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Lutter ici et maintenant

arapu

(Dessin de Mircea Arapu)

Un portrait (non exaustif) de ce qu’on appelle « la mouvance autonome » (ne pourrait-on sans craindre de paraître grossier ;) parler des mouvements anarchistes au sens politique du terme ?). Ici sont englobés le MLF ou les mouvements de chômeurs des années 80 et 90, les précaires et la mobilisation contre un projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Grâce à la multiplication des foyers de lutte et des expériences de vie en dehors de toutes structures, ces tentatives éparses d’organisation sans hiérarchie constituent une composante du paysage politique et social. Toutes ces actions, aussi différentes soient-elles, se confondent avec des modes de vie et s’inscrivent dans l’autonomie des luttes : s’organiser sans leader ni parti.

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Cudjoe Queen NANNY

Cudjoe Queen NANNY

Cudjoe Queen NANNY – Marronne, vers 1686 – vers 1733 – JAMAÏQUE

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Les 10 conseils pour débuter avec la Simplicité Volontaire

lou

(Lou – Dessinateur et Scénariste : Julien Neel – Editeur : GLÉNAT)

Aujourd’hui, de nombreuses personnes sont convaincues de la nécessité de s’engager sur la voie de la simplicité volontaire. Mais elles ne savent pas toujours par où commencer, s’il y a des étapes privilégiées pour débuter dans cette démarche.

J’ai essayé de dégager ici 10 conseils qui me paraissent fondamentaux. Puis, de toute évidence, chacun fera ses choix selon ses propres aspirations, s’inventera un nouveau mode de vie en adéquation avec ses goûts, ses passions, son histoire, son environnement, sa famille…

Il parait difficilement concevable de vivre en toute simplicité si nous avons un problème d’addiction à la consommation. Si c’est le cas, c’est la première étape à envisager sans quoi les suivantes n’auront pas de sens, ou seront sources permanentes de contradictions.

