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Des paysans contre un grand groupe pétrolier

Nous jouons souvent aux aquoibonistes de Serge Gainsbourg, on n’a l’impression qu’on ne peut rien faire, que nous sommes le pot de terre contre le pot de fer, et que les grandes institutions & entreprises auront toujours raison. Mais au delà de l’histoire de David contre Goliath, le Dalaï Lama nous donne un autre exemple amusant :

« Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour pouvoir changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique: vous verrez lequel des deux empêche l’autre de dormir … « 

Tenzin Gyatso

Voici maintenant un exemple concret et actuel :

extraits d’un article lu sur Novethic

La situation au Nigeria

D’après la Banque Mondiale la proportion de la population vivant dans la pauvreté est passée de 28% en 1980 à 66% en 2000 au Nigeria. D’après des statistiques de l’United Development Programme « Niger Delta human development report » 2006 : ces 30 dernières années, plus de 400 000 tonnes de pétrole se sont répandues dans les sols ou les eaux du Nigeria.La Nigerian National Oil Spill Detection and Response Agency (NOSDRA) a localisé plus de 1 150 sites abandonnés par différentes compagnies dans le Delta en 2008.

Pollution au Nigeria : Shell sera jugé aux Pays-Bas

Le 30 décembre 2009, le tribunal civil de La Haye s’est déclaré compétent pour instruire la plainte déposée par des paysans nigerians contre Shell. Pour la première fois aux Pays-Bas, une multinationale est assignée devant les tribunaux pour répondre de dommages créés par une de ses filiales à l’étranger.

C’est devant le tribunal civil de La Haye, aux Pays-Bas, que deux paysans nigériens ont porté plainte contre le géant pétrolier Shell. L’issue de la bataille juridique qui s’est engagée est cependant encore bien incertaine. D’un côté, un paysan et un pêcheur originaires d’Oruma, un petit village situé dans le Delta du Niger, région totalement dévastée à la suite d’une fuite d’un oléoduc en 2005, soutenus par l’association écologique néerlandaise Milieudefensie ; de l’autre, la filiale nigérienne de Shell et, c’est là le point juridique très important, la compagnie mère elle-même (la Royal Dutch Shell plc).
Les dégâts occasionnés par la fuite de l’oléoduc ont été d’une telle ampleur, que les populations locales qui vivaient principalement de l’agriculture et de la pêche se sont retrouvés sans moyens de subsistance et sans eau potable. Alali Efanga, l’un des plaignants, explique sa situation dans une vidéo sur le site de l’ONG :
« J’ai hérité d’un étang de mon père. Je vivais de la pêche. (…) Maintenant, je dois aller travailler dans la forêt pour 500 Naira par jour (3 euros). »

Responsabilité juridique

De fait, si près de 500 cas de fuites ont été portés devant les tribunaux nigériens, quasiment aucun n’a abouti, la lenteur des tribunaux décourageant les plaignants qui ne peuvent supporter les frais d’avocats, quand la compagnie ne préfère pas débourser des millions de dollars pour éviter des procès embarrassants .

Dans ces conditions, la décision de la Cour de La Haye a une importance capitale pour qu’enfin les populations victimes de la multinationale puissent obtenir des réparations.

Un premier obstacle juridique a été levé puisque la justice néerlandaise s’est déclarée compétente pour instruire le dossier, l’examen sur le fond devant débuter le 10 février prochain.
« Il n’y a aucune raison de juger cette affaire aux Pays-Bas. L’affaire concerne des faits qui se sont produits au Nigeria et par une société nigériane »,
clame André Romeyn, le porte-parole de la multinationale. De plus, Shell tente une fois de plus de faire passer ces cas de fuites pour des actes de sabotage. Au début des années 90 et d’après ces propres rapports annuels, Shell Nigeria reconnaissait que 75% des fuites (environ 250 par an…) étaient dues à des problèmes de corrosion et les 25 % restant, à des actes de sabotage. Shell minimise les désastres humains et écologiques, affirmant que la fuite de l’oléoduc n’a eu qu’un impact « limité » sur la nature. Par ailleurs, la compagnie accuse les villageois de les empêcher de réparer les fuites, ou affirme encore qu’ils sont responsables de l’état des champs -toujours imbibés de pétrole-étant donné que ce « sont eux qui les nettoient »… !

lire l’article intégral

♥ ॐ 🙂 ॐ ♥

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8 Réponses

  1. ah oui j’ai connu ça aussi le pot de terre…
    même pas peur!
    je me suis battue contre un conglomérat de 16 banques et j’ai gagné!
    ils ont été déboutés de leur requête abusive, ils ont payé les frais de justice, le remboursement des sommes indument perçues, et une amende et on dû attendre un an avant de pouvoir recouvrer leur droit à négocier les modalités de paiement de ce que je leur devais, seulement ce que je leur devais… et là aussi j’y ai gagné en conditions de paiement
    ça a pris 2 ans, faut rester zen.
    mais ça fait jurisprudence maintenant :o)

    j’adore la citation du moustique, je la replacerai pour donner du courage à mes enfants…

    belle nuit à toi
    namasté

  2. Bonjour…
    Desastreux …c’est ce genre de recit que l’on devrait porter a l »‘ecran … et arreter de se faire des tunes avec des longs metrage comme « ocean » homme ,j’en passe et des meilleurs .. mais c vrai il sont pollitiquement correct ! quand aux multinationales ils sont intouchables …mais peut être que si les hommes s’unissent , le nombre fera le reste …..le pot de fer n’est pas invincibe l…
    j’aime beaucoup la citation du moustique ! je vais la reprendre sur mon blog ! lol
    Belle journée
    Gérard

  3. Shell, Aréva, Cogéma, notre Dame du Profit, le monde, le monde… (à chanter)
    Quant au moustique, j’atteste par expérience. Alors Bzzz Bzzz Bzzz la petite vibration qui, comme l’aile de papillon, va provoquer un raz de marée de l’autre côté de la barrière sociale.

  4. la citation du moustique….
    je te la pique

    et t’offre celle là

    Un proverbe chinois dit: » Un flocon de neige ne pèse rien, mais quand des milliers de flocons de neige s’abattent sur une branche de cerisier, la branche plie et casse. »

    Cette branche c’est ce capitalisme mortifère, et les flocons de neige, c’est nous, à nous de faire venir les quelques flocons qui manquent pour que cette branche pourrie casse

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