dit.

J’ai repris le principe des « slogans » en tant que « devise positive » qu’on peut se rappeler régulièrement dans notre vie quotidienne.

Par ailleurs j’utilise Twitter comme « lieu de stockage » pour les anciennes devises.

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Authenticité

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« On parle souvent d’éveil ou d’illumination à propos du Zen. Réaliser une vie authentique et éveillée serait sans doute plus expressif.  »

Eric Rommeluère

L’authenticité me semble être une vertu. Être authentique c’est être sincère avec soi même, qu’il y ait une harmonie entre l’émotion, la pensée et le faire,  ou au moins qu’il y ait une réelle conscience des hiatus éventuels entre l’intérieur et l’extérieur.

Chercher cette authenticité c’est donc chercher sa vérité, la vérité en soi, découvrir ce que l’on est & à être ce que l’on est. Trouver les schémas faussés mis en place dans l’enfance et dépendant de notre histoire familiale que nous reproduisons la plupart du temps. En reconnaissant ces schémas nous participons à  développer une individualité vraie qui soit moins conditionnée inconsciemment par ce passé, ces loyautés, ces peurs. C’est à dire qu’aborder le travail spirituel réel me semble aller de paire avec un travail psychologique, même s’il ne peut se limiter à celui-ci.

La Sagesse, cette connaissance de la vacuité, l’interdépendance et la loi de cause à effet, loi du karma, permettent d’approfondir cette authenticité. Nous ne sommes pas un personnage indépendant mais au contraire lié à un contexte actuel et une histoire passée, et en même temps un être qui doit assumer la responsabilité de ses actes. On ne peut plus s’enfermer dans une excuse culturelle ou extérieure. Le but d’une pratique spirituelle est de nous libérer de l’attachement à cet assemblage limité et conditionné du « moi » de façon à nous faire prendre conscience que nous sommes quelque chose de beaucoup plus spacieux qui rend réponse de ses actes. Et pour arriver à cet état nous devons nous appuyer sur une personnalité authentique.

La méditation nous aide, par cette ouverture que nous y mettons en oeuvre à lire en nous. Ne pas le pratiquer, ou pratiquer une méditation qui ne serait ni ouverte, ni silencieuse, c’est refuser de se connaître, c’est accepter sans se le dire qu’il y ait des zones d’ombres qu’on ne souhaite pas regarder ou les mettre sous la lumière.

Cela demande beaucoup de courage, puisque c’est une déconstruction de l’image de soi qu’on veut présenter pour « sauver la face » mais au contraire accepter  de s’exposer au regard, dont notre regard profond. S’exposer c’est lâcher prise, c’est accepter de rentrer dans notre confusion, et cela n’est pas agréable de la voir étaler au grand jour, de voir sa personnalité dans ses composantes les plus fragiles. Et pourtant c’est aussi cela le plaisir de vivre authentique.

« Cessez d’être gentil, soyez vrai ! »

Thomas D’Ansembourg.

Dans la méditation on est présent à ce qui se passe dans notre corps qui nous parle de nos émotions, au lieu de les refouler, et qui nous parle de nos besoins fondamentaux. Mais cela implique d’accepter de se voir avec un regard neuf de ne pas céder à l’image que nous nous sommes construits de nous mêmes, comme indiqué ci-dessus.

« La méditation peut avoir une influence profonde sur la manière de nous comporter vis-à-vis de nous-mêmes et des autres.Ce travail de relation consciente peut nous aider à la fois à nous éveiller de nos schémas conditionnés et à devenir une personne plus authentique.Avoir simplement une réalisation spirituelle n’est pas suffisant. Il est également essentiel de démanteler les schémas émotionnels et mentaux, subconscients, que recèlent le corps et l’esprit et qui empêchent les individus d’incarner pleinement dans leur vie un mode d’être plus vaste. »
John Welwood

 

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Quand on dit que « tout va bien » c’est qu’en fait on refuse de s’exposer au regard, à notre regard profond. Car s’exposer c’est lâcher prise, c’est accepter de rentrer dans cette confusion, et cela n’est pas agréable de la voir étaler au grand jour, de voir sa personnalité dans ses composantes les plus fragiles. Et pourtant c’est aussi le plaisir de vivre authentique. « Cessez d’être gentil, soyez vrai ! » comme le dit Thomas D’Ansembourg.

