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Show Your Lifestyle : Duo

coupletintin

Si je pense « duo » j’ai tout de suite en image celui formé avec ma compagne de vie : Frédérique !

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Bouddhisme et homosexualité

Lu sur Actualités Unitariennes

Les récents propos de Mgr Léonard sur l’homosexualité ont fait beaucoup de bruit ces derniers jours. En tant que bouddhistes, nous avons assisté à ces passes d’armes avec étonnement. Mais de quoi, bon dieu, est-il question ici ?

Il n’est pas rare que l’on nous demande le point du vue du bouddhisme sur le sujet. Et nous sommes alors amenés à décevoir notre auditoire. Le bouddhisme, par essence rétif aux « points de vue », n’a pas de point de vue sur la question… Cela voudrait-il dire que le bouddhisme n’a rien à dire sur la sexualité ? Bien sûr que non ! Mais il s’exprime de préférence de manière quelque peu plus nuancée que ce que nous avons pu lire dernièrement dans la presse.

Pour commencer, le bouddhisme ne s’intéresse pas à ce qui est permis ou pas. Nous n’avons du reste aucun être suprême ou autre critère ultime pour en décider. Ce qui préoccupe le bouddhisme, ce sont les causes de la souffrance et du bonheur.Il est clair que la sexualité peut être un moteur important de l’une et de l’autre. Il y a malheureusement beaucoup de violence sexuelle. La presse s’en fait régulièrement l’écho, et ce n’est là que la partie émergée de l’iceberg. Mais les êtres humains peuvent aussi être parfaitement heureux dans une relation sexuelle.

Ceci n’a en soi rien à voir avec la nature homosexuelle ou hétérosexuelle de la relation. Étant moi-même psychiatre, j’ai entendu d’innombrables récits poignants d’abus sexuels cachés dans le cadre de relations parfaitement légitimes entre couples hétérosexuels mariés.

La souffrance ou le bonheur ne sont pas déterminés par la nature du désir sexuel mais par la manière dont ce désir est géré. Il n’y a rien de mal en soi dans le désir. Ce n’est que lorsque le désir devient une exigence dans le cadre de laquelle l’autre n’est plus respecté en tant que personne, lorsque l’autre doit se soumettre à mes exigences, que mon désir devient une source de souffrance.

Ne pourrions-nous donc pas cesser de nous perdre dans des questions accessoires ? Il y a suffisamment de souffrance comme cela. Et si nous faisions plutôt passer un message positif de respect et de compassion ?

Edel Maex, psychiatre, secrétaire général de l’Union bouddhique belge (UBB)

Aimer plusieurs hommes à la fois, une seconde fois

Un article paru sur le blog de Françoise Simpère. Elle vient de rééditer son célèbre livre et avec le courage de monter sa propre maison d’édition. Je vous avais déjà parlé de son Guide  des amours plurielles.Pour éviter toute polémique (encore que la différence crée la richesse 😉 ) je reprécise qu’il ne s’agit pas d’un texte contre la monogamie, la famille ou un brûlot pour les amours libertins, mais comme le dit Françoise : une réflexion concrète sur les a priori sur lesquels nous fondons notre vie amoureuse, a priori issus de mythes, de contes, de conditionnement social, et qui ne tiennent pas devant la réalité. C’est un hymne à la responsabilité, à l’attention aux autres, à l’autonomie et à la capacité à assumer à être seul, avec le travail que chacun doit effectuer sur l’Ego: avoir confiance en soi et rester humble en même temps. Comme le dit Françoise ce choix ne convient pas à tous, mais il domageable que la monogamie (monoandrie) soit présentée comme seul modèle possible alors que tant de gens en transgressent les principes de base, preuve que ce modèle ne leur convient pas.

Je laisse la parole à Françoise :

« Aimer plusieurs hommes » épuisé depuis début 2009 reparaît en version revue et augmentée. Une nouvelle couverture très très belle, une quarantaine de pages de plus… et 3 euros de moins que la version originale parue en 2002, avantage d’avoir travaillé en circuit court.

Quarante pages de plus ? Oui, parce que sept ans ont passé et bien des choses évolué depuis la première édition, ne serait-ce que l’âge de mes filles, devenue jeunes adultes, et je sais que la question des enfants compte beaucoup pour les Lutins et Lutines. J’ai développé également les remous et les doutes que peut provoquer le Lutinage, car la majorité des lettres que j’ai reçues depuis 7 ans, même d’amoureux pluriels convaincus, montrent que « si la montagne est belle, le chemin est parfois rude et escarpé ». Enfin, le temps qui passe et donne du recul permet d’écrire de façon plus complexe et plus nuancée, sans faire l’impasse sur les questions qui se posent inévitablement quand on change de logique de pensée.

Griotte sur le clafoutis, ce livre inaugure une maison d’édition artisanale que nous créons avec mon cher et tendre. Son nom : Autres Mondes. Sa ligne éditoriale : tout texte- fiction, essai, souvenirs- de nature à offrir une autre logique que celle du monde où nous vivons, pour en imaginer d’autres. C’est vaste, et nous avons en projet un roman qui paraîtra au printemps et un autre… quand l’auteur aura fini de le corriger !

Pour les pressés et les fauchés, « Aimer plusieurs hommes » est d’ores et déjà en vente sous forme numérique au prix de 8 € TTC (TVA de 19,6% sur les livres numériques !) permettant deux téléchargements.

Pour les fans passés et à venir de ce livre, la version papier sera disponible, avec dédicace personnalisée et frais de port offerts du 7 janvier au 30 janvier. Il vous suffit pour cela de m’envoyer à partir du 4 janvier aux éditions « Autres Mondes »- voir coordonnées ci-dessous- le nom et l’adresse où doit être expédié le livre, la personne à qui le dédicacer, en joignant un chèque à mon nom de 14 € par exemplaire souhaité.

Après le 30 janvier, le livre sera disponible, sans dédicace et avec participation aux frais d’envoi, sur le site www.autresmondesdiffusion.fr

♥ ॐ 🙂 ॐ ♥

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Découvrir le cœur de ma douce

coeursable

On parle parfois de connaître quelqu’un.
Mais j’ai déjà  rencontré des personnes qui disaient qu’elles n’avaient découvert des facettes cachées de leur conjoint que le jour de leur divorce.
A contrario je connais d’autres personnes qui justement se séparent parce qu’elles disent avoir fait le tour de la personne avec qui elles vivent depuis quelques années.

Mais connait-on vraiment un jour, entièrement, une personne ?

A moins d’être soi-même un Bouddha qui puisse voir tout le temps la nature de Bouddha de l’autre, et tout l’enrobage égotique construit autour ?

Cela ne nous laisse-t-il pas une chance de toujours découvrir quelque chose d’autre, chaque jour, de la vie de chez ceux avec qui on vit ou qu’on rencontre ?

Découvrir le cœur de ma douce

« Traçant des signes sur le sable,
J’ai pu dénombrer les étoiles.
Caressant le corps de ma douce,
J’échoue à découvrir son cœur. »

Tsang Yang Gyamtso – L’abeille turquoise, chants d’amour du VI° Dalaï Lama

🙂

L’intime, l’autre en moi ? (histoire de vieux couples)

intimité

Hier nous parlions avecc des amis de vieux couples, ceux qui ont l’air d’être toujours une complicité en dépit du temps qui passe, des difficultés du quotidien qu’ils rencontrent et de la précarité sociale actuelle du couple.

Comment définir la confiance réciproque qu’ils ont pu instaurer ?
Ces couples-là vivent ils à livre ouvert l’un pour l’autre ?
Dans un sens on pourrait dire oui, car ils se lisent intimement, se connaissant fortement. D’un autre côté cette lecture n’est pas maîtrise de l’autre.

« L’exigence de transparence est un signe de manque de confiance, puisqu’elle sous-entend un contrôle absolu de tout ce que fait, dit et pense l’autre. »

Françoise Simpère

Ils semblent pouvoir toujours avoir une part renouvelable à découvrir en l’autre. Car chacun peut jouir de la vie, jouir de sa vie, jouir dans sa vie, sans que ce soit obligatoirement avec son conjoint.

« Chacun doit pouvoir conserver une part secrète et le droit à jouir sans que tout le monde en soit informé »

Françoise Simpère.

Comment partager et respecter l’intime ?
L’intimité trouve son étymologie dans la langue indo-européenneoriginelle, on retrouve dans le sanscrit la racine TAS pour désigner le lieu, IN signifiant dedans.
Comment rentrer dans ce lieu qu’est le conjoint, sans le violer ? Comment connaître cette intimité sans l’occuper  ? Comment faire qu’elle devienne un lieu de possibles pour le couple ?
En permettant qu’elle soit un lieu de possible pour l’individu ?

