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Ni des dieux, ni des bêtes, mais des êtres complexes.

Extrait d’un article de Françoise Simpère

Invitée ce matin à une émission TV sur la sexualité. La présentatrice demandait comment faire pour que le sexe soit simple et comment faire pour entretenir le désir. Je me suis risquée à lui répondre- c’était en direct, pas de risque de coupe au montage- que je souhaitais que le sexe garde sa complexité et qu’on n’élucide jamais le mystère du désir. Les gadgets et les scénarios érotiques ne fonctionnent que si on est déjà à l’aise avec sa sexualité. Et pour être à l’aise, mieux vaut en reconnaître humblement la complexité.

Les hebdos parlent d’échangisme, la télévision d’agressions sexuelles, les magazines proposent 101 trucs pour rendre Jules ou Juliette fous au lit, tandis qu’entre les cuisses virtuelles de blondes sans visage, les cadres internautes frissonnent d’excitation onaniste. Sexe à l’image du monde, consommateur et sécuritaire. Ce n’est pas l’organe qui fait peur, ni les gestes, mais l’invisible. L’imaginaire capable de transcender le génital en érotisme. Le désir, si puissant qu’une simple pensée redresse la verge masculine. L’abandon féminin, dont on ne sait où il peut mener… L’intimité partagée ouvre au mystère de l’autre et à ses propres mystères. Mais l’Homme, justement, déteste les mystères, déteste ce qu’il ne maîtrise pas ,qui ravive en lui d’archaïques blessures.

« Dieu créa l’Homme à son image et lui donna la Terre pour qu’il la fasse fructifier ». L’Homme- Etre humain, mais à la réflexion assez souvent le mâle- se crut donc le centre de l’Univers, proche du divin et supérieurement intelligent… jusqu’à ce que Copernic lui apprenne qu’il n’est pas le centre de l’univers, que Darwin lui assène sa filiation animale, que Freud lui révèle qu’il est mené par le bout d’un sexe lui-même sous l’emprise d’un inconscient indomptable.Trois découvertes, trois blessures narcissiques au cœur de notre sexualité.

Narcisse amoureux cherche son reflet dans le regard de l’autre : « Je suis le plus beau, le centre de son univers ». Qu’est-ce d’ailleurs que la jalousie, sinon le dépit de découvrir que d’autres planètes peuvent tourner autour de l’astre dont on se veut propriétaire? Malgré la multiplication des divorces et des remariages, l’idéal de l’amour exclusif est si ancré dans l’inconscient collectif que peu de gens se risquent à poser l’élémentaire question : « Pourquoi serait-il mieux d’aimer une seule personne que plusieurs ? » C’est ainsi. Point. Comme la Terre, longtemps, fût le centre du monde…. Et condamnés comme hérétiques ceux qui affirmaient le contraire.

Les fantasmes dessinent une ligne ténue entre conscient et inconscient. Pulsions non pas violentes comme on le dit souvent pour les condamner, mais puissantes. Le désir n’est pas seulement sexuel, il est l’énergie de toute vie, celle qui pousse à vivre au lieu de mourir.

Et c’est pourquoi l’angoisse de la mort, si humaine, est inscrite dans toute relation sexuelle, seul lien affectif pour lequel on s’interroge dès le premier jour : « Est-ce que ça va durer ? » Une mère ne se demande jamais combien de temps elle aimera son enfant, les ami(e)s n’imaginent pas la fin de leur amitié, mais Narcisse sait la fragilité du désir…

Alors, dur, dur, le sexe ? (Si j’ose ainsi m’exprimer…) Non, dès lors qu’on est conscient de ce qui l’anime, car animer, c’est donner une âme… En réalisant que la sexualité révèle ces fragilités éminemment humaines, qui font de nous ni des dieux, ni des bêtes, mais des êtres complexes de chair et d’âme, on lui rend sa plénitude. Alors le plaisir quitte les rivages banals de la médecine et de la mécanique pour aborder ceux de l’extase

Par Françoise Simpère

Lire l’article intégral

♥ ॐ 🙂 ॐ ♥

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Zen & Taoïsme

Les  paroles sages peuvent être floues

Les paroles sages peuvent être floues (Photo de calligraphie du Tao Te King de Lao Tseu)

Une suite à l’article Zen et taoïsme – Bouddhisme et modernité

Résumé d’un article lu sur le site En Dehors

La perspective taoïste fondamentale du monde que chaque chose ou événement (shih ou wu) est ce qu’il est seulement par rapport à tous les autres.

