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Méditation et douleurs

Laurence-Quentin

(dessin de Laurence Quentin)

Quand on se sent mal ou souffrant le temps de méditation est un acte de bonté envers soi même.
En fonction de la fatigue, il n’est pas toujours facile de pouvoir se poser sur un siège pour faire cette méditation, alors il faut la pratiquer comme on peut, quitte à prendre un temps de présence quand nous sommes au lit. Mais cette dernière pratique n’est à faire qu’en dernier recours, car souvent le sommeil est plus fort que la présence et même si s’endormir dans cet état peut présager d’un bon sommeil nous sortons du cadre général de la méditation (il existe dans le bouddhisme tantrique un yoga du sommeil).

Méditer sur la douleur, c’est se pauser, face à soi-même, face à son mal, sans chercher à y apporter une réponse, une solution, simplement on entre en lien avec l’émotion, la douleur qui s’en dégage. C’est ce qu’on appelle l’empathie (rentrer dans la souffrance en grec ou compassion en latin).
Parfois ce n’est pas rassurant d’affronter sa peine, mais le temps qu’on peut y rester, aussi court soit-il, est un grand moment de douceur et de bonté envers soi-même.

Faire cela impose de la volonté car ce n’est pas si simple qu’il y paraît. Même si dans un 1er temps cela peut paraître égoïste c’est un apprentissage pour entrer en compassion avec les autres êtres en souffrance.

Mais pratiquer la méditation amènerait aussi une baisse de la sensibilité à la douleur. :

(Extraits d’un article lu sur Vulgariz.com ) :

Selon des chercheurs de l’Université de Montréal, la méditation Zen,  contribue au soulagement de la douleur. Une nouvelle étude, publiée dans la revue Psychosomatic Medicine, révèle que les adeptes de la méditation Zen sont moins sensibles à la douleur et ce,qu’ils soient dans un état méditatif ou non, que des personnes qui nepratiquent pas la méditation.

Dans le cadre de l’étude, les chercheurs ont recruté treize adeptes de la méditation expérimentés ayant un minimum d’environ 1 000 heures de pratique et les ont soumis à un test de tolérance à la douleur et ils ont comparé leur réaction à la douleur à celles de treize autres sujets qui n’ont jamais pratiqué la méditation. Il s’agissait de 10 femmes et de 16 hommes âgés de 22 à 56 ans.

Le test de tolérance à la douleur était simple : une plaque chaude était pressé par intermittence sur les mollets des sujets et ce, à des températures variables. Le degré de chaleur initialement à 43 degrés Celsius était élevé graduellement pour atteindre jusqu’à 53 degrés Celsius, selon la sensibilité des sujets. Alors que plusieurs adeptes de la méditation ont toléré la température maximale, aucun des sujets témoins n’a pu le faire.

Les adeptes de la méditation Zen ont réduit la sensation de douleur grâce à une respiration plus lente, c’est-à-dire 12 respirations à la minutepar rapport à 15 respirations à la minute en moyenne pour les autres participants.

« Le fait de ralentir la respiration semble certainement correspondre à une diminution de la douleur et peut influer sur le contrôle de la douleur en relaxant le corps. Alors que des études antérieures ont démontré que la méditation a une influence sur les aspects émotionnels de la douleur, nous avons découvert que la sensation elle-même ainsi que la réaction émotionnelle sont différentes chez les adeptes de la méditation. »

Le constat? Une diminution de 18 % de la douleur chez les adeptes de la méditation.

« Si la méditation peut modifier la réaction à la douleur chez une personne et par conséquent lui permet de diminuer la prise d’analgésique nécessaire pour soulager ses maux, ce serait un grand pas en avant »

lire l’article intégral

Attention de ne pas prendre cela pour un nouveau miracle, mais j’ai déjà eu l’occasion de dire que personnellement, souffrant toute la journée de douleurs (fibromyalgie) la pratique de la méditation zen à bonne dose me permet de ne plus user d’antalgique et de morphinique comme je le faisais auparavant.

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23 Réponses

  1. j’aime cette phrase : le temps de méditation est un acte de bonté envers soi même. Je peux témoigner aussi que la pratique journalière de la méditation permet de vivre bien, en maitrisant ses douleurs. La pratique du qi gong (méditation statique et/ou en mouvement) est aussi un excellent moyen.

    • Un acte de bonté qui s’ouvre aux autres, pas un plaisir solitaire 😉

      Je pratique aussi le chikung (moins en moment, paradoxalement, moins d’énergie, de motivation pour une séance) c’est aussi une très bonne pratique vis à vis de la douleur et de l’énergie en général

      chaleureusement


  2. C’est vrai. Et ce qui est apporté en méditation se poursuit dans le quotidien. De ce fait j’arrive plus rapidement à « reprendre le dessus » dès lors que j’ai une contrariété. Mais un problème peut parfois se poser. C’est « puisque je le vis comme ça, les autres aussi ». Or ce n’est pas toujours le cas et les propos dits à l’emporte pièce pour « éveiller » l’autre n’ont fait que le contrarier davantage.
    Difficile de trouver le juste milieu.

    • Sujet très intéressant c’est vrai. Dans le bouddhisme mahayan on prend le voeu de sauver tous les êtres (aussi nombreux soient ils) mais normalement c’est tout un apprentissage qui se faisait pour aller dans ce sens là car en effet à vouloir sauver tout le monde on peut ne sauver personne et au contraire faire plus de mal.
      Je ne vais pas rentrer dans des détails,mais par mon métier je peux dire que j’ai vu par exemple des personnes vouloir absolument qu’une personne s’en sorte, faire tout (pour elle) pour cela, et finalement comme la personne n’était pas prête à s’en sortir malgré elle, cela échouait, et le pire c’est que cela confirmait la personne dans son image d’échec où elle était déjà.

      Pour ma part je trouve qu’un des meilleurs moyens de trouver ce juste milieu quand on n’a ni le professionnalisme d’un thérapeute ou travailleur social, ni le cheminement avancé d’un bodhisattva, c’est pour mettre en oeuvre ce voeu de s’assurer des besoins et demandes actuels de la personne que l’on souhaite aider avant de faire une proposition (ce qui veut que la réponse peut être non) d’action.

      et sinon l’autre point important est de ne pas rester seul dans l’aide, mais de brancher sur des réseaux (pareil si c’est pour aider qqn de la famille, plutôt que d’agir seul, en parler autour de soi)

      chaleureusement


  3. Cela marche très bien avec les enfants aussi, quand on leur demande de bien respirer lors d’un gros bobo!
    ils ressentent moins la douleur, je pensais que c’était parce qu’ils se concentraient sur leur respiration, apparemment il n’y a pas que ça ;-))

    • En fait il y a plusieurs choses je pense, comme par exemple :
      – il y a un effet relaxant
      – il y a un effet de centrer son attention sur autre chose
      et là on peut être dans les mêmes effets que ce que tu cites

      Pour moi dans la méditation, tout cela n’est pas un objectif, mais plus une entrée en matière
      Il vaut mieux être déjà un peu relaxé avant de se mettre en méditation, mais on ne médite pas poru être relaxé, bien qu’on le soit en général après la méditation
      La méditation (je ne parle que de ce que je peux en vivre aujourd’hui) est plutôt une ouverture à ce qui est sans s’accrocher à qq chose de particulier
      cela relavitise chaque chose en la remettant à une place plus juste tout en permettant d’être bcp plus ouvert et épanoui

      chaleureusement


  4. Bonjour,

    Merci pour cet éclairage et votre pleine attention.
    Un lien d’une vidéo sur les bienfaits de la méditation.

    http://video.telequebec.tv/shadowbox/?fn=603&tc=114&src=13&sec=1

  5. Hors-sujet : j’aime bien ta pensée du jour :

    « DEVISE DU JOUR :
    Erreur : Twitter n’a pas répondu. Veuillez patienter quelques minutes puis rafraîchissez la page. »

    Vacuité, vacuité… 😉

  6. Merci pour cet article, c’est vrai que dans les moments de souffrance le 1er réflexe n’est pas de se poser en soi avec elle mais plutôt, fuir ou nier, cela parait plus facile… la méditation….un sujet a méditer…
    en attendant j’m bien méditer au chaud dans mon bain , ou en marchant dans la nature, mais assise, c’est beaucoup plus difficile !
    bise

  7. moi aussi j’aime bien cette proposition : le temps de méditation est un acte de bonté que je prends envers moi-même. une de plus que je vais mettre dans un petit coin – de ma tête, de mon ordi, de ma chambre. pour y revenir de temps en temps, l’observer, la peser, la confronter : méditation encore. le dalai lama parle de ses ‘aide-mémoire’. o oui la méditation est un acte de bonté envers soi. et pour s’en rendre compte, ne pas le croire, ne pas le dire, mais pratiquer, pratiquer, et encore pratiquer, chaque jour, et voir par soi-même les transformations qui s’opérent. merci encore frédéric. et à propos de ta fybriomyalgie : j’ai été jeter un coup d’oeil sur wikipédia, drôle de maladie, ou je devrais dire pas drôle du tout. encore et toujours : courage, patience, compréhension. détermination. e

    • oui drôle n’est pas vraiment l’adjectif que je prendrais pour qualifier cette maladie 😆
      Mais finalement elle aide à développer les paramita :lo: (patience, effort, concentration, sagesse… 😉 )

      merci et bon courage à toi aussi


  8. « Le temps de méditation est un acte de bonté que je prends envers moi-même » : belle phrase effectivement !
    Quel plus beau cadeau peut-on se faire que de s’offrir quelques minutes par jour en intimité avec Soi ?
    Je peux aussi témoigner que la méditation m’a permis cet automne, lorsque j’avais le pied dans le plâtre, puis lorsque j’ai commencé à remarcher, de ne pas ressentir de douleur.
    Régulièrement, des gens que je croisais me plaignaient, me parlaient de souffrances atroces quand cela leur était arrivé et me promettaient même d’horribles douleurs lorsque je commencerais la rééducation… Je n’ai rien connu de tout cela ! Ayant plus de temps pour méditer j’ai même consommé moins de paracétamol que d’ordinaire… même pas une boîte en 3 mois !
    Par contre tout le temps où j’étais dans le plâtre je faisais des visualisations, me voyant courir, danser, marcher dans les vagues … en étant dans la joie du mouvement dont j’étais momentanément privée. Très riche expérience !
    Mais ce n’est pas une raison pour vous casser la cheville ;o)

  9. Bonjour,

    Je vous invite à lire ce discours d’Ajahn Brahmavamso sur la douleur

    http://www.dhammadelaforet.org/sommaire/a_brahm/attitude_bouddhiste_douleur.html

    Puissiez vous tous être bien portant, heureux et en paix

  10. témoignage en direct-live de l’effet positif « présence a la douleur » méditation versus site de lung ta zen: ce matin, je devait reprendre le boulot… du coup terrible crise d’angoisse, étouffement, pulsion de thanatos et j’en passe lorsque soudain ô lumière !!! je me suis rappelé de cette note ! et donc je me suis posée la, un moment avec ma douleur, et bien ca a marché !!!!
    alors je passe simplement pour te dire merci.!
    bien amicalement
    Virginie

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