• Catégories

  • Chaque jour est le bon

    décembre 2009
    L M M J V S D
    « Nov   Jan »
     123456
    78910111213
    14151617181920
    21222324252627
    28293031  
  • Pages

  • Archives

  • J'ai été heureux de vous accueillir, vous les

    • 250,126 lecteurs depuis avril 2009

Détachement

extrait d’un article lu sur Comprendre le Bouddhisme

Signification du détachement

« Détachement » n’est pas une traduction exacte du concept bouddhiste. « Non-attachement » serait plus juste.

Le détachement peut impliquer de ne pas se sentir concerné, d’être froid et distant. Mais au sens bouddhiste, le non-attachement signifie avoir une attitude équilibrée, qui ne s’accroche pas.

Quand nous sommes libres d’attachement, nous n’attendons pas des autres des choses irréalistes, et nous ne nous accrochons pas à eux de peur d’être malheureux quand ils ne sont pas là.

Le non-attachement est une attitude calme, réaliste, ouverte, qui accepte. Elle n’est pas hostile, paranoïde ni insociable.

Avoir une attitude équilibrée ne veut pas dire rejeter nos amis et notre famille. Cela signifie entretenir avec eux une relation différente. Quand nous ne sommes pas attachés, nos relations avec les autres sont harmonieuses et, en fait, notre affection pour eux s’accroît.

Prendre soin des autres

Le bouddhisme insiste sur la nécessité de chérir les autres plus que soi-même. Cela peut-il conduire à des relations de co-dépendance dans lesquelles une personne sacrifie tout le temps ses propres besoins pour faire plaisir à l’autre ? Non, pas si on le comprend correctement. On peut prendre soin des autres avec deux motivations très différentes.

Dans un cas, nous prenons soin des autres de manière malsaine, en ayant l’air de nous sacrifier, mais en réalité en agissant par peur ou par attachement. Les gens qui aiment les louanges, la renommées, les relations, etc., et qui ont peur de les perdre, peuvent apparemment négliger leurs propres besoins pour prendre soin des autres.

Mais en fait, ils se protègent eux-mêmes d’une manière stérile. Leurs attentions ne viennent pas d’un amour véritable, mais d’une tentative égocentrique d’être heureux qui les rend, en réalité, plus malheureux.

L’autre manière de prendre soin des autres est motivée par une affection vraie, et c’est celle-ci qu’a encouragée le Bouddha.

Cette sorte d’affection et de respect pour les autres ne cherche pas, n’attend pas, quoi que ce soit en retour. Elle s’enracine dans la conscience que tous les autres êtres veulent être heureux et désirent éviter la souffrance tout autant que nous. De plus, ils nous ont tous aidé, soit dans des vies précédentes, soit dans cette vie-ci, en faisant leur travail, quel qu’il soit, dans la société.

En imprégnant notre esprit de ce genre de pensées, nous ressentons naturellement de l’affection pour les autres, et notre motivation à les aider se fonde sur un désir authentique de les voir heureux.

La co-dépendance ne naît pas de ce qu’une personne, dans la relation, serait manipulatrice ou exigeante. Elle évolue quand l’attachement, la colère et la peur de deux personnes, ou plus, se nourrissent les unes des autres de manières malsaines.

Si une personne a cultivé le non-attachement et agit avec amour et une compassion vrais, même si l’autre essaie, consciemment ou inconsciemment, de la manipuler, celui dont la motivation est claire ne deviendra pas dépendante d’un schéma d’interactions malsaines.

Lire l’article dans son intégralité.

♥ ॐ 🙂 ॐ ♥

Bookmark and Share

Publicités

35 Réponses

  1. bonjour Frédéric,
    j’aime beaucoup cet article sur l’amour que l’on porte aux autres sans attendre de retour.
    difficile quelquefois quand on vieillit et que guette la solitude, ma mère si affectueuse devenait tiranique,avait-elle donné dans l’idée d’un retour ? je me demande si ce non-attachement n’est pas très difficile à atteindre.

    je vais fêter Noël avec mes enfants….
    je serai absente une quinzaine de jours,
    avec un peu d’avance je te souhaite un très joyeux Noël. bisous.

    • Chère Rolky, à toi aussi je souhaite un joyeux noël en famille

      Ce non-attachement n’est pas facile à atteindre, et il n’est pas un but à atteindre non plus, il est presque plutôt un effet
      Les parents tyrans sont en tout cas des parents qui vivent dans une peur , ils sont certainement pas dans ce non-attachement, mais ce n’est pas pour cela qu’il faut les dénigrer, bcp de parents font ce qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont reçu, et ce qu’ils peuvent peut parfois être très (très très) dur pour leurs enfants, il n’y a pas de pardon ou deni des fautes éventuelles commises, mais pour un enfant, même (et surtout) adulte il peut y avoir un travail de connaissance de son histoire de celles de ses parents, et voir que même s’il ne pardonne pas les actes, il peut comprendre qu’ils ont fait ce qu’ils ont peu, cette exonération le libère lui et ses descendants, mais elle ne peut que jaillir de l’intérieur, en général après un travail sur son histoire, elle ne peut pas être moralement imposée ou intellectuellement comprise
      cela se passe à un autre niveau

