• Catégories

  • Chaque jour est le bon

  • Pages

  • Archives

  • J'ai été heureux de vous accueillir, vous les

    • 248,581 lecteurs depuis avril 2009

Erreurs et mise en difficulté…

above the clouds - 2

Un de mes ami, même quand il est dans la pire panade, qu’il doit doit assumer la pire bêtise faite, dit toujours sans honte et avec un grand sourire :

« Je ne connais jamais d’erreurs, car elles me profitent »

En fait, que nous fassions ou non des erreurs, nous ne pourrons jamais être protégés toute notre vie, nous ne pourrons pas tout réussir, tout préserver, car la vie est changement, plaisirs mais aussi difficultés. La maladie, la vieillesse, qu’elles nous touchent ou concernent nos proches, sont d’ailleurs là pour nous rappeler notre impermanence. Vouloir sortir de cette précarité c’est chercher à vivre dans un monde qui n’existe pas.

« Si je veux être en sécurité, c’est à dire protégé du flux de la vie, je veux en fait être séparé de la vie. Et c’est ce sentiment de séparation qui m’empêche de me sentir en sécurité. »

Alan W. Watts

Alors nous cherchons des compensations à ces catastrophes plus ou moins grandes qui « s’abattent » sur nous. La spiritualité peut être une de ces consolations.

« La religion est le soupir de la créature opprimée, l’âme d’un monde sans coeur, comme elle est l’esprit des conditions sociales d’où l’esprit est exclu. Elle est l’opium du peuple. »

Karl Marx

Mais quelle serait cette spiritualité qui nous couperait de la vie en nous faisant miroiter le mirage de la sécurité et de la réussite en toutes occasions ? Cela s’appelle peut être du développement personnel, du coaching, de la croissance à tous coups mais certainement pas de la spiritualité.

« la spiritualité authentique n’a pas pour fonction de nous sécuriser. »

Fabrice Midal

Quelle va être au contraire cette « mystique » qui va nous aider à vivre dans l’impermanence ? A accepter que nous ne puissions pas tout réussir ? A admettre notre capacité à aussi faire des erreurs ? A nous aider à continuer le chemin malgré celles ci ? A nous donner le courage de vivre malgré tous les malgré ?

« Ce qui nous menace aujourd’hui c’est le culte du bien-être et du confort aseptisé, qui nous conduit à ne plus rien oser. l’homme simple qui fait confiance à son coeur et accepte la possibilité de se tromper, dit oui à l’aventure. l’important est de retrouver le chemin de la confiance et de l’ardeur.

Le héros n’est pas celui qui ne connaît pas la peur, mais celui qui, malgré elle, se risque et s’engage. La vraie difficulté est que nous avons peur de notre peur.

Derrière la peur se cache une vision exacte et précise de la situation que notre tendresse permet de percevoir. c’est précisément cette tendresse qui nous fait peur et que nous fuyons.  »

Fabrice Midal

Ce modèle de héros pourrait être la définition du bodhisattva, qui tel le lotus a les pieds dans la boue du quotidien avec tous ses obstacles et pourtant garde le coeur ouvert à la vie, à la lumière, pour offrir ses effluves au monde pour son plus grand bonheur.

Tout est certes impermanent, mais c’est aussi notre chance, les conditions qui nous ont font échouer se modifieront, elles aussi. Et pour autant que nous profitions de nos erreurs pour apprendre, elles sont aussi un cadeau que nous nous faisons à nous-mêmes lorsqu’elles nous permettent de changer notre regard sur les choses.

Une seule erreur est définitive, mais nous n’avons qu’une part de responsabilité la concernant : notre propre mort !

« Garder à l’esprit qu’un changement de situation n’est pas inéluctable : si elle a changé dans un sens, elle peut changer dans l’autre. L’appréhension d’une situation relève autant du regard qu’on porte sur elle que de la réalité objective. Prendre conscience de l’impermanence des choses et de l’impermanence de son humeur permet de cultiver un sens de l’humour et une capacité à prendre de la distance. Chaque fois que vous traversez une situation difficile dites vous que rien n’est définitif dans la vie, hormis la mort. »

Françoise Simpère.

Alors une phrase à garder à porter de main :

« Ne renoncez jamais. »

Chôgyam Trungpa

♥ 🙂 ♥

Bookmark and Share

Publicités

18 Réponses

  1. Sur le sentier escarpé
    c’est le pas de travers
    qui m’apprend à marcher
    Chaque fois que je sais
    l’observer .