Le principe est que, si tout évolue à sa propre manière, l’harmonie de l’univers sera établie, puisque chaque processus dans le monde peut évoluer seulement par rapport à tous les autres. L’analogie politique est la théorie de Kropotkin qui dit que si les gens sont laissés seuls à faire ce qu’ils veulent, s’ils suivent leur nature et découvrent ce qui les satisfaits vraiment, un ordre social émergera de lui-même. L’individualité est inséparable de la communauté. En d’autres termes, l’ordre de la nature n’est pas un ordre forcé; ce n’est pas le résultat de lois et de commandements que les gens sont contraints d’obéir par la violence externe, puisque dans la perspective taoïste, il n’y a pas vraiment de monde extérieur. Mon intérieur s’élève mutuellement avec mon extérieur et, bien que les deux puissent être différents, ils ne peuvent pas être séparés.

Extraits du Encyclopædia Britannica :

Parce que le Zen a atteint l’Ouest à travers les bouddhistes japonais, l’on pense fréquemment que l’origine du Zen est à la fois bouddhiste et japonais. C’est en fait loin de la vérité puisque le Zen a puisé ses bases dans le « Tao Chia » (philosophie taoïste) et dans le bouddhisme. Le Zen est originaire de la Chine et n’est arrivé au Japon que plusieurs siècles après. Autre que quelques points de vue différents, il n’y a pas de conflit entre le bouddhisme et le taoïsme, et là où des différences surviennent, elles le sont habituellement que sur l’emphase de certains principes plutôt que sur les principes eux-mêmes. En effet, un des plus respectés professeurs de Zen des deux cents dernières années (qui était un bouddhiste), a souvent répété :

« Quand tu parles de Zen, tu parles du Tao,

et quand tu demandes au sujet du Tao

tu demandes au sujet du Zen. »

(Daisetz Suzuki)

Le fait que nous sommes tous apparentés est d’une grande importance parce ceci s’applique autant à l’entraînement du Zen comme à ses praticiens. Plus important encore, ceci prévient le danger de se séparer du monde. C’est avec cet avertissement que, dès son début en tant que système d’enseignement et jusqu’à ce jour, ceux qui pratiquent le zen sont conseillés de maintenir leurs liens avec le reste de la société et avec la nature.

Sachant que tous les êtres et toutes les choses

existent seulement par rapport à tous les autres,

agis en harmonie avec eux et avec la nature,

de qui nous provenons tous.

Et puisque tu fais partie de la totalité,

aie de la compassion pour tous les êtres

et ne cause pas de blessures ou de mal inutiles.

lire l’article dans son intégralité

♥ 🙂 ♥

Et Dieu dans tout cela ?

Converter

Parler de Dieu n’est pas facile, surtout quand on pense qu’il n’y a pas de raison qu’il existe 😉  . Car parler de Dieu, c’est vite tourner au débat passionné,  c’est se confronter aux personnes  y  croient et ne peuvent en douter puisqu’elles appuient leurs croyances sur un livre, dit « saint » qui provient d’une « révélation », de la parole de Dieu. Il est certain que face à la « parole de Dieu », la parole d’un humain ne vaut pas grand chose.

Mais :

  1. je ne peux accepter de ne pas en parler

  2. le raisonnement est un peu spécieux puisque la croyance repose sur un texte qui dit qu’il faut croire. C’est sinon un cercle vicieux au moins un axiome mais rien de démontrable et donc réfutable.

« Les fondamentalistes savent qu’ils ont raison parce qu’ils ont lu la vérité dans un livre saint et qu’ils savent à l’avance que rien n’ébranlera leur conviction. La vérité d’un livre saint est un axiome, et pas l’aboutissement d’un raisonnement. Le livre dit vrai, et si les faits semblent le contredire ce sont les faits qui doivent être rejetés, et pas le livre.
Au contraire, ce que je crois en tant que scientifique (l’évolution par exemple) je le crois non pas parce que je l’ai lu dans un livre saint mais parce que j’ai étudié les faits. »

Richard Dawkins

Mais essayons de ne pas tomber dans un débat passionné mais plutôt « raisonnable » au sens étymologique du terme. Prenons Dieu comme une hypothèse, et chacun est libre de croire en ses propres hypothèses, & même s’il ne peut les démontrer, au moins qu’il démontre qu’elles lui sont utiles, pour lui même pour mieux vivre et  pour le système « vie »  en ne nuisant pas aux êtres vivatst, à minima, voir mieux en l’aidant à se développer .

