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L’esprit calme

meditation

Depuis l’aube de l’humanité, le désir de découvrir et de dépasser les limites du connu s’est toujours trouvé au centre de l’aventure de l’homme. Au fil des siècles et l’intelligence humaine aidant, cette recherche s’est trouvée à l’origine des développements matériels les plus remarquables. On peut même dire qu’aujourd’hui ces progrès ont atteint une apogée, particulièrement en occident. Nous sommes arrivés à ce point où nous avons exploré toutes les situations de confort, saturé tous nos sens des sensations les plus multiples, fait le tour de toutes les satisfactions extérieures, et nous voilà frustrés, insatisfaits. Notre esprit se tourne alors vers de nouvelles recherches, intérieures celles-là, et bon nombre d’entre nous s’engage vers la quête spirituelle.

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Sortir de la loi de l’ego pour être heureux

Pour être heureux il faut sortir de la loi de l’ego qui fonctionne suivant les lois d’attraction / répulsion.

La sagesse c’est de trouver la paix intérieure malgré les aléas de la vie, c’est dire OUI à la vie, c’est accepter le réel.

Ce qui relève de nous : améliorons-le,
Ce qui ne relève pas de nous : acceptons-le.

Lutter contre le réel c’est ajouter de la souffrance à la souffrance.

Cette vidéo provient de la conférence organisée par l’INRESS le jeudi 13 décembres 2012 : Guérir le monde

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Cet article est tiré de mon blog principal. Pour lire quotidiennement de nouveaux articles : ME SUIVRE SUR MON BLOG PRINCIPAL EN CLIQUANT ICI

Pantaka, le moine stupide


Pantaka, le moine stupide

 

 

Voici une histoire vraie trouvée dans un livre d’étude bouddhiste parmi les plus célèbres.

L’histoire se passe en Inde à l’époque de Bouddha.
Il était une fois un Brahmane et sa femme qui avaient perdus tous leurs fils à la naissance. Ils étaient alors inconsolables… Alors une vieille femme du village, touchée par leur triste destin, leur proposa : « Si la femme est de nouveau enceinte, il faudra venir me voir…  »

Quand l’épouse du Brahmane tomba enceinte, le Brahmane alla donc trouver la vieille femme. Celle-ci conseille de confier le nouveau-né à une jeune fille pour le faire bénir auprès de brahmanes et de sâdhus qui passeraient par le village.

Par la suite, cet enfant grandi bien, il était intelligent et devint même très érudit. Il rencontra même le Bouddha, et prit le vœu de la vie monastique, beaucoup de gens le respectaient.

La femme du brahmane fut à nouveau enceinte, les parents – évidemment – essayèrent de nouveau la même procédure. Mais la jeune fille qui devait présenter le bébé aux sages afin qu’il reçoive leurs bénédictions, était distraite… Elle faisait tout à moitié.

Ce garçon s’appelait Pantaka, lorsqu’il atteint l’âge d’aller à l’école, ses parents, très croyants, l’envoyèrent étudier les textes sacrés. Mais quand Pantaka essayait d’apprendre même un mot simple comme « siddham », il disait « sid- » et oubliait le » -dham » … et vice versa, il retenait –dham mais était incapable de se rappeler du début. Quelques mois plus tard le professeur, découragé, le renvoya chez lui, disant à ses parents: « Ecoutez, votre fils ne peut pas suivre la classe, il n’a pas d’intelligence. J’ai beaucoup d’élèves à m’occuper. Je ne peux pas le garder ici »

Les parents essayèrent beaucoup d’autres professeurs et même des saints hommes : tous abandonnaient devant les inaptitudes de Pantaka. « Pantaka ne pourrait jamais rien apprendre »

Enfin, son frère aîné, homme respecté, voyait que son frère avait bon cœur et décida de le prendre sous sa responsabilité.

Mais là aussi… Pantaka montra une incapacité de réflexion totale. Un jour, son respectable frère perdit toute patience : il gronda Pantaka, le traitant de mots humiliant « ‘incapable, idiot, stupide… » et d’autres encore…

Pantaka était très malheureux, il pleurait toutes les larmes de son corps. Après tout, si son gentil frère le rejetait, qui d’autre pourrait encore l’aider ?

Mais voilà que le Bouddha passait dans la région, il vit le triste garçon et le questionna. A l’écoute de son histoire, il lui dit :

« Alors mon ami Pantaka, écoute moi :

« Il y a les compliments des fous et les châtiments des sages.
Les premiers n’ont pas de valeur, les derniers sont excellents !  »

« Si on est idiot mais qu’on le sait, en fait, on est sage !
Mais si on est idiot et qu’on se croit sage, on est vraiment idiot !  »

Le Bouddha le prit comme moine dans sa communauté et lui donna deux phrases très simples à mémoriser :

 » J’enlève la poussière »  » j’enlève la saleté »

Comme Pantaka avait encore de la peine. Bouddha lui donna la tâche de nettoyer les souliers des autres moines. En échange, les moines devaient lui apprendre les deux phrases. Et voilà, ça a marché ! Pantaka pour la première fois de sa vie se sentit utile. Quelques temps plus tard le Bouddha lui dit:

« Alors Pantaka, maintenant tu peux commencer à balayer le temple. »
Il le fit. Mais Bouddha faisait en sorte, que chaque fois que Pantaka finissait une partie du temple dans l’autre partie, la poussière s’accumulait de nouveau…

Mais -quand même- après des longues années de nettoyage, Pantaka ne balaya pas seulement la poussière mais aussi tout son fardeau karmique !
Et ainsi il commença à y voir plus clair !

Un jour regardant la poussière il se demanda….

Quand le Seigneur Bouddha m’a donné les deux phrases, il pensait à la poussière extérieure ou à la poussière intérieure ?  »

Il médita là dessus… Ensuite il se dit :

La vraie poussière ? C’est les pensées négatives, l’attachement, la haine, l’ignorance etc.

Et chaque fois, il balayait avec le désir d’enlever les obstacles de sa vie. Et voilà ! Il a obtenu de grandes réalisations spirituelles et même des pouvoirs.

Tandis que ses collègues-moines ne voyaient rien de son évolution, Bouddha l’observait et voulait le faire connaître. Le Bouddha ordonna à Pantaka de donner un enseignement auprès d’une communauté de nonnes bouddhistes. Et Pantaka accepta….

Mais les nonnes, elles, l’ont très très mal pris ! … pour qui nous prennent-ils ? Cet idiot ici !
Comment on nous traite, nous, les femmes pratiquantes ?
On ne nous considère donc point ? Nous envoyer un ignorant comme instructeur
Il faut organiser quelque chose pour l’effrayer pour qu’il parte et ne revienne plus…
Voilà mes sœurs, nous allons arranger un trône très haut, sans échelle ….
Pantaka ne pourra pas monter et il sera ridiculisé …
Oui, oui ! Il ne sera plus à la hauteur de sa tâche.

Elles ricanaient alors sans fin. Et elles invitèrent tout le village pour voir ce spectacle. Pantaka arriva, par sa maîtrise de la gravité et de l’espace il simplement tendit son bras et put monter sur le trône très facilement ; il fit d’autres miracles, mais son public n’arrivait pas à suivre comment il les fit…

Ensuite il a commencé son enseignement :

Vénérables nonnes voilà une explication du verset que j’ai dû mémoriser pendant 3 mois.
Quand le Seigneur Bouddha parlait d’enlever toute la poussière, il pensait d’arrêter tous les actes négatifs. Quand il disait « tous » il voulait dire : tous les actes faits par le corps, la parole ou la pensée…

Avant même que Pantaka ne finisse le premier verset, les nonnes et les gens du public se transformèrent complètement : ils n’avaient plus les mêmes pensées, leur réflexion était devenue claire et tous mauvais penchants les quittèrent. Les nonnes s’excusèrent toutes. Pantaka retourna auprès de son Maître, Bouddha révéla à toute sa communauté que son disciple Pantaka avait le plus grand don : transformer les cœurs des gens qu’il rencontre.

C’est pourquoi, il ne faut jamais avoir peur de ses défauts, car même les pires défauts succomberont finalement… à un bon coup de balai…

Que tous les êtres soit libres de souffrance et plein de bonheur durable.

Source: « Liberation in the palm of your hand » by Pabongka Rinpoche, edited by Trijang Rinpoche and translated from the tibetan by Michael Richards, Editions WISDOM – traduit et adapté en histoire pour être raconté.

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L\’autre est en nous – Nonfiction.fr le portail des livres et des idées

L’autre est en nous
[vendredi 11 juin 2010 – 13:00]
PHILOSOPHIE
Couverture ouvrage
L’IDENTITÉ, LA PART DE L’AUTRE. IMMUNOLOGIE ET PHILOSOPHIE
Edgardo Carosella, Thomas Pradeu
Éditeur : ODILE JACOB
230 pages /24,70 € sur
Résumé : Un essai mêlant biologie et philosophie, consacré à la place de l’altérité dans la constitution de l’identité.
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Contre l’idée trop souvent répandue que les découvertes de la génétique nous contraindraient à réduire l’identité biologique des individus à leur ADN, et que cette ADN nous déterminerait totalement, suspendant ou supprimant notre liberté, ce livre offre une mise au point sur les dernières découvertes de la biologie, et montre comment les résultats de ces recherches nuancent, voire contredisent, cette opinion communément admise.

Les auteurs (l’un est médecin et chef du service de recherche en hémato-immunologie à l’hôpital Saint-Louis de Paris, l’autre est philosophe) sont non seulement animés du souci de rendre compte des dernières découvertes de la biologie, mais également de la volonté de montrer en quoi ces découvertes apportent des réponses ou des ébauches de réponses à des questionnements philosophiques. 

Ils proposent de s’appuyer sur les dernières découvertes de la génétique, pour montrer comment celles-ci viennent renverser certaines conceptions, tenues pour des « dogmes » de la génétique, des années 1950 à la fin des années 1990, en particulier une des thèses majeures de F. Crick, selon laquelle l’ADN contient toute l’information nécessaire pour produire un organisme individuel. Ils montrent que « la dynamique cellulaire est tout aussi importante que les gènes pour l’expression des caractères » (p. 93). Dès lors, il n’est plus possible de réduire notre identité à notre génome. Ce dernier ne détermine pas ce que nous serons (sauf en de très rares cas) sur le plan biologique, mais ne peut éventuellement que nous prédisposer à devenir tel ou tel. En effet, l’environnement joue un rôle capital dans l’expression de nos gènes, de telle sorte qu’il participe lui aussi de notre identité et de notre devenir (les auteurs nous rapportent des expériences montrant qu’à un même génotype correspondent différents phénotypes en fonction de l’environnement dans lequel l’organisme se trouve). Ce que nous sommes et ce que nous deviendrons n’est réductible ni à notre génome, ni à notre environnement. Il faut penser les deux ensemble, c’est-à-dire faire la part des gènes et de l’épigénétique. 

A partir de ces analyses les auteurs se livrent à des interprétations de figures mythiques pour questionner l’identité. Œdipe, Narcisse et Dorian Gray sont ainsi convoqués. Les interprétations proposées invitent à penser que ces héros ne comprennent pas convenablement qui ils sont. Les interprétations de ces figures mythiques convergent avec les résultats des dernières recherches biologiques, d’après les auteurs, en ce que tous montreraient que « l’autre constitue mon identité » (c’est le titre du cinquième chapitre).

Dans ce chapitre crucial, les auteurs prennent position dans le débat entre internalistes et externalistes. A la question de savoir comment se constitue l’identité de l’individu, on peut répondre en avançant la thèse que chacun se développe en déployant en quelque sorte un potentiel qui est toujours déjà présent en lui (sur le plan scientifique, ce pourrait être une interprétation qui tenterait de s’appuyer sur les découvertes de la génétique, sur le plan philosophique, cela serait assez proche des thèses leibniziennes postérieures au « tournant monadologique ») – telle pourrait être la thèse internaliste. Mais on peut également défendre la thèse que chacun se construit en intégrant des données extérieures à l’organisme – ce qui correspond pour ainsi dire à la thèse externaliste. Entre ces deux pôles se situe l’interactionnisme, qui peut prendre plusieurs formes. Cette thèse vise à montrer que le développement de l’organisme provient des interactions entre l’organisme et son environnement (et qu’il n’est donc réductible ni à l’un ni à l’autre). La thèse des auteurs est l’affirmation d’un « interactionnisme constructionniste ». Comme ils l’écrivent, « selon cette thèse, il est impossible de dissocier une influence « endogène » ou « intérieure » d’une influence « exogène » ou « extérieure » quand on cherche à comprendre les mécanismes de construction d’un être vivant, car l’ « intérieur » (l’organisme) modifie toujours l’ « extérieur » (l’environnement), et réciproquement (…) » (p155).

Pour approfondir leur argumentation, les auteurs quittent le domaine de la génétique pour celui de l’immunologie. Si l’individu possède une identité génétique, il en a également une immunologique, un « soi », qui le définit et le singularise. Les découvertes récentes de l’immunologie montrent qu’il est inexact de dire, comme on le soutient depuis l’introduction de ces termes en 1940 par Burnet, que l’individu possède un « soi » immunologique constant, définitif et excluant tout ce qui n’est pas lui, c’est-à-dire tout ce qui est de l’ordre du « non soi ». Les exemples paradigmatiques sont ceux de la tolérance du fœtus par la mère et des interactions entre le système immunitaire et les populations bactériennes contenues dans l’intestin. Dans ces deux cas, le système immunitaire ne détruit pas ce « non soi » que représente le fœtus pour la mère et certaines bactéries pour l’organisme. Ils mettent en évidence l’hétérogénéité de chaque organisme et montrent que l’identité biologique de l’individu se constitue par des interactions avec ce qui n’est pas lui. Par ces analyses, les auteurs estiment avoir montré que « l’autre peut être et est souvent un constituant majeur indispensable du soi » (p168). A partir de là, les auteurs expliquent comment biologiquement se constitue l’identité immunologique, et montrent pourquoi les découvertes contemporaines sur la tolérance immunitaire (le fait que du « non soi » ne soit pas attaqué par le système immunitaire) et sur l’autoréactivité semblent infirmer la définition du « soi » immunitaire de Burnet. En effet les auteurs tendent à considérer l’identité immunologique comme une identité changeante « dont le rôle principal est de maintenir l’intégrité biologique de l’individu, dans la continuité des changements qui l’affectent, et non pas dans la fixité » (p181). Or les auteurs ne se contentent pas de rejeter la théorie dominante et majoritairement acceptée aujourd’hui par les immunologues, ils proposent une « théorie de la continuité ». Grâce à cette dernière, on pourrait peut-être mieux expliquer que des motifs occasionnant une réponse immunitaire soient tantôt exogènes (relevant de virus, de parasite, ou pour le dire autrement qui relèverait de ce qu’on a appelé auparavant le « non soi ») et tantôt endogènes (relevant de cellules tumorales ou de cellules mortes, donc relevant de ce qu’on appelait le « soi »).

Le dernier chapitre, plus spécifiquement philosophique propose une réflexion sur la place de l’altérité dans la construction de l’identité humaine. C’est l’idée que l’homme acquiert son identité par, grâce, et avec des autres hommes. Ce qui invite à penser l’autre, l’altérité sous toutes ses formes (autrui, le « non soi », l’environnement, etc.) comme moteur et origine de la construction de l’identité. 

Pour finir, précisons que les explications sont claires, et que des exemples précis viennent illustrer et étayer les explications des auteurs.

Titre du livre : L’identité, la part de l’autre. Immunologie et philosophie
Auteur : Edgardo Carosella, Thomas Pradeu
Éditeur : Odile Jacob
Collection : Sciences
Date de publication : 18/02/10
N° ISBN : 2738123848

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| Prendre et donner (Tong Len)

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(dessin de Tsai Chih Chung )

Il y a une 10nne de jours je marquais en tête de cette page facebook :
« En cas de stress inspirer une lumière blanche positive, retenir son souffle, garder pour soi le positif, expirer une fumée noire, le négatif »
c’est une très bonne et très simple technique pour se relaxer, pour ne pas porter ce qui nous fait du mal, voir ce qu’on ne devrait pas porter (mentalement)
et on peut en rester là, c’est déjà apporter un bienfait à soi-même, donc à ses relations, donc au monde. Lire la suite

Accepter la possibilité que notre nature réelle soit le silence – Jean Klein

Accepter la possibilité que notre nature réelle soit le silence – Jean Klein

La méditation n’est pas une activité mentale ou physique.
Être en méditation apporte une nouvelle façon de vivre d’instant en instant, un mode de vie qui ne peut-être divisé en compartiments : du temps pour manger, du temps pour les affaires, du temps pour méditer, et ainsi de suite.
Vous ne pouvez pas entrer ou sortir de la méditation, c’est le support de toute activité…

Au début, il est important d’accepter la possibilité que notre nature réelle soit la tranquillité, le silence.
Vous serez alors ouvert à une autre perspective.
Commencez à remarquer que, dès l’instant qu’un désir est satisfait, il y a un moment fugitif sans désir, lorsqu’il ne reste plus de pensée. Ce moment libre de désir est de même nature que le silence que vous êtes continuellement. C’est une petite fenêtre à travers laquelle, si vous regardez, la lumière inonde votre chambre pleine de pénombre.
La même tranquillité apparaît dans l’espace entre deux pensées ou lorsqu’une action a été accomplie et qu’il n’y a rien à faire tout de suite après. Cette tranquillité est accomplissement.
Dans la vie quotidienne, il y a des moments où le processus arrive tout naturellement à un arrêt.
Mais ce n’est pas une absence de production.
Vous vous sentez dans la plénitude parce que la volonté n’a pas été impliquée. Prenez note juste avant de vous endormir, lorsque le corps abandonne l’idée d’être un corps. Il est comme le soleil couchant…

Aucune position ne peut aider ou empêcher d’être dans la tranquillité, mais comme le corps et le mental ne font qu’un, un corps détendu vous amène à un mental tranquille.
Toute position qui est confortable est la bonne position.
Toute technique a pour but de stopper le mental. Mais en fait, elle engourdit le mental en le fixant sur un objet. Le mental perd sa vivacité et sa subtilité naturelles.
Ce n’est plus un mental ouvert. La méditation, ce n’est pas méditer sur quelque chose. Vous concentrer sur un objet vous maintient prisonnier du connu.
La méditation appartient à l’inconnaissable…

Tout ce qui monte à la surface est conflit, crée, par le réflexe de se prendre pour une fraction, une entité séparée. Lorsqu’il n’y a plus de centre de référence, ces conflits montent comme des bulles du fond de l’océan et, ne rencontrant aucun obstacle à la surface, ils disparaissent pour toujours dans l’espace vide de votre présence.
Extraits de Qui suis-je ? La quête sacrée.

viaÉVEIL IMPERSONNEL et approches non-duelles: • Accepter la possibilité que notre nature réelle soit le silence – Jean Klein.

Le Nobel de la paix chinois, Liu Xiaobo, va-t-il être libéré de prison ?

Le Nobel de la paix chinois, Liu Xiaobo, va-t-il être libéré de prison ?

Deux diplomates norvégiens ont été empêchés mardi 12 octobre de rendre visite à Liu Xia, l’épouse du prix Nobel de la paix 2010, Liu Xiaobo. L’octroi de cette distinction, vendredi 8 octobre, à ce prisonnier politique a ulcéré les autorités de Pékin qui ont assigné sa femme à résidence

Marie Holzman, présidente de Solidarité-Chine (1)

« Il est impensable pour le gouvernement chinois de libérer Liu Xiaobo dans un avenir proche. Il faudra un certain délai à Pékin pour bouger sans perdre la face. Il ne faut rien attendre de concret avant au moins six mois.

Il est donc clair qu’il ne pourra pas aller chercher son prix à Oslo le 10 décembre, sa femme Liu Xia non plus… Il faudra donc trouver quelqu’un d’autre. Le dissident Wei Jingsheng aurait pu se rendre à Oslo, mais celui-ci, en critiquant l’attribution du prix à un Liu Xiaobo qui, selon lui, ne le mérite pas, a commis un suicide politique… On pourrait penser à l’ancien dissident et président tchèque Vaclav Havel, qui a soutenu depuis longtemps Liu Xiaobo.

Reste à savoir dans quelles conditions Liu Xiaobo pourrait être libéré. Des libérations anticipées de dissidents chinois ont déjà été obtenues par la négociation politique. Par exemple, Wei Jingsheng, expulsé en 1997 vers les États-Unis, au lendemain d’un voyage du président chinois Jiang Zemin à Washington. En 2005, la secrétaire d’État Condolezza Rice, en visite à Pékin, avait obtenu la libération de la dissidente ouïgoure Rebiya Kadeer.

« Il a une forte stabilité intérieure, il a du cœur »

Mais aujourd’hui le contexte international a changé. Après l’entrée de la Chine dans l’OMC, après les Jeux olympiques de Pékin, il n’y a plus eu de libération anticipée. Nous n’avons plus de moyens de pression.

Il faut toutefois bien regarder comment évoluent les choses au sein du Parti communiste chinois, qui a été divisé sur la question de la condamnation de Liu Xiaobo à onze ans de prison, en décembre 2009. Dès le lendemain, les critiques ont été vives en interne, ce qu’on n’a appris qu’en mai de cette année.

Enfin, si Liu Xiaobo est expulsé, avec sa femme, à l’étranger, il devra bien gérer cet exil qui a si mal réussi à d’autres. Nombre d’anciens dissidents se sont brûlé les ailes politiques. Jusqu’à présent, lui a fait un sans-faute. Il est constant et son équilibre personnel est solide. Il a une forte stabilité intérieure, il a du cœur. Je pense que l’influence du bouddhisme au sein de leur couple y est pour quelque chose. Lorsque certains disent que le Tibet va sauver la Chine, nous n’en sommes pas loin. »

Recueilli par Dorian MALOVIC

(1) Auteur de Chine, on ne bâillonne pas la lumière, Éd. J.-C. Gawsevitch, 372 p., 23,50 €.

viaLe Nobel de la paix chinois, Liu Xiaobo, va-t-il être libéré de prison ? – Monde – la-Croix.com.

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