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Du courage, du courage, du courage

PLANT011

Du courage

Par La Grande Sophie

Album: Et si c’était moi

J’en connais qui tournent en rond

Ou qui longent les murs en comptant les saisons

J’en ai vus des dépourvus

Des nouveaux départs qui nous mènent nulle part

Des guerriers à la télé,

Des héros dans ma salle à manger

J’en ai lu des histoires vraies

Mais la question que j’me pose

Sans cesse : Où j’pourrais trouver

{Refrain:}

Du courage, du courage, du courage

Du courage, du courage, du courage

Du courage, du courage, du courage

Du courage, du courage, du courage

Tu vois c’est tellement mieux

Quand on est sûr de soi

Que l’on porte au bout des doigts

De la force et l’espoir

D’aller chercher plus loin en n’ayant peur de rien

De sonner à la porte de l’inconnu sans aucune retenue

Et parler c’est si léger

Mais la question que j’me pose

Sans cesse : Où j’pourrais trouver

{au Refrain}

Quand je vais dans la forêt

Que les bras m’en tombent comme le Petit Poucet

Des cailloux j’en ai trouvés

Mais la question que j’me pose

Sans cesse : Où j’pourrais trouver

{au Refrain}

Paroles trouvées sur Lyrics-copy.com

Parfois il arrive qu’on se sente enfermé dans un destin & on aimerait bien  avoir le courage de pouvoir le changer, mais en vain. En vain car les remparts auxquels nous nous heurtons semblent être à l’extérieur de nous & nous ne pouvons pas les faire tomber.  Mais faire de ces remparts extérieurs, notre plus grand obstacle, est une croyance, un leurre, et là aussi il faut du courage pour s’en rendre compte, pour l’accepter.
Car là où nous sommes, si nous nous sentons « bloqués », c’est en lien avec notre histoire, notre vie, nos apprentissages, nos croyances, nos limitations, tout cela obtenu dans une famille particulière, un contexte social précis.

Et pourtant des personnes, comme La Boetie (De la servitude volontaire ) et Gandhi , nous ont montré comment les oppressions extérieures ne résistaient pas, si on sortait de la croyance de soumission dans laquelle nous nous cantonnons, d’autant plus si on peut le faire collectivement.

Rien n’est simple, puisque si la réponse à « je ne peux plus bouger » est « bouge » il n’empêche que la solution nous semble inatteignable puisque nous ne l’avons jamais empruntée & que nous avons pu être formatés pour ne pas bouger.

« Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. »

Sénèque

Et puis aussi peut être aussi parce que pour nous « bouge » est synonyme de devenir un idéal.
Mais il n’y a pas tant à accéder à un idéal, qu’à se mettre en marche.
Il faut pour cela  être prêt à se mettre en danger comme je le disais à propos de la marche méditative quotidienne , il faut se mettre en déséquilibre pour avancer, c’est pour cela que nous avons peur & c’est pour cela qu’il nous faut du courage.

Il n’y a pas d’objectif à se fixer, car il pourrait être trop important et avoir l’effet inverse : nous bloquer car sembler inatteignable. Mais on peut chaque jour  goûter la vie en l’ humain,  en nous, devenir plus humain avec de l’amour, de la compassion et de la sagesse, être l’humain que nous sommes. Qu’importe le temps qu’il faut, c’est en marchant qu’on fait le chemin dit le poème de Machado.

Je relisais récemment l’histoire du reboisement des Landes (France). Sous Napoléon III, quand on décida de reboiser les landes pour éviter que le sable ne parte, les concessions de sable furent attribuées à ceux qui en faisaient la demande. Les propriétés se mesuraient à la voix. Votre domaine commençait à l’endroit où vous n’entendiez plus hurler les voisins. Chacun restait alors seul, en plein ciel, et le rude travail de l’ensemencement succédait aussitôt à la prise de possession. Chacun savait que le rapport économique serait lointain, voir hypothétique, car bien après 25 ou 30 ans.

Et pourtant ceux là l’ont fait. Ils ont eu du courage et ont commencé par un bout.

♥ 🙂 ♥

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22 Réponses

  1. Ainsi souvent cherchons nous les fruits ,
    sans prendre soin de la graine .
    C’est pourtant d’elle que tout part.

    Sauter l’obstacle, c’est l’intéger dans son pas ,
    et pour cela  » donner du coeur à sa rage « ( courage )

    Semer , d’un gest large et sûr qui ne compte pas,
    « Suivre la Joie  » .

  2. Cela me fait penser à ce que me disait récemment un ami :
    « ce n’est que lorsqu’on découvre qu’il y a une autre manière de vivre que l’on se rend compte des chaines ».
    C’est dans le courage de vivre autrement que nous pouvons nous délester petit à petit de nos chaines du passé. C’est dans l’expérience du déséquilibre que l’on apprend ce qu’est l’équilibre. Sans l’expérience les mots n’ont aucune valeur.
    Bonne journée pleine de courage et d’expériences !

  3. Ouvrir les yeux et prendre conscience de cette prison que constituent nos peurs et nos croyances,
    Ces barreaux nous rassurent, par leur présence, et nous assure, qu’en aucun cas nous ne somme responsable de nos vie…. Nous gardant de nous même et bien à l’abri des possibles …Et laissent a d’autre le pouvoir de l’agir…
    Avoir le courage d’endosser la responsabilité de nos choix et de nos actes, avoir le courage de se perdre, pour mieux se trouver, avoir le courage de se tromper, pour mieux apprendre, avoir le courage d’être et de vivre…
    Chaleureusement,
    Virginie.