Du Cerveau à la Conscience : Francisco Varela, un scientifique engagé

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Extrait d’un article lu sur le blog de Ilke-Angela Marechal

 

La créativité du biologiste Francisco Varela a enfoncé plus qu’un clou : en sciences expérimentales, en philosophie des sciences, en éthique et en spiritualité ; son talent d’intégration a abattu plus qu’un mur. Et fâché plus d’un dans l’orthodoxie scientifique.

Cet été (2001), Francisco Varela, (qui dirigeait l’équipe “Dynamique des Ensembles Neuronaux” au laboratoire LENA, Neurosciences Cognitives et Imagerie Cérébrale à l’hôpital de la Pitié Salpêtrière) vient de nous quitter prématurément. Ses compagnons-chercheurs, tout décidés qu’ils sont, vont poursuivre les chemins tracés par cet esprit déroutant.

Les défis, relevés par Francisco Varela, les voilà : Qu’est-ce que la Vision, la Perception, la Conscience ? Comment cela fonctionne-t-il, la Pensée, l’Expériencehumaine, le Temps ?
Il affirme ” Le Monde et Moi, nous venons à exister ensemble, nous nous définissons mutuellement “. Fini le postulat d’un monde indépendant de nous. Pour lui, si nous voulons comprendre le monde, ce sera par des concepts comme interactions coopératives, propriétés émergeantes, globales, dynamiques de réseau

Varela forge tantôt des concepts nouveaux en biologie, comme l’Autopoïèse – l’auto-organisation des systèmes vivants – ; ou comme l’Enaction – une nouvelle branche dans les sciences cognitives, contredisant le dogme de l’époque, et s’étant imposé depuis.

Tantôt lui et son groupe font des découvertes capitales sur le fonctionnement cérébral de la perception et même de la pensée, la Synchronie – ce curieux fait que les cellules travaillent ensembles par résonance. L’activité du cerveau montre un mécanisme du type musical.

Ou encore, récemment, sur le fonctionnement de l’épilepsie, et la possibilité de prévoir l’arrivée d’une crise. Voilà que grâce à lui, s’ouvre mondialement un grand espoir dans le domaine médical.

Tantôt il se lance à fond dans le débat philosophique qui actuellement déchaîne la communauté international sur la Conscience.

Après la création de la nouvelle route en sciences cognitives, dans les années 80, c’est en philosophie des sciences qu’il propose, dans les années 90, la  Neurophénoménologie. Il se base, bien entendu, sur Edmund Husserl et William James, qui, au début du vingtième siècle initient la recherche rigoureuse, en Occident, du fonctionnement de l’Esprit et celui de la Conscience.

C’est la méditation comme pratique sur l’esprit, et bien plus tard l’approfondissement de cette pratique dans la tradition du Bouddhisme, qui lui ouvrent les yeux. Le chemin qu’il tracera durant ses recherches en sciences cognitives commence à se dessiner.

Ses recherches expérimentales basées donc sur cette récente phénoménologie occidentale s’enrichissent alors de sa contrepartie, la tradition de l’Orient, riche déjà de deux millénaires et ” quasi scientifique “. Résultat, Varela ose en tirer les conclusions  qui heurtent : il revendique, pour ce qui est des sciences cognitives, un changement de la méthode scientifique. A l’” objectivité ” classique en science, il faut ajouter une approche dite de la ” première personne “. Ainsi il introduit de fait en science le sujet qui sera la condition ” sine qua non ” pour toute recherche future sur le fonctionnement de l’esprit.

Après ses études en sciences biologiques au Chili, premier déracinement, il part à Havard pour y faire son doctorat. Refusant une carrière toute tracée aux Etats Unis, il retourne au Chili et y crée, avec son professeur H. Maturana, tout le processus de l’auto-organisation (l’Autopoïèse) des systèmes vivants. C’est un renouveau de perspective qui lui vaut, dans les années 70, une première reconnaissance mondiale.

Mais son engagement auprès des forces politiques et sociales à côté d’Allende le force à fuir avec sa famille son pays lors de l’arrivée au pouvoir de Pinochet. C’est alors, en exile aux Etats Unis, au Colorado, que C. Trungpa, inconnu du public encore, lui apprend, pour sortir de la grave crise dans laquelle il se trouve, ” à ne rien faire “, c’est-à-dire à méditer. Cette pratique sur l’esprit, Varela, pendant dix ans, ne la reliera à rien. Pas de dogme, pas de croyance. Ce ne sera qu’après sa découverte de la phénoménologie occidentale que ” l’esprit ” devient son sujet.