« L’intimité, c’est de pouvoir déposer des rêves & des projets dans les possibles de l’autre…
Avec l’espoir d’en réaliser quelques-uns ensemble.
Vivre en couple dans la durée, c’est apprendre à créer & à vivre une intimité personnelle (reconnue par l’autre) & une intimité commune (respectée par chacun)
Il faut du temps, beaucoup de temps pour créer une intimité harmonieuse.
Il faut beaucoup de temps & d’amour pour respecter l’intimité parfois proche de l’autre, & quelquefois plus lointaine. »

Jacques Salomé, Eloge du couple, Albin Michel, 1998

En fait les vieux couples donnent du temps au temps, ils ne croient pas obligatoirement en une vision idillyque du couple, mais plus dans une réprésentation concrète de la relation qui se construit, accepte la différence, et pratique la rencontre par le dialogue en acceptant les échecs, les remises en cause, les redémarrages.
Chaque obstacle devient une nouvelle occasion de construction, pas toujours facile
Chaque liberté une occasion de s’enrichir et de faire prospérer le couple par cette richesse mutuelle.

La pratique : laisser se déployer la paix en nous pour agir sur le monde

etudes

Le Dalaï Lama nous dit que pour accomplir la paix dans le monde il faut d’abord la trouver en soi :

« Le désarmement extérieur passe par le désarmement intérieur. Le seul vrai garant de la paix est en soi. »

Tout d’abord cette transformation intérieure n’est pas si simple, ensuite elle n’est pas suffisante en soi et doit  nous imposer de plonger dans le monde, de ne pas attendre d’être « fin prêt » pour « y aller ».

Quand on rencontre un ami spirituel sur qui notre confiance va pouvoir s’appuyer, il va nous permettre de prendre le risque de changer, de nous affronter.  Il va nous guider vers une pratique adaptée pour favoriser ces changements, c’est à dire quelque chose qui nous aide à nous faire face,  à nous mette en mouvement, nous mettre en déséquilibre sans nous nuire. La meilleure image que j’ai est le saut à l’élastique. On saute dans le vide, il existe ce lien qui nous sécurise, il n’empêche que la peur est là.

La pratique viendra s’inscrire dans notre contexte de vie, familiale, professionnelle. Tout en le respectant, il peut aider à le rendre plus spacieux. Même si cette pratique quotidienne doit servir à un mieux être personnel et de meilleures relations avec notre entourage, néanmoins le changement est rarement facile et confortable, cela demande du courage.

Je repense à Lama Thupstan Wangchuk qui a du mal à comprendre, malgré sa bonne connaissance du monde occidental et des occidentaux, que des pratiquants bouddhistes occidentaux soient par exemple, toujours dans des relations conflictuelles de couples, cela semble lui paraître antinomiste.

Le maître spirituel n’attend rien en retour, il est comme un panneau indicateur sur notre route, que l’on rencontre à certains moments, pour nous révéler les directions possibles, nous indiquer les préciosités du moment à observer & à vivre. A nous de déterminer quel respect nous accordons à cette rencontre, principalement par ce que nous en faisons concrètement dans le quotidien.

Cette pratique qui engendre une réelle transmutation intérieure, nous permet de devenir capable de participer à la transformation du monde pour permettre à chacun de laisser se déployer l’esprit  en lui.

Mais bien sûr il n’est pas si simple de développer ces qualité de sagesse et de compassion, d’amour.
On peut toujours se dire, pour l’instant je ne suis pas encore prêt, je continue de travailler sur moi, j’agirai plus tard. Mais la pratique devient alors une excuse pour fuir notre « entrée dans le monde ». Le bouddhisme nous amène à agir comme un bodhisattva dans le monde, mais il nous demande pas d’attendre à être un bodhisattva pour agir.

C’est maintenant, ici, que nous sommes le mieux placé pour agir, pour entrer en relation profonde et réelle avec le monde et les êtres vivants qui nous entourent. Oeuvrer à ce contexte pacifique en soi, est symboliquement comme les cercles concentriques autour du point d’impact du caillou qui a touché l’eau,  ils vont s’élargir et toucher la berge. Cette ambiance sereine va se déployer dans la famille, de communauté en communauté, de plus en plus larges jusqu’au monde entier.