  4. plus prosaiquement (depuis six mois je vis de gros emmerdes(( comme chacun en son temps)) et ce « je » est emporté dans le grand 8), tout évenement qui me parait catastrophique , avec le temps se révèle plutot positif…

    • Merci Marc de ce témoignage sincère et authentique
      En fait le fait de savoir que les emmerdes nous apportent qq chose ne veut pas dire qu’elles soient plus facile à vivre 😉
      mais cela donne du sens à ce qu’on vit

      chaleureusement

      frédéric 🙂

  5. Un beau poème de Machado.
    Nommer les choses, c’est les faire naître, mais aussi les figer.
    Satisfaction de ne laisser, de sa vie, qu’un « sillage sur la mer ».

  6. J’ai également des emmerdes, quand je suis bien ancrée, je les vis moins fort…donc moins douloureux.
    La méditation ,le Zazen, le yoga et le travail sur soi, m’aident beaucoup …à lâcher prise et à suivre la pancarte » bonheur. »

    Se retrouver et ETRE bien avec SOI …
    Belle et douce journée

    • Bonjour Anne-Marie

      c’est certainement cela l’avancement dans la voie spirituelle, arriver à être bien avec soi, pouvoir s’ouvrir aux autres malgré tous les malgré

      je t’embrasse

      frédéric 🙂

  7. et l’envie Frédéric ?
    l’ENVIE de changer ?
    ne prime-t-elle pas sur le courage ?

    • Bonjour Ambre

      oui le désir, l’envie sont très importants, mais on peut avoir envie de changer sans en avoir le courage, la peur de ce qu’il faut affronter pouvant être plus importante que le courage de le faire

      je t’embrasse

      frédéric 🙂

  8. J’écris ENVIE en grosses majuscules et j’ai un beau paravent pour cacher mes peurs, mes angoisses, mes …, bref tout ce qui et tout ce à quoi je me raccroche pour ne pas faire acte de courage et rester bien immobile tel une statue de sel. Du sel fossilisé que même les seaux de larmes que j’ai pu verser n’ont jamais dissous le moindre gramme et le sel à dix sous c’est pas cher, excusez-moi c’est une autre histoire. Seul compte le pas que je vais faire, le premier « vrai » pas. Celui que je déciderai de faire seul, autonome, vers l’incertitude qu’est l’instant qui suit celui dans lequel je me suis laissé basculer en avant. Pas pour tomber, non. Pas pour non plus être obligé d’en faire d’autres. Juste un pas, pour ne plus être sous le jet de la douche froide ou brulante. Et là, alors seulement là le courage m’aidera à être à nouveau moteur. Ce pas qui te fais un sourire tellement beau que rien ne sait le décrire.

    À tous je nous souhaite ce premier pas, celui qui donne sens au mot courage et à bien d’autres.
    Que votre soirée soit belle pour vous-même et pour ceux avec qui vous partagerez les retombées.

    • Bonjour Phuntsok

      Je ne sais pas si on peut dire qu’on se raccroche à nos peurs, mais chaque peur est un désir de ne pas bouger car l’effort pour bouger semble plus important que celui pour rester sous le coup de la peur et de la souffrance actuelle et le bénéfice du mouvement semble a priori moins important que la rassurance de ne pas bouger
      Mais quand on a réussi à faire le premier pas (grâce à une rencontre, un contexte, un soutien, un sursaut) si rien n’est résolu et tout reste aussi difficile on quand même ancré en soi qu’on pouvait faire un premier pas, et comme tu l’évoques, après ce n’est qu’une suite de premiers pas 😉

      chaleureusement

      frédéric 🙂

  9. Belle note… je reviendrais la lire en prenant mon temps 🙂
    Merci.

  10. Bonjour

    Tres sympa cet article
    c’est vrai que certaine fois la vie est tellement « garce  » qu’elle nous séquestre dans la merde temporaire

    Le courage il en faut pour sortir de certains moments de merdouille

    bon We
    Chrystele

    • pour ma part je ne définirais pas ces moments là avec le même adjectif,
      parfois c’est la nuit sombre, parfois la lumière est trop aveuglante pour qu’on la voit
      mais en tout cas en effet souvent il faut du courage 😉

      chaleureusement

      frédéric 🙂 (un presque Breton aussi)


  11. Le poème de Machado, transmis par l’ami Roberto

    Varias vidas profesionales. De encarnación en
    encarnación he pasado (desordenadamente) por oficinas de ingeniería,
    por la obra, por la publicidad, el trabajo social, el de terapeuta,
    para terminar en los Comics …..
    Varias vidas espirituales. De encarnación en
    encarnación he pasado por diferentes vías espirituales, hasta
    terminar en el budismo. Y, de encarnación en encarnación, he tenido
    la suerte de encontrar numerosos maestros que me han aportado mucho, yendo del budismo Chan al Zen, tras pasar por el tantrismo tibetano.
    Lo habréis notado, soy más un buscador, que un “encontrador”,
    un caminante más que un sedentario del espíritu.
    Caminante, son tus huellas
    el camino y nada
    más;
    Caminante, no hay camino,
    se hace camino al andar.
    Al
    andar se hace el camino,
    y al volver la vista atrás
    se ve la
    senda que nunca
    se ha de volver a pisar.
    Caminante no hay
    camino
    sino estelas en la mar
    .
    Antonio Machado

  12. […] Article paru initialement sur mon blog Lungtazen le 30 octobre 2009 […]

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