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Méditer un jour, méditer toujours…

vte_buddha_park_head.

Extrait d’un article lu sur le blog Spirit Cola

Une méditation quotidienne.

Chaque jours, je me lève, je vaque à mes occupations, réponds à mes besoins vitaux et je médite. La première chose que modifie le fait de pratiquer tous les jours, c’est la perception de cette pratique, non plus comme étant exceptionnelle et hors de notre vie quotidienne mais bien faisant corps avec celle-ci.

On pourrait voir la méditation comme l’activité laborieuse de la journée, que l’on fait parfois avec résignation. Mais cela est une fausse excuse car l’on est amené à faire beaucoup de choses parfois avec l’absence d’envie (faire la vaisselle, remplir la paperasse…) et il ne m’apparaît dès lors pas négatif que parfois, nous n’ayons pas envie de méditer.

(Cela) implique la grande nécessité que la pratique soit vue comme une activité fondamentale et essentielle à notre vie.

C’est une première différence de la pratique journalière qui est vue comme tout aussi importante que le fait de manger ou de dormir. Cela ne s’apprend pas je crois mais se réalise par une prise de conscience ou une compréhension du rôle de la pratique au fil du temps.

(L)es envies ne sont pas différentes des pensées et de nos projections, elles se dissolvent si on les laisse s’évaporer. Une fois sur le Zafu, au bout de quelques instants, où est passé ce refus qui s’élevait contre le fait de méditer ? La méditation ne se trouve généralement pas dénaturée par l’absence d’envie de pratiquer.

Les apports d’une méditation chaque jours.

Yudo me disait que selon lui, il valait mieux méditer 5 minutes que pas du tout et c’est par cela que j’ai commencé à pratiquer tous les jours, en augmentant le temps progressivement au fur et à mesure que la pratique prenait une place dans mes activités de la journée. Cette façon de pratiquer est selon moi essentielle car une pratique irrégulière (que j’ai pratiqué pendant des années auparavant) n’apporte pas la même chose, même si c’est une manière abordable et honorable de s’approcher de la méditation.

Nishijima donnait l’image de la méditation quotidienne comme le son et la vibration produite par un bol chantant (ou une cloche). Lorsque l’on tape dessus, une vibration se produit. Celle-ci va résonner pendant un certains temps avant de faiblir et que le silence ne revienne. Mais lorsque l’on tape régulièrement dessus, la vibration ne s’arrête pas puisqu’elle est relancée.

Le processus est le même en méditation. A la fin de la pratique, il y a le plus souvent un calme de l’esprit et une sérénité que se sont installés, on peut se sentir comme rafraîchit et réveillé. Mais cela ne dure qu’un temps et s’amenuise progressivement si l’on ne répète pas la pratique. Ainsi, pratiquer chaque jour est censé relancer ce processus et installer une sérénité et un calme mental plus durable.

Bien sûr, cela n’est qu’une image et le phénomène s’avère forcement être plus complexe mais l’idée est là.

Les apports sont également physiques. La posture de méditation n’est pas spécialement confortable pour les personnes qui manquent de souplesse. A côté de la pratique, on peut faire des étirements qui éviteront des douleurs et les mauvaises positions mais il est nécessaire d’entretenir une souplesse qui se perd vite.

Une pratique quotidienne a alors pour effet de conserver avec plus de facilité la souplesse nécessaire à réaliser la posture correctement sans se faire mal.

On prendra également plus l’habitude de la rectitude de la colonne vertébrale et du relâchement musculaire que l’on essaye d’avoir durant la pratique.

Méditation et approche bouddhiste.

On dit que le bouddhisme n’est pas une thérapie et que la méditation non plus (au contraire, pour certaines personnes j’aurais tendance à encourager le fait d’effectuer une thérapie au préalable ou en parallèle). Donc, surtout dans le zen, il n’existe pas de méthode à proprement parler pour apprendre à gérer ses émotions soudaines et intenses. Comment, dans ce cas, apprendre une chose sans l’apprendre ?

On en revient à des concepts de l’apprentissage. Et je crois que beaucoup de choses marchent ainsi dans le zen, on les apprend sans que ceux-ci soient enseignés directement. La gestion des émotions fait partit de cet apprentissage implicite, pour autant que l’on se plie à la pratique de la méditation dans les règles prescrites, c’est à dire chaque jour.

Lorsque quelqu’un grince des dents en me disant « Moi je médite pas tous les jours, il y a des jours où je n’ai pas la tête à cela, où je ne suis pas d’humeur, si je rentre du boulot énervé, si je suis trop fatigué, etc… ». Cela pour moi fait appel à une attitude qu’implique la pratique de la méditation, qui est de s’asseoir et d’être à ce que l’on fait du mieux possible.

Et ceci fonctionne quelque soit l’état d’esprit dans lequel on peut être avant. Bien sûr, d’être énervé ne facilitera peut être pas les choses, mais comme la plupart des émotions, sentiments et pensées, il s’évaporera. Et si il ne le fait pas, la pratique l’érodera, ce n’est pas un problème.

Cette approche de la pratique implique que l’on développe sans s’en rendre compte la capacité à s’extraire de ses émotions ou de ses états d’esprits, à opérer un détachement, pour retourner vers une manière d’être plus calme et équilibrée.

Si tout les jours, à un moment de la journée, quelque soit l’état d’esprit du moment, on prend la décision de s’en extraire pour, pendant un quart d’heure, 20 minutes ou une demie heure, s’adonner à la méditation, alors avec le temps cela deviendra une manière d’être dans les situations de la vie courante.

Dans le bouddhisme le détachement (le lâcher-prise ?) fait appel au fait de ne plus être dans l’illusion de ses émotions (et de leur expression) comme une définition de nous-même. Si elles ne sont pas des expressions de nous-même, si nous ne nous identifions pas à elles, alors il n’y a aucune raison de s’y attacher et que cela nous empêche de nous tourner vers la pratique méditative que nous avons à effectuer.

Dams

Lire l’article intégral

♥ 🙂 ♥

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4 Réponses

  1. Je me trouve , en lisant ces mots, à la fois loin et proche de ce qui est décrit .
    Trés proche par la manière vitale dont la présence à soi s’inscrit dans le quotidien, le nourrit et le transforme .
    Eloignée par le fait que je ne sais pas la poser à un moment précis de ma journée.
    C’et plutôt comme un parfum qui se répand .

    • toute technique est là pour nous aider à être et à faire
      souvent il y a un moment d’apprentissage où la technique est plus importante que le résultat puis un moment où la technique vient au service de ce qui se passe
      mais pour diffrentes raisons, il peut y avoir un acte posé sans conscience de technique, celle ci étant déjà d’une manière intuitive ou karmique 🙂
      (si on pense à des personnes comme la peintre Séraphine Louis (Séraphine de Senlis)…)

      je t’embrasse

      frédéric 🙂


  2. j’aime bien la réponse de Lilou
    l’image que tu as mise m’inciterait à la méditation, je l’aime beaucoup et je te l’ai piquée.
    5mn par jour ce serait faisable moi qui suis une contemplative, pour la position je fais partie des gens raides…et pour les assouplissements ce n’est pas mon fort.
    à plus.

    • la position doit être stable avec un dos droit
      la position type lotus, 1/2 lotus, 1/4 de lotus ou 1/72° de lotus 😉 sont les positions qui amènent cette stabilité (comme un tabouret à trois pieds sera toujours stable sur n’importe quel sol dénivellé alors qu’un tabouret à 4 pieds aura toujours une forte probabilité d’avoir un pied dans le vide)
      mais ces positions ne sont pas culturellement notres
      c’est pourquoi il est bon de chercher à les atteindre, mais de respecter ce que notre corps peut et enfonction de cela trouver la stabilité et le dos aussi droit que notre colonne nous le permet
      in fine c’est la stabilité et la justesse de l’esprit qu’il faut atteindre 🙂

      bises

      frédéric 🙂


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