    • cela me fait penser à la dernire émission « rdv en terre inconnue » avec le chanteur aveugle Montagné qui se retrouve sur les chemins escarpés du Ladakh et du Zanskar

      frédéric 🙂

      ZEM

  2. merci Lung Ta merci Lilou…
    oui je revendique même le droit à l’errance, ce dont nous avons besoin au moment se présente sur le chemin et si c’est une chute c’est l’occasion de se reposer… quant à la mort : erreur ? va savoir si cela ne peut pas être notre plus grande réussite ? se préparer à mourir, soigner notre âme, cela n’est pas « développement personnel-correct » c’est sûr !

  3. « Ne renoncez jamais. » Chôgyam Trungpa
    Bien d’accord avec cela, sauf qu’il faut aussi renoncer à tout (et notamment au bla-bla perpétuel de notre cerveau), il me semble…et en particulier à la notion d’erreur, si l’on en croit Mingyour Rinpoché – cf la « tape dans le dos » dont il parle au sujet des émotions.

    • le « bouddhisme du centre de la pratique  » est souvent paradoxal
      il ne faut peut être pas renoncer sans en devenir « fou » non plus
      et renoncer à tout sauf à ce qui est essentiel (comme le dharma ?) 🙂

      bises

      frédéric 🙂

      ZEM

      • … Et parfois je me dis qu’il ne faut renoncer à rien, car tous les êtres importent. Mais aussi, toutes ces maximes, c’est un peu comme ces emplois du temps ou ces listes qu’on se fait quand on est plein de bonne volonté – et souvent ça s’arrête là… En fait, il faut surtout vivre, là. Parfois, chercher à tout prix est faire violence au monde et à soi.

  4. J’oserais paraphraser ton ami… je ne connais pas de mal hormis de ce que l’on dit de lui et je vois clairement ce qu’il m’apprend…

    Maîtres parfaits, habillés de lumière,
    Ames ainées qui à chaque instant
    Inlassablement, amoureusement,
    Guidez les pas des enfants du Soleil ;
    Faites que vos voix si douces,
    S’emplissent parfois de Tonnerre
    Afin que nos oreilles tremblent,
    Et s’ouvrent.
    Faites que vos puissants corps de lumière
    S’emplissent parfois d »éclairs,
    Afin que nos yeux s’éblouissent,
    Et s’ouvrent.
    Paupières lourdes
    Oreille et coeurs, closn
    Les enfants du Soleil sont tombés.
    La Terre d’accueil est belle,
    Mais qui le voit ?
    La Terre d’accueil est tendre,
    Mais qui le sent ?
    La Terre Mère vibre d’Amour,
    Mais qui l’entend ?
    Le Mal utile, est là
    Il nous enseigne,
    Mais sa voix trop forte
    Assourdit Vos Voix
    Et du Bien, et du Mal,
    Les enfants du Soleil
    Ne comprennent plus rien….

    Extrait de  » Maîtres » in « Chants de Vie » de Mutti -1994

  5. —> Bonjour, cher LungTa,

    Chacun peut tirer avantageusement de ses propres erreurs,mais il est difficile de réparer celles causées aux autres, à moins qu’ils veuillent nous comprendre dans la mesure où nous-mêmes comprenons les leurs ! C’est quand même mieux de ne pas en commettre ou d’en commentre le moins possible…

    Bien à toi, chaleureusement, Jack.


    • bonjour Jack

      tu as tout à fait raison, on peut toujours apprendre de ses erreurs, mais pour certaines impossible de revenir sur le mal qu’elles sont pu créer à d’autres
      d’où en effet l’importance d’être vigilant
      ce n’était pas un article au « laisser faire » non plus 😉

      chaleureusement
      frédéric 🙂

      ZEM

  6. quel blog intéressant… je n’ai pas le temps de tout lire ce soir mais ce billet m’a beaucoup plu, merci !
    bonne soirée

  7. je suis fan d’alan watts 🙂

  8. oui

    pourtant, la pratique du renoncement se révèle souvent souveraine…

    • Ah c’est un point très important je trouve chère Mamalilou

      en effet la pratique du renoncement est importante
      est elle souveraine, c’est une autre question 😉

      tout dépend de l’état d’esprit dans lequel nous la mettons en oeuvre
      tout dépend de notre histoire,
      pour certaines personnes il sera impossible de renoncer dans leur construction mentale
      pour d’autres il sera impossible de penser renoncer à qq chose ou comportement pour la vie entière
      et ultimement je pense qu’il n’y a rien à renoncer
      Renoncer c’est aussi prendre le risque de renforcer en donnant poids à ce à quoi on cherche à renoncer
      tout dépend donc de chacun 😉

      frédéric 🙂

      ZEM

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :