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Rituel de méditation et refuge dans les trois joyaux

"Gassho" Peinture de Laurie ledingham

"Gassho" Peinture de Laurie ledingham

Dans notre groupe de zazen (affilié à Un Zen Occidental), le rituel pour entrer en méditation est très simplifié, néanmoins je voudrais revenir principalement sur trois salutations qui y sont faites au début.

Tout d’abord avant de pénétrer dans le zendo, nous ôtons nos chaussures et nous les alignons soigneusement à l’entrée.
C’est une façon de dire que nous déposons nos problèmes du quotidien avant d’entrer. Nous n’avons pas à faire l’effort d’abandonner quoi que ce soit, ce qui serait difficile, car il suffit de vouloir ne plus penser à quelque chose pour que celle-ci devienne obsédante, mais simplement à déposer avec la certitude que si nous le voulons nous pourrons  reprendre ce qui nous appartient à notre sortie.

On enlève également ses chaussettes pour se mettre à nu et être en contact directement avec le sol, comme les racines dans la terre.

En entrant dans la salle, on s’incline les mains jointes (gasshô) montrant  ainsi symboliquement son respect pour cet endroit qui nous permet de nous retrouver, endroit qui a vu passer pour la méditation ou les enseignements, pas mal de pratiquants et un certain nombre de maîtres.
Mais c’est aussi s’incliner face au Bouddha qui est sur l’autel. En fait qu’importe la statue du Bouddha en elle-même, elle symbolise l’état que nous cherchons à faire épanouir et qui est déjà  présent en nous. Nous saluons le Bouddha qui est en nous. C’est le premier des refuges.

On marche ensuite tranquillement jusqu’à sa place. Arrivé à sa place, on s’incline les mains jointes devant son coussin (zafu). C’est déjà pour symboliser l’importance que revêt cette place où  nous allons passer du temps à contacter ce qu’il y a de plus grand en nous.
C’est aussi une métaphore de la prise de refuge dans le Dharma, l’enseignement du Bouddha, la vacuité, symbolisée par cette place encore vide.

Puis on s’incline devant tous les participants. Nous montrons ainsi le respect et le soutien vis à vis de ceux qui cheminent comme nous.
Et c’est aussi une façon de montrer que nous prenons refuge dans le Sangha, la communauté des maîtres, des moines et des pratiquants, guides sur lesquels nous pouvons nous reposer en cas de besoin.

Le moment est alors venu…
de s’asseoir dans le silence,
celui-ci s’est déjà installé
par notre rituel.

🙂

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28 Réponses

  1. Je viens d’expérimenter il y a quelques jours. Cette « discipline » est plus « efficace » que de se poser dans une salle ou règne un brouhaha et dans laquelle bien souvent même après les salutations et la récitation de la prise de refuge, plutôt lors des enseignements d’ailleurs il règne souvent encore un parfum de laisser faire dont je suis acteur comme tout un chacun. Ce n’est pas la pièce qui fait le temple mais ce qui va s’y passer et le fait que l’on y rentre avec l’esprit tourné vers le rituel et la confirmation de cette adhésion par l’accomplissement de ce rituel par lequel on exprime symboliquement la prise de refuge.
    Merci Frédéric pour ce rappel aux fondamentaux.

    Une fleur de sérénité pour chacun.

  2. —> Bonjour, cher Lung Ta,

    J’avoue n’avoir pas de rituel sinon celui de faire silence, mais puis-je penser que cela en est un à partir de l’instant où le silence est permanent à quelque endroit où je suis ?

    Chaleureusement, Jack.

    • Les rituels sont plus nécessaires lorsqu’on est un groupe, pour avoir une pratique qui soit respectueuse de chacun, ils ont aussi un rôle « fédérateur » de reconnaissance
      Pour soi-même chaque (non)rituel nous appartient en propre

      chaleureusement

      Frédéric 🙂

  3. il semble réconfortant et chaleureux ce rituel, j’imagine l’impact que ça aurait donné si l’on faisait de mm aux cours de yoga où j’allais
    Pourtant, on se déchausse, aussi
    on se met pieds nus aussi
    on ne s’incline pas devant quoi que ce soit mais on se salue
    mais + comme des éléments séparés, encore tout chargés de nos problèmes..
    C’est bien que tu aies expliqué ce rituel, cela me va 🙂

  4. Voilà qui est limpide. Souvent des gestes symboliques aident tellement. A changer d’espace mental. A se mettre dans une disposition pour … Un sujet qui me turlupine intuitivement depuis quelque temps.

    Chaleureusement
    Marie-Pierre

  5. Ce sont de trés beaux rituels. Merci pour cette trés belle description, en la lisant j’avais presque l’impression d’y être… Bisous et belle journée à toi Frédéric et à vous tous. Denise

  6. Bonjour Frédéric,

    je viens te rendre visite… j étais venus déjà plusieurs fois lire certains de tes articles…
    Tu as une façon de décrire les choses très intéressantes et très « pédagogique » si le terme est bien employé.
    Ici tu décris de façon précise, avec délicatesse et plaisir l entrée à prendre refuge.
    Cette disposition à le faire avec des gestes tout à fait simples mais hautement symboliques nous amène à vivre presque cet instant.
    Je te souhaite une très bonne journée Frédéric.
    Bien à toi

  7. pourquoi ai-je du mal avec certains rituels qui me font penser aux rituels que nous pratiquions en entrant à l’église.
    se déchaussser, marcher pieds nus oui , le slence encore oui, le salut aux autres encore oui mais saluer la statue du bouddha sur un autel, ben non , je suis anti-statues et représentations, oui le bouddha ou dieu en nous, pas besoin de toutes ces représentations, ces temples plein d’or , mais bon ça n’engage que moi
    par ailleurs je suis en accord avec les préceptes que tu nous proposes
    j’espère n’être pas trop maladroite.
    amitiés.i

    • Je suis globalement en accord avec toi. Mais ce n’est pas l’or que j’honore, ni le bronze, le bois ou quelque autre matière qui compose la statue. C’est l’objet transitionnel (on dirait Dolto parlant du doudou des enfants), c’est le lien que je crée, que je formalise, c’est donc directement le Bouddha qui est là devant moi et que je reconnais et salue comme Maître spirituel.Alors qu’elle fasse 2 mètres de haut ou quelques centimètres n’est que le reflet de ce qu’un groupe a voulu réunir pour honorer qui le Bouddha, qui le Christ, qui le …
      Et merci pour ce que tes mots me permettent d’exprimer.

    • Pourquoi ce rituel te fait penser à ceux catholiques (je suppose que c’est de cela dont tu parles), c’est à toi de le trouver
      pourquoi as tu du mal avec ce rappel, pareil, c’est à toi que cela parle
      Maintenant la statue du Bouddha importe peu, puisque dans cette culture bouddhiste il symbolise notre éveil que nous avons déjà en nous
      J’ai par ailleurs aussi une statue de Marie, qui me vient de ma grand-mère, pourtant je crois pas en Dieu, mais je crois en l’amour de ma Grand-mère qui priait pour le bien-être de tous les êtres vivants, cela me rappelle donc cette dévotion.

      Une histoire raconte qu’un méditant qui rentrait dans un zendo et voyait les personnes faire gassho, dit au maître à peu près la même chose que toi
      le maître alla prendre la statue de Bouddha pour la ranger dans un placard
      les méditants continuaient d’entrer dans le zendo et continuaient de saluer cet autel VIDE
      la personne comprit qu’on ne saluait pas la statue ou un être, mais bien la vacuité qu’on cherche à atteindre 😉

      chaleureusement

      Frédéric 🙂

  8. J’aime bien tes explications, elles ont nettes et rapides. Merci…

  9. Bon Soir Frédéric. Merci pour ces explications de Zazen, un peu différentes des pratiques du bouddhisme tibétain, bien que très semblables dans leur essence. Il me tarde moi aussi de reprendre. C’est pour bientôt maintenant. Je te souhaite une très belle et douce soirée. Châleureusement

    • C’est dans le zen en occident, et particulièrement tel que nous le faisons dans notre groupe, bcp plus épurer que dans le bouddhisme tibétain
      mais l’important est bien en effet le coeur de la pratique 🙂

  10. c’est aussi creer une énergie propre à la sangha , très puissante, et qui apporte de l’aide à chacun…

    un gars chaud.

  11. pour moi je considere tous ces rituels, non pas comme une dévotion à un dieu ou à un gourou, mais comme un moyen tres puissant de retrouver tres rapidement le calme mental, après toutes les aggressions de la journée ….

    Thich Nhat Hanh a une tres belle expresiion qui est  » retour en son ile interieure »

    et j’aime également entendre la cloche qui rythme toute la méditation

  12. Bonjour Frédéric,

    Je peux dire que ce rituel est très beau, puisque je fais parti des chanceux qui pratiquent dans notre groupe. Le passage du quotidien au « sacré » est très important, C’est pour cela que dans ma pratique quotidienne et solitaire j’ai aussi mis en place ce rituel. il me permet de rentrer calmement dans la méditation et d’accueillir celle-ci pleinement.
    Les sons sont aussi importants, je sonne donc par 3 fois le début de ma méditation et une fois les 30 minutes écoulées je sonne une seule fois, puis je récite la dédicace du Groupe. enfin je me lève calmement, resalut mon zafu et en me tournant vers l’extérieur l’ensemble du monde m’entourant. Ensuite je renouvelle ma prise de refuge dans les 3 trésors (le matin) en récitant « Je prend refuge… » puis en efffectuant les prosternations.

    Toutes ces actions hors méditation permettent de faire le lien entre ce que je vis tous les jours et ce moment particulier où je m’asseois sur le zafu. sans elles zazen serait pour moi juste un yoga… une gymnastique immobile 😉

    gasshô
    henri

    • Bonjour Henri

      Ton site est HS ce matin, un pb ? ou est ce Free qui dékonn ?
      Oui la prise de refuge est qq chose de plus personnel dans le processus que l’on suit sur la voie du Bouddha, je la récite aussi journellement, mais on ne le fait pas lors des pratiques collectives (en dehors de la compréhension métaphorique que j’en ai et que j’ai expliquée ci dessus) puisque tout le monde n’a pas pris refuge, il ne s’agitpas d’imposer cela

      On peut même le matin réciter les 10 préceptes, voir se consacrer dans la journée à être plus particulièrement vigilant à la réalisation d’un seul

      Pour ceux qui on peut pris refuge, il est même possible le soir de réciter la 2nde partie du refuge : la reconnaissance des actions négatives d’un point de vue karmique et se rappeler sa prise de refuge (pour chaque jour de ma vie, j’ai pris refuge…)

      Chaleureusement

      Frédéric 🙂

  13. j’aime bien aussi la façon de décrire d’Henri
    Merci de partager cela avec moi qui suis très éloignée de ces rituels
    (ben oui son site n’est pas accessible on dirait)
    Amicalement Henri, et à toi Frédéric

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