Dans les années 80, surprise, il découvre sa patrie d’esprit : l’Europe. La Fondation de France lui offre une chaire à l’école Polytechnique ; et le Cnrs un poste comme directeur de recherches en sciences cognitives ; le Collège International de Philosophie aussi s’intéressera très vite à ses travaux.

La boucle ” sciences expérimen- tales et philosophie ” s’élargie – pour mieux se nouer ! En 1984 il rencontre le Dalaï Lama en Autriche. Ce dernier propose l’idée de rencontres bisannuels chez lui à Dharmsala. Un dialogue entre la grande tradition occidentale, les sciences et la tradition bouddhique, est-ce possible ? Ainsi naissent les rencontres ” Esprit et Vie “, dont d’importants livres-compte-rendu, rapidement traduits en plusieurs langues, démontrent les enrichissements mutuels. Jusqu’à la fin de sa vie, une amitié profonde va lier Varela au Dalaï Lama. Il suffit de lire son livre L’inscription corporelle de l’Esprit (Seuil), pour mesurer les surprises et ensemencements survenus. Le ” spirituel”, éthéré, va ramener fermement Varela au ” corps “, à l’incarnation de l’esprit.

Si la pratique de la phénoménologie occidentale lui avait permis de concevoir une approche scientifique de ” l’Esprit “, le Bouddhisme fournit une phénoménologie beaucoup moins spéculative. C’est plutôt une pratique humaine, simple. Elle vise la transformation de l’homme. Et du coup, Varela n’échappe pas à ce qui en découle : l’éthique de la responsabilité. ” L’éthique de l’action incarnée veut dire que chacun se fasse responsable de son propre état de vie, ainsi que du malheur que cela provoque dans les autres. J’aime beaucoup l’idée du Bodhisattva : un moi, ça ne compte pour rien. Nous sommes un énorme réseau en interaction. Nous pouvons changer !

Ilke Angela Maréchal

Lire l’article dans son intégralité

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Au delà de la peur

Une nouvelle BD sur le blog de Zem - Cliquez sur l’image pour y accéder

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Le Bouddhisme Minimal

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Lu sur le site L’Almanach

L’Almanach est composé de 364 préceptes organisés en 52 thèmes, 1 par semaine. C’est une réflexion sur les principes qui gèrent notre vie quotidienne. C’est un outil de construction et de réflexion sur soi. Vous pouvez aussi l’utiliser comme livre de chevet ou comme cale-table (dans sa version papier).

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Le bouddhisme minimal

  • Le fondement spirituel de l’Almanach est un bouddhisme minimal, exempt de rites communs, résolument agnostique et non mystique, et basé sur les quatre certitudes  :

  1. la vie est souffrance (le monde matériel, le corps physique, le monde intérieur et le monde des relations entre personnes apportent de constantes épreuves),

  2. le “ moi ” (la volonté d’accomplir pour soi seul, la rupture entre soi et la continuité humaine) est la cause de la souffrance,

  3. sortir du “ moi ” (comprendre sa place dans la continuité humaine) est la solution,

  4. il existe une méthode pour ce faire : les huit jalons.

  • La notion centrale est celle de « continuité humaine » : chaque personne est le résultat des influences multiples de toutes celles et ceux qu’elle a rencontrés, et ceux-ci de toutes celles et ceux qui les ont précédés (génétiques, culturelles, mentales, sociales, psychologique, etc.). De même, à travers ses paroles, ses actes, les personnes qu’elle touche, leur mémoire, leur personnalité et leur comportement conséquents, une personne s’étend bien au-delà de son corps physique. Elle existe ainsi au-delà de sa seule présence physique dans un lieu donné pendant une période donnée. Les limites entre la personne individuelle et le reste de l’humanité sont non seulement plus floues qu’elles n’apparaissent à première vue : elles sont illusoires. L’humanité est un continuum.

