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Minority Report

Extraits d’un article lu sur parti zen : « Le cognitivisme ça sert à faire la guerre! »

La troisième vague, tel est le titre d’un des derniers ouvrages francophones destiné à présenter le cognitivo-comportementaliste, à la suite du cognitivisme et du comportementalisme.

Avons-nous suffisamment pris conscience que nous n’avons ici pas seulement affaire à des théories, à une pratique, ni même à des applications, mais à un programme.

Et que ce programme, qui revendique son appui sur les neurosciences, est en train de s’emparer à petit pas du contrôle plein et entier d’un certain nombre de domaines majeurs de la vie, individuelle, publique et collective, et pas seulement la vie psychique.

Pas seulement la psychanalyse, même si celle-ci se trouve être dans sa première ligne de mire.

Avez-vous par exemple entendu parler du Law and neurosciences project, fruit de la coopération entre plusieurs universités et administrations américaines, qui se donne pour objectif d’utiliser les données de l’imagerie cérébrale comme preuve à charge afin de démontrer la culpabilité d’un suspect, sa responsabilité pénale, ou ses tendances déviantes, afin de parvenir à changer les lois aux Etats-Unis (1) ?

Nous assistons à l’extension hégémonique d’un scientisme des temps nouveaux, sous sa forme la plus moderne, le neuroscientisme.

Le cognitivo-comportementalisme en est un de ses fers de lance, sans en être pour autant le seul.

Quelle en est sa visée ?

Parvenir à constituer un homme nouveau, littéralement un changement de la nature humaine.

Il n’y aura besoin d’aucune violence ni contrainte pour nous l’imposer, le neuromarketing, aux techniques déjà bien rodées, ayant réussi sa percée et son implantation durable dans nos vies et dans nos habitudes de consommation. Il suffit de se promener dans les allées d’un supermarché, pour que vos sens olfactifs, visuels, et auditifs, soient pris en charge de façon subliminale pour amener vos pas là où il a été décidé de vous emmener.

Et la neuroéconomie ?

L’ultra libéral Guy Sorman nous donne les linéaments de ce qui nous attend (2) :

« La neuroéconomie devrait nous encourager à rendre les marchés plus transparents, et non pas plus régulés »

Nous nous dirigeons vers des techniques encore et toujours plus performantes, d’augmentation cognitive, de « rehaussement » cognitif.

Il s’agit, entre autres, de programmes d’interventions invasives sur le cerveau, on appelle cela la nanorobotique cérébrale, par implantation de microprocesseurs dans telle ou telle zone du cerveau, l’hippocampe par exemple, programmes mal connus du grand public, et pour le moment réservés à l’ingénierie militaire.

Vous pensiez sans doute aux services hospitaliers de rééducation neurologique, où cette recherche viendrait contribuer à proposer une suppléance à des grands déficits neurologiques invalidants, et vous n’y êtes absolument pas.

Pour les comportementalistes, il ne fait aucun doute que l’ingénierie comportementale, devrait inspirer les dirigeants politiques actuels, qu’il s’agisse de l’économie, de l’éducation, des médias, des loisirs, etc…

Quel rapport avec les pacifiques thérapies cognitivo-comportementales ?

Il s’agit tout simplement du même programme politique, et des mêmes conceptions.

Ouvrons les premières pages d’un ouvrage de vulgarisation du cognitivo-comportementalisme, où l’auteur explique au lecteur profane qu’il existe deux types de vulnérabilité, une vulnérabilité génétique individuelle, liée à la personnalité, qui entrerait pour moins de 50% dans la décompensation psychique, et que le reste est expliqué par l’histoire individuelle et les évènements récents, c’est la vulnérabilité historique.

Qu’est ce que cette vulnérabilité génétique signifie ? Où nous mène t elle ?

A l’eugénisme ?

…………………………………………………………………..

Notes :

(1) Voir le site internet http : http://www.lawandneuroscienceproject.org

(2) Guy Sorman Economics does not lie. City journal, été 2008, disponible en ligne sur http://www.city-journal.org. Cité par Slavoj Zizek Après la tragédie, la farce ! ou comment l’histoire se répète. Flammarion. Bibliothèque des savoirs. 2010. pp.40-41

Lire l’article intégral de Thierry Fromentin

J’ai mis en nom de ce billet « Minority Report » car c’est le titre d’un film de science-fiction américain réalisé par Steven Spielberg (2002) où à  Washington  en 2054, des êtres humains mutants, les précogs, peuvent prédire les crimes à venir grâce à leur don de préscience et arrêter les criminels avant leurs actes.

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Altruistes de tous les pays, unissez-vous !

fraternité

(100 ans de sport et de fraternité – Scénario & Dessin : Chaunu – Editeur : Fédération Sportive Et Culturelle De France)

Extraits d’un article lu sur L’Express

« Il faut encourager tous ceux qui ont un comportement altruiste à s’allier pour définir les règles », assure Matthieu Ricard.

De Davos à Zurich, en passant par Londres et Paris, Matthieu Ricard, pèlerin de la cause tibétaine, cherche aussi à promouvoir une économie altruiste.

Matthieu Ricard, 64 ans, docteur en génétique cellulaire, moine tibétain depuis trente ans, n’hésite plus, comme cette année, à interrompre une retraite pour rejoindre Davos, rendez-vous obligé du gratin du business mondial. « La première fois que j’ai été invité, je me suis interrogé, raconte-t-il. Mais c’est là qu’il faut aller pour faire avancer ses projets… et ses idées. » Il y retrouve des frères en esprit, tels Muhammad Yunus, l’inventeur du microcrédit, et Fazle Abed, le fondateur du Brac, au Bangladesh, l’une des plus grandes ONG mondiales. Ou encore son ami, le banquier suisse Thierry Lombard.

« L’an dernier, les financiers exprimaient de véritables questionnements personnels. On sentait la nécessité d’un retour aux valeurs, au respect, à la confiance en l’autre. Mais la crise n’a pas été assez sévère », regrette Matthieu Ricard. Moine et révolutionnaire ? Raté : pour cet adepte de la non-violence, changer le système de l’intérieur n’est pas une utopie. « L’économie n’a pas besoin d’être égoïste pour fonctionner, assure-t-il. La preuve avec les entrepreneurs sociaux. C’est simplement le but ultime qui doit changer. » En clair, faire le bien autour de soi au lieu d’accumuler des richesses pour soi. Et plutôt que de compter sur la bienveillance d’une poignée de milliardaires devenus philanthropes, encourager tous ceux qui ont un comportement altruiste à s’allier pour définir les règles – ils existent, les travaux du Suisse Ernst Fehr l’ont démontré, rappelle Ricard.

Photo rsepulveda

Le moine ne fait pas l’apologie de la charité ; il croit davantage à la coopération. Pas question non plus de parler de décroissance : « Trop négatif. » Il préfère prôner la simplicité. Traduit en termes économiques par son ami Jean-François Rial, le cofondateur de Voyageurs du monde, cela donne la « croissance utile ». Convaincu que l’altruisme est aujourd’hui une nécessité et non un luxe, Matthieu Ricard y consacre toute son énergie. Dans son sillage, on résume le message : « Altruistes de tous les pays, unissez-vous ! »

Par Valérie Lion

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La BD comme outil de témoignage

Lu sur Télérama

Ça s’appelle “Zahra’s Paradise”, et c’est une BD d’anonymes iraniens en forme de cri de souffrance, qui raconte la terreur de la jeunesse face aux Gardiens de la Révolution islamique. Un feuilleton à lire sur le Web, en attendant qu’il soit publié, en France, par Casterman.

Jeune manifestant iranien, Mehdi a disparu « dans les goulags de la République islamique » : il s’est « évanoui dans une zone extrajudiciaire crépusculaire où l’habeas corpus n’existe plus ». Mais sa mère et son frère refusent de l’abandonner et le recherchent fébrilement à Téhéran… Après Persepolis 2.0 (un détournement de la série de Marjane Satrapi, pointant les tensions politiques iraniennes après la réélection de Mahmoud Ahmadinejad), Zahra’s Paradise témoigne en BD de la terreur que font régner les Gardiens de la Révolution parmi la population iranienne.

Mis à jour trois fois par semaine – les lundis, mercredis et vendredis –, ce feuilleton en noir et blanc est traduit en sept langues (farsi, arabe, anglais, français, espagnol, italien et néerlandais) et a reçu le soutien d’éditeurs occidentaux : ainsi, Casterman le publiera l’année prochaine sous format papier en français. Ses auteurs ont emprunté des pseudonymes, « pour des raisons politiques évidentes ». Le scénariste Amir se présente comme « un militant irano-américain pour les droits de l’homme, journaliste et réalisateur de documentaires », tandis que le dessinateur Khalil se pose comme un sculpteur, céramiste et auteur de BD.

Laurence Le Sau

Lire l’article intégral.
Zahra’s Paradise

Appel de la jeunesse

Appel de la jeunesse :

Nous, membres du Collectif Appel de la Jeunesse, n’acceptons pas :

  • de voir autour de nous nos parents, nos proches et même de plus en plus souvent nos camarades de classe, touchés par le cancer ;

  • de voir de plus en plus de jeunes rencontrer des difficultés à concevoir un enfant ;

  • de voir se développer les allergies, l’asthme, le diabète, l’obésité et les maladies invalidantes que cela génère ;

  • de consommer des produits qui traversent le monde, empoisonnant les populations et leur environnement, et exploitant plus particulièrement les populations des « pays du sud » ;

  • d’entendre le discours qui veut nous faire croire que tout cela n’est qu’une fatalité ou ne relève que de la seule responsabilité individuelle.

Nous considérons cet état de fait comme anormal !

  • Parce que la pollution chimique généralisée imprègne nos organismes et ceux des enfants ;

  • parce que la publicité omniprésente nous pousse à être des consommateurs boulimiques de biens matériels jetables et de mal bouffe ;

  • parce que les technologies nouvelles comme la téléphonie mobile, les OGM ou les nanotechnologies sont développées sans qu’elles aient été sérieusement évaluées au préalable ;

  • parce que nous ne pensons pas que notre génération et celles à venir puissent être en bonne santé sur une planète malade.

Nous lançons cet Appel de la Jeunesse pour que le lien entre la Santé et l’Environnement soit au cœur des choix politiques.

Nous avons bien conscience que l’avenir de nos sociétés est entre les mains des décideurs politiques ainsi que de tous les citoyens.

Nous pensons qu’en chacun de nous il y a une partie de la réponse aux défis inédits que rencontre aujourd’hui l’Humanité.

Nous avons confiance en la Société, en ses valeurs, en son imagination, en son intelligence, en sa capacité à se mobiliser massivement et de manière déterminée pour construire un bel avenir, assurer sa pérennité et son épanouissement.

Nous pensons que la Jeunesse a un rôle moteur à jouer pour inventer de nouveaux modes de vie et de consommation respectueux de sa santé, de la santé des sociétés et des écosystèmes.

signer l’appel

12 mars 1930 : Gandhi entame la «marche du sel»

Extrait d’un article lu sur Hérodote

Le 12 mars 1930, Mohandas Karamchand Gandhi entame une «marche du sel». C’estt la première application concrète de sa doctrine de la non-violence…

La non-violence à l’oeuvre

Dans les années précédentes, le Mahatma a multiplié les manifestations non-violentes et les grèves de la faim en vue d’obtenir pour l’Empire des Indes un statut d’autonomie analogue à celui dont bénéficient les colonies à population européenne telles que le Canada ou l’Australie.

Faute de résultat, certains membres de son parti, le parti du Congrès, s’impatientent et menacent de déclencher une guerre en faveur de l’indépendance.

Gandhi, pour ne pas être débordé, avertit le vice-roi des Indes que sa prochaine campagne de désobéissance civile aura pour objectif l’indépendance. C’est ainsi qu’il quitte son ashram des environs d’Ahmedabad, au nord-ouest du pays, accompagné de quelques dizaines de disciples… et d’une meute de journalistes.

Après un parcours à pied de 300 km, il arrive le 6 avril au bord de l’océan Indien. Il s’avance dans l’eau et recueille dans ses mains un peu de… sel. Par ce geste dérisoire et hautement symbolique, Gandhi encourage ses compatriotes à violer le monopole d’État sur la distribution du sel. Ce monopole oblige tous les consommateurs indiens, y compris les plus pauvres, à payer un impôt sur le sel et leur interdit d’en récolter eux-mêmes. Il est analogue à l’impôt de la gabelle sous l’Ancien Régime, en France.

Sur la plage, la foule, grossie de plusieurs milliers de sympathisants, imite le Mahatma et remplit des récipients d’eau salée. L’exemple se répand dans tout le pays… À Karachi comme à Bombay, les Indiens font évaporer l’eau et collectent le sel au vu des Anglais. Ces derniers jettent plus de 60.000 contrevenants en prison.

Les Indiens, fidèles aux recommandations de Gandhi, se gardent de résister. Le Mahatma lui-même est arrêté le 4 mai 1930. Ironique, il lance à ses geôliers : «Je vais enfin pouvoir dormir !» Il passera neuf mois en prison. À la fin, le vice-roi reconnaît son impuissance à imposer la loi britannique. Cédant aux injonctions du Mahatma, il libère tous les prisonniers et accorde aux Indiens le droit de collecter eux-mêmes le sel.

Le 15 août 1947, l’Empire des Indes deviendra enfin indépendant mais au prix d’une sauvage guerre religieuse et d’une scission entre Inde et Pakistan. Gandhi y perdra la vie.

La «marche du sel» apparaît aux Indiens comme l’équivalent de la «Tea Party» de Boston qui a conduit à l’indépendance des États-Unis.

Alban Dignat.

lire l’article intégral.

Qu’est-ce que l’action directe ?

Extraits d’un texte lu sur InfoKiosques

Toute personne qui a pensé, ne serait-ce qu’une fois dans sa vie, avoir le droit de protester, et a pris son courage à deux mains pour le faire ; toute personne qui a revendiqué un droit, seule ou avec d’autres, a pratiqué l’action directe.

Toute personne qui a eu un projet, et l’a effectivement mené à bien, ou qui a exposé son plan devant d’autres et a emporté leur adhésion pour qu’ils agissent tous ensemble, sans demander poliment aux autorités compétentes de le concrétiser à leur place, toute personne qui a agi ainsi a pratiqué l’action directe. Toutes les expériences qui font appel à la coopération relèvent essentiellement de l’action directe.

Toute personne qui a dû, une fois dans sa vie, régler un litige avec quelqu’un et est allé droit vers la ou les personne(s) concernée(s) pour le régler, en agissant de façon pacifique ou par d’autres moyens, a pratiqué l’action directe. Les grèves et les campagnes de boycott en offrent un bon exemple, comme par exemple le boycott d’un produit face à une hausse inconsidérée des prix.

Ces actions ne sont généralement pas le produit d’un raisonnement profond sur les mérites de l’action directe ou indirecte, mais résultent des efforts spontanés de ceux qui se sentent opprimés par une situation donnée.

En d’autres termes, tous les êtres humains sont, le plus souvent, de fervents partisans du principe de l’action directe et la pratiquent. Cependant la plupart d’entre eux sont également favorables à l’action indirecte ou politique. Ils interviennent sur les deux plans en même temps.

Ceux qui, en raison de leurs convictions profondes, sont attachés à l’action directe sont seulement… mais qui donc ?
Les non-violents, précisément ceux qui ne croient pas du tout en la violence ! Ne vous méprenez pas : je ne pense pas du tout que l’action directe soit synonyme de non-violence. L’action directe aboutit tantôt à la violence la plus extrême, tantôt à un acte pacifique. Non, les vrais non-violents peuvent seulement croire en l’action directe, jamais en l’action politique. La base de toute action politique est la coercition ; même lorsque l’État accomplit de bonnes choses, son pouvoir repose finalement sur les matraques, les fusils, ou les prisons, car il a toujours la possibilité d’y avoir recours.

Lire le texte intégral

Cochabamba, la terre-Mère et le climat

Bolivienne bolivarienne - Peinture © Matthieu Colloghan

A Copenhague  la réunion organisée sous l’ėgide de I’ONU a donc échoué.

Mais elle a aussi permis à certains États de se faire entendre (par ceux qui veulent bien écouter) et à de fort nombreuses  organisations  de  se rencontrer et de constater que pour une bonne partie d’entre elles, leur analyse était la même :  » C’est le système qui doit changer, pas le climat !)
Au cours de la conférence, Evo Morales a introduit la notion de la « terre-Mère » qui rejoint par quelques côtés celle de Gaïa de Lovelock et de l’écologie profonde.

Depuis un peu plus d’un mois, Morales a appelé à « une conférence des peuples sur le changement cIimatique et les droits de Ia terre-Mère. »

Cette conférence doit avoir lieu à Cochabamba, Bolivie, du 19 au 22 avril 2010.

La réponse semble enthousiaste.
Il y a déjà 16 groupes de travaiI et il peut y en avoir pIus si les participants le souhaitent et les structurent.
Voici quelques groupes :

  • les causes structurelles du changement climatique

  • comment vivre en harmonie avec la terre mère

  • les droits de la terre mère

  • la possibilité d’un réfėrendum mondial sur le changement climatique

  • les transferts de technologie

  • les forêts

  • Ies dangers de la mercantilisation du carbone

  • les actions à mener …

Quelques personnes ont proposé un groupe de travail sur « le travail vert » d’autres, des USA, pensent faire se présenter et connaître du monde des « personnes déjà affectées  par les contaminations industrielles »

Bref, il semble que les peuples se mettent en marche et cherchent à décider eux-mêmes de leur avenir.

Cependant, même si la Iégitimité est censée venir du peuple, qui dėtient Ie pouvoir ?

Il est temps que les choses changent.

N’hésitez pas à aller sur le site.

Anne TEURTROY

Extrait d’un article lu dans Rouge & Vert n°304 du 11/02/2010

♥ ॐ 🙂 ॐ ♥

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