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Manque confiance en soi et agitation mentale

Comme je le suggérais hier, un point important pour concrètement entrer en contact avec cette « nature de Bouddha en nous » est la pratique de la méditation silencieuse.

En effet quand nous décidons que nous ne sommes pas « capables » ou « bien » ou autre chose qui nous rabaisse, le mental s’emballe en puisant dans ses « entrailles inconscientes » pour renforcer ce manque de confiance en soi.

La méditation va nous permettre d’expérimenter le fait que tout ce bouillonnement mental n’est pas nous, et que nous pouvons le laisser passer, sans lutter contre et sans être embarqué par lui.

« Un obstacle à une un meilleure compréhension de soi est un état d’agitation mentale. Puisque la compréhension de soi demande une certaine capacité à se concentrer sur ses propres capacités et son caractère, un esprit constamment agité ne disposera tout simplement pas de la place pour entreprendre une réflexion sérieuse sur soi. »

Dalaï-Lama & Howard Cutler

Mais il ne s’agit pas d’essayer de faire 30 mn de méditation et de voir que cela ne fonctionne pas, et d’arrêter et de reprendre 1 mois après avec un autre enseignant.

« La méthode principale pour obtenir une vie plus heureuse est d’entraîner votre esprit à une pratique quotidienne qui affaiblit les attitudes négatives et renforce les comportement positifs. »

Le Dalaï-Lama

Nous devons nous maintenir dans une pratique (quasi) quotidienne dont la durée sera adaptée à nos possibilités, quitte à être très courte au début, pour au moins ancrer le processus en nous. Et de conserver sur de longs mois une même pratique, si possible en étant en contact avec un enseignant.

Il ne s’agit pas de penser que plus nous pratiquons plus nous y arriverons, mais simplement savoir que nous avons besoin de cette réactualisation régulière pour la garder imprégnée en nous, comme on recharge son portable régulièrement. Mais la félicité ne vient pas « au bout de » mais dans l’instant, et parfois non 😉

Comme nous le verrons demain cela ne changera pas notre contexte de vie, mais pourtant cela changera beaucoup .

Trouver les clés et ne pas s’enfermer

moebius

(2001 après Jésus-Christ – Dessinateur : Moebius – Scénariste : Jean-Luc Coudray – Editeur : STARDOM)

La vie est un cheminement pour se trouver, entièrement. Les premiers pas sont de prendre conscience qu’il faut se connaître soi-même. Lire la suite

Les trois poisons

Cosey Bouddha azur_0005

(Le Bouddha d’Azur – Dessinateur & Scénariste : Cosey – Editeur : DUPUIS)

Dans le bouddhisme, on considère qu’il y a trois principaux troubles qui créent de la souffrance, ils sont nommés les trois « poisons » : Lire la suite

Peut-on essayer la méditation ?

Peut-on essayer la méditation ?
Parfois des personnes viennent en disant « j’aimerais bien essayer la méditation ».
Que répondre ? « Essayer c’est l’adopter » ? ou « essayer c’est prendre le risque de ne pas en faire » ? ou « essayer c’est s’exposer à toujours essayer » ?

Benjamin Schoendorff cite à ce propos John Forsyth :

Je me demande si essayer vous aide où si ça contribue à ce que vous vous sentiez coincé.

Par exemple, si vous posez un stylo par terre et ‘essayez’ de le ramasser, que se passe-t-il? Montrez moi à quoi cela ressemblerait d’essayer de ramasser le stylo. Si vous le ramassez, ça n’est pas essayer de le ramasser, c’est le faire.

Essayer a tendance à nous garder les mains suspendues juste au dessus de la vie, pas tout à fait au contact des choses.

Alors peut-être qu’essayer est une de ces choses auxquelles vous pouvez cesser de vous agripper.

La méditation est une ouverture naturelle à ce qui est, sûrement que si on essaye de s’ouvrir, on est dans un paradoxe qui fait tout sauf s’ouvrir.

Bien sûr on peut avoir peur de s’affronter dans ce moment de silence, ou peur de ne pas réussir face aux multiples pensées qui vont aborder notre conscience par exemple. Mais on a pu voir que ce vagabondage mental n’était pas un obstacle en soi, donc on peut rentrer dans l’expérience méditative à pieds joints (ou en lotus 😉 ) sans chercher à essayer, sans crainte, sans objectif.

« si une centaine de pensées surgissent en vous en l’espace d’une minute, cela veut simplement dire que vous disposez d’une centaine de supports de méditation.

Vos pensées s’apparentent au fait de regarder un film. Sur l’écran il se passe un grand nombre de choses, mais nous n’êtes pas dans le film ou sur l’écran. Il y a un espace entre vous et ce que vous regardez. La même chose doit se produire quand vous observez vos pensées. Vous ne créez pas cet espace vous-même, puisqu’il a toujours été là : vous vous donnez simplement l’occasion de remarquer sa présence. Contentez vous de laisser se dérouler les pensées comme des adultes qui regardent leurs enfants construire des châteaux de sable ou jouer à la guerre avec des soldats en plastique. Les enfants s’impliquent intensément dans leur jeu, mais les adultes se contentent de les observer; en souriant de les voir si sérieux.

