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Prendre les préceptes bouddhistes

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(Le Lama Blanc – Dessinateur : Georges Bess – Scénariste : Alejandro Jodorowsky – Editeur : LES HUMANOÏDES ASSOCIÉS)

Lu sur J’ai deux kôan à vous dire ce très beau texte sur l’engagement, montrant que la voie du bouddhisme n’est pas tant cette voie cool qu’on croit souvent, mais bien une acceptation d’être remis en cause. On parle parfois de bouddhisme engagé, mais on voit bien ici que c’est un pléonasme, il ne peut y avoir de cheminement sur la voie du Bouddha sans s’engager, s’engager à changer.

Prendre les préceptes bouddhistes suppose un engagement de chaque instant, une volonté réelle de bouleverser sa vie, qu’elle ne soit plus dictée par ses fantaisies, ou même de simples habitudes. Celui qui prend les préceptes s’engage à les suivre. Une fois qu’il s’est engagé dans la voie, il ne peut plus s’y dérober. Au-delà même d’adopter des préceptes de vie, il s’agit de développer et de cultiver des attitudes d’éveil au quotidien, faire ceci et non pas cela. Dans la réalité concrète, on s’engage à des exercices, des attitudes, mais également à une relation du cœur avec un enseignant. Cette relation du maître et du disciple est forte, intime, difficile. C’est une voie terriblement exigeante car ce sont plutôt nos désirs égotiques, nos fantaisies et nos habitudes qui guident nos vies. Il ne s’agit pas de s’en accommoder.

Celui qui désire entrer dans la voie du bodhisattva doit donc tout d’abord comprendre les enjeux et les implications d’un tel engagement. S’il se propose de devenir un héros pour l’éveil, s’engage-t-il vraiment à se libérer lui-même et à libérer tous les êtres ? Éprouve-t-il véritablement ce désir ? Comment va-t-il le réaliser ? Il est donc nécessaire de se donner du temps, se demander si cette voie est bien la bonne voie, si l’enseignant que l’on va suivre est bien le bon enseignant, etc. Le chemin a besoin de se fonder sur une conscience claire de ce qu’il est. Comme cette maturation peut prendre plusieurs années, il est bon tout d’abord de prendre refuge qui n’implique aucun engagement sinon de s’ouvrir à l’enseignement du Bouddha. Le bouddhisme est très concret, il travaille dans la matière même de nos vies. On pourrait se dire que celui qui lit des ouvrages, participe à des initiations ou à des méditations est déjà ouvert à cet enseignement. Mais prendre refuge a une autre portée, car c’est une expérience qui met en jeu et ébranle toutes les strates de notre être, la pensée, le corps et les émotions. Elle presse l’ouverture du cœur. C’est donc une bonne porte d’entrée.

Eric Rommeluère

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8 Réponses

  1. Je ne pense pas avoir l’esprit adapté afin de suivre ces préceptes.
    Cependant, je respecte tout un chacun dans sa façon de penser sa religion ou ses principes de vie (non pas tous, je ne supporte pas les chemises brunes et autres équivalences).
    par contre, je suis contre l’injustice et de ce fait, je ne peux accepter l’histoire du Tibet…
    Il y a deux hommes que j’aimerais rencontrer dans ma vie afin de discuter avec eux : Jean Réno et le Dalaï Lama.
    J’ai bien peur que cela ne reste qu’un rêve…
    Amitiés Kinia

    • si tu as peur de tes rêves.. alors … 😆

      les préceptes boudhistes sont ceux de base de la préservation et respect de la vie, mais prendre refuge ou décider de prendre les préceptes bodhisattva c’est prendre l’engagement vis à vis de soi même d’essayer que chaque instant de sa vie voit ouvert sur cette mise en pratique de ces préceptes
      ce n’est en effet pas facile, loin de là
      mais cela ne veut pas dire que l’on ne peut essayer 😉
      « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » Sénèque

      chaleureusement

      frédéric 🙂

  2. Qu’est ce qu’une porte ?
    Ce qui permet de passer d’un lieu à un autre..
    En un mouvement.

  3. Une fois engagé dans le chemin, on ne s’arrête plus …même si on a des passages à vide on y revient toujours….
    Merci Frédéric
    Belle journée

    • en fait, il me semble que cheminant, il y a un moment où les passages à vide font partie du chemin, qu’il n’y a donc pas besoin d’y revenir puisqu’on ne l’a pas quitté, même si on n’a pas pratiqué de la même manière
      in fine il n’y a qu’une voie
      la vie

      je t’embrasse chère Anne-Marie

      frédéric 🙂

  4. Est-ce une porte d’entrée ? certainement !!! . Prendre refuge est un acte qui m »a profondément remué. je pratiquais zazen depuis plusieurs années, mais à la suite de cette prise de refuge la porte d’entrée m’a révélé un horizon plus vaste que ce que j’avais imaginé.

    Gasshô
    Henri

    • une porte qui peut s’ouvrir à chaque instant sans fin, même qd on a l’impression qu’elle est fermée car peut être on ferme les yeux et on ne voit plus cette vastitude

      merci à toi Henri

      amitité dans le dharma

      frédéric 🙂

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