La pratique n’est donc pas étude théorique prolongée jusqu’à l’obtention d’un état « parfait », mais au contraire de laisser se déployer concrètement la paix autour de nous, et ce que nous renvoie le monde est lui même enseignement pour encore nous aider à nous rencontrer d’une manière plus authentique dans notre pratique,  dans notre quotidien, dans un processus toujours renouvelé.

La Paramita (perfection) du don (Dana) – 3 – : la Magnificence

mmagnificence

(suite du billet sur la Munificence & sur l’Altruisme)

Magnanimité

La magnificence étymologiquement c’est la «qualité de ce qui est magnifique, grand, imposant», ce qui donne la magnanimité venant du latin « magnanimitas » qui est la grandeur d’âme. La voie du bodhisattva qui utilise les 6 perfections est la voie de la Grandeur. Mais de quelle grandeur s’agit-il dans le cadre de l’altruisme ?

Si on donne à un ami, par exemple est on dans cette « grandeur » ? Montaigne, « l’ami idéal » de La Boëtie, note que,

« des amis ne se peuvent ni prêter, ni donner rien, tout étant commun entre eux. »

Quand on aime, donner est naturel, il n’est pas nécessaire d’être généreux pour donner. C’est pourquoi ce n’est pas la voie de la Grandeur.
Cependant si nous étions déjà tout amour (aimant tous les êtres vivants avec équanimité), la question de la générosité ne se poserait même pas.
C’est justement parce qu’il nous manque ce Grand amour équanime que la perfection de l’altruisme nous permet d’y tendre. En fait, comme bien souvent dans la pratique de la bodhichitta, pratiquer Dana c’est donner comme si déjà nous aimions, prendre le chemin du bodhisattva c’est pratiquer « comme si » nous étions déjà des bodhisattva tout en sachant que nous ne le sommes pas encore.

Etre Grand, magnanime, c’est prendre conscience de ce qui est grand en nous et en l’autre, cette « humanitude » dont j’ai parlé ci-dessus et de s’ouvrir sans juger sur tout ce qui est humain, car on sait que derrière se cache cette grandeur, même si elle n’est pas visible actuellement, comme bien souvent elle n’est pas visible chez nous, par peur. Et ce comportement d’ouverture totale, peut amener des inquiétudes chez l’autre, c’est pourquoi Chôgyam Trungpa note qu’être généreux peut facilement être suspect, éveillant le soupçon :

« Pourquoi ce type est-il si gentil et aimable avec moi sans rien demander en retour ? »

Mais c’est en quoi la vertu de la générosité est une perfection car toujours suivant Chôgyam Trungpa

« on est d’avantage terrifié par les actes authentiquement généreux que par la générosité partielle, parce qu’il n’y a rien à quoi se raccrocher. »

Cette grandeur du don dépasse le don matériel, c’est offrir sa présence, c’est être présent à l’autre. Thich Nhat Hanh nous offre ce mantra à dire en couple mais qu’on peut modifier pour le dire à tout humain avec qui on rentre en relation :

« Chéri, je suis là pour toi. ».

La méditation est justement un bon « entraînement » à cette présence sereine et totale.

Au delà du don matériel, Thich Nhat Hanh, toujours lui, déclare qu’on peut donner de la joie, du bonheur & de l’amour. C’est apprendre dans ces domaines à ne rien garder pour soi, à donner, à rayonner. Mais encore une fois pour offrir ce bonheur et cette joie il faut avoir soi même dépassé ses peurs.
Dans un film j’avais entendu cette phrase qui m’avait paru très juste :

« Pour aimer il faut être libre, pour être libre il ne faut pas avoir peur ».

La pratique de la méditation sous la guidance d’un enseignant va nous amener à nous confronter à nos peurs, à nos émotions négatives (jalousie, colère, avidité, désespoir…) pour les laisser comme des briques qui nous construisent et non pas des obstacles qui nous bloquent.

Mais donner de soi c’est aussi savoir protéger la vie, protéger les autres, savoir s’investir contre les injustices et les systèmes oppressant. Pour paraphraser Térence nous pourrions dire au nom de Dana : « Je suis un humain, et rien de ce qui est la souffrance humaine ne peut m’être étranger. »

Pour finir je dirais que ce don, cet altruisme, cette grandeur d’âme, c’est l’ouverture du coeur, la bodhichitta en action et que nous ne pouvons pas en faire l’impasse en tant que bouddhiste, que pratiquant, qu’humain.

suite

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