  • Il s’agit d’une doctrine philosophique et non d’une explication du monde. Les huit jalons (“ l’Octuple Sentier ” dans la terminologie traditionnelle) établissent un code de comportement moral permettant d’atteindre la libération de la souffrance. Ce code est le suivant:

  1. établir une bonne vision du monde et de la continuité humaine

  2. avoir des objectifs clairs

  3. pratiquer des paroles réfléchies

  4. adopter un comportement juste

  5. mener une vie professionnelle saine

  6. faire des efforts réguliers

  7. se comprendre soi-même

  8. entraîner sa concentration

  • Ce bouddhisme résolument agnostique établit que quelles que soient les avancées techniques ou spirituelles de l’humanité nous ne saurons jamais qui a créé ou comment s’est créé l’univers. Il n’exclut pas, de fait, l’existence d’une ou de plusieurs entités créatrices mais stipule que si elles sont, nous n’avons aucune idée de ce qu’elles sont, elles sont imperméables à toute forme de communication que nous pouvons leur adresser, et leurs intentions s’expriment clairement ici et maintenant dans la nature telle que nous la percevons. Autrement dit, qu’elles soient ou ne soient pas, nous pouvons nous comporter comme si elles n’étaient pas. La frontière du mysticisme est franchie lorsque les événements de la vie quotidienne s’expliquent en faisant appel aux puissances d’un monde invisible.

  • Dans cette optique, cette frontière serait franchie si la réincarnation et le karma étaient considérés comme le passage d’une personnalité d’un corps à un autre par des voies paranormales. Il ne s’agit de rien d’autre que de la « continuité humaine » telle que définie plus haut : nous survivons à notre vie physique et matérielle, nous continuons à vivre, nous passons et nous revivons à travers celles et ceux que nous touchons au cours de notre existence. Ainsi, les malheurs d’une personne sont bien la conséquence des comportements psychologiques, sociaux, culturels, techniques, éducatifs, etc., de celles et ceux qui l’ont précédé tout au long de l’histoire humaine et qui constituent sa personnalité. Ces malheurs sont bien le résultat d’un “ karma ” passé. En conséquence, la plus haute mission humaine est bien de vivre avec ce karma et de l’améliorer pour son bénéfice propre et pour le bénéfice de toutes celles et ceux qu’on côtoie et qu’on précède.

La non-violence

Les conflits armés sont cause de mort et de destruction, de famines et d’épidémies. Ils sont toujours le frein le plus net à l’amélioration des conditions de vie des populations qu’ils impliquent. Ils causent ou entretiennent la destruction des ressources naturelles, intellectuelles, techniques et philosophiques des êtres humains. À travers la haine, ils ajoutent une source de souffrance plus violente encore que celles provoquées par les traumatismes tels que la maladie et la mort lorsque ceux-ci surviennent en temps de paix.

La tentation de faire le tri entre les causes “ justes ” et celles qui ne le sont pas est légitime, mais elle n’est malheureusement pas réaliste. Tous les belligérants sont évidemment convaincus d’être engagé dans une telle cause. Par ailleurs, l’histoire montre ad libitum que les causes peuvent être défendues avec la plus fervente conviction pour tomber en désuétude quelque temps après, bien qu’elles aient entraîné pour leur perpétuation des souffrances incalculables.

L’évitement du conflit et le pacifisme absolu rencontrent toujours les mêmes douze arguments. Ces arguments ne servent que la perpétuation des conflits à travers la conviction émotive que “ la guerre est une solution ”. L’un des objectifs de cet almanach est de les mettre à jour et de montrer qu’ils ne résistent pas à l’analyse. Une personne ne peut pas prétendre vouloir améliorer la condition humaine, ni même la sienne propre, si elle participe ou pense un jour devoir participer activement à un conflit armé. En cas de conflit ou de risque de conflit armé, la seule manière d’améliorer la condition humaine passe avant tout par l’évitement du conflit. Or, tous les conflits armés peuvent se ramener à des revendications ethniques, religieuses ou territoriales. La certitude d’être impliqué dans une cause juste de conquête ou de défense d’un territoire donné est à l’origine de tous les conflits armés et est la source de leur perpétuation.

