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Les douze principes du Bouddhisme

Pema Ling G Bess_0001

(Pema Ling – Dessinateur & Scénariste : Georges Bess – Editeur : DUPUIS)

12 Principes qui résument bien le bouddhisme en tant que philosophie, spiritualité et principes concrets de vie.

1) Le salut par ses propres moyens est pour tout homme la tâche immédiate.

2) Le premier fait de l’existence est la loi du changement ou de l’impermanence.

3) La loi du changement s’applique également au concept de l’âme.

4) L’univers est l’expression de la loi (Karma). Tous les effets ont des causes, et le caractère de l’homme est la somme de ses pensées et de ses actes antérieurs.

5) La vie est indivisible quoique ses formes changeantes soient innombrables et périssables.

6) La vie étant une, l’intérêt d’une de ses parties doit être celui du tout.

7) Le sentier Octuple comporte : (1) La compréhension juste. (2) La pensée juste. (3) La parole juste. (4) L’action juste. (5) Les moyens d’existence juste. (6) L’effort juste. (7) L’attention juste. (8) La concentration juste : la maîtrise de l’esprit qui parvient à élever l’être au samadhi, ou la contemplation de la réalité, qui mène à l’Éveil total. Comme le bouddhisme est une façon de vivre, plutôt qu’une théorie de la vie, le parcours de ce sentier est indispensable pour la délivrance personnelle. « Cesse de faire le mal, apprends à faire le bien, purifie ton coeur : ceci est l’enseignement des Bouddhas. »

8 ) La réalité ne peut être décrite.

9) Entre l’Éveil potentiel et l’Éveil véritable se trouve le Chemin du juste milieu, la Voie Octuple qui mène « du désir à la paix », un procédé de développement personnel entre les opposés, évitant les extrêmes. Le Bouddha parcourut cette voie jusqu’au bout et la seule foi requise par le Bouddhisme est la croyance raisonnable que là où a passé un guide, il nous est possible de marcher à notre tour. La voie doit être suivie par l’homme entier, non seulement par ce qu’il y a de meilleur en lui. Il faut que le coeur et l’intelligence soient développés ensemble. Le Bouddha était aussi bien le Tout-Compatissant que le Tout-Eveillé.

10) Le Bouddhisme attache une grande importance à la nécessité de la concentration intérieure et à la méditation qui, à la longue, conduisent au développement des facultés spirituelles.

11) Le Bouddha disait : « Travaillez avec diligence à votre propre salut. » Le Bouddhisme ne connaît d’autre autorité pour la vérité que l’intuition individuelle et cette autorité n’existe que pour l’individu lui-même.

12) Le bouddhiste n’est nullement pessimiste et ne cherche pas à s’évader de la réalité. Il ne nie pas l’existence de « Dieu », ni de l’âme, quoiqu’il applique à ces termes sa propre interprétation. C’est au contraire une logique, une religion, une science spirituelle, un mode de vie raisonnable, pratique et qui embrasse tout. Depuis deux mille cinq cents ans, il a satisfait les besoins de près d’un tiers de l’humanité. Il attire l’occident parce qu’il n’a pas de dogmes et qu’il satisfait le coeur comme la raison ; qu’il insiste sur la confiance en soi, allié à la tolérance envers d’autres opinions ; qu’il embrasse la science, la religion, la philosophie, la psychologie, la morale et l’art, et considère l’homme comme seul créateur de sa vie présente et seul ordonnateur de sa destinée.

Linhson s/ Buddhaline

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16 Réponses

  1. l’âme bouddhique?

    • oui je me suis interrogé aussi sur ce terme ? 😕
      Puisqu’en principe il n’y a justement pas de principe personnel (anatta)
      Je pense que cela peut faire référence à Vijnana, un des 5 agrégats : la conscience

      mais c’est vrai que c’est surprenant de trouver cela dans un texte bouddhiste 😯
      alors qu’en fait on peut souvent le trouver dans des textes non bouddhistes car la réincarnation est un phénomène complexe et difficile à comprendre tant qu’on est attaché à l’image du soi séparé ou de l’individualité qui nous porte (atman)

      Pour ma part je n’ai qu’une vie : celle vécue ici et maintenant et c’est déjà bcp pour moi 8)
      La réincarnation (au sens bouddhiste) est une hypothèse qui me parait concevable mais qui ne change rien à ma vie

      pour terminer je citerai une citation attribuée au Bouddha : « Si vous voulez connaitre votre vie passée, regardez ce que vous etes maintenant. Si vous