      je t’embrasse


  2. Oui, bien entendu, tout cela est très juste, mais c‘est précisément là que réside la difficulté. Car pour se « non-attacher » encore faut il prendre conscience que nous sommes  » attachés « , enfin plutôt, comment nous sommes attachés, c’est-à-dire comme expliqué dans le texte,(dans l’attente de quelque chose, en fait)
    En même temps, je connais absolument personne qui ne « s’attache » pas sans l’espoir (même inconscient) de retour (ne serait ce qu’un tout petit retour)
    Notre culture n’est absolument pas familiarisée avec cette notion de détachement ou d’allègement, déjà de ce que l’on possède de matériel, alors de spirituel/d’affectif je n’en parle même pas.
    la notion d’attachement est pratiquement toujours associée à celle de la possession. Du reste c’est pas un hasard si pour exprimer cela on utilise ce mot (attaché !!!!!!) qui veut aussi dire bridé, captif, collé, enchaîné..

    <img src=”

    • Tout à fait chère Ambre, il faut en effet prendre conscience de son ignorance pour vouloir atteindre la sagesse
      En effet toute personne qui s’attache c’est bien dans l’espoir d’un retour sur investissement et en effet l’attachement est toujours associé à la possession et celle ci à la réification

      je t’embrasse


  3. ahahahaha ! ben pour l’illustration c’est encore pire que d’habitude !!!!!! pourtant j’ai appliqué ce que tu m’avais dit 😦

    • bon je ne comprends pas, pourtant j’ai fait l’essai cela fonctionne
      le plus simple est de laisser l’adresse de l’illustration sous forme de http://… et je la « mettrai en image »

      bises 😉


  4. re essai

    <img src=”

  5. GLPS.

    comment est-ce possible que j’écrive un longue phrase en htlm, je la VOIS, et d’un seul coup plus rien ?????

  6. Ah, le non-attachement ! …la plus belle des notions qui soit pour manifester véritablement de l’amour (avec ou sans grand A ;))… bien difficile à réaliser effectivement, et même à comprendre dans « notre culture » comme le souligne Ambre, mais pas seulement… pour y parvenir il m’apparaît nécessaire d’avoir atteint à la compréhension, même encore partielle (sinon à la réalisation) de l’absence d’être en soi dans la personne… Aussi « difficile » pour ce que l’on nomme communément « le commun des mortels » que de pratiquer ou d’avoir l’intension de pratiquer l’équanimité… 😉
    Au bout du compte tout ce « travail » ne réside-t-il pas dans la méditation… et surtout dans l’INTENTION ?

    Toute ma tendresse,
    Je t’embrasse
    Michèle

    • Très chère Mutti en effet ce non-attachement est lié au fait de vivre dans la Sagesse, bien sûr que cela parait compliqué, mais c’est accessible aussi au commun des mortels, mais tout le monde n’y accède pas … aussi facilement que d’autres
      L’intention peut aider certes à aller vers cela,
      la méditation, pour moi est un outil (en fait plus qu’un outil, c’est la sagesse) très important pour accéder à la sagesse-compassion et donc ce non – attachement mais parfois il faut passer par d’autres voies avant , comme la thérapie, chaque parcours est différent

      je t’embrasse

      • A nouveau en parfaite résonance avec ce que tu me réponds… en utilisant le mot « commun des mortels » je me référais plutôt au fait que parlant d’amour, d ‘équanimité, de compassion, le retour (critique le plus souvent) c’est « nous ne sommes que des êtres humains » à la manière de « cela ne nous est pas accessible… ou pas encore » c’est d’ailleurs ce genre de réponse qui m’amène à parler , d’intension…

        Bref,je ne voulais pas dire que la sagesse n’était pas accessible à tous… loin de moi cette idée et c’est même le contraire, c’est justement parce que je perçois que la sagesse est accessible à tous ( chacun à son rythme et oui, sans un modèle défini) qu’il m’est arrivé (et peut être encore parfois) de m’exprimer avec une sorte de « douloureuse exigence »… que j’essaie de traiter, moi aussi, avec « l’outil » qui apaise cette « passion »… la méditation.

        Encore une bise,
        Michèle

  7. Quand je vais sur un nouveau blog, je cherche d’abord à savoir qui parle. As-tu remarqué que les deux témoignages, sous des identités différentes, constituent le même texte ?
    Et j’ai aimé particulièrement ceci :
     » Le bouddhisme Zen, Tantrique, Theravada, indien, Mahayana et occidental n’auront plus aucun secret pour vous. »
    Mais qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? chantait je-ne-sais-plus-qui dans ma jeunesse.