En conséquence, le renoncement à toute prétention territoriale, et la volonté active de vivre en bonne entente avec d’autres, y compris si cela implique un exode, sont les conditions sine qua non de la paix. Ceci n’exclut pas, évidemment, de fermer sa porte aux tentatives d’intrusion, mais cette attitude ne fait guère de sens si elle implique la destruction de la porte, voire de la maison, et une longue perspective de violences et de souffrances. Une personne ne peut pas prétendre vouloir améliorer la condition humaine, ni même la sienne propre, si elle se bat ou pense un jour se battre pour un bout de terrain, quand bien même elle aurait investi trente ans de sa vie dans ce bout de terrain. Les êtres humains heureux que je connais ne le sont jamais parce qu’ils se battent pour défendre ce qu’ils jugent être leur territoire, mais parce qu’ils vivent en paix avec les autres et avec eux-mêmes, même sur une terre qui n’est pas la leur.

Le volontarisme

Certaines interprétations du bouddhisme traditionnel tendent à s’accompagner d’une forme de défaitisme et de passivité qui peut aller jusqu’à l’obscurantisme. Cette attitude passe à côté de l’aspect volontariste des quatre certitudes (“ Nobles Vérités ” dans la terminologie traditionnelle) qui prêchent une forme de libération de la souffrance basée sur l’effort individuel et la pratique des huit jalons. Cette volonté de changement de soi constitue l’un des fondements de l’Almanach, et sans elle, pratiquement rien de ce qu’il contient ne fait sens.

La philosophie implicite à la notion de « continuité humaine » est que : d’une part nos modes d’action sur le monde sont fragmentaires et limités (face au poids immense de ce que nous lèguent, en termes de culture, d’éducation, de société, etc., toutes celles et ceux qui nous ont précédés), et d’autre part, à chaque instant, nous modifions le monde dans son entier. Ainsi, nous naissons avec un “ karma ” massif, mais notre plus haute mission humaine est bien de vivre avec ce karma et de l’améliorer pour notre bénéfice propre et pour le bénéfice de toutes celles et ceux que nous côtoyons et que nous précédons. Ce sentiment de mission s’accompagne de la volonté d’améliorer l’état du monde, non pas par de grandes réalisations mais par une réflexion constante sur ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons, et quelles en sont les conséquences. Dans cette optique, nous renonçons à tenter de faire changer les autres, mais nous faisons de notre mieux pour devenir nous-même des personnes de transition, des charnières entre le passé et l’avenir.

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L’Almanach a sa bande annonce en vidéo !

jeff | 25 octobre 2009

A la manière des superproductions hollywoodiennes, Luc nous a concocté une vidéo présentant l’Almanach….bientôt un long métrage ?  :-)

L’Almanach sur Youtube

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L’Almanach également disponible sur Google Books

jeff | 17 octobre 2009

En plus des versions papier et PDF, l’Almanach est disponible depuis aujourd’hui sur Google Books. C’est une possibilité de plus pour le lire en ligne (la qualité d’affichage me semble cependant assez moyenne), mais j’espère surtout que cela permettra à de nouveaux lecteurs de le découvrir grace au système de recherche Google.
Pour les curieux, voici les liens : Volume 1, Volume 2.
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Roulements de tambour…et ouverture du site !

jeff | 8 octobre 2009

Le travail de remise en forme de l’Almanach et de construction du site a porté ses fruits : les livres papier sont disponibles à la commande, le PDF finalisé est librement téléchargeable, et le site ouvre officiellement ses portes. Bienvenue aux visiteurs !
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364/52 : un second souffle

jeff | 5 octobre 2008L’Almanach est composé de 364 préceptes organisés en 52 thèmes, 1 par semaine. C’est une réflexion sur les principes qui gèrent notre vie quotidienne. C’est un outil de construction et de réflexion sur soi. Vous pouvez aussi l’utiliser comme livre de chevet ou comme cale-table (dans sa version papier).
Je l’ai découvert il y a quelques années sur internet, mais il a hélas disparu depuis ; aussi j’ai contacté son auteur (Luc) pour lui donner un second souffle. Avec son accord je me suis fixé trois objectifs :

BDdha : LEs BD du Bouddha

 

Certains auront déjà remarqué, que depuis 15 jours, j’ai mis en haut, une nouvelle page sur le blog : BDdha

Faite avec le concours de Platypus, il s’agit d’une tentative de bibliographie de BD francophones de qualité inspirées par le bouddhisme, le zen, ou inspirantes …

si vous en connaissez d’autres, contactez moi pour me les indiquer, merci

:)

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Faites l’amour, mais lentement

me & wonder woman part sex

J’ai déjà eu l’occasion de parler ici de la Beauté du geste lent et des Trois prises de conscience bouddhistes mais voici cela appliqué aux relations sexuelles …

Résumé d’un article lu sur Slate.fr

Un petit coup vite fait sous la douche histoire de maintenir la moyenne? Vous êtes tellement dernier siècle les gars! Si vous voulez être dans le coup, justement (et donc potentiellement un bon coup), le truc, aujourd’hui, c’est le Slow Sex. A pratiquer sans hâte et sans modération. Dans sa version décontractée, ça donne: on coupe les portables (parce qu’il paraît qu’une personne sur 5 s’interrompt pour répondre à un texto ou au téléphone quand elle fait l’amour…), on oublie la performance, on est à l’écoute de l’autre et on prend son temps (l’occasion de rappeler une différence majeure entre les hommes et les femmes: ces dernières ont en moyenne besoin de vingt minutes pour atteindre leur pic d’excitation contre dix minutes pour les premiers…). Bref on oublie tout ce que l’industrie du porno et des sex-toys peut véhiculer et on pratique la «décélération érotique» chère à Alberto Vitale, l’homme à qui l’on doit l’expression «Slow Sex», utilisée pour la première fois en 2002 en Italie.

Le Slow Sex à la pointe du Slow Mouvement

S’il peut sembler croustillant et anecdotique, le Slow Sex est en réalité l’une des nombreuses manifestations d’un phénomène plus large: le Slow Movement, ou l’éloge de la lenteur. Vous avez sans doute déjà entendu parler du Slow Food, fondé en 1986 par un sociologue italien (l’Italie étant manifestement le berceau de la lenteur épicurienne) en réaction aux fast-foods et autres chantres de la malbouffe et de la standardisation des goûts, qui compte aujourd’hui plus de 82 000 membres (dont 2000 en France) et qui milite pour le «manger bon, propre et juste» en privilégiant les traditions régionales culinaires et les produits locaux et de saison.

Le Slow Food a lancé le mouvement. Mais connaissez-vous le Slow Travel ? Le Slow Parenting ? La Slow Fashion ? Le Slow Design ? Là, vous vous dites, le doigt sur la souris de votre ordinateur, en râlant parce que votre connection Internet ne charge pas assez vite la page, «ok, c’est bien, mais est-ce que tout cela ne relève pas finalement du bon sens?» Sans doute… Privilégier la qualité, laisser le temps aux enfants de rêver, de jouer, et tout simplement de s’ennuyer, pour mieux se construire, décider qu’on n’a pas besoin d’un énième t-shirt capsule Uniqlo ou d’un énième petit haut Zara… le Slow Movement revient à faire du neuf avec du vieux et à donner des conseils de bon sens. Et alors ? Dans nos sociétés modernes essoufflées, droguées à l’activité et à la vitesse, c’est finalement plus difficile à faire qu’on ne veut bien se l’avouer. En nous forçant à revisiter nos modes de vie, en particulier nos modes de consommation, la crise économique a donné un second souffle à l’Eloge de la lenteur, le best-seller de Carl Honoré, le journaliste canadien qui a théorisé le «Slow» il y a cinq ans.

Bientôt la Slow Politique?

Ca commence à se traduire dans certains discours politiques, chez les Ecologistes depuis longtemps bien sûr, chez les adeptes de la décroissance, mais aussi d’une façon plus récente par exemple quand Martine Aubry déclare «Nous devons inventer le post-matérialisme». Et même, mais là je vous l’accorde je vais le chercher loin, quand Jean Sarkozy renonce à briguer la tête de l’Epad, ne peut-on pas y voir une philosophie (pour une fois) aux antipodes de celle de son hyperprésident de père ? Une philosphie que l’on pourrait résumer par le fameux proverbe chinois: «Ne vous inquiétez pas d’avancer lentement ; inquiétez-vous seulement si vous êtes arrêté.»

Laure Watrin

lire l’article intégral

et sur lu sur SlowMouvement :

L’éloge de la lenteur est aussi celui du temps indispensable à la réflexion et à la délibération. Chacun à son mot à dire pour amélioration sa cité, et connaître les avis de chacun requiert un temps considérable : « La démocratie comme l’éducation a besoin de lenteur ». Et puis il y a des choix qui demandent plus de maturation que d’autres. L’écologie, par exemple, n’est pas un domaine à l’échelle du temps individuel, mais à celui de la planète. A nous de savoir prendre le temps de l’écouter.

Pour ce faire, une « slow city » ne peut être une mégalopole. A son échelle, une grande ville n’est pas compatible avec les capacités humaines de communication, de perception et de déplacement. C’est pourquoi chaque « slow city » doit obligatoirement comprendre moins de 60 000 habitants. Invraisemblable, quand on connaît l’accroissement démographique annuel des grandes agglomérations. A nous, alors, de prendre nos responsabilités et de prôner la politique de la lenteur. Après l’urbanisation, voici venu le temps de la relocalisation.

Alors va doucement mon gars ! ;)

:)

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Faites l’amour, mais lentement

Photo http://www.flickr.com/photos/mhrabovsky/

Résumé d’un article lu sur http://www.slate.fr/

Un petit coup vite fait sous la douche histoire de maintenir la moyenne? Vous êtes tellement dernier siècle les gars! Si vous voulez être dans le coup, justement (et donc potentiellement un bon coup), le truc, aujourd’hui, c’est le Slow Sex. A pratiquer sans hâte et sans modération. Dans sa version décontractée, ça donne: on coupe les portables (parce qu’il paraît qu’une personne sur 5 s’interrompt pour répondre à un texto ou au téléphone quand elle fait l’amour…), on oublie la performance, on est à l’écoute de l’autre et on prend son temps (l’occasion de rappeler une différence majeure entre les hommes et les femmes: ces dernières ont en moyenne besoin de vingt minutes pour atteindre leur pic d’excitation contre dix minutes pour les premiers…). Bref on oublie tout ce que l’industrie du porno et des sex-toys peut véhiculer et on pratique la «décélération érotique» chère à Alberto Vitale, l’homme à qui l’on doit l’expression «Slow Sex», utilisée pour la première fois en 2002 en Italie.

Le Slow Sex à la pointe du Slow Mouvement

S’il peut sembler croustillant et anecdotique, le Slow Sex est en réalité l’une des nombreuses manifestations d’un phénomène plus large: le Slow Movement, ou l’éloge de la lenteur. Vous avez sans doute déjà entendu parler du Slow Food, fondé en 1986 par un sociologue italien (l’Italie étant manifestement le berceau de la lenteur épicurienne) en réaction aux fast-foods et autres chantres de la malbouffe et de la standardisation des goûts, qui compte aujourd’hui plus de 82 000 membres (dont 2000 en France) et qui milite pour le «manger bon, propre et juste» en privilégiant les traditions régionales culinaires et les produits locaux et de saison.

Le Slow Food http://www.slowfood.fr/france a lancé le mouvement. Mais connaissez-vous le Slow Travel ? Le Slow Parenting ? La Slow Fashion ? Le Slow Design ? Là, vous vous dites, le doigt sur la souris de votre ordinateur, en râlant parce que votre connection Internet ne charge pas assez vite la page, «ok, c’est bien, mais est-ce que tout cela ne relève pas finalement du bon sens?» Sans doute… Privilégier la qualité, laisser le temps aux enfants de rêver, de jouer, et tout simplement de s’ennuyer, pour mieux se construire, décider qu’on n’a pas besoin d’un énième t-shirt capsule Uniqlo ou d’un énième petit haut Zara… le Slow Movement revient à faire du neuf avec du vieux et à donner des conseils de bon sens. Et alors ? Dans nos sociétés modernes essoufflées, droguées à l’activité et à la vitesse, c’est finalement plus difficile à faire qu’on ne veut bien se l’avouer. En nous forçant à revisiter nos modes de vie, en particulier nos modes de consommation, la crise économique a donné un second souffle à l’Eloge de la lenteur, le best-seller de Carl Honoré, le journaliste canadien qui a théorisé le «Slow» il y a cinq ans. http://www.amazon.fr/exec/obidos/ASIN/2501044878/lutaze-21%20

Bientôt la Slow Politique?

Ca commence à se traduire dans certains discours politiques, chez les Ecologistes depuis longtemps bien sûr, chez les adeptes de la décroissance, mais aussi d’une façon plus récente par exemple quand Martine Aubry déclare «Nous devons inventer le post-matérialisme». Et même, mais là je vous l’accorde je vais le chercher loin, quand Jean Sarkozy renonce à briguer la tête de l’Epad, ne peut-on pas y voir une philosophie (pour une fois) aux antipodes de celle de son hyperprésident de père ? Une philosphie que l’on pourrait résumer par le fameux proverbe chinois: «Ne vous inquiétez pas d’avancer lentement ; inquiétez-vous seulement si vous êtes arrêté.»

Laure Watrin

lire l’article intégral

http://www.slate.fr/story/12185/faites-lamour-mais-lentement

et sur http://slowmouvement.wordpress.com

L’éloge de la lenteur est aussi celui du temps indispensable à la réflexion et à la délibération. Chacun à son mot à dire pour amélioration sa cité, et connaître les avis de chacun requiert un temps considérable : « La démocratie comme l’éducation a besoin de lenteur ». Et puis il y a des choix qui demandent plus de maturation que d’autres. L’écologie, par exemple, n’est pas un domaine à l’échelle du temps individuel, mais à celui de la planète. A nous de savoir prendre le temps de l’écouter.

Pour ce faire, une « slow city » ne peut être une mégalopole. A son échelle, une grande ville n’est pas compatible avec les capacités humaines de communication, de perception et de déplacement. C’est pourquoi chaque « slow city » doit obligatoirement comprendre moins de 60 000 habitants. Invraisemblable, quand on connaît l’accroissement démographique annuel des grandes agglomérations. A nous, alors, de prendre nos responsabilités et de prôner la politique de la lenteur. Après l’urbanisation, voici venu le temps de la relocalisation.

Alors va doucement mon gars ! ;)

Les 5 rites tibétains

YogaTrekking

Photo Eric Lon

La méditation type Zazen est un exercice physico-psychique, même si le corps ne bouge pas, il travaille. Néanmoins parfois des personnes me demandent quelle pratique plus physique peut être fait en accompagnement de la méditation. C’est bien sûr à chacun de trouver suivant son histoire, ses relations, son corps, et l’avis médical qu’il pourra recevoir. Certaines techniques se prêtent particulièrement à cet accompagnement comme le Yoga ou le Chi Kung (Qi Gong), j’ai déjà eu l’occasion d’en parler plusieurs fois ici pour ce dernier (1 2 3 ). Mais il y a une pratique qui rejoint un peu toutes les autres, les condense et qui peut être faite facilement et d’une manière assez rapide, puisqu’elle peut ne prendre qu’entre 10 et 20 mn le matin suivant le nombre de répétition que chacun fera. Pour ma part je la pratique après mon chi kung et avant ma méditation. Cette pratique s’appelle “Les 5 Tibétains” (ou “les 5 rites tibétains”)

La pratique de ces exercicesa été dévoilée dans un livre qui date des années 30. Toute une histoire “extraordinaire” entoure cette révélation. Histoire qu’on peut penser pas mal “aménagée” ;) .  Sans savoir si elle est réellement venue des hauts plateaux tibétains, on peut dire que c’est une compilation astucieuse d’exercices de yoga. Et si suivant la “légende” la pratique de ces exercices redonnerait une vitalité et une jeunesse exceptionnelles au corps et à l’esprit, on peut en tout cas, raisonablement en attendre un mieux être physique et énergétique.

Ces cinq rites doivent être pratiqués à la suite, ensemble, car ils  forment un tout. Ils peuvent être pratiqués le matin comme le soir (ou les deux), mais attention que le soir cela ne vous donne pas trop d’énergie !

Comme indiqué ci-dessous dans le texte résumé du livre, il est conseillé pendant les premières semaines de pratiquer les rites trois fois chacun , puis éventuellement d’augmenter petit à petit suivant le rythme de chacun. Pour le premier rite on l’arrêtera avant que n’apparaisse des vertiges. Tous les exercices se font pieds nus.

Il existe aussi un sixième exercice, qui a pour objectif de garder l’énergie sexuelle pour augmenter encore plus sa vitalité .

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Sites où vous pouvez trouver d’autres infos sur les 5 Tibétains :

Exploration Méditation

Art & Energy

Joc Branko

et pour finir pour montrer la simplicité de la pratique, voici un de mes petits fils qui pratique ce yoga :

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:)

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