1/ Maîtriser ses pulsions d’achat. Ne plus acheter tout et n’importe quoi sur un simple coup de tête, à la vue d’une publicité, en se baladant sur le net ou dans une galerie marchande. Notez sur un petit carnet toute envie d’achat impulsif et imposez-vous une semaine de réflexion. Ce délai vous permettra de prendre du recul et de vous poser les bonnes questions sur la réelle nécessité de cet achat. Une fois sur deux, l’envie se sera évanouie.
2 / et c’est la suite logique du premier point : bannissez toute publicité. Rien de tel, pour ne pas acheter tout et n’importe quoi, que de ne plus se laisser influencer par la publicité. Stop-pub sur la boîte aux lettres, liste orange pour ne plus subir de prospection téléphonique, se désinscrire de tout mail publicitaire et autres newsletters, préférer des chaînes de TV, de radio, des magazines sans pub.
3/ Boycottez les fêtes commerciales et les cadeaux « obligés ». Ce n’est pas en fonction du prix d’un cadeau que vous manifesterez plus ou moins d’amour à votre conjoint le jour de la St Valentin ou à votre Maman lors de la fête des mères. Les sentiments ne s’achètent pas. Lorsque vous organisez des fêtes entre amis, donnez-leur la consigne de venir sans cadeau (ou avec un cadeau fabriqué de leurs mains). C’est le plaisir de partager un moment ensemble qui importe, pas de savoir si vous avez offert un cadeau plus somptueux que votre voisin de table.
4/ Apprenez à fabriquer par vous-même, à réparer, à recycler, à acheter d’occasion. Nous vivons dans une société qui a élaboré le concept d’obsolescence programmée. Il faut que les produits durent le moins longtemps possible, deviennent obsolètes par tous les moyens (panne, incompatibilité, mise à jour impossible, etc). Ne vous laissez pas prendre à ces pièges. Apprenez à réparer, bricolez, achetez d’occasion, détournez des objets de leur utilisation première, etc. Apprenez aussi à fabriquer par vous-même des produits d’entretien non polluants ou vos propres produits de beautés. Les recettes ne manquent pas.
5/ Désencombrez votre intérieur. Opération grand ménage, tri des vêtements, des objets inutiles, de la vaisselle fêlée, des casseroles cabossées, des souvenirs ringards, etc. Un voyage à la déchetterie, un autre à l’Emmaüs le plus proche, une vente à la brocante du coin, des dons à des associations caritatives. Enfin, votre intérieur devient zen, vous ne conservez que ce qui est beau, utile et noble. Les objets auxquels vous tenez vraiment sont mis en valeur et les autres vite oubliés. Et du coup, beaucoup plus de place et moins de ménage à faire.
6/ Consommez mieux et localement. Préférez à l’hypermarché qui est à 10 km de chez vous les commerces locaux, les marchés de plein air, les ventes directes à la ferme. Détrompez-vous, ce n’est pas plus cher. Dans un hyper, vous achetez 20 à 30% de choses en plus de votre liste de course du simple fait de la profusion de marchandises qui vous est proposée. Chez le petit commerçant du coin, vous n’achèterez que le strict nécessaire. Les aliments bio ou en provenance d’un producteur local sont bien meilleurs, plus goûteux. Economies d’emballage, de transport, etc.
7/ Apprenez ou réapprenez à cuisiner. C’est beaucoup plus économique que des plats préparés, vous exercez vos talents culinaires, vous maîtrisez de plus en plus de recettes, vous mangez moins d’additifs, de conservateurs et autres E quelque chose. Votre santé y gagnera !
8/ Reprenez en main votre propre santé. Vous êtes votre meilleur médecin. Commencez par une alimentation saine, ce qui est déjà un grand pas vers une parfaite santé. Une hygiène de vie, de la marche, de l’activité physique, un temps de sommeil préservé. Et quand un bobo survient, apprenez à vous soigner naturellement. Privilégiez l’homéopathie, les plantes, les huiles essentielles, les remèdes de grand-mères. Apprenez à mieux vous connaître et privilégiez toujours, en matière de santé, la prévention.
9/ Découvrez les vertus du partage et de l’échange. Moins de biens, plus de liens. Ne vous repliez pas sur vous-même, ouvrez-vous aux autres. Partagez, échangez, privilégiez l’entraide, la fraternité, l’amitié. Recréez avec vos proches des relations authentiques fondées sur la confiance et le désintéressement. Donnez toujours plus sans rien attendre en retour.
10/ Retrouvez du temps pour vous. Abandonnez tous les loisirs passifs (TV en premier lieu), tous les dévoreurs de temps, pour vous consacrer à des passions qui vous motivent vraiment. Nous en avons tous mais nous nous plaignons de ne jamais avoir le temps pour les réaliser. Travaux manuels, loisirs créatifs, jeux avec les enfants, activités artistiques, bénévolat, lecture, apprentissage d’une langue, etc. A chacun son hobby mais de grâce, ne dites plus jamais : ah, si seulement j’avais le temps…

En choisissant la simplicité volontaire, c’est vers une véritable philosophie de vie que vous vous orientez. Votre quotidien prendra très rapidement une nouvelle saveur, vous éprouverez enfin l’ivresse de vous sentir exister, de prendre en main votre vie, de la mener où vous le souhaitez plutôt que d’en subir les aléas. Bonne route !

viaLes 10 conseils pour débuter.

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L\’hôtel de luxe qui accueillait ouvriers, paysans et militants – Expérimentation sociale – Basta !

EXPÉRIMENTATION SOCIALE

L’hôtel de luxe qui accueillait ouvriers, paysans et militants

PAR SOPHIE CHAPELLE (5 NOVEMBRE 2010)

Le Bauen, à Buenos Aires, est un grand hôtel atypique. Fermé en 2001 pour cause de mauvaise gestion et de crise financière, il a rouvert sous l’impulsion d’une poignée d’anciens employés licenciés. Décidés à se réapproprier leur ancien outil de travail, ils se lancent dans l’aventure de l’autogestion et se regroupent en coopérative. Pari réussi pour un lieu d’hébergement qui accueille touristes et militants solidaires.

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© Béatrice Murch (source)

Le café-restaurant ne désemplit pas. Des habitants du quartier s’y mélangent aux touristes et militants de passage. Un brouhaha gagne progressivement le hall d’entrée, qui jouxte le bar. Une centaine de campesinos venus des quatre coins d’Argentine débarquent. Ils se rendent à la première fête nationale des semences, non loin de Buenos Aires. Les deux ascenseurs sont pris d’assaut entraînant un difficile chassé-croisé dans les escaliers. Derrière la réception de l’hôtel, c’est Diego, l’attaché de presse, qui remplace au pied-levé un collègue malade. Bienvenue à Bauen [1], un hôtel de luxe récupéré et autogéré par les travailleurs depuis 2003.

Comme de nombreux autres associés de Bauen, Armando a commencé à travailler comme serveur dans l’hôtel bien avant sa récupération par les salariés. Ce lieu emblématique de la capitale argentine n’est pas tout jeune. Construit sous la dictature militaire à l’occasion de la coupe du monde de football de 1978, l’hôtel Bauen accueille alors l’élite argentine. « C’était un défilé d’artistes, de politiques, d’hommes d’affaires, de touristes du monde entier », se souvient le serveur. Les dettes contractées par le propriétaire le conduisent en 1997 à vendre le prestigieux édifice. Racheté par un homme d’affaires chilien, l’hôtel est géré de façon calamiteuse jusqu’en décembre 2001, quand l’Argentine est frappée de plein fouet par une crise financière qui ruine le pays. Le propriétaire met la clé sous la porte.

« J’avais du mal à passer devant l’hôtel et à le voir partir en morceaux », se rappelle Maria del Valle, ancienne employée désormais responsable des relations presse de l’hôtel. « Je ne savais pas à l’époque qu’il existait un mouvement de récupération des entreprises ». La fermeture est d’autant plus dure à avaler que l’ancien propriétaire rouvre un autre hôtel plus moderne, à proximité [2]. « Le pays était entré dans une instabilité totale, nous n’avions pas d’argent pour envoyer notre fils à l’école. Les employés étaient victimes d’une politique obsolète, néolibérale, aggravant la précarité. Ce n’est pas un hasard si nous avons décidé d’emprunter un chemin alternatif », explique Marcelo Ruarte, 59 ans dont 23 passés à la réception, et premier président de la coopérative.

« Occuper, résister, produire ! »

Trente travailleurs licenciés de Bauen décident de suivre ce chemin alternatif le 21 mars 2003. Ils occupent l’hôtel, fermé depuis quinze mois, en passant par un tunnel qu’a fait creuser leur ancien patron entre les deux hôtels. « Revenir dans ce lieu nous a d’abord permis de nous retrouver, de savoir que nous disposions de capacités et d’un énorme potentiel d’idées, se souvient Marcelo. Nous savions que nous allions en faire un lieu autogéré. » Ils déposent les statuts d’une coopérative. Leur objectif : « Occuper, résister, produire ! ». Les associés sont davantage guidés par une nécessité pratique plutôt que par une idéologie autogestionnaire.

Sous la menace constante de l’expulsion, les travailleurs s’organisent pour réhabiliter progressivement l’hôtel. Les journées se révèlent éprouvantes. Les associés sont contraints de beaucoup bosser sans rien gagner au départ. « Nous n’avions que du pain et du maté (thé à base de plante héritée des cultures indiennes), se souvient Maria, qui prend alors le risque de lâcher son nouvel emploi pour rejoindre l’aventure. Nous avons commencé par acheter quelques produits de nettoyage pour les salons, l’entrée et toute la palissade ». Une fois les salles de conférence réaménagées, ils décident d’ouvrir un premier lot de chambres. Les premiers clients débarquent. « L’entreprise récupérée n’a pas de capital et par conséquent pas de facilités pour obtenir des crédits. Il nous fallait tranquilliser la situation, économiser et acheter des lits, des télévisions… Tout s’est fait petit à petit », raconte le premier président de la coopérative.

Prix modérés pour touristes solidaires

Aujourd’hui, les vingt étages d’acier et de verre de l’hôtel gardent leur allure seventies. La déco plutôt kitsch a le mérite d’être le fruit de la solidarité. Sept ans après la récupération, la maintenance des 200 chambres de l’hôtel n’est pas une mince affaire. Les problèmes d’ascenseurs, de chauffage ou de climatisation sont courants. «  Dès que l’argent rentre, nous l’utilisons pour des réparations », explique, derrière son comptoir, Armando, le serveur. On nous conduit au 3e étage où trois ouvriers s’activent au vernissage d’une terrasse. « À l’étage d’en dessous, la piscine a été remise à neuf mais les autorisations manquent pour pouvoir la mettre réellement en fonctionnement. »