    • Très chère Mifa, tu as tout à fait raison et j’essaye de faire la même chose, au moins pour savoir car je peux apprécier une partie de qq chose même si d’autres parties ou celui qui l’énonce ne me plait pas
      Je cite souvent l’exemple de Céline dont j’apprécie la plupart des écrits et dont je ne peux accepter les idées.
      Dans le cas présent, je pense qu’on a affaire à une personne qui est Allemand (mais qui parle aussi le Français, certains textes traduits ont des approximations ou des petits contresens liés à des faux-amis traduits je pense -cela me va bien de dire cela, moi qui écrit comme que je cause-) & qui a écrit un livre.
      Son site se veut professionnel, mais il est très amateur, bcp de liens ne fonctionnent pas ou renvoient vers le même texteet des textes sont collées dans des rubriques toutes préparées
      ainsi les deux témoignages dont tu parles, correspondent à la présentation de cette personne, mais au lieu de changer le titre il a laissé témoignage
      sinon j’apprécie en gros les idées qui sont développées même si la forme (comme ce que tu cites) est parfois très moyenne 😉

      je t’embrasse

  8. en lisant ton billet je pense à l’éducation des enfants…où tu sèmes en sachant que ce n’est pas toi qui récolteras, tu sèmes parce que c’est ton rôle de parent aimant, tu s’aimes ! et hier j’ai pu vérifiier cela !

    merci pour ce rappel du don

    • il semblerait que lorsqu’on sème on s’aime (enfin l’inverse) compte tenu de ce que je viens de lire sur ton blog 🙂
      et puis aussi des petites perles de bonheur comme ces mots de ma fille (adulte) qui me téléphone et me dit « je t’appelle juste pour te dire que tu es une mère géniale !!!! tu sais écouter, rassurer et prendre du recul » (clic)
      un clic qui vaut bien un grand choc 🙂

    • Ah oui tout à fait chère Bérangère, et au delà des parents c’est notre système économique qui devrait fonctionner de la même manière, on devrait fabriquer, puiser, en fonction de ce que nos enfants, leurs enfants etc… pourront faire
      au lieu d’égoistement ne le faire que pour satisfaire notre génération

      donc je s’aime à tout vent
      et je te salue à tout vent 😉

  9. Bonjour Fredreic

    Il est vrai qu’il n’est pas toujours aisé de faire la difference entre attachement et amouir veritable ..tout un travail ….on s’aperçoit de la diffrence le jour ou la persone nous quitte .et notre attitude devant cela
    Amitiés
    Gérard

    • en effet cher Gérard ce n’est pas si facile, mais avant le départ (qu’il soit dans la séparation ou la mort) de la personne, on peut s’en rendre compte en fonction de ce qu’on ressent chaque fois que cette personne vit des choses heureuses en dehors de nous, comment nous sentons nous dans ces moments là ? chagrinés ? heureux ?

      amitié


  10. Se détacher..
    Passer de « je » aime
    à l’Amour est en Moi .

    • Oui c’est tout à fait cela et même cet Amour on peut le sentir en soi, puis le sentir hors de soi, c’est la vie qui nous traverse, , ce que je veux dire c’est qu’il me semble que lorsqu’on approche cela, il n’y a plus vraiment de en soi ou en dehors de soi, non ?
      je t’embrasse chère Lise


      • J’aime intensément cet Amour en A majuscule (;)) qui, en soi et hors de soi, vit en nous….

        Bises tendres à vous deux

      • Tout à fait, pour exprimer cela j’écris Moi avec une majuscule pour le différencier des « moi « ..
        Je ne sais pas l’exprimer autrement en mots.

        • chère Lilou, je trouve que le moi et le Moi ou le Soi, tout cela est assez difficile à saisir
          je relis le livre du Uchiyama, qui reprend l’expression de Kodo Sawaki le « Soi-même » que j’essaye d’intégrer
          car dans le bouddhisme il n’y a pas de moi, Moi, Soi à trouver, alors qu’est ce un Soi-même ? 😉

          mon moi qui n’est pas à trouver t’embrasse 🙂

  11. Oui, c’est une belle vision, qui me paraît atteignable…un de ces jours prochains ! mais encore difficile à intégrer dans le moment présent … La part d’égo en moi (ne s’agit-il vraiment que de l’égo ?) continue de réagir et à être touchée face des Autres hostiles !

    Bises,

    • Oui très chère Nathamsa, comme je le disais pour aller dans le sens de Mutti il faut parfois d’abord travailler sur soi pour cheminer vers ce non-attachement & comme je l’ à Rolky cela ne peut être moralement imposé ni intellectuellement mis en oeuvre
      c’est un réel cheminement, un peu comme le Renard qui demandait au Petit Prince de l’apprivoiser

      Sinon il s’agit bien de l’ego, mais pas spécialement au sens péjoratif d’egoisme, que d’attachement à sa propre image de soi

      je t’embrasse


  12. […] entrer dans cet état ? En pratiquant complètement détaché sans chercher à atteindre quoique ce […]

  13. […] le fait de ne pas avoir d’attente , n’empêche pas de recevoir les cadeaux qui arrivent. Et je vais en finir là, ce que je voulais […]

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :