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Modifier notre condition intérieure.

Quand nous sommes perturbé, nous pouvons sentir que nous avons en nous sous forme de souvenir d’autres réactions possibles.

Dans le zen on parle de « revenir chez soi » quand on pratique la méditation, se rendre compte que nous sommes emportés violemment par des émotions c’est vivre « hors de soi ».

Nous ne sommes pas astreint de supporter notre état actuel alors que nous possédons en nous des qualités constructives, même si elles semblent manquer présentement, comme la sérénité, la maîtrise de soi, la joe, la force, le courage …

Nous pouvons transformer notre état émotionnel si nous le jugeons négatif, s’il agresse notre corps, pour le remplacer intentionnellement par des pensées positives.

Mais cela ne peut se faire mentalement, intellectuellement. C’est même à mon avis, non seulement une des principales limites de la « pensée positive » mais même le risque qu’il y a à la pratiquer, si elle n’est vécue qu’au niveau volitif et mental.

Le début de la démarche c’est de prendre conscience de ce que nous vivons actuellement et de ce que cela crée de négatif en nous et que cela nous ne nous en satisfaisons pas, que nous voulons « revenir chez nous » comme je l’écris ci-dessus.

Mais ce « chez nous », l’état mental recherché, il faut déjà l’avoir vécu pour que cela agisse, sinon nous restons dans le fonctionnement mental avec les difficultés dont je parlais plus haut. C’est d’ailleurs pourquoi la pratique de la méditation nous amène à vivre consciemment tous nos actes et tous nos états d’être, ainsi nous enrichissons notre « maison » par les canaux de notre corps, de nos émotions & de nos pensées. Ainsi nous pouvons lorsque nous sommes embarqués « au loin » revenir à un état déjà connu, déjà vécu consciemment.

Nous pouvons commencer par revenir présent, nous asseoir, simplement s’ouvrir à ce qui est. Voir tout ce qui « sort ». Cet état de conscience est déjà très important, bien souvent nous vivons sous « hypnose » sans prendre conscience de nos actes, nos paroles, nos pensées.

Quand nous sommes présents, nous pouvons voir, penser, écrire, dire, l’état dans lequel nous souhaitons retourner. C’est à ce moment que nous pouvons puiser dans nos souvenirs, un moment vécu où nous étions dans cet disposition sentie comme positive dans tout son être. Quand le corps, les pensées, les émotions, sont à l’unissons avec ce souvenir, nous pouvons laisser s’évanouir le souvenir et rester sur les sensations du corps.

Et nous pouvons reprendre nos activités.

Si nous avons vécu cela dans la journée et que nous n’avons pas encore la capacité à revenir rapidement dans notre paix intérieure, nous pouvons pratiquer cela le soir chez nous, pour ne pas rester avec cette empreinte négative.

♥ ॐ 🙂 ॐ ♥

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28 Réponses

  1. Ce qui est bien c’est que plus on revient chez soi, plus il est facile d’y revenir, même si parfois, rien n’étant jamais totalement acquis, on se demande comment une chiquenaude peut agir en tempête et nous bouleverser.
    Il est long le chemin, mais bien intéressant.
    J’aime beaucoup ton blog.
    Adamante

  2. en sommeil faut savoir cultiver la ‘chan(zen) attitude’:rester calme et centré en toute circonstance :-)la perception des choses est souvent erronée aussi ne faut-il pas lui accorder une importance excessive,et prendre en compte que la vie suit la loi de l’alternance: un jour pour toi ,un jour contre toi comme dit le commun des mortels :-)règle de toujours donc essayer de positiver toujours et toujours 😉
    pour en revenir à la question du Moi..je pense que le petit Moi que nous sommes fait partie du grand Moi que nous nommons univers Dieu selon les croyances..l’énergie qui traverse chacun de nous n’est nullement fortuite elle provient de l’univers,de Dieu..ce Qi qui relie tout ce qui existe est animée par la même source.. mais il faut savoir le cultiver,l’affiner et non le garder à l’état brute et la pratique du qi gong, permet une certaine communication avec tout ce qui nous entoure..bien à toi 🙂

  3. très intéressant, cela; même si je suis obligée d’ajouter, pour ma gouverne personnelle, que je n’ai pu y venir que grâce à … quelqu’un, et que trouver mon « assise », mon ancre, mon chez moi, n’a pu se faire que parce que tu me tenais la main.
    T’en ai-je remercié au fait ? me rappelles plus ..

  4. Je suis « hantée » par l’intuition d’autre chose. Depuis le début de mon parcours. Mais c’est vrai que qu’il faut jeter un regard sur nos émotions et la versatilité de notre esprit, car nous apprenons quelque chose. Reste que je n’ai encore rien appris… 😉

    • « rien appris » ? ne veux tu pas dire plutôt « rien n’est jamais acquis » ?

      • Mais non, je ne dis pas autre chose que ce que je dis. Je ne crois pas que rien n’est jamais acquis, car de nombreuses choses sont déjà acquises sans même qu’on les désire ni qu’on les recherche, tout comme d’autres qu’on a cherchées et trouvées. Ce qui ne va pas à l’encontre de la vérité de l’impermanence, qui a toujours raison de tout in fine. Il faut distinguer. Non, on n’a rien appris d’immuable tant qu’on n’est pas réalisé. Je crois. Il se peut que je me trompe. Mais ce qui est sûr, c’est que je ressens chaque jour davantage le fait que je ne sais rien de rien.

      • 1 Rien n`est jamais acquis à l`homme ni sa force
        Ni sa faiblesse ni son coeur et quand il croit
        Ouvrir ses bras son ombre est celle d`une croix
        Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
        Sa vie est un étrange et douloureux divorce
        Il n`y a pas d`amour heureux.

        2 Sa vie elle ressemble à ces soldats sans armes
        Qu`on avait habillés pour un autre destin
        à quoi peut leur servir de se lever matin
        Eux qu`on retrouve au soir désarmés incertains
        Dites ces mots ma vie et retenez vos larmes
        Il n`y a pas d`amour heureux.

        3 Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
        Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
        Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
        Répétant aprés moi ces mots que j`ai tressés
        Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
        Il n`y a pas d`amour heureux.

        4 Le temps d`apprendre à vivre il est déjà trop tard
        Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l`unisson
        Ce qu`il faut de malheur pour la moindre chanson
        Ce qu`il faut de regrets pour payer un frisson
        Ce qu`il faut de sanglots pour un air de guitare
        Il n`y a pas d`amour heureux


        • Outre l’interprète, on peut aussi citer l’auteur, Louis Aragon !… et ne pas amputer son poème :

          dernière strophe :

          Il n’y a pas d’amour qui ne soit à douleur
          Il n’y a pas d’amour dont on ne soit meurtri
          Il n’y a pas d’amour dont on ne soit flétri
          Et pas plus que de toi l’amour de la patrie
          Il n’y a pas d’amour qui ne vive de pleurs
          Il n’y a pas d’amour heureux
          Mais c’est notre amour à tous les deux

          Louis Aragon (La Diane Francaise, Seghers 1946)

          😉

          • heu, ben c’est clair pour moi ces vers sont associés à Aragon, mais est-ce une ode à Elsa Triolet, à la patrie ou aux deux ?

          • Merci BEAUCOUP pour cette fin qui c’est vrai est souvent oubliée (par moi 😉 )
            Pourquoi Brassens ne l’a t il pas repris ? Pour laisser à Aragon l’exclusivité de l’amour déclaré à Elsa ???
            c’est tellement si joliement dit que j’aurais aimé le dire pour ce type de réponse aussi

            chaleureusement


    • rien appris
      rien appris
      hum hum 😉

      par quoi es tu hantée, si ce n’est pas indiscret de connaître ainsi ces fantômes 🙂

      bises


  5. Bonsoir Frederic, merci d’être passé sur mon blog, ce qui me permet de découvrir, le tien. Zazen, près de chez moi un Dojo, expérimenté, mais trop de discipline posturale déjà, je n’ai pas réussi. Actuellement, de bonds en rebonds, je me trouve souvent sur des blogs traitants de paix intérieure, pour faire court. Je me dis avoir tout oublié de ce que j’ai appris, mais non, j’ai seulement oublié de m’en servir. A bientôt Bon week end Nicole

    • La rigueur demandée lors de la pratique de zazen peut êre prise pour de la rigidité (parfois l’est elle ? 😉 ) mais si on perçoit l’amour de l’enseignant et/ou du groupe on peut sentir comment cette rigeur nous aide justement à mettre en oeuvre

      chaleureusement


  6. Revenir chez soi, cela m’a sauté aux yeux et au coeur, je crois que je m’étais perdue et ces mots m’ont rappelé le chemin. Je t’embrasse.

  7. oui alors en ce moment, l’empreinte négative se fait même si tu ne bouges pas de chez toi, rien qu’avec le souffle douloureux des affres de ce monde…
    donc pareil, il faut se défaire de ses oripeaux pour retrouver le Soi, accueillir tout le reste de la beauté du monde en son microcosme
    paix et bienveillance à toi
    bises

    • Oui chère Mamalilou et voir aussi le monde en son macrocosme tel qu’il est, comme l’humain tel qu’il est, sans angélisme ni désespoire

      bises

  8. « rentrer chez soi » cela parait tout bête, naturel et pourtant … C’est le chemin de notre vie, un chemin sans fin, avec des hauts et des bas mais un beau chemin qui nous mène à la Joie et à la Paix.
    Affectueusement.

  9. Revenir chez soi, ou revenir en son ile interieure qui comme le dit si bien le maître Zen Vietnamien Thich Nhat Hanh est un havre de paix, c’est à dire s’arreter de courrir, courrir où, pourquoi faire???

    Oui on est si bien dans son ile interieure surtout si on pratique en sangha
    si bien pour moi que je ne supporte plus les agressions exterieures qui m’obligent à sortir de chez moi, pour faire face au monde à la vie …

    une voiture qui me klaxonne quand je traverse trop lentement un passage pietons…

    être obligé d’accelerer le rythme, devoir faire plusieurs choses à la fois… que cela me pese

    et je n’attends qu’une seule chose, la fin de la journée pour revenir chez moi au calme… ou plus encore retrouver mes groupes de méditation

    suis je dans la bonne pratique ?

    • ahahah ce n’est pas à moi de répondre dans quelle pratique tu es 😉

      Je sais que TNH donne des exemples de bruits et agressions, comme le téléphone, le klaxon des voitures, les feux arrières etc… comme des moyens justement de revenir chez soi, de redevenir présent
      c’est très bouddhiste 😉 de faire du pb une solution, d’utiliser le poison comme antidote !

      chaleureusement à toi Michel

  10. Rentrer….pour retrouver SA paix, SA force afin de mieux affronter l’existence soit, mais cela n’aura pas amoindri leur douleur et protégé leur bonheur.
    Le risque de se protéger avec ces retours en soi, peut devenir un éloignement.
    J’aurai peur de figer la compassion en me contentant de mon seul bien-être.
    L’élévation de l’esprit, doit se faire avec la certitude d’aimer celui qui souffre autant que celui par qui vient le bonheur. Le regard du haut de ma « compréhension » me ferait peur de perdre le fil de l’écheveau…
    Pas d’angélisme, pas de désespoir…la vie telle que nous la pressentons, mais telle qu’en elle même ici et …
    Tendresses.

    • Oui tout à fait Sérénité Relative, c’est pourquoi le titre de l’article d’hier s’appelait « Reconnaître la souffrance pour ce qu’elle est et partager la joie que nous vivons  » Le chemin, il me semble, doit toujours être entre cette ouverture à soi et aux autres, mais il me semble que la pratique de la méditation, zazen, est justement et simplement : ouverture, un espace s’ouvre en nous se déploie, qui intègre notre souffrance et celle des autres. Mais pour accéder à cela, je crois qu’il faut avoir déjà fait un bout de chemin vers soi au paravant. Parfois même il peut être important de faire une thérapie en commençant la pratique (ou même sans la commencer 😉 ) pour affronter nos peurs cachées qui dirigent nos comportements.
      Ainsi nous pouvons nous dénigrer et finalement se refuser d’avancer dans cette voie d’ouverture, car celle ci peut être inconfortable. C’est pourquoi il me semble que retrouver en soi des moments d’énergie positives peut nous montrer que nous ne sommes pas que cette image négative que nous nous aposons.
      En fait tout est impermantent les bonnes choses mais aussi les mauvaises, alors il s ‘agit de trouver en soi la patience d’attendre que cela passe pour être en capacité de réavancer dans le monde

      je te souhaite une beau week-end

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