L’ancienne clientèle a quasiment disparu. Forcément : « Quand les joueurs de grosse caisse arrivent dans le hall, ça fait fuir une partie des clients. Mais de nouvelles personnes viennent, habitantes du quartier ou en accord avec notre projet », décrit Armando. Intéressés par des prix modérés, les touristes sont parfois surpris par la diversité des personnes croisées. Un jour, ce sont des centaines de jeunes venus pour les rencontres de la jeunesse du Mercosur (la communauté économique des pays de l’Amérique du Sud) qui envahissent les couloirs de l’hôtel. Le lendemain, ce sont des représentants de mouvements sociaux ou syndicaux de passage dans la capitale logés à prix militant. Résultat : « Quand le Bauen est dans la rue, tout le monde l’accompagne. Ce lieu est né dans la lutte et continue de l’être. »

Le Bauen héberge aussi régulièrement des participants à des initiatives gouvernementales. Une proximité avec le pouvoir qui n’est pas sans créer des difficultés politiques au sein du mouvement des entreprises autogérées. Les associés de Bauen misent également sur un gros programme d’activités culturelles. Presque chaque soir, l’auditorium propose une pièce de théâtre ou un concert. « Toutes les entreprises récupérées ont un espace culturel, rappelle Marcelo. Il est important de consacrer une place importante à la culture parce qu’elle est la seule à pouvoir changer la pensée. Tout ne se réduit pas à l’argent. »

Exproprier les rentiers propriétaires

Aux côtés d’autres travailleurs, les associés de Bauen et le mouvement des entreprises « récupérées » demandent une loi d’expropriation (des propriétaires) qui légaliserait le transfert aux travailleurs des usines et entreprises occupées. « Cette expropriation signifierait que nous pourrions enfin travailler en paix », précise Marcelo. Une intervention gouvernementale est désormais nécessaire pour assurer la pérennité de ces expériences alternatives. Et prouver que le travail en autogestion, ouvert sur le monde, n’est pas qu’une utopie mais un bien commun à promouvoir et protéger. « Nous consolidons des postes de travail, nous sommes en capacité de gagner notre vie et de générer davantage d’emplois », insiste Marcelo. Les entreprises récupérées, ou autogérées, en Argentine représentent aujourd’hui 50.000 emplois directs et 20.000 indirects avec les fournisseurs, détaille-t-il.

« Même si nos revenus demeurent humbles, notre coopérative va désormais de l’avant », poursuit Maria. Elle compte aujourd’hui 152 membres, payés au minimum 1.740 pesos (315 euros), le seuil du « salaire vital » fixé par le ministère du Travail. « Nous travaillons beaucoup pour que la différence salariale entre les responsables et les autres camarades soit mince, précise Diego. Si dans l’hôtellerie traditionnelle, le fossé entre la réceptionniste et le gérant est abyssal, de notre côté, nous croyons au travail d’équipe ». L’important pour une bonne partie des associés de Bauen tient aussi à l’ambiance de travail, « plus confortable et sans autant de pression que dans une entreprise privée », selon Armando.

Culture du travail contre politiques néolibérales

Évidemment, tout n’est pas rose à Bauen. Des tensions surgissent en particulier entre les anciens et les plus jeunes. « Ils ont un sens très faible de l’appartenance, critique Armando, pour eux, Bauen, c’est juste un travail ». La culture du résultat immédiat se heurte ainsi à celle de l’investissement dans la réhabilitation et l’amélioration des locaux. « Il nous faut récupérer la culture du travail, poursuit Marcelo. Sans elle, le Bauen n’a plus d’identité. » Pour eux, cette « culture du travail », s’est perdue dans les années 1990, sous les mandats de Carlos Ménem et ses politiques néolibérales.

Pour régler les différents et avancer ensemble, les associés de Bauen participent à une assemblée hebdomadaire. Chaque travailleur y dispose d’une voix. « Si l’un de nous fait mal son boulot, nous pouvons en parler en assemblée. Travailler sans chef et sans pression est vraiment agréable mais cela suppose d’être responsable et d’avoir des objectifs clairs. Sans cela, c’est un désastre », prévient Armando. Lutter contre l’individualisme au profit du travail collectif est un défi quotidien à Bauen, d’autant plus difficile à vaincre quand l’enjeu est de ne jamais se transformer en patron.

Sophie Chapelle

Notes

[1] Bauen correspond aux initiales de Buenos Aires Una Empresa Nacional (Une entreprise nationale de Buenos Aires)

[2] Le « Bauen Suite Hotel », à ne pas confondre avec l’hôtel Bauen en coopérative, si vous vous rendez à Buenos Aires.

viaL\’hôtel de luxe qui accueillait ouvriers, paysans et militants – Expérimentation sociale – Basta !.

Severn

Severn (sortie le 10 novembre)

Severn, la voix de nos enfants
long métrage documentaire de Jean-Paul Jaud, réalisateur en 2008 de Nos enfants nous accuseront.
« En 1992, au Sommet de la Terre à Rio de Janeiro, Severn Cullis-Suzuki, une enfant de 12 ans interpellait les dirigeants du monde entier sur la situation humanitaire et écologique de la planète.
En 2009, Severn est une jeune femme de
29 ans qui s’apprête à donner naissance à son premier enfant. Ce long-métrage documentaire propose une mise en regard du discours de Severn en 1992 avec la vision qu’elle porte sur le monde en 2009. Que s’est-il passé depuis dix-huit ans ? Quels sont les engagements environnementaux qui ont été tenus ? A quelles urgences et nouveaux défis le monde
doit-il faire face ? Pour faire écho aux interpellations de Severn et pour répondre de manière résolument optimiste aux désillusions qu’elle pointe, le film prend le parti de mettre en lumière des initiatives positives, menées aux quatre coins de la planète par des personnes remarquables. Ce documentaire ramène chacun d’entre nous à une question universelle et essentielle : quel monde laisserons-nous aux générations futures ? »
Les grandes thématiques traitées dans le film : agriculture biologique, alimentation-santé, biodiversité, déforestation, générations futures, nucléaire, pesticides.
> Le site du film Severn. Vous y trouverez la bande annonce longue, téléchargeable, la liste des projections-débats qui auront lieu en France, les contacts pour organiser une projection, le discours de Severn en 1992 (pdf), le dossier de presse (pdf) (entretien avec le réalisateur, fiche des personnes qui interviennent dans le film…).
Quelques projections-débats et avant-premières en vrac : 10/11 Hérouville, 13/11 Blois, 14/11 Biarritz, 15/11 Toulouse, 16/11 Montauban, 17/11 Carcassonne, 18/11 Perpignan et Prades, 19/11 Font-Romeu et Osseja, 10/11 Frontignan, 20/11 Sète, 26/11 Saint-Nazaire
et Grenoble, 27/11 Seynod…

viaUtopLib – Utopies libertaires.

Petite histoire de pâtisseries… – Ou comment se lancer dans le bio en un tour de main.

 

 

Petite histoire de pâtisseries…

Ou comment se lancer dans le bio en un tour de main.

 

Sylvie Do est une jeune maman qui a décidé de se lancer dans la fabrication et la vente de pâtisseries bio suite à son licenciement il y a 5 ans. Nouveaux projets, nouvelle vie…

 

Pour notre plus grand plaisir évidemment…

 

Voir en ligne : Bio Sphère Café

 

Une belle histoire à raconter, ou petite éloge de la gourmandise façon « bio » :

 

D’où m’est venue cette idée de pâtisseries bio ?

 

Mon histoire commence il y a 5 ans, lorsque j’ai décidé de devenir maman. En attentant que bébé arrive, je me documente et je surfe sur internet notamment sur des forums féminins. Mon intérêt se porte vite sur l’alimentation bio : meilleure pour la santé, les couches lavables meilleures pour ses petites fesses et pour l’environnement. J’achète de plus en plus de produits bio. En allant dans les magasins bio, je constate qu’il y a pas de pâtisseries bio telles une charlotte, un entremet au chocolat, un croissant… J’adore faire des gâteaux et je me dis qu’on a tous les ingrédients pour faire de bonnes pâtisseries, alors pourquoi personne n’en vend ?

 

Le jour où tout bascule…

 

L’entreprise où je travaille comme responsable achats en import/export avec la Chine dépose le bilan. Je me retrouve au chômage. Bébé arrive. Mon projet mûrit. 6 mois après, grâce à l’ANPE, j’obtiens une place pour une formation accélérée CAP pâtissier de 6 mois. Un an après, je trouve un local, une banque qui veut croire en mon projet et j’ouvre le 30 aout 2010 ma crêperie pâtisserie 100% bio.

 

Le rapport des Français avec le bio :

 

Cela fait maintenant 2 mois que je suis en activité. Mais je suis déçue que les gens disent aux enquêtes de l’Agence Bio qu’ils sont prêts à manger bio alors que ce n’est pas vrai. La plupart des gens, avec la crise, veulent juste se remplir le ventre vite et pour pas cher. Que ce soit bio ou pas leur importe peu car pour eux, le bio ça n’existe pas et ce n’est que du marketing.

