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être dans le monde sans être du monde

La cessation dont nous avons parlé hier, n’est pas du tout nihiliste, elle n’est pas un refus de prendre en compte le monde, au contraire quand on a l’intuition de ce qu’a découvert le Bouddha, on le vit comme un appel à s’engager dans le monde pour aider les êtres à moins souffrir.

Il nous invite à vivre une intériorité pour déconstruire nos schémas comportementaux afin d’avoir plus de bienveillance pour soi, pour agir d’une manière responsable (qualité de celui qui rend réponse de ses actes) pour pouvoir répondre aux demandes d’aide des autres êtres en souffrance comme nous.

« Il faut comprendre pourquoi le bouddhisme s’intéresse en premier à l’intériorité et non pas, par exemple, aux problèmes sociaux comme vecteurs de souffrance (la pauvreté réelle). Le monde, pour le bouddhisme, n’est pas donné comme une extériorité pure. Le monde n’existe pas en dehors de moi, c’est moi-même qui le fait vivre. Le monde n’est pas une collection d’objets simplement posés devant moi. On parle bien improprement des cinq agrégats (skt.skandha) comme des constituants de l’individualité mais dans son interprétation, le bouddhisme voit dans la concaténation de ces cinq agrégats la constitution à la fois du soi et du monde perçu (et non pas juste d’un soi indépendant d’une réalité). Tout le travail bouddhique va constituer à travailler sur ce rapport du soi au monde. À l’expliciter. »

Eric Rommluère

Nous en revenons à « notre » pluie et à être le son de la pluie et non pas quelqu’un qui se croit à l’extérieur du phénomène perçu appelé « pluie ».

« Il nous faut accorder l’intérieur, mais ce n’est pas pour se détacher de l’extérieur. Au contraire, il s’agit de s’y impliquer mais d’une tout autre manière. Avec conscience, non plus dans la passivité mais dans l’action. Toute la tradition sino-japonaise résonne des paroles du Bouddha Shâkyamuni dans le Sûtra du Lotus, au chapitre « La Parabole » :

Maintenant, ces trois mondes sont tous ma possession,
Les êtres qui y sont sont tous mes enfants.

Il n’y a pas de délaissement mais au contraire un mouvement de (ré)-appropriation par une compréhension de ce qui nous unit au monde. L’agir nous est donné sur le mode de l’amour et de la responsabilité.

Ce chemin implique donc un double mouvement : celui, premier, du retrait et celui, second, du retour au monde. Par retrait, on entend fondamentalement la pratique de la méditation. Nous ne pouvons éclairer, comprendre ce qui nous habite sans faire l’effort de nous déprendre de nos schèmes intérieurs. »

Eric rommeluère

Nous ne sommes plus sortis du monde, supérieurs, nous pouvons être le son de la pluie,  mais comme le dit Jésus :

« être dans le monde sans être du monde »

St Jean Chap 17

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13 Réponses

  1. […] prenez la parole In fine, il n’y a ri… on Il n’y a rien d’existant en so…être dans le monde s… on Être le son de la pluieêtre dans le monde s… on In fine, il […]

  2. joyeux week end de Pâques
    je t’embrasse
    Nad

  3. Bonjour
    Pour ce qui est du son de la pluie ..avec le temps qu’il fait .mieux vaut être dedans que dehors !
    Bon week end
    Amitiés
    Gérard

    • et ce week-end il va pleuvoir des oeufs ! 😆
      Bon à partir d’aujourd’hui on devrait avoir, par chez nous, deux trois jours moins mouillés, et le beau temps reviendra la semaine d’après (prévision du grand sachem N-a-qu-une-dent-mais-elle-est-tombée-alors-n-en-n-a-plus 😉 )

      chaleureusement

      frédéric

  4. Je suis très sensible à ce billet. Sujet et contenus importants et pas faciles à « expliquer » à ceux qui ne sont pas dans cette mouvance de soi. Car c’est du Vivre avant tout, finalement., ressentis profonds issus aussi de nos expériences de nos trajets et de nos souffrances…dont il s’agit, je pense.
    D’abord le retrait puis une vacuité au monde, différente .

    Sur mon, bureau, au milieu de mes feutres de couleurs , j’ai recopié sur un long papier bleu, cette citation de Guendune Rimpoché

    Rien à faire
    Rien à forcer
    Rien à vouloir
    Et tout se fait tout seul.

    Merci LTZ pour ce partage !

    PS. tortue légère Lôlà a déménagé et vit là maintenant :
    etzou.wordpress.com

    Lôlà

    • merci pour la citation
      J’ai pris note de ton déménagement, je tacherai de mettre le lien sur mon blog cette semaine

      chaleureusement

      frédéric

  5. Pas facile à expliquer, c’est bien vrai !

    Actuellement je lis « Pour une métamorphose de l’esprit  » de Thich Nhat Hanh il explique très bien !!! les mécanismes et la nature de la conscience.
    Une brassée de bises fleuries.

  6. http://corpsetame.over-blog.com/article-1154-la-goutte-qui-fait-deborder-le-vase-ou-parce-qu-une-image-ne-doit-pas-rester-qu-une-image-47067760.html

    Et pourtant ce que c’est dur dans le son de la pluie!
    Peut-être parce que cette pluie là n’est tout simplement pas la notre, qu’elle frappe la vitre, le sol comme elle frappe notre corps et notre conscience …avec violence alors que nous aimerions une petite douche tiède et câline? Parce que nous nous projetons dans une autre météo….
    Bon week end pascal, Frédéric.
    Bises
    Arthi qui lit et rerelit avec délice le tome 2 des aventures de Zem

    • Merci Pascale, heu Arthémisia 😉
      Je prépare en ce moment le 1er volume de Zem en anglais 😉
      Pour la pluie, le pb en effet c’est qu’on attend qq chose de précis par rapport à ce qui ne peut être prévu, s’attendre à de la pluie chaude en notre saison et notre latitude est en effet source de souffrance
      comme attendre une puie fraiche en période et lieu de mousson 😉

      je t’embrasse ARThémisia (pas trop le temps d’écrire en ce moment, je dessine, je dessine, je dessine 😉 , mais je pourrais parler avec toi du dernier échange eu avec des étudiants des beaux arts lors de la visite du Sourire du chat )

      frédéric

  7. Je lis, je tente de méditer mais j’ai du mal à me concentrer car mon esprit, en ce moment , est un peu encombré par le rêve. Je t’embrasse.

    • La vie est un rêve qui nous encombre parfois
      à d’autres le rêve est ce qui nous sauve de la vie
      à chaque fois être présent à ce rêve, même si on ne peut s’empêcher de rêver (serait ce bon ?) on peut y être attentif

      pensées et tendresse pour toi ARIAga

      frédéric

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