Le seul moment où la méditation cesse d’être méditation, c’est lorsque vous essayez de contrôler ou de changer ce que vous percevez. Toutefois si vous appliquez votre attention à cet effort de contrôle lui-même, vous ne quittez pas la méditation.

Aussi longtemps que vous maintenez votre attention, votre pratique est une méditation, quoi qu’il arrive par ailleurs.

Si vous vous souvenez que la conscience de tout ce qui se passe est méditation, méditer devient beaucoup plus facile que vous ne le pensiez. »

Yongey Mingyour Rimpoché

En abandonnant l’idée d’être un bon méditant ou celle de chercher à contrôler sa méditation, on peut s’ouvrir à cet espace méditatif en nous, sans craintes. Il n’y a plus à essayer mais à pratiquer.

«  la méditation ne consiste pas à essayer d’atteindre l’extase, la félicité spirituelle ou la tranquillité, ni même à chercher à s’améliorer. Elle consiste simplement à créer un espace où il est possible de déployer et défaire nos jeux névrotiques, nos auto-illusions, nos peurs et nos espoirs cachés. Nous produisons cet espace par le simple recours à la discipline consistant à ne rien faire. «

Chôgyam Trungpa

Pour faire une comparaison osée, mais vous avez compris que j’aime les comparaisons osées 😉 ;

qui penserait essayer de faire l’amour ?

« Les personnes qui comprennent le principe du wou-wei (Agir sans avoir l’intention d’agir) savent qu’il est possible d’être ingénue sans être vierge, libertine sans être une prostituée, de même que doux et viril à la fois.

Nous sommes tous des êtres complexes aux multiples facettes. Certaines s’harmonisent bien entre elles alors que d’autres semblent s’opposer totalement. Selon que nous sommes au travail, à la maison ou dans la chambre à coucher, nous sommes quelqu’un de différent.

Le zen nous enseigne à faire l’amour avec tout notre être. Au lit, soyez à la fois innocence et expérience. Que votre cœur soit pur, mais également rempli de désir pour votre partenaire. Procurez-lui simultanément l’excitation du danger et le confort de la sécurité. Ne vous contentez pas d’essayer, agissez! »

Philipp Toshio Sudo

N’essayez donc pas la méditation ! Méditez ! 😉

 

 

♥ ॐ 🙂 ॐ ♥

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Le bonheur des autres

bonheurpartage

« J’ai découvert que la tranquillité intérieure la plus profonde résultait du développement de l’amour et de la compassion.

Plus nous prenons soin du bonheur des autres, plus notre sentiment de bien-être est grand. En cultivant une attitude chaleureuse envers autrui, nous établissons automatiquement notre esprit dans le calme.

C’est la source suprême du succès dans la vie. »

Tenzin Gyamtso – La voie de la sérénité – Gange Ed – 2001

Semblables et pourtant si différents

Ssamantabhadra & sa parèdre Samantabhadri (peinture trouvée sur le net sans ©)

Ssamantabhadra & sa parèdre Samantabhadri (peinture trouvée sur le net sans ©)

Dans un précédent billet je citais Daniel Odier qui associait le langage mystique au langage amoureux et passioné. De tous temps dans les religions primordiales (ce qui a moins été le cas pour les religions récentes et révélées) le mystère de l’union et du désir entre la femme et l’homme a été au coeur du processus mystique. C’est à dire qu’il faut absolument une partie féminine et une partie maculine pour arriver à notre entièreté.

Parité à trouver en soi comme nous y pousse le tantrisme tibétain :

« Samantabhadra (Kuntouzangpo) représente le bouddha primordial (Adi Bouddha), celui qui révéla les tantras.

Sa couleur bleue comme l’espace, et sa nudité, symbolisent le Corps absolu, au-delà des formes et des concepts, éternel & infini, ou encore intemporel & au-delà de l’espace.

Il apparaît souvent en union intime (Yab Yum) avec sa parèdre, Samantabhadri (Kuntouzangmo), de couleur blanche. Dans ce cas Elle symbolise l’aspect vacuité de l’Eveil et Samantabhadra l’aspect clarté.

Leur union montre la nature indissoluble des deux aspects, union qui constitue l’essence même de l’esprit telle qu’elle doit être réalisée, c’est à dire reconnue et expérimentée, pour obtenir l’Eveil. »

Tcheuky Sèngué, Divinités & symboles du bouddhisme tibétain, Editions Claire Lumière, 2002

où telle la symbolique d’Adam et Eve au Paradis, à  trouver la plénitude entre femmes et hommes, qui tout en étant de la même espèce sont si différents, comme deux pièces d’un puzzle, comme le Yin et le Yang du symbole du Tao

Yin Yang par Yuko Shimizu

Yin Yang par Yuko Shimizu

« Avant – délivrés d’eux-mêmes- c’étaient l’un & l’autre, l’un vers l’autre.
C’était la jouissance sans le gâchis. La félicité sans tourments. Les lendemains sans risques.
Avant c’était…

Maintenant, ce sont eux, toujours eux : Adam & Eve, Eve & Adam.
Semblables, & pourtant si différents. »

Andrée Chedid, Le Jardin perdu, Editions Alternatives, 1997

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