 

Pour les travaux, j’ai utilisé de la peinture à la chaux naturel. J’ai un mur végétal pour filtrer la pollution des voitures qui circulent dans ma rue. Mes couverts (à emporter) sont en PLA biodégradable, les emballages en carton et en papier kraft. J’ai même dû demander une poubelle jaune pour ma copropriété qui ne triait pas les ordures. Je pensais vraiment que le bio et l’intérêt pour l’environnement étaient rentrés dans les mœurs, mais je constate qu’il y a encore beaucoup de travail et que tous ne sont pas prêts à changer leurs mauvaises habitudes.

 

Mon point de vue vis à vis des produits bio :

 

Malgré tout ça, je crois toujours qu’il est préférable de consommer bio. Je suis convaincue que tous les cancers, les problèmes d’infertilité sont liés aux engrais et pesticides utilisés dans l’agriculture traditionnelle. Le bio, c’est bon et goûteux. Ça ne se limite pas qu’aux produits de régime aux flocons d’avoine ou au lait de soja. C’est aussi un bon millefeuille, une bonne galette bretonne ou un macaron. Et les personnes allergiques au gluten trouvent aussi leur bonheur gustatif dans ma gamme de produits.

 

En guise de conclusion gustative…

 

J’espère avoir attiré votre attention sur ce sujet d’actualité et pourtant ignoré par la plupart des gens et bien sur j’espère que vous me ferez l’honneur de venir goûter ma cuisine…

 

viaPetite histoire de pâtisseries… – Ou comment se lancer dans le bio en un tour de main..

Mouvement des enclosures – Wikipédia

8 juin : Newton Rebellion. À Newton, Northamptonshire, 40 à 50 paysans révoltés contre les enclosures faites par les propriétaires fonciers (famille Tresham) sont pendus.

Mouvement des enclosures
Le mouvement des enclosures fait référence aux changements qui, dès le xiie siècle mais surtout à partir de la fin du xvie siècle et au xviie siècle ont transformé, dans certaines régions de l’Angleterre, une agriculture traditionnelle dans le cadre d’un système de coopération et de communauté d’administration des terres (généralement champs de superficie importante, sans limitation physique) en système de propriété privée des terres (chaque champ étant séparé du champ voisin par une barrière, voir bocage). Les enclosures marquent la fin des droits d’usage, en particulier des communs, dont bon nombre de paysans dépendaient.
On peut trouver plusieurs raisons à ce mouvement d’enclosure :
une raison juridique : les potentats locaux souhaitaient conserver l’exclusivité des terres mais l’absence de cadastre nécessitait de matérialiser les limites foncières ;
une raison « naturelle » : les haies permettent de parquer les animaux et de se protéger des bêtes errantes ;
une raison « environnementale » : les haies absorbent l’eau et les fossés ayant permis la surélévation desdites haies drainent cette eau. On crée soit des haies d’arbres fruitiers (pour améliorer la production agricole) soit des ronciers pour mieux encore défendre les parcelles.
mais la raison fondamentale est la suppression des droits d’usage (vaine pâture, communaux) qui permet la liberté des assolements.
Le mouvement des enclosures a commencé en Angleterre au xvie siècle. Des champs ouverts et pâturages communs cultivés par la communauté, ont été convertis par de riches propriétaires fonciers en pâturages pour des troupeaux de moutons, pour le commerce de la laine alors en pleine expansion. Il s’est ensuivi un très fort appauvrissement de la population rurale de l’époque, entraînant parfois des mouvements de révolte, comme dans les Midlands en 1607.
Selon l’historien Patrick Verley, « l’historiographie a longtemps centré son attention sur le phénomène des enclosures et sur ses conséquences sociales, mais elles ne constituent pas une révolution agricole, elles n’en constituent qu’un préalable, qui n’entraîne pas automatiquement un progrès de la production et de la productivité »1.
Conséquence sociale
« Vos moutons, que vous dites d’un naturel doux et d’un tempérament docile, dévorent pourtant les hommes… »
— Thomas More, Utopia, 1516
Le mouvement des enclosures peut être vu comme un mouvement de désintégration sociale. Il s’est accompagné de progrès importants des pratiques culturales, et est considéré par certains comme marquant la naissance du capitalisme.
Notes et références
↑ La révolution industriellle, par Patrick Verley, page 430

 

viaMouvement des enclosures – Wikipédia.

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