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S’accepter soi-même

Résumé d’un article paru sur Dhama de la Forêt

Le Bouddha déclare que « nous sommes ce qui nous est le plus cher ». Malgré cela, pourquoi est-il si difficile de vraiment s’aimer ?

Chacun a d’innombrables réactions, attitudes, attirances et répulsions qu’il préfèrerait ne pas ressentir. Nous ne voulons pas les voir et les reconnaître. C’est une manière de se comporter avec soi qui est préjudiciable au développement.

Une autre manière maladroite de se comporter est de détester cette partie de soi qui apparaît comme négative et de ressentir de l’hostilité à chaque fois qu’une de ces facettes apparaît ; ce qui rend les choses deux fois plus difficiles qu’elles ne l’étaient auparavant. D’une telle réaction découlent souvent des sentiments de peur et d’agressivité.

Blâmer les autres ne fonctionne pas non plus. Dans les deux cas, on transfère ses propres réactions sur les autres. On blâme les autres pour leurs insuffisances réelles ou supposées, ou bien on oublie qu’ils sont des êtres humains ordinaires. Chacun vit dans un monde irréel puisque basé sur l’idée trompeuse d’un « moi » mais celui-ci est particulièrement irréel car chaque chose y est perçue comme totalement merveilleuse ou absolument terrible.

La seule chose qui soit réelle, ce sont les six racines que nous avons en nous : les trois racines bénéfiques et les trois racines néfastes. Ces dernières sont l’avidité, la répulsion et l’ignorance ; mais il y a aussi leur contraire que sont la générosité, l’amitié bienveillante et la sagesse. Il est facile d’accepter cela chez autrui, après l’avoir observé en soi. Ce sont les racines profondes du comportement de chacun de nous. Ensuite, nous pouvons nous observer de manière plus pragmatique, c’est-à-dire : ni nous blâmer pour nos racines malsaines, ni nous glorifier pour nos racines plus saines mais accepter l’existence, en nous, de ces deux types de racines. Nous pouvons aussi avoir une vision plus claire des autres et avoir de meilleures relations avec eux.

Nous ne connaîtrons pas la déception et nous n’accuserons pas les autres parce que nous ne vivrons pas dans un monde tout noir ou tout blanc, soit avec les seules racines néfastes, soit avec les seules racines bénéfiques. Un tel monde n’existe pas.

En apparence, nous sommes tous très différents. Mais ceci n’est qu’une autre illusion. Nous avons tous les mêmes problèmes et aussi les mêmes facultés pour résoudre ces problèmes.

La clarté de l’esprit provient de la purification de nos émotions. C’est une tâche difficile qu’il est indispensable de réaliser, non pas au travers d’un bouleversement émotionnel, mais par un travail précis et honnête sur soi. Nous sommes tous des êtres humains, avec toutes leurs potentialités et leurs limites. Si l’on peut aimer cet être humain, ce « moi », avec toutes ses capacités et ses tendances, bonnes et mauvaises, alors on peut aimer tous les autres êtres d’une manière réaliste qui pourra être pratique et utile.

Toute cette pratique est une question de maturation. La maturité, c’est la sagesse. Comme la sagesse ne vient pas avec l’âge, c’est par le travail que l’on peut y parvenir. Il faut tout d’abord être conscient ; ensuite, il faut apprendre à ne pas condamner, mais à comprendre que les choses sont ainsi. Et, enfin, la troisième étape : changer.

Nous menons une vie contemplative, mais cela ne signifie pas que nous restions assis en méditation toute la journée mais d’observer chaque aspect de ce qui se déroule dans le présent comme une opportunité d’apprentissage. Chaque mouvement, chaque pensée, chaque mot peut amener à la compréhension de soi.

Ce genre de travail sur soi apportera un sentiment de profonde sécurité intérieure enracinée dans la réalité.  Le sentiment de sécurité apparaît quand on voit la réalité à l’intérieur de soi et, partant de là, quand on voit la réalité dans tous les êtres et que l’on peut se réconcilier avec cette réalité.

Que peut-il y avoir que nous voudrions fuir? Nous ne pouvons échapper à la loi de la nature. Où que nous soyons, nous sommes impermanents (anicca), insatisfaits (dukkha) et n’avons pas de soi permanent (anattā). Il faut donc pouvoir aborder nos difficultés et celles d’autrui d’un cœur léger, sans exubérance, ni excès. Avec un peu d’autodérision, il est vraiment plus facile de s’aimer de manière juste. Il est aussi plus aisé d’aimer autrui.

Il y a un autre aspect de la vie humaine que nous ne pouvons pas changer, à savoir que tout se produit d’instant en instant. Les choses sont simplement comme elles sont.

La terre tourne sur son orbite et la vie s’écoule depuis la naissance jusqu’à la mort sans que nous n’ayons à intervenir. Il n’y a rien d’autre à faire, ni nulle part où aller. La seule chose que nous ayons à faire est d’observer « ce qui est ». Ce faisant, nous verrons que l’amour pour soi et l’amour pour autrui découlent naturellement de cette observation.

lire l’article intégral.

♥ ॐ 🙂 ॐ ♥

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18 Réponses

  1. « les choses sont comme elles sont », comme quant il s’agit de payer les factures et que mon compte est vide.. tiens je vais soumettre cela à mon banquier ..
    😉
    Belle fin de nuit à toi Frédéric 🙂

  2. Accepter, la realité de ce que l’on est, accepter la realité de l’autre, accepter le monde tel qu’il est, et les évenements tel qu’ils se présente dans notre vie pour ce qu’ils sont, me semble en effet une bonne base pour cheminer vers soi et vers les autres, et puis quel soulagement de se dire finalement, j’ai le droit de m’aimer tel que je suis même très imparfait :-); oufff !
    bises

  3. Merci pour cet article.
    J’y pense : en acceptant ces six racines on peut faire deux jolies tresses pour orner notre tête : ((2+) (1- ) & (2-) (1+)) le parfait équilibre ! C’est peut être par celles-ci que « Dieu » nous attrapera le jour du grand départ !
    Bise à toi Frédéric, je vais tricoter les miennes pour m’en faire un diadème (de paix). Adamante

    • C’est tresses à la douzaine ( 1 2 ) donc 😆

      pour info pour toi il y a toujours un lien qui n’est pas bon dans l’adresse que tu entres Adamante, en fait il y a un http:// de trop 😉

      chaleureusement

      frédéric

  4. —> Bonjour, cher Lung Ta,

    Ce matin, la neige entassée
    sur la branche est tombée,
    la terre a tressailli de joie.

    Belle journée, et dans la joie et la paix du coeur, Jack.

    • très beau
      m’autoriserais tu à l’utiliser pour un dessin de Zem, j’ai une idée de dessin avec une poésie / haîku « faite par Zem »
      j’indiquerai sur le dessin que la poésie est de toi

      merci si tu me l’autorises

      par contre je ne sais pas encore quand le dessin sera mûr et sera fait

      chaleureusement

      frédéric

      • —> Bonjour, cher Lung Ta,

        Naturellement, je suis très honoré que mon haïku puisse se dessiner sur ton Zem espace.

        Très chaleureusement, Jack qui te souhaite une belle journée, et dans la joie et la paix du coeur.

        • Merci à toi Jack
          Quand je le ferai je te le dirai (mais encore une fois, je n’ai pas de date précise pour l’instant, car j’ai pas mal de petits carnets avec des notes pour de futurs ZEM)

          chaleureusement

          frédéric

  5. Je tenais à te remercier de ta visite… Oui, il est difficile de vivre parfaitement en paix avec soi-même mais c’est essentiel pour ne pas se trouver (inconsciemment) à vouloir « faire la guerre aux autres »… accepter toutes les facettes de soi, c’est accepter toutes les facettes d’Autrui… l’être humain est un miroir pour Autrui, servons-nous donc de ce précieux savoir… Merci Frédéric pour tes compliments au portrait de Sarah ! Bien amicalement à toi.

  6. S’accepter, avec ses casseroles, parce qu’elles sont études d’école de la vie…
    A bientôt,
    Sérénity

    • Les cassserols cela permet de faire une soupe de ce qu’il y a dedans et de s’en nourrir quand même ! 😉 on fait même de la soupe aux orties ! 😆

      chaleureusement

      frédéric

      PS : Sérénity : lorsque tu entres ton adresse dans la case voulue pour le commentaire, elle n’est jamais valide ! Je ne sais pas pourquoi. A toi de voir, si elle peut être valide, des lecteurs peuvent avoir envie d’aller visiter ton site
      là cela donne cela à chaque fois :
      http://xn--rflexionssereines-btb/le21esi%C3%A8clesera

  7. Je suis ce que je suis…et je pars de là pour me transformer.
    Chaleureusement

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