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Instructions au cuisiner zen

Extraits d’un article lu sur Paperblog

Le texte de référence de l’influence historique du bouddhisme dans la façon de cuisiner est celui de Maître Dogen, Instructions au cuisiner zen écrit au XIIème siècle (voir sur le site Un Zen Occidental) où le maître invite le tenzo (cuisinier) à faire de cet acte humble et quotidien un moment de grâce spirituel.

Maître Dogen :
« quand vous faites la cuisine, ne regardez pas les choses ordinaires d’un regard ordinaire avec des sentiments ordinaires. Avec cette feuille de légume que vous tournez dans vos doigts, construisez une splendide demeure de bouddha ».

De ce célèbre penseur nous viennent des conseils qu’on ne peut manquer de s’approprier. Quelques préceptes parvenus jusqu’à nous :

  • ne transmettre que le minimum, l’essentiel de la nourriture sous prétexte que tout est vacuité est un manque de compréhension de la Voie car ne reste alors qu’une pratique inutile basée sur le moi

  • savoir couper les légumes est pour Dogen un accomplissement de soi en même temps qu’une offrande aux autres. Etre zen en cuisine c’est faire plaisir aux autres autant que se réaliser soi-même.

  • le « il faut toujours nettoyer après chaque opération et ranger au fur et à mesure les objets autour de soi » a influencé des générations de sushimen au Japon

Lire l’article intégral

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24 Réponses

  1. J’imagine que dans les temples Zen le cuisinier ne coupe pas ses légumes tout en criant au gamin d’arrêter d’embêter sa sœur, à la gamine de baisser le volume de la télé, et au conjoint de répondre à ce (censuré) de téléphone.
    Sinon, c’est un beau programme, être zen en cuisine.

    • L’article est sorti trop tôt preuve de mon manque d’inatention, puisqu’il sera publié après encore un autre article sur la pauvreté, que dimanche donc.

      Il est certain que la pratique de la méditation dans un monastère n’est pas identique à la vie dans une entreprise
      de la même manière la vie dans une cuisine d’un monastère n’est pas identique à celle d’une cuisine de famille nombreuse

      les deux n’empêchent pas de pratiquer quand même, malgré tous les malgré 😆

      D’un autre côté les pbs ne doivent pas surgir pour être résolus, mais vus au mieux (quand c’est possible en amont)

      par exemple la gestion de la télé dans la famille peut être prévue, dont la gestion du niveau sonore (je ne parle pas en théorie, mais en tant que père de 4 enfants)
      les enfants peuvent avoir des « lieux » (quand l’appartement le permet) où ils peuvent s’embêter, et des lieux et des moments où il ne le peuvent pas (pour autant qu’ils aient des lieux et des moments où ils puissent aussi être entendus ensemble et séparemment par les parents)
      Pour le téléphone, pareil la gestion peut être prévue, par exemple je connais une famille où il ne fallait pas appeler entre 19:00 & 20:00 parce qu’ils mangeaient en famille (une autre famille nombreuse) et qu’ils ne répondaient jamais à table. (chez nous ce n’était pas le cas, et je crois que je n’ai jamais réussi à faire admettre cette règle, 😉 )

      bises

      frédéric

    • merci Mifa tu parles en mon nom aussi

  2. si je puis me permettre de « revenir à l’attaque », voilà un peu ce que je voulais dire par mon commentaire d’hier :  » des conseils applicables dans le quotidien
    Ainsi, il semblerait que tu puisses te baser sur ta propre expérience de père de 4 enfants et d’avoir pu en même temps cuisiner zen.
    Tant mieux et naturellement j’en suis heureuse, même si ce n’est pas tombé du ciel et que tu as tendu à cela pour qu’il en soit ainsi
    Néanmoins, une de mes filles qui vient de lire « Le bouddhisme pour les mères » m’a fait cette réflexion qu’elle n’a pas trouvé dans ce livre « un outil dont elle puisse se servir au quotidien »
    A la lumière de ce que tu as répondu à mon commentaire d’hier, je me dis néanmoins que le nombre de pièces de la maison peut être un +, mais n’est certainement pas indispensable. Du reste, ma fille a une seule chambre pour ses 3 garçons et par ailleurs elle en a souvent 5 ou 7 (elles s’occupent aussi de ses neveux)
    je crois que finalement la chose la plus importante à retenir dans ta réponse à Mifa c’est
    « (pour autant qu’ils aient des lieux et des moments où ils puissent aussi être entendus ensemble et séparemment par les parents) »
    sauf que je crois aussi que c’est la chose la plus difficile à instaurer

    • Bon là j’avoue que répondant à un message où je dois te répondre, mais à une date que celle que tu dis sur un autre billet que celui auquel tu réponds, je suis un peu paumé 😦 et je n’arrive pas à tout reconnecter ensemble

      Pour le livre dont tu parles, je l’avais regardé en magasin, pour l’acheter et éventuellement le prêter à mes filles elles mêmes mères de famille, mais je n’avais pas été enthousiasmé, car un survol rapide m’avait conduit à penser qu’il était bien centré sur la découverte du bouddhisme mais manquait de concrétude pour des mères non bouddhistes. Ce n’est qu’une impression , puisque je ne l’ai pas lu, donc cela ne veut pas direqu’il ne faille pas l’acheter. Mais ce qu’en dit ta fille confirme.

      En même temps le bouddhisme me semble offrir un chemin de découvertes et d’aventures dans lequel les repères sont justement l’infini et l’impermanent, c’est dire si on ne peut vraiment s’accrocher à eux comme à des bouées. Or nous sommes à une époque où il faut des méthodes et des résultats mesurables. C’est toute la richesse du coaching dans les valeurs actuelles, mais ce n’est pas , il me semble, ce que peut offrir le bouddhisme.

      Je peux dans mes billets chercher à être plus concret par des exemples personnels, mais cela ne me convient pas trop.
      Je peux en parler plus facilement lors d e nos échanges dans les commentaires ou par mail.
      Cette semaine l’ensemble des articles sera un peu plus ardu et apparemment théorique et pourtant il me semble que si on touche ce que j’aborderai c’est justement d’aller vers l’action concrète, mais je ne peux dire ce que peut être l’action concrète pour chacun, cela est de l’ordre du choix personnel.
      La semaine suivante et pour deux semaines cela ira peut être plus dans le sens dont tu parles.

      maintenant je comprends cette demande, et j’avoue l’avoir souvent faite dans ma vie, et finalement les réponses qui semblaient pouvoir corresponder n em’allaient pas car justement on ne peut avoir une réponse toute faite qui corresponde à ce qu’on vive
      mais les réponses qui me renvoyaientplus à ma réflexion m’ont aidé, que je m’en aperçoive ou pas sur le moment, à vraiment m’ouvrir à plus

      je t’embrasse

      frédéric

      • ce que tu décris de ton impression du « Bouddhisme pour les mères » se révèle tout à fait exact d’après ma fille (mais je lui avais bien précisé que tu ne l’avais pas lu et j’ai donc pris sur moi la responsabilité de lui offrir ce livre quoique sachant très bien ce qu’elle recherche
        et ma fille recherche des exemples concrets et applicables, et accessoirement un coach :-))))))))
        Tu dis à la fin qu’on ne peut avoir de réponses toutes faites, ben si, au moins « au début », je veux dire avant de prendre ses ailes
        mais bon hm là je sais pas si je suis claire
        je tâcherai de t’expliquer mieux (par mail) ce que je veux dire

        • Bien sûr qu’on peut, et c’est tout le principe du coaching, qui vous amène à faire ce qu’il faut (qui détermine ce qu’il faut ?) et faire ce qu’il faut d’une manière répétitive, nous met dans un état où nous pouvons devenir ce qu’il faut
          On peut même retrouver cela dans le bouddhisme, mais si dans certaines voies du bouddhisme comme le bouddhisme tantrayana il y a aura beaucoup de moyens habiles proposés pour changer il me semble que dans le zen le principal (je n’oserais dire le seul) moyen habile donné, c’est de s’asseoir, juste s’asseoir (zazen) et là de goûter la vie telle qu’elle se présente, donc avec ses difficultés et ses plaisirs, mais de la laisser se déployer, au lieu de chercher à la canaliser
          et ce moyen habile permet de changer l’ensemble de la vie

          la question qui se pose, c’est lorsqu’on juste s’asseoit, s’ouvre t on à la vie, ou fait on comme d’habitude , avec les mêmes fonctionnements mentaux ? Me basant sur ma propre expérience limitée, j’aurais tendance à dire qu’on fait comme d’habitude !
          L’espoir que l’on a c’est que le faisant souvent, régulièrement, à un moment cela lâche
          En effet juste s’asseoir face à un mur, c’est intéressant pour le folklore pendant une heure, pour le repos, pendant 3 heures, mais plus de 4 heures pendant plus de 3 jours, cela peut commencer à poser question, le mental peut commencer à peiner à inventer toujours les mêmes processus de fuite pour se retrouver face à lui même, et on peut penser par expérience des anciens, que cela suffit à lâcher et s’ouvrir.

          je comprends tout à fait , par expérience personnelle de père de famille dite nombreuse, qu’en tant que parent on ai besoin de moyens habiles rapides, mais c’est sûrement encore le même fonctionnement qui nous fait dire cela
          et si nous abandonnions même cette idée ???

          je t’embrasse et plein de pensées de courage à ta fille 🙂

          frédéric

  3. Bonjour

    Mettre de l’amour dans ses plats ..et vous aurez l’assurance de deguster un mets de choix ..
    Amitiés
    Gérard

  4. C’est tellement plus agréable de cuisiner dans cet état d’esprit ! Ce que je fais, un peu, aujourd’hui, enfin, j’essaie ; mais j’aime cuisiner pour moi, pour partager, alors, ça aide, sans doute.
    Bien amicalement.

    • Il ne faut pas essayer il faut faire
      ensuite bien sûr qu’on réussit ou pas
      mais que réussit on ?
      le met ?
      ou aimer ? (comme je le dis avec Gérard)
      si on le fait cela apportera toujours
      il n’y aura pas d’échec puisque telle pratique est une réussite en soi même si on prend conscience de ne pas pouvoir l’avoir menée jusqu’au bout
      sinon c’est espérer en un résultat miraculeux et déjà on est ailleurs.

      chaleureusement

      frédéric

  5. papotages , pas potage. les solutions naissent de la pratique plus que des lectures.
    mais, faut bien avouer que c’est ce que développe maitre dogen….sur des centaines de pages…

    • oui mais pour apprendre à lire il faut bien commencer par la méthode de lecture ..

    • C’est tout le paradoxe du Tao Te king ( Daodejing ) qui commence en disant que
      La voie qui peut être exprimée par la parole n’est pas la Voie éternelle ; le nom qui peut être nommé n’est pas le Nom éternel.

      et qui va développer cela durant 81 chapitres 😉

      chaleureusement ami fidèle

      frédéric

      • comment ça chaleureusement ami fidèle ?
        et moi ?
        chui pas une amie fidèle peut être ?

        • Comme le père qui donne de l’amour à ses enfants, ce qu’il donne à l’un n’est pas repris à l’autre, l’amour, plus on en donne plus on en a 🙂

          bises amie très fidèle aussi (et dont je suis aussi fidèl, malgré le poutana de caractère emporté que tu as 😆 )

          frédéric

          • poutana de caractère emporté ???????????
            Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles… mystère et boule de geisha !
            Je suis paisible comme l’eau d’un lac auquel ya pas le feu, je vogue sereine au fil du temps qui passe posée délicatement (« Ambre » et « posée délicatement » sont des mots qui vont très bien ensemble très bien ensemble lalalalalallère) ..
            PS on n’est pas fidèle aux gens à cause de leur caractère ! on leur est fidèle à cause de nous !
            PS2 quoi c’est pas clair ? si c’est clair ! Etty dit cela très bien
            attends ….
            Elle dit :
            « Il n’existe aucun lien de causalité entre le comportement des gens et l’amour que l’on éprouve pour eux »
            et je suis tout à fait d’accord avec cela en fait (je me rends compte que je parle d’autre chose que de la fidélité mais bon c’est pas grave, comme ça tu pourras encore prétendre que je fais des disgressions) (ce qui est faux évidemment, on ne peut pas en même temps voguer sereinement et disgresser) (heu, t’es pas en train de chercher du goudron et des plumes pour moi, là ?)

  6. construisez une splendide demeure de bouddha…
    et bien aujouird’hui je lui ai offert une magnifique feuille de laitue achetée au marché Bieau !

    • Le Bouddha escargots va être content 😀

      Selon une légende, alors que Bouddha était plongé dans une profonde méditation au-dessous d’un arbre, il ne s’aperçut pas qu’il était exposé à une chaleur très forte. Un groupe de 108 escargots le virent et réalisèrent l’importance de ses pensées. Ils décidèrent alors de recouvrir sa tête à l’aide de leurs corps et moururent d’une trop forte exposition au soleil. Ils firent honorés en devenant les martyrs morts pour protéger Bouddha. Sur certaines images, les boucles de ses cheveux ressemblent à des escargots afin de rappeler au monde cette histoire.

      bises

      frédéric

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