« L’hypothèse de Dieu suggère que la réalité dans laquelle nous habitons contient aussi un agent surnaturel qui a conçu l’univers et -du moins dans de nombreuses versions de cette hypothèse – qui le fait fonctionner, éventuellement en y intervenant par des miracles qui enfreignent temporairement ses propres lois, lesquelles sont le reste du temps parfaitement immuables. »

Richard Dawkins

Mais le même auteur pose la question fondamentale qui, à la manière des poupées russes, remet en cause cette hypothèse :

« qui a conçu le concepteur ? »

En fait cette hypothèse n’apporte rien dans l’expérimentation, l’explication et la compréhension de la nature et du cosmos, elle n’est qu’une croyance.

« Pour le scientifique, l’idée de Dieu est sans nécessité logique. Il doute même qu’elle ait une signification. Elle ne l’aide pas à expliquer quoi que ce soit qu’il ne pourrait expliquer d’une manière différente et plus simple. »

Alan W. Watts

Mais, toujours pour éviter le débat passionné, où chacun reste sur ses positions,  je peux admettre que  Dieu est un mot, dans la religion juive il ne faut d’ailleurs pas le nommer, on le « surnomme » en l’épelant Yod Haw Vaw Haw. Derrière un même mot chacun peut y mettre des idées différentes.

« Le théiste croit à une intelligence surnaturelle qui , outre sa charge principale de créer l’univers au départ, est toujours partout pour surveiller et influencer le destin subséquent de sa création initiale.
En revanche le Dieu déiste n’intervient jamais par la suite et il ne porte certainement aucun intérêt particulier aux affaires humaines. Il a fait exploser le big bang et a pris sa retraite et ne s’est plus jamais fait entendre.
De leur côté, les panthéistes ne croient absolument pas à un Dieu surnaturel, mais ils utilisent le nom de Dieu comme synonyme non surnaturel de la Nature ou de l’Univers, ou pour désigner les lois qui gouvernent son fonctionnement. »

Richard Dawkins

Ainsi nommer l’ensemble des lois et des phénomènes naturels : Dieu, d’une manière panthéiste peut faire qu’il n’y ait plus de raison d’être athée, mais il n’y a pas non plus de raison d’être pratiquant 😉 .

« Si par Dieu on entend l’ensemble des lois physiques qui gouvernent l’univers, alors il est clair que ce Dieu existe. Ce Dieu est peu satisfaisant émotionnelle ment parlant cela n’a guère de sens que de prier pour la loi de la gravité. »

Carl Sagan

Et alors pourquoi conserver le nom de Dieu et ne pas chercher plus, du côté scientifique, pour se faire surprendre par les mystères et la grandeur des lois cosmiques ?

« Comment se fait-il que pratiquement aucune religion ne se soit tournée vers la science et en ait conclu : « c’est mieux que nous le pensions ! l’univers est bien plus grand que ne le disaient nos prophètes, plus grandiose, plus subtil, plus élégant » ?
Une religion ancienne ou nouvelle, qui mettrait l’accent sur la splendeur de l’univers telle que la révèle la science moderne pourrait d’attirer beaucoup plus de vénération et de respect que les religions traditionnelles. »

Carl Sagan

Le Dalaï Lama qui participe régulièrement à des rencontres avec des scientifiques (les « Passerelles ») pour confronter les dernières découvertes de la science aux hypothèses bouddiques, dit que si ces découvertes venaient à contredire les croyances bouddhiques il faudrait remettre en cause & faire évoluer celles-ci.

En quoi la science, et la non croyance en un concept « divin » pourrait-il d’ailleurs remettre en cause ce besoin de transcendance de l’humain ?

«  S’il est en moi une chose qu’on peut taxer de religieuse, c’est mon admiration sans limite pour la structure du monde dans la mesure où notre science peut la révéler. »

Albert Einstein

Et face à cette structure, nul besoin d’y mettre un objectif anthropomorphique, mais  il suffit de s’asseoir face à l’immensité de la mer, de l’espace, du ciel, des déserts, de se mettre au ras des paquerettes pour observer les insectes, de regarder les oiseaux voler, et simplement savoir rester humble, admiratif, méditatif.

« Je suis un non croyant profondément religieux. c’est une religion d’un type quelque peu nouveau. Je n’ai jamais imputé à la Nature un objectif ou un but, ou quoi que ce soit qui puisse passer pour anthropomorphique.
Ce que je vois dans la Nature, c’est une superbe structure qu’on ne peut comprendre qu’imparfaitement et qui doit donner à celui qui réfléchit un profond sentiment d’humilité. c’est un sentiment authentiquement religieux qui n’a rien à voir avec le mysticisme. »

Albert Einstein

🙂

La main

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Lorsqu’elle vient à vous, c’est l’espoir qui rayonne,

Car vous n’êtes plus seul. C’est une main qui donne.

Sa chaleur vous apaise, et la main Fraternelle

Réalise pour vous le miracle du ciel. Cet ami qui vous soigne, en cette communion

Va, dans l’amour divin, vivre une création.

Son être tout entier reçoit de l’univers

Les Forces que sa main redonne sur la terre.

Cette main de Lumière, elle est votre secours.

Elle est cette occasion que l’on vous donne un jour,

de comprendre que l’homme est toujours, en tous lieux

Solidaire de l’homme en sa marche vers Dieu.

Quand le mal est en vous, et que la main s’étend,

Elle fond la douleur de son rayonnement.

Alors la peur s’en va, on renaît à la vie,

On respire à nouveau, on veut aimer aussi.

La pensée qui s’élève et la Paix dans les yeux

Sont le plus grand merci, l’échange est merveilleux

Il faut connaître, enfin, sa source d’énergie :

Elle vit par l’AMOUR, cette main qui guérit.

🙂

Les douze principes du Bouddhisme

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(Pema Ling – Dessinateur & Scénariste : Georges Bess – Editeur : DUPUIS)

12 Principes qui résument bien le bouddhisme en tant que philosophie, spiritualité et principes concrets de vie.

Lire la suite

Asseyez-vous entre les toilettes et la cuisine et entrez aussitôt en communion… avec tous les êtres de l’univers.

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Une phrase zen dont je ne me rappelle ni l’origine ni l’auteur dit quelque chose un peu comme cela :

« Placez votre zafou (le coussin sur lequel on s’assoie pour faire le zen assis -za zen-) n’importe où, par exemple entre les toilettes et la cuisine, asseyez-vous, et vous entrerez aussitôt en communion… avec tous les êtres de l’univers. »

Même si dans la réalité les textes zen traditionnels conseillent de plutôt choisir un endroit bien placé (pas trop de chaleur, de froid, de lumière, de ténèbre, de vent…) j’aime cette phrase car il me semble qu’elle décrit bien tout le courage (cœur à l’ouvrage) que l’on doit avoir et mettre pour pratiquer la méditation, Chögyam Trungpa parle de l’esprit du guerrier (pacifique, s’entend).

Ce courage nous permet d’affronter la méditation non pas d’une manière « pépère » (je pose mon cul tranquillement dans un coin loin des problèmes de la vie), Chögyam Trungpa (toujours lui) parle dans ces cas là du matérialisme spirituel, mais  a contrario de rentrer dans une méditation ouverte sur la vie changeante, différente, bouleversante.
C’est à dire que cette conscientisation (espace de conscience) dans lequel nous entrons, est ouvert sur toutes les facettes de notre vie : notre corps, notre santé, nos amoures, notre famille, l’éducation à donner à nos enfants éventuels, nos réalisations artistiques (depuis le rangement de notre maison jusqu’à de la peinture en passant par des plats cuisinés), nos relations d’entraide du quartier, notre engagement politique (vie dans la cité) pour le mieux-être de tous les êtres, notre implication écologique locale et mondiale.

Et c’est pourquoi il nous faut du courage pour s’engager sur cette voie, la voie de notre existence, ouverte sur l’univers.

Désert d’opinions

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« Le Bouddha n’enseigne que ce qui est indispensable à l’obtention du nibbâna.

Il y insiste à maintes reprises, précisant que ce qu’il a enseigné par comparaison à ce qu’il sait, mais n’a pas dit, est dans le même rapport que quelques feuilles tenues dans la main à toutes les feuilles de la forêt.

Notamment, il laisse de côté toutes les questions métaphysiques auxquelles il est difficile ou impossible de donner une réponse tant qu’on est lié au monde.

Par exemple: l’univers est-il éternel ou non éternel, fini ou infini, l’âme est-elle la même chose que le corps ou une autre chose, le Bouddha existe-t-il ou non après la mort? etc. Toutes ces questions sont appelées «désert d’opinions », « jungle d’opinions », etc.

Bref le Bouddhisme n’offre pas sur un plat un traité de métaphysique ou de cosmologie, mais se contente d’enseigner les moyens pour arriver à trouver par soi-même la solution de ces questions, et bien mieux que cela: «la pénétration profonde, l’éveil, le nibbâna ».

Jean-Pierre Schnetzler La méditation bouddhique – Ed Albin MIchel 1994

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