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Pantaka, le moine stupide


Pantaka, le moine stupide

 

 

Voici une histoire vraie trouvée dans un livre d’étude bouddhiste parmi les plus célèbres.

L’histoire se passe en Inde à l’époque de Bouddha.
Il était une fois un Brahmane et sa femme qui avaient perdus tous leurs fils à la naissance. Ils étaient alors inconsolables… Alors une vieille femme du village, touchée par leur triste destin, leur proposa : « Si la femme est de nouveau enceinte, il faudra venir me voir…  »

Quand l’épouse du Brahmane tomba enceinte, le Brahmane alla donc trouver la vieille femme. Celle-ci conseille de confier le nouveau-né à une jeune fille pour le faire bénir auprès de brahmanes et de sâdhus qui passeraient par le village.

Par la suite, cet enfant grandi bien, il était intelligent et devint même très érudit. Il rencontra même le Bouddha, et prit le vœu de la vie monastique, beaucoup de gens le respectaient.

La femme du brahmane fut à nouveau enceinte, les parents – évidemment – essayèrent de nouveau la même procédure. Mais la jeune fille qui devait présenter le bébé aux sages afin qu’il reçoive leurs bénédictions, était distraite… Elle faisait tout à moitié.

Ce garçon s’appelait Pantaka, lorsqu’il atteint l’âge d’aller à l’école, ses parents, très croyants, l’envoyèrent étudier les textes sacrés. Mais quand Pantaka essayait d’apprendre même un mot simple comme « siddham », il disait « sid- » et oubliait le » -dham » … et vice versa, il retenait –dham mais était incapable de se rappeler du début. Quelques mois plus tard le professeur, découragé, le renvoya chez lui, disant à ses parents: « Ecoutez, votre fils ne peut pas suivre la classe, il n’a pas d’intelligence. J’ai beaucoup d’élèves à m’occuper. Je ne peux pas le garder ici »

Les parents essayèrent beaucoup d’autres professeurs et même des saints hommes : tous abandonnaient devant les inaptitudes de Pantaka. « Pantaka ne pourrait jamais rien apprendre »

Enfin, son frère aîné, homme respecté, voyait que son frère avait bon cœur et décida de le prendre sous sa responsabilité.

Mais là aussi… Pantaka montra une incapacité de réflexion totale. Un jour, son respectable frère perdit toute patience : il gronda Pantaka, le traitant de mots humiliant « ‘incapable, idiot, stupide… » et d’autres encore…

Pantaka était très malheureux, il pleurait toutes les larmes de son corps. Après tout, si son gentil frère le rejetait, qui d’autre pourrait encore l’aider ?

Mais voilà que le Bouddha passait dans la région, il vit le triste garçon et le questionna. A l’écoute de son histoire, il lui dit :

« Alors mon ami Pantaka, écoute moi :

« Il y a les compliments des fous et les châtiments des sages.
Les premiers n’ont pas de valeur, les derniers sont excellents !  »

« Si on est idiot mais qu’on le sait, en fait, on est sage !
Mais si on est idiot et qu’on se croit sage, on est vraiment idiot !  »

Le Bouddha le prit comme moine dans sa communauté et lui donna deux phrases très simples à mémoriser :

 » J’enlève la poussière »  » j’enlève la saleté »

Comme Pantaka avait encore de la peine. Bouddha lui donna la tâche de nettoyer les souliers des autres moines. En échange, les moines devaient lui apprendre les deux phrases. Et voilà, ça a marché ! Pantaka pour la première fois de sa vie se sentit utile. Quelques temps plus tard le Bouddha lui dit:

« Alors Pantaka, maintenant tu peux commencer à balayer le temple. »
Il le fit. Mais Bouddha faisait en sorte, que chaque fois que Pantaka finissait une partie du temple dans l’autre partie, la poussière s’accumulait de nouveau…

Mais -quand même- après des longues années de nettoyage, Pantaka ne balaya pas seulement la poussière mais aussi tout son fardeau karmique !
Et ainsi il commença à y voir plus clair !

Un jour regardant la poussière il se demanda….

Quand le Seigneur Bouddha m’a donné les deux phrases, il pensait à la poussière extérieure ou à la poussière intérieure ?  »

Il médita là dessus… Ensuite il se dit :

La vraie poussière ? C’est les pensées négatives, l’attachement, la haine, l’ignorance etc.

Et chaque fois, il balayait avec le désir d’enlever les obstacles de sa vie. Et voilà ! Il a obtenu de grandes réalisations spirituelles et même des pouvoirs.

Tandis que ses collègues-moines ne voyaient rien de son évolution, Bouddha l’observait et voulait le faire connaître. Le Bouddha ordonna à Pantaka de donner un enseignement auprès d’une communauté de nonnes bouddhistes. Et Pantaka accepta….

Mais les nonnes, elles, l’ont très très mal pris ! … pour qui nous prennent-ils ? Cet idiot ici !
Comment on nous traite, nous, les femmes pratiquantes ?
On ne nous considère donc point ? Nous envoyer un ignorant comme instructeur
Il faut organiser quelque chose pour l’effrayer pour qu’il parte et ne revienne plus…
Voilà mes sœurs, nous allons arranger un trône très haut, sans échelle ….
Pantaka ne pourra pas monter et il sera ridiculisé …
Oui, oui ! Il ne sera plus à la hauteur de sa tâche.

Elles ricanaient alors sans fin. Et elles invitèrent tout le village pour voir ce spectacle. Pantaka arriva, par sa maîtrise de la gravité et de l’espace il simplement tendit son bras et put monter sur le trône très facilement ; il fit d’autres miracles, mais son public n’arrivait pas à suivre comment il les fit…

Ensuite il a commencé son enseignement :

Vénérables nonnes voilà une explication du verset que j’ai dû mémoriser pendant 3 mois.
Quand le Seigneur Bouddha parlait d’enlever toute la poussière, il pensait d’arrêter tous les actes négatifs. Quand il disait « tous » il voulait dire : tous les actes faits par le corps, la parole ou la pensée…

Avant même que Pantaka ne finisse le premier verset, les nonnes et les gens du public se transformèrent complètement : ils n’avaient plus les mêmes pensées, leur réflexion était devenue claire et tous mauvais penchants les quittèrent. Les nonnes s’excusèrent toutes. Pantaka retourna auprès de son Maître, Bouddha révéla à toute sa communauté que son disciple Pantaka avait le plus grand don : transformer les cœurs des gens qu’il rencontre.

C’est pourquoi, il ne faut jamais avoir peur de ses défauts, car même les pires défauts succomberont finalement… à un bon coup de balai…

Que tous les êtres soit libres de souffrance et plein de bonheur durable.

Source: « Liberation in the palm of your hand » by Pabongka Rinpoche, edited by Trijang Rinpoche and translated from the tibetan by Michael Richards, Editions WISDOM – traduit et adapté en histoire pour être raconté.

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2 Réponses

  1. J’ai entendu cette histoire une fois, et elle peut vraiment aider.
    Merci.

  2. Merci Lung Ta !

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