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In fine, il n’y a rien à atteindre, à comprendre, à conscientiser, il n’y a qu’à cesser.

Le Bouddha a découvert une voie de libération des agrégats par l’arrêt de leur production. Cette découverte amenant d’après lui l’arrêt de notre névrose continuelle, remplacée par une paix qui ne cherche rien à obtenir.

Notre souffrance vient de nos perceptions mentales. Et c’est le piège du matérialisme spirituel dont parle Chögyam Trunpa, nous croyons avancer sur une voie spirituelle et nous utilisons encore nos perceptions mentales pour le faire et l’apprécier et le faire savoir.

Mais pourtant le Bouddha a découvert qu’il était quand même possible de faire cesser la souffrance, d’une manière tellement simple qu’elle en paraît inaccessible. Un peu comme Jésus qui nous dit

« Si vous ne devenez pas comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux »

(Mt 18, 3)

et nous, nous savons tout compliquer, comme des adultes que nous sommes, mais nous ne savons plus être simples comme des enfants. D’autant plus que la révélation du Bouddha détruit tous nos rêves de transcendance dans un ailleurs de temps, de lieu ou d’être.

C’est en effet toute la complexité de ce que nous propose la voie du Juste milieu qui est l’extinction de la souffrance par la prise de conscience de l’impermancence et de l’interdépendance de ce que nous croyons être avec un début et une fin. Il n’y a rien à obtenir, pas de conscience supérieure, pas de conscience non duelle, pas de conscience, car extinction des 5 agrégats.

Pour finir cette série de billet sur « être le son de la pluie » nous verrons demain que ce processus n’est pas du tout nihiliste.

complément à lire éventuellement

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31 Réponses

  1. Hareu hareu! 🙂

  2. c’est drôle car sans savoir que tu allais poster ce billet aujourd’hui, c’était ce que je lisais hier soir, mais je le lisais dans « Bouddhisme pour les mères »
    J’y ai découvert l’existence du  » Noble Sentier Octuple »
    Belle journée à toi Frédéric et merci

    • Après les 4 Nobles Vérités, c’est en effet une base concrète de la compréhension et de la mise en pratique du bouddhisme

      je t’Ambrasse

      frédéric

  3. cette citation
    http://zenpourlesnull.canalblog.com/archives/2010/04/02/17444404.html
    elle est pour toi
    parce que tu as toujours su « toucher le coeur », toucher mon coeur
    et il y a tellement d’autres choses que mes mots ne pourront jamais te dire
    sauf un, peut être ?
    M E R C I F R É D É R I C ♥♥♥

    Bien amicalement
    Nad

    • Si les coeurs se touchent, les mots deviennent inutiles 🙂

      Merci à toi
      l’important est de faire circuler l’attention aux autres 😉

      chaleureusement

      frédéric

  4. Tout est dans le titre de ce billet.
    Cesser, pour Être.
    Très belle journée, Frédéric.

  5. Merci !

    Voltaire en parle aussi très bien dans le Candide ;-))


    • Au delà de cultiver son jardin, voici à quoi me fait penser Voltaire aussi à Hugo :
      Une deuxième balle fit étinceler le pavé à côté de lui. Une troisième renversa son panier. Gavroche regarda, et vit que cela venait de la banlieue.
      Il se dressa tout droit, debout, les cheveux au vent, les mains sur les hanches, l’œil fixé sur les gardes nationaux qui tiraient, et il chanta :
      On est laid à Nanterre,
      C’est la faute à Voltaire,
      Et bête à Palaiseau,
      C’est la faute à Rousseau.
      Puis il ramassa son panier, y remit, sans en perdre une seule, les cartouches qui en étaient tombées, et, avançant vers la fusillade, alla dépouiller une autre giberne. Là une quatrième balle le manqua encore. Gavroche chanta :
      Je ne suis pas notaire,
      C’est la faute à Voltaire,
      Je suis petit oiseau,
      C’est la faute à Rousseau.
      Une cinquième balle ne réussit qu’à tirer de lui un troisième couplet :
      Joie est mon caractère,
      C’est la faute à Voltaire,
      Misère est mon trousseau,
      C’est la faute à Rousseau.
      Cela continua ainsi quelque temps.
      Le spectacle était épouvantable et charmant. Gavroche fusillé, taquinait la fusillade. Il avait l’air de s’amuser beaucoup. C’était le moineau becquetant les chasseurs. Il répondait à chaque décharge par un couplet. On le visait sans cesse, on le manquait toujours. Les gardes nationaux et les soldats riaient en l’ajustant. Il se couchait, puis se redressait, s’effaçait dans un coin de porte, puis bondissait, disparaissait, reparaissait, se sauvait, revenait, ripostait à la mitraille par des pieds de nez, et cependant pillait les cartouches, vidait les gibernes et remplissait son panier. Les insurgés, haletants d’anxiété, le suivaient des yeux. La barricade tremblait ; lui, il chantait. Ce n’était pas un enfant, ce n’était pas un homme ; c’était un étrange gamin fée. On eût dit le nain invulnérable de la mêlée. Les balles couraient après lui, il était plus leste qu’elles. Il jouait on ne sait quel effrayant jeu de cache-cache avec la mort ; chaque fois que la face camarde du spectre s’approchait, le gamin lui donnait une pichenette.
      Une balle pourtant, mieux ajustée ou plus traître que les autres, finit par atteindre l’enfant feu follet. On vit Gavroche chanceler, puis il s’affaissa. Toute la barricade poussa un cri ; mais il y avait de l’Antée dans ce pygmée ; pour le gamin toucher le pavé, c’est comme pour le géant toucher la terre ; Gavroche n’était tombé que pour se redresser ; il resta assis sur son séant, un long filet de sang rayait son visage, il éleva ses deux bras en l’air, regarda du côté d’où était venu le coup, et se mit à chanter :
      Je suis tombé par terre,
      C’est la faute à Voltaire,
      Le nez dans le ruisseau,
      C’est la faute à…
      Il n’acheva point. Une seconde balle du même tireur l’arrêta court. Cette fois il s’abattit la face contre le pavé, et ne remua plus. Cette petite grande âme venait de s’envoler.

      Les Misérables, Cinquième partie, Livre I,
      « La guerre entre quatre murs », Chapitre XV « Gavroche dehors »

  6. Cela me rappelle une phrase que j’ai lue il y a longtemps, et donc je ne saurais citer l’auteur : « Je n’ai rien obtenu en atteignant le Parfait Éveil  » (citation de mémoire).
    Très intéressée par les pages que tu mets en lien (complément).
    En fait, il est dit assez souvent que nirvana et samsara sont inséparables, ce qui explique qu’il n’y a pas à chercher ailleurs que là où nous sommes. Je pense souvent au panneau de signalisation utilisé dans une pub il y a quelques années : « vous êtes ici », et le type devant le panneau est au milieu de nulle part, en plein désert, et il meurt de soif.
    Parfois je me dis que lui, au moins, il a trouvé un panneau !!! ;-D

  7. et c’est en cessant que l’on commence ! Paradoxal non ?

    • Le zen est plutot paradoxal en effet
      mais je suppose qu’on ne peut pas non plus parler de commencement,car cela implique une fin
      quand on cesse, on est (naît)

      bises

      frédéric

  8. Re coucou Lung!
    L’heure était tardive…. Pour m’expliquer: c’est par rapport à la phrase « « Si vous ne devenez pas comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux » ».
    Je suis actuellement dans le cycle clown! 🙂
    Bon weekend!

  9. y’a le réel.
    il y a surtout qu’on ne réalise pas le réel (une sorte de protection je pense)
    cela dit ce qui me turlupine c’est comment faire la part entre la faim et la gourmandise ?
    car c’est assez subectif..
    dans la nature on ne se poserait pas ces questions car il faudrait évaluer ce qui est + intéressant entre aller chasser et rester à profiter (ce que vivent les peuples sauvages dans la forêt)
    Il y a en fait une juste mesure naturelle entre se la couler douce et se bouger le cul.
    Le soucis est notre mode de vie selon moi.
    Car au fond le plaisir fait aussi partie de la vie.
    Il suffit de regarder les animaux.
    Quel part de plaisir sensuel pouvons nous nous octroyer ?
    Comment savoir ?
    Selon moi il faut savoir désirer ce qu’on est en me sure de s’offrir sans souffrir.
    Ce qui nous renvoie pour l’humain moderne à la gestion de la ville.
    La politique.

    • La réponse me semble simple,
      d’abord la question je dirais ne se pose pas (mais en fait bien sûr qu’elle se pose 😉 )
      La poser c’est déjà considérer le plaisir comme un empêchement, or dans le bouddhisme un des 7 facteurs d’éveil est la joie
      donc le pb n’est pas dans la satisfaction et la joie qu’elle amène, mais dans l’attachement à ce qu’on désir, dans l’avidité avec laquelle on le désir et dans la non équanimité avec laquelle on le désir
      Si on est en capacité de vivre pleinement l’instant présent avec plaisir tout en prenant soin des autres, où est le pb ?

      Et tu as raison c’est vrai que notre culture (mais c’est assez ancien) nous coupe de notre corps, de ses sensations et du coup on ne sait plus la différence entre satisfaire sa faim et tomber dans la gourmandise
      zazen est une pratique psycho-corporelle, qui nous permet de revenir au corps

      chaleureusement

      frédéric

  10. Je me nourri chez toi, je me laisse bercer chez toi, je passe très souvent chez toi, en silence …le plus souvent, mais je suis là.
    Merci.
    Viviane

  11. […] cessation dont nous avons parlé hier, n’est pas du tout nihiliste, elle n’est pas un refus de prendre en compte le monde, au […]

  12. Bonjour,

    En cette matinée mon commentaire va se poser ici, il aurait pu s’écrire avant ou plus loin dans la série…
    Tu sais cher Frédérique à quel point le langage du Bouddhiste, des initiés que vous êtes, m’est étranger, autant par les mots que par les rites mis en oeuvre. Pourtant dans ce qui est rapporté ici, j’entends ce que je raconte souvent, ce que j’aime à proposer et ce que tu as donc déjà lu à travers mes quelques commentaires. Tout commence en « moi »!
    La méditation serait donc un regard vrai sur mon être. Car il est vain de s’occuper des autres, c’est à dire, il est vain de préconiser une quelconque bienveillance à s’imposer POUR ou VERS les autres si je ne me l’accorde pas à moi-même. Il est nécessaire que je me pause pour regarder avec attention « la voleuse, la méchante, la violente, la méprisante, la jugeante, la laide, la séductrice, la vengeante, etc… » que je suis. Dans la pause, devenant « un tout » qui contient « tout » ainsi que ma reconnaissance bienveillante pour ce « tout », je tire la tranquillité et la paix qui me permettent d’accueillir « tout » à chaque détour de mon quotidien agité.
    Je pourrais dire que c’est parce que je me sais pleines de graves défauts que les autres me trouvent certaines qualités et si la conclusion parait triviale, elle est « légèrement » opposée à l’éducation que nous recevons, cette éducation qui nous invite à paraître en oubliant d’être…
    Mais finalement, je radote…

    😉

    Belle journée à tous et à chacun.

    • Il y a des radotements qu’il est agréable d’entendre et réentendre pour qu’ils nous pénètrent
      Il me semble qu’il ne servirait à rien de chercher à pratiquer la méditation si nous n’avions fait ce 1er pas de commencer à se reconnaître
      c’est à dire que je ne crois pas en la méditation en tant que psychothérapie,mais comme accompagnement de celle-ci éventuellement
      D’un point de vue bouddhiste, normalement la méditation se pratique sous l’égide d’un enseignant qui justement permet de recadrer le processus, mais je crois que peu accepteraient de prendre une personne qui ne serait pas déjà dans une démarche de reconnaissance de soi
      enfin avec ses mots le Bouddha disait (de mémoire) :
      « si qq chose est mauvais pour toi et pour les autres ne le fait pas
      si qq chose est mauvais pour toi et bon pour les autres ne le fait pas
      si qq chose est bon pour toi et mauvais pour les autres ne le fait pas
      si qq chose est bon pour toi et pour les autres, fait le »
      Il y a une mauvaise compréhension de la vacuité qui est souvent en occident de croire qu’il faille supprimer l’ego et on retombe dans la culpabilité judéochrétienne habituelle, mais il faut avoir une idée saine de soi, tel que nous sommes avant de pouvoir se lancer dans la compassion

      Merci à toi et bon week-end (entre tes fleurs ramasses tu les oeufs ? 😉 😉 😉 )

      qqs dessins de Zem sur briser l’ego et l’authenticité :

      http://tiny.cc/ego690
      http://tiny.cc/ego621
      http://tiny.cc/imperfection

      bises

      frédéric

  13. 🙂

    Rien à ramasser dans le jardin en cette saison, je n’ai pas encore craqué pour un véritable poulailler et il n’y a aucun petit zenfant à l’horizon!
    Bon dimanche à toi et aux tiens.

    • merci Joëlle 🙂
      Nous allons faire la récolte des oeufs aujourd’hui
      enfin, nous nous allons les semer, et les petits enfants les récolter 😉
      Nous sommes passés de nos filles qui les récoltaient, même encore un peu tard pour l’amusement aux petits enfants, on n’arrête pas ! 😉

      je t’embrasse

      frédéric

  14. Je viens en 30ème position…te dire merci de ces paroles simples qui permettent de revenir à la joie… Bises chaleureuses. Sylvie

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