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BD – ZEM : On n’est jamais sûr de rien

zem131

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Se donner du courage

Pour se donner le courage de faire ce qui nous rebute mais qui est essentiel, une des méthodes connues et simple, est de se donner une durée limitée, par exemple un quart d’heure, tout en se préservant du temps disponible pour au moins une heure à la suite. Il vaut mieux commencer par faire ce qu’on aime le moins. Le plus agréable, on trouvera toujours le temps de le faire.

Tout peut être abordé en 15 mn, c’est un temps suffisamment court pour que tout soit acceptable, même l’activité qui nous rebute le plus. Au bout de 15 mn on peut s’arrêter, et cela peut apporter de la satisfaction, car « ce qui est fait n’est plus à faire ». Mais comme ce à quoi on résiste est surtout pénible au début, vous verrez qu’après ces 15 mn, il ne sera pas si difficile de continuer encore.

« Vous gagnez en force, en courage et en confiance à chaque occasion où vous vous arrêtez et affrontez vos peurs. Vous pouvez vous dire ensuite : j’ai survécu à cette horreur. Je peux affronter la prochaine épreuve. Vous devez faire ce que vous pensez être incapable de faire. »

Eléanor roosvelt

Libre…

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Le manque de confiance en soi, une solution à un mal être encore plus grand

Dans le précédent article je parlais du paradoxe apparent de parler de renforcer la confiance en soi et du fait que le bouddhisme décortique ce que peut être le « soi » sans en trouver trace nulle part.

Et en fait, dans le manque de confiance en soi, peut être que la difficulté primordiale c’est que nous avons une croyance en un « moi » qui est fausse.

« Les êtres humains ont un sens inné du soi, qui nous paraît être une sorte de noyau fixe, permanent, quelque chose d’indépendant, de séparé des autres comme du monde. Mais quel est le fondement ultime du soi ? Dans la pensée bouddhiste nous affirmons que cette croyance en un « moi » unitaire, solide, permanent, est à la racine de nos souffrances mentales et émotionnelles, les états mentaux destructeurs qui font obstacle à notre bonheur. La nature de la réalité renvoie à ce que dans la terminologie bouddhiste nous appelons le vide, ou le non-soi. »

Dalaï-Lama & Howard Cutler

Quand nous prenons conscience concrètement, ou par intuition, et même seulement par instant, de ce fait, cela peut entraîner une très grande angoisse, l’angoisse face à la non-existence, le néant, la mort. Manquer de confiance en soi ne serait pas alors un résultat de cela, mais plutôt une stratégie pour éviter la « grande angoisse ». Cette stratégie pourra être choisie inconsciemment par la personne ou transmise comme valeur dans l’éducation.

« Le sentiment du soi comporte toujours comme une ombre inévitable, un sentiment de manque, auquel (hélas !) il tente constamment d’échapper.

Ce profond sentiment de manque, nous l’éprouvons sous la forme du sentiment, d’un « il y a quelque chose qui cloche en moi ». Il peut se manifester de multiples façons et nous pouvons y réagir de toutes sortes de manières.

Un meilleur exemple pour la plupart des intellectuels sera le désir insatiable de célébrité qui illustre peut-être la principale manière de tenter de se rendre réel : dans le regard d’autrui (si nous pouvons persuader assez de gens que nous existons…).

Sous ses formes les plus « pures », le manque apparaît comme une angoisse presque insupportable, car elle ronge le cœur même de notre être. C’est pour cette raison que nous nous empressons d’objectiver l’angoisse en une peur de quelque chose, car alors, nous savons quoi faire : nous avons des moyens de nous défendre contre ce que nous craignons. »

David R. Loy

Le fait de se rabaisser, de manquer de confiance en soi, de trouver des « pourquoi » à cela, peut nous permettre de fuir l’angoisse vitale, de la mort, de l’impermanence.

On ne peut « guérir » de cette grande angoisse que dans une vie éveillée comme le propose le bouddhisme, qui n’est pas une guérison par suppression du symptôme mais par acceptation et en trouvant sens dans l’instant.

« Une analyse bouddhiste implique qu’on ne puisse trouver de véritable « santé mentale », sauf dans un éveil qui, en mettant fin à ce sentiment du soi, met fin à la sensation de manque qui le couvre de son ombre. »

David R. Loy

Mais cette démarche implique de se lancer en avant, de ne pas avoir peur, ou plutôt d’affronter cet inconnu sujet de la peur.

«  Un ego assez fort pour mourir : en termes bouddhistes, il s’agit ici d’un sentiment du soi qui soupçonne qu’il s’agit d’une fiction, une construction illusoire, et qui est assez audacieux pour « s’abandonner » lui-même. »

David R. Loy

Se lancer pour élargir ses possibilités comme nous le verrons demain.

Une année d’amour …

zem096p

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Peut-on essayer la méditation ?

Peut-on essayer la méditation ?
Parfois des personnes viennent en disant « j’aimerais bien essayer la méditation ».
Que répondre ? « Essayer c’est l’adopter » ? ou « essayer c’est prendre le risque de ne pas en faire » ? ou « essayer c’est s’exposer à toujours essayer » ?

Benjamin Schoendorff cite à ce propos John Forsyth :

Je me demande si essayer vous aide où si ça contribue à ce que vous vous sentiez coincé.

Par exemple, si vous posez un stylo par terre et ‘essayez’ de le ramasser, que se passe-t-il? Montrez moi à quoi cela ressemblerait d’essayer de ramasser le stylo. Si vous le ramassez, ça n’est pas essayer de le ramasser, c’est le faire.

Essayer a tendance à nous garder les mains suspendues juste au dessus de la vie, pas tout à fait au contact des choses.

Alors peut-être qu’essayer est une de ces choses auxquelles vous pouvez cesser de vous agripper.

La méditation est une ouverture naturelle à ce qui est, sûrement que si on essaye de s’ouvrir, on est dans un paradoxe qui fait tout sauf s’ouvrir.

Bien sûr on peut avoir peur de s’affronter dans ce moment de silence, ou peur de ne pas réussir face aux multiples pensées qui vont aborder notre conscience par exemple. Mais on a pu voir que ce vagabondage mental n’était pas un obstacle en soi, donc on peut rentrer dans l’expérience méditative à pieds joints (ou en lotus 😉 ) sans chercher à essayer, sans crainte, sans objectif.

« si une centaine de pensées surgissent en vous en l’espace d’une minute, cela veut simplement dire que vous disposez d’une centaine de supports de méditation.

Vos pensées s’apparentent au fait de regarder un film. Sur l’écran il se passe un grand nombre de choses, mais nous n’êtes pas dans le film ou sur l’écran. Il y a un espace entre vous et ce que vous regardez. La même chose doit se produire quand vous observez vos pensées. Vous ne créez pas cet espace vous-même, puisqu’il a toujours été là : vous vous donnez simplement l’occasion de remarquer sa présence. Contentez vous de laisser se dérouler les pensées comme des adultes qui regardent leurs enfants construire des châteaux de sable ou jouer à la guerre avec des soldats en plastique. Les enfants s’impliquent intensément dans leur jeu, mais les adultes se contentent de les observer; en souriant de les voir si sérieux.

Le seul moment où la méditation cesse d’être méditation, c’est lorsque vous essayez de contrôler ou de changer ce que vous percevez. Toutefois si vous appliquez votre attention à cet effort de contrôle lui-même, vous ne quittez pas la méditation.

Aussi longtemps que vous maintenez votre attention, votre pratique est une méditation, quoi qu’il arrive par ailleurs.

Si vous vous souvenez que la conscience de tout ce qui se passe est méditation, méditer devient beaucoup plus facile que vous ne le pensiez. »

Yongey Mingyour Rimpoché

En abandonnant l’idée d’être un bon méditant ou celle de chercher à contrôler sa méditation, on peut s’ouvrir à cet espace méditatif en nous, sans craintes. Il n’y a plus à essayer mais à pratiquer.

«  la méditation ne consiste pas à essayer d’atteindre l’extase, la félicité spirituelle ou la tranquillité, ni même à chercher à s’améliorer. Elle consiste simplement à créer un espace où il est possible de déployer et défaire nos jeux névrotiques, nos auto-illusions, nos peurs et nos espoirs cachés. Nous produisons cet espace par le simple recours à la discipline consistant à ne rien faire. «

Chôgyam Trungpa

Pour faire une comparaison osée, mais vous avez compris que j’aime les comparaisons osées 😉 ;

qui penserait essayer de faire l’amour ?

« Les personnes qui comprennent le principe du wou-wei (Agir sans avoir l’intention d’agir) savent qu’il est possible d’être ingénue sans être vierge, libertine sans être une prostituée, de même que doux et viril à la fois.

Nous sommes tous des êtres complexes aux multiples facettes. Certaines s’harmonisent bien entre elles alors que d’autres semblent s’opposer totalement. Selon que nous sommes au travail, à la maison ou dans la chambre à coucher, nous sommes quelqu’un de différent.

Le zen nous enseigne à faire l’amour avec tout notre être. Au lit, soyez à la fois innocence et expérience. Que votre cœur soit pur, mais également rempli de désir pour votre partenaire. Procurez-lui simultanément l’excitation du danger et le confort de la sécurité. Ne vous contentez pas d’essayer, agissez! »

Philipp Toshio Sudo

N’essayez donc pas la méditation ! Méditez ! 😉

 

 

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Au delà de la peur

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