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La confiance en soi

Il y a des qualités fondamentales pour bien vivre, comme celles que l’on retrouve dans les paramita, et qui mènent à l’éveil. Mais une qualité qui me semble importante pour aborder la voie du Dharma, est aussi la confiance en soi. C’est pourquoi j’ai décidé d’y consacrer quelques articles à la suite pendant une 12nne de jours.

Cela peut paraître paradoxal sur un blog à tendance bouddhiste, le bouddhisme rejetterait plutôt l’idée d’un moi, mais nous verrons dans un autre article ce qu’il en est réellement.

La confiance en soi dont je parle est le fait de faire preuve d’un optimisme éclairé et de ne jamais désespérer de soi malgré tous les malgré, les critiques, les échecs.

Thomas Edison parlant de ses échecs disait :

« Je n’ai pas échoué, j’ai trouvé 10 000 façons qui ne fonctionnent pas. Je ne me décourage pas car chaque tentative échouée est un pas en avant vers la réussite. »

Quand on parle de cette confiance en soi, elle est certes importante pour notre bien-être, mais aussi pour notre capacité à évoluer comme nous le verrons et plus largement pour toutes nos relations car cela est lié.

« La manière dont nous nous percevons nous-mêmes influe aussi sur notre façon de réagir dans une situation donnée. »

Dalaï-Lama & Howard Cutler

Mais nous ne sommes pas tous égaux face à l’égo comme le dit avec humour Françoise Simpère, car nous dépendons de notre histoire. En effet le manque de confiance est souvent basé sur des peurs anciennes, des dépréciations qu’on a intégrées.

« Les êtres ne sont pas égaux face à l’ego. Le socle affectif des premières années et l’environnement social plus ou moins accueillant, plus ou moins sécurisant, jouent un grand rôle dans la construction de la confiance en soi et d’un ego paisible. En revanche, un manque comme un excès de stimulations, ou un environnement sécuritaire qui présente toute expérience nouvelle comme potentiellement dangereuse altèrent la confiance en soi et ne favorisent pas la curiosité intellectuelle et l’ouverture aux autres. »

Françoise Simpère.

Mais cela ne veut pas dire que tout un chacun ne puisse évoluer ou améliorer cette confiance en soi, heureusement et nous le verrons dans les jours prochains.

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18 Réponses

  1. Ah… trouver l’équilibre ! tout est là !
    bises

  2. j’ai hâte de lire tes prochains billets, je pense également que la confiance en soi (que je différencie de l’estime de soit bien bien que l’un étaye l’autre ) est indispensable pour cheminer, la confiance en soi passe avant tout par une connaissance et une acceptation de ce que l’on est et de ce que l’on vit, et c’est ce sur quoi l’on peut s’appuyer pour avancer, et c’est ce pour quoi l’on peut cheminer malgré tout les malgré en gardant a l’esprit ce qui est et en gardant a l’esprit que l’on est acteur de sa vie et acteur de sa transformation.
    je t’embrasse et te souhaite une lumineuse journée !

    • Oui, tous ces articles ne sont qu’un abord rapide, pas d’un point de psychologique, même si on peut le relier, mais d’un point de vue de la pratique bouddhiste possible, et je parlerai en effet jeudi (de mémoire) de l’importance déjà de l’estime de soi pour avoir cette confiance en soi et de la méditation qui est cette ouverture à (tout) ce qui est sans discrimination.
      Merci pour tout cela

      Je t’embrasse et la journée fut lumineuse et même ensoleillée, resté trop longtemps au soleil, j’ai pris un léger coup de soleil sur le crane 😉

      frédéric

  3. « Cela peut paraître paradoxal sur un blog à tendance bouddhiste, le bouddhisme rejetterait plutôt l’idée d’un moi, mais nous verrons dans un autre article ce qu’il en est réellement. » …

    Un paradoxe en effet par rapport au bouddhisme…mais tes futurs billets atténueront sans doute le paradoxe…

    Ceci dit parce qu’en conscience je perçois que…Si nous perdons de vue le Soi (créateur du moi) ou la simple perspective d’atteindre au Soi… nous nous retrouvons comme un enfant sans sa mère, perdu dans un monde agressif et sans arme pour se protéger… d’où l’absence ou la perte de confiance en soi, présentement dans le « moi » ! 😉 …

    Je t’embrasse

    • Bien que dans le bouddhisme on parle assez peu (pas du tout) d’un Soi créateur d’un moi en effet j’aborde aussi demain cette perte de confiance qui finalement plus qu’un problème est une solution à un malaise encore plus grand, que tu nommes symboliquement par exemple « comme un enfant sans mère »
      je crois que justement le bouddhisme nous pousse à aller dans ce manque ultime d’appuis, de nous lancer

      merci et je t’embrasse

      frédéric

      • Hihihi !!! Oui, mes mots sonnent plus « Advaïta Vedanta » que ce qui s’énonce dans le bouddhisme… et je n’ai pas su exprimer totalement ce que je percevais… ce n’est pas la première fois et ce ne sera sans doute pas la dernière hihihi !!! 🙂 ;)…
        Merci à toi, je t’embrasse…

        et je passe au nouvel article…

        … passe un peu de chair de tomate sur ton crâne ça soulage ! 😉

        • mon crâne est DEJA chair de tomate 😉

          cette notion de Soi / Moi est très pointue car pas de croyance dans le bouddhisme en un MOI solide et permanent ou en une AME permanente, mais néanmoins une fine conscience permet de porter le karma jusqu’à son extinction

          bises Mutti

          frédéric

  4. Curieusement c’est en n’ayant plus les moyens habituels pour avoir confiance en « moi « ( je sais )
    que j’ai croisé la Confiance ( quelque chose sait en moi ).
    C’est pourtant grâce à la confiance en mon pas ( je peux ) que j’ai franchi les obstacles.

    Cet  » optimisme éclairé » me semble proche de l’élan vital.

    • Tout à fait quand on abandonne le JE SAIS (qui est en fait un je crois savoir qui nous induit en erreur et nous amène en souffrance) on peut se découvrir simplement dans le courant de la vie, sans peur, même quand cela est inconfortable

      merci à toi Lise
      je t’embrasse

      frédéric

  5. « En fait, nous sommes de la perte pure, une absence originelle, l’entéléchie de la déréliction. Nous éprouvons un vide comme celui d’Ulysse quand il perdit tous ses compagnons. Voilà pourquoi nous désirons et que nous persistons. Voilà pourquoi nous ne pouvons pas ne pas désirer, même quand nous ne désirons pas. Voilà pourquoi nous parlons. L’analyse doit se poursuivre jusqu’à ce vide constitutif. Mieux vaut sur-analyser que sous- analyser.

    Fondamentalement il n’y a que le vide qui nous fait désirer. Et quand nous comprenons que toute chose est le vide, le désir devient excès. Le mot excès a pour racine cesser qui signifie à la fois interrompre et aller, s’en aller. Excès c’est donc ex-cesser, c’est aller par delà, comme le propose le Zen. Le désir peut donc être ce qui va toujours par delà, par delà le passé par delà soi vers autre chose que soi. Si rien n’a jamais eu lieu, comme dit Mallarmé, il n’y a rien, sinon les mots de notre désir. Ce que nous faisons apparaître à partir de nos désirs.

    Il importe donc de distinguer le désir en tant que manque, en tant que regret du passé, le désir névrotique, du désir en tant que dépassement de soi, le désir libérateur. »
    Guy Massat

    En fait ceci est un excelent facteur de confiance en soi

    AM

    • C’est en effet intéressant
      et les termes de philo sont d’une vraie poésie en eux mêmes 😀
      mais le désir de dépassement de soi peut peut être donner confiance en soi, encore qu’il faille s’assurer qu’il y ait une estime de soi suffisante et non pas justement une fuite par dépit d’un état actuel, mais risque d’encore de nous faire vivre ailleurs qu’où nous sommes
      dans le zen je pense pas qu’on puisse dire qu’il y ait ce désir de dépassement, mais au contraire la simplicité d’être, et c’est tout l’extraordinaire de l’ordinaire (l’histoire zen des deux disciples qui comparent les qualités extraordinaires de leurs maîtres, et l’un d’eux disant « il marche sur le sol »)
      Bien sûr on peut tout à fait dire que c’est aller au delà de la conduite NORMale
      mais ton point de vue est tout à fait juste et aidant certainement d’un point de vue psychanalytique, vision que je ne connais guère je dois le reconnaître.

      chaleureusement

      frédéric

      • Tout d’abord merci pour cette réponse attentive.
        Ici le dépassement de soi ne s’occupe de l’estime de soi que comme acceptation que nous ne sommes rien, donc l’estime de soi c’est cesser d’aller chercher dans des images de l’être là où elle ne se trouve que dans le « KIFFER »la vie. En effet, si nous ne sommes rien, la vie est une merveille que l’on désire autant que l’on apprécie ce qui vient sans aller chercher en quoi cela pourrait nous garantir une validité de confiance autre que la confiance en ce qui vient.
        Je ne vois d’ailleurs pas pourquoi il y aurait contradiction entre accepter la vie « ordinaire » et et un dépassement permanent, car il y a bien dans toute vie assumée un dépassement permanent.
        AM

        • En fait le risque c’est de s’arrêter aux mots et du coup d’oublier le principal la vie.
          Car il faudrait pouvoir définir chaque mot, ce que certains peuvent appeler dépassement, d’autres peuvent l’appeler vivre simplement, entièrement
          auquel cas il n’y a bien sûr non seulement aucune contradiction, mais au contraire lien vital

          chaleureusement

          frédéric

  6. […] prenez la parole lungtazen on La confiance en soilungtazen on La confiance en soilungtazen on La confiance en soilungtazen on La confiance […]

  7. j’aime beaucoup ces articles sur la confiance et l’estime de soi…
    très très bons
    belle soirée à toi
    chaleureusement

  8. […] dans les précédents articles j’ai parlé de la confiance en soi, pour l’acquérir, l’effort n’est pas la moindre des […]

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