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Trouver les clés et ne pas s’enfermer

moebius

(2001 après Jésus-Christ – Dessinateur : Moebius – Scénariste : Jean-Luc Coudray – Editeur : STARDOM)

La vie est un cheminement pour se trouver, entièrement. Les premiers pas sont de prendre conscience qu’il faut se connaître soi-même.

« Les gens ont besoin de comprendre: comprendre pourquoi leur vie ne les satisfaisait pas, comprendre pourquoi il leur est parfois si difficile de vivre avec eux-mêmes et avec les autres, dans un monde en déroute.

Et pour vraiment comprendre cela, il leur faut d’abord apprendre à se connaître, car c’est à partir de soi qu’ on perçoit le monde.

Pour se connaître, il faut aller à la racine de son être, c’est-à-dire son esprit, puisqu’il est la source de toutes nos expériences. C’est à travers lui qu’on perçoit, qu’on pense, et qu’on ressent toute chose, ce qui veut dire que c’est lui qui fabrique notre propre version de la réalité.

Il est donc essentiel de connaître l’esprit, tel qu’il apparaît dans son fonctionnement ordinaire, mais aussi tel qu’il est, de par sa véritable nature.

Cette connaissance se trouve au cœur même du bouddhisme qui propose une infinité de moyens et de techniques pour l’acquérir. Il existe toutes sortes de méthodes, appropriées aux besoins de chacun, selon ses aspirations personnelles, son niveau de maturité, ses problèmes et ses obligations particulières.

Mais je voudrais insister sur un point important : ces outils font partie du patrimoine humain, au même titre que l’invention de la roue ou la découverte des lois de la gravitation, ils ne sont pas spécifiquement «bouddhiques» ou réservés à des «bouddhistes».

Bouddha signifie en effet «éveillé» – éveillé du sommeil de l ‘ignorance de la véritable nature de l’esprit.

Et dans ce sens:là, un bouddhiste est quelqu’un qui essaie de suivre la même voie pour arriver aussi à cette reconnaissance de soi. »

Akong Rimpoché

C’est dans la méditation que l’on peut le mieux prendre conscience de l’esprit tel qu’il repose en lui-même.

«  Il n’y a rien à faire de notre esprit pendant la méditation. Il faut le laisser simplement tel qu’il est. La nature de l’esprit est telle que si vous la laissez simplement dans son état naturel et inaltéré, il retrouvera sa nature véritable : la félicité et la clarté. Ne cherchez pas à le contrôler pendant la méditation, n’essayez pas d’être paisible. Ne soyez pas trop solennel; ne vous comportez pas comme si vous preniez part à quelque que rituel important. Abandonnez même l’idée que vous méditez. Laissez votre corps tel qu’il est. »

Sogyal Rimpoché

Comment entrer dans cet état ? En pratiquant complètement détaché sans chercher à atteindre quoique ce soit.

« Pour comprendre « demeurer dans la grande paix naturelle, il faut imaginer un homme qui rentre chez lui après une longue et dure journée de labeurs aux champs; il s’assied dans son siège préféré près du feu. Il a travaillé toute la journée et sait qu’il a accompli ce qu’il désirait accomplir. Il n’a plus aucune préoccupation, car tout est achevé. Il peut complètement abandonner soucis et préoccupations, dans le simple contentement d’être. »

Dudjom Rimpoché

et même quand on touche à cette claire vision de l’esprit, le piège nous guette toujours de nous y attacher et de le rechercher. C’est pourquoi on peut revenir aux premiers (garder l’esprit de débutant).

« Dans le calme mental, je vous en prie,
ne vous accrochez pas à la stabilité elle-même »

Milarépa

chercher à se connaître, et oublier cela, trouver la clé pour entrer sans s’enfermer ensuite.

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36 Réponses

  1. « Il a travaillé toute la journée et sait qu’il a accompli ce qu’il désirait accomplir. Il n’a plus aucune préoccupation, car tout est achevé. Il peut complètement abandonner soucis et préoccupations, dans le simple contentement d’être. »

    Si je comprends bien, c’est juste avant de méditer que je médite… 🙂

    • Je ne sais pas si tu comprends 😆
      ce que j’en comprends moi c’est qu’il faut être dans le même état de satisfaction qui fait qu’on n’a plus rien à faire, simplement s’asseoir


  2. Irai-je jusqu’à dire que c’est entre deux méditations que je médite vraiment…non, tout de même pas!
    Ce commentaire est surtout destiné à te signaler ce film qui va sans nul doute t’intéresser : « Illumination garantie »
    http://chronophonix.blogspot.com/2009/12/erleuchtung-garantiert.html.
    Cordialement

  3. frédéric, je voulais te dire merci. j’ai découvert ton site début octobre, et tous les jours je reçois ton texte et je lis et cela me fait du bien. cela m’aide. je suis en pratique spirituelle soutenue, journalière, en solitude depuis plus d’1 an et ce que tu écris vient depuis peu se rajouter aux autres appuis et guides dans ma pratique. j’ai divorcé l’an dernier, j’ habite seul depuis jullet 2008 (mais par chance mes 2 enfants qui sont avec leur maman sont restés ici à hong kong et je les vois souvent); j’ai aussi été licencié l’an dernier, après 14 années – un travail qui me comblait au service d’une magnifique maison – et je suis sans emploi depuis mai 2008. c’est dur. mais grace à cette sagesse que j’ai découverte ça va. je fais face. je me familiarise avec une nouvelle façon d’être, et de me comporter avec les autres et l’environnement. j’apprends à me connaître. j’ écoute, je m’écoute. je médite souvent, plusieurs fois par jour. je dialogue avec mes enfants, et notamment ma fille adolescente, comme jamais auparavant. tout cela m’aide tandis que j’avance sur mon chemin. merci. eric

  4. Les méditations les plus justes seraient-elles donc celles des soirs où, fatiguée, je m’assois en pensant « Je suis là, tout simplement là » et rien de plus ne se passe ? « Je suis là » ou « je suis lasse » ? Et pourtant ces jours là j’ai l’impression de ne pas avancer, d’être endormie plus qu’éveillée ! A milles lieux de « la racine de mon Etre »…
    Décidément, la méditation est à la fois très simple et hyper compliqué !!!

    • Chère Sophie je pense qu’il y a le fond et la forme
      Ce dont voulait parler Dudjom Rimpoché, il me semble, c’est le fond, c’est à dire, que la personne qui a bien travaillé dans la journée, arrive fatigué, donc n’ayant pas envie de FAIRE, mais de LAISSER FAIRE et SATISFAIT de sa journée, donc n’ayant RIEN A RAJOUTER
      Pour ce qui est de la forme, en effet les méditations durant ces moments là risquent d’être un peu comateuses 😆

      Dans la forme on peut donc faire une méditation le matin, réveillé, mais dans le fond avec l’état d’esprit du soir 🙂

      chaleureusement


  5. Le problème avec les clés..
    c’est que nous sommes habitués à nous en servir..
    un tour est si vite donné, par sécurité.

  6. … »Il est donc essentiel de connaître l’esprit, tel qu’il apparaît dans son fonctionnement ordinaire, mais aussi tel qu’il est, de par sa véritable nature. »…

    « dans son fonctionnement ordinaire », un être de désir courant après toutes sortes de satisfactions sensuelles et matérielles qui ne le satisfont jamais ou seulement momentanément ce qui générera des flots de peurs diverses….

    « en sa véritable nature » qui est Amour-Sagesse…
    …allez, encore un petit bâton pour me faire battre… et pourtant LA CLEF se trouve bien là :

    « Pour comprendre « demeurer dans la grande paix naturelle », il faut imaginer un homme qui rentre chez lui après une longue et dure journée de labeurs aux champs; il s’assied dans son siège préféré près du feu. Il a travaillé toute la journée et sait qu’il a accompli ce qu’il désirait accomplir. Il n’a plus aucune préoccupation, car tout est achevé. Il peut complètement abandonner soucis et préoccupations, dans le simple contentement d’être. »

    Et OUI, trois fois oui, gardons  » l’esprit de débutant »… ou comme me le disait mon merveilleux grand-père :
     » Cent fois sur le métier, mon ange, il te faudra remettre l’ouvrage »…

    Merci Frédéric, pour ces deux textes qui s’imbriquent si « naturellement »…
    Je t’embrasse
    Michèle

  7. trouver les clefs et ne pas s’enfermer, les clefs pour quoi ?? pour entrer ou pour sortir ?? pour entrer et se trouver? ou pour sortir celui que l’on est ? Parce que si c’est cela alors
    peut être est il plus simple de jeter les clefs, ainsi l’on est sur de ne plus s’enfermer ni dedans, ni dehors….
    bon je te laisse parce que j’ai encore égaré ses fichues clefs, qu’est-ce que je suis désordonnée !!! Mais bon heureusement le blog de Frederic me m’aide un peu a mettre de l’ordre dans tout ca !!!
    chaleureusement.
    Virginie.

    • l’important c’est de chercher l’illumination, et pour cela il faut la chercher à la lumière :

      Un jour, un homme trouve Nasrouddin en pleine nuit, à quatre pattes, cherchant quelque chose dans le halo de lumière d’un lampadaire.

      – Tu as égaré quelque chose ? , lui demande-t-il.

      – Oui, j’ai perdu mes clés, répond Nasrouddin sans même lever la tête.

      – Et où les as-tu laissées tomber ?

      – Là-bas, dit Nasrouddin, en désignant un porche obscur.

      – Mais pourquoi les cherches-tu donc ici, alors que tu les as perdues ailleurs ? C’est stupide !

      – Pas si stupide que ça ! Répond Nasrouddin, je préfère les chercher là où il y a de la lumière 😆


  8. […] y a peu je parlais de peut-être mettre ce blog en pause ayant l’impression de tourner en rond, de redire […]

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