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Une voie du renoncement

Bouddhas de Pak Ou

Je citais une citation de Tishan indiquant que la méditation est connaissance de soi. Mais il ne faudrait pas la prendre pour une technique de développement personnel.

« Par la méditation silencieuse, face au mur, le Zen nous permet d’affronter ce que nous sommes, de faire face à nos difficultés pour nous remettre en question. »

Notes prises lors d’un enseignement de Eric Rommeluère

Il ne s’agit pas de devenir plus quelque chose, ce n’est pas une voie de développement personnel, mais au contraire une voie du renoncement, pour abandonner tout ce qui crée de la souffrance en nous et autour de nous par nos comportements.

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12 Réponses

  1. L’angoisse , disait Duirkheim , c’est ne pas être dans le moment présent. Pas de présence , et j’angoisse : effet garanti. De quoi donner envie de méditer…au départ …puis , découvrir, avec joie, que le bonheur est bien plus sûrement dans cet instant présent…qu’ailleurs ! Merci pour ces éclairages de plus en plus nécessaires. Amicales pensées. Sylvie

    • Je ne connaissais pas cette citation de Durkheim, l’as tu « in extenso » ?
      Merci Sylvie
      Je connais peu Durkheim, car je n’arrive pas à rentrer dans ses textes, qui me semblent toujours un peu prise de tête pour mes petits neurones
      et pourtant je suis très admiratif de ce travail qu’il a fait d’intégration du Zen dans un ensemble occidentalisé avec thérapie et autres pratiques

      chaleureusement

      frédéric

      • heu, et si dans le moment présent tu te prends par exemple un « pain » in ze tronche, t’angoisses pas encore plus d’y être, dans le moment présent ? (ou alors j’ai encore rien compris)

        • Ah voilà qq chose qui peut paraître en effet sinon paradoxal au moins compliqué

          Si on subit une violence physique, il est certain qu’on peut souhaiter fuir ce moment, si on n’est pas en capacité de se défendre physiquement
          Mais en fait il y a deux sortes de fuites (Ce qu’a analysé Laborit) : la 1ère est la fuite physique et on prend les jambes à son cou, à ce moment on est bien dans le moment présent, puisqu’on pose un acte concret qui nous protège et qu’on fuit le précédent moment trop violent

          Soit on fuit par introspection, on se renferme sur soi, et en fait on n’est pas dans une fuite mais dans la négation du moment présent , on essaye une construction mentale où ce moment n’existe pas, alors qu’il existe, en général le corps ne supporte pas le paradoxe et peut développer des troubles psychiques ou physiques.
          Dans ce cadre on peut se dire « ce sera mieux plus tard », « c’était mieux avant », « finalement il n’est pas si violent, il y a des moments où il est doux » etc… On reconstruit la réalité mentalement pour refuser de la voir tellement elle est difficile

          donc pour résmer, ne pas être et agir dans le moment présent, même et surtout en cas de violence, amène des troubles (angoisse ou autres)

          cette hypothèse te convient elle, exprimée ainsi ?

          bises

          frédéric

          • tu vas penser que je suis obnubilée par la violence physique, ce qui n’est peut être pas faux, –
            Comme tu le soulignes ici et en commentaire sur mon blog, c’est paradoxal et surtout compliqué
            Puisque j »ai toujours été en capacité de l’exprimer (dans le sens de l’extraire) par la voie de mes émotions et de mon merveilleux talent d’écriture (rhm) je pensais en toute bonne foi que cela me permettait de ne pas fuir ni nier
            Mais voilà que tu prétends qu’on sait TOUJOURS quand l’autre est violent
            est-ce que tu sous entends que je suis dans le déni ?
            Ah bah oui au fait tu as vu, je ne parle que de moi

            Par ailleurs, peut être faudrait il être plus prudent sur l’emploi de l’expression « ne pas être » (lorsque tu dis « ne pas être et agir dans le moment présent, même et surtout en cas de violence, amène des troubles (angoisse ou autres) »)
            Que veut dire alors « ne pas être » ???
            parce que la personne, même avec la construction mentale qu’elle se fait pour supporter une situation insupportable, dans la réalité elle EST là non ?

            je pense par ex à ma maman qui était dans le déni ses derniers jours de vie, peut on dire qu’alors elle n’ ÉTAIT PAS ??

            PS aurais tu eu la citation de Durckheim citée par Syvie (Sevim) ? je ne l’ai pas trouvée

            • Je ne peux pas parler pour toi, mais d’une manière générale…
              On parle bcp de résilience maintenant (il me semble que Freud parlait de sublimation pour sa part), l’écriture peut permettre la résilience
              Mais la résilience c’est la reconstruction APRES un traumatisme psychoogique ou physique
              tant qu’on est DANS le traumatisme il n’est pas question de se reconstruire, mais il est question de SAUVER SA PEAU, soit en luttant ou fuyant, éventuellement en intériorisant, ce qui repousse le moment de se sauver, et risque de créer des conflits internes qui peuvent déboucher sur des décompensations physiques ou psychiques.

              Je ne peux prétendre qu’on sait toujours quand l’AUTRE est violent, mais quand SOI MEME on vit de la violence
              par son corps (ce que vit l’autre, c’est à l’autre de le sentir par son corps, et il me parait plus difficile de dire qu’on sait toujours quand on est violent, car il y une telle construction de sauvegarde de l’ego que la violence peut en « toute bonne foi » paraître pour soi, un bienfait qu’on offre à l’autre « Cela ne peut pas faire de mal », « c’est juste pour t’aider » …)

              Sinon il faudrait surtout que je soie prudent sur ma façon de rédiger mes phrases, je n’ai jamais été très bon éléve en rédaction, cela se voit 😉
              j’ai écrit pour résmer, ne pas être et agir dans le moment présent, même et surtout en cas de violence, amène des troubles (angoisse ou autres)
              j’ai fait une ellipse, je voulais écrire : pour résumer, ne pas être DANS LE MOMENT PRESENT et agir dans le moment présent, même et surtout en cas de violence, amène des troubles (angoisse ou autres)

              C’est à dire qu’on peut se bâtir un échaffaudage pour se cacher la violence (exemples que je donne) et plus cet échaffaudage est important plus on se coupe du corps et du ressenti de la violence, et plus les décompensations peuvent être importantes et subites

              Ces dénis d’être dans le moment présent, sont, d’après le bouddhisme, basés sur une fausse interprétation de ce que nous sommes
              c’est particulièrement évident au moment de la mort (mais fais moi penser de t’en parler dès que j’y suis, et on ne sait jamais quand cela peut arriver) où on se raccroche à l’idée qu’on va, qu’on DOIT, vivre

              bises

              frédéric

  2. Soi…dans l’essentiel
    Bises de la nuit.
    Viviane.

  3. Non je n’arrive pas à la retrouver depuis un moment….Je rechercherai. Cette phrase m’a marquée , il y a bien longtemps ( enfin la teneur de cette phrase). Bien à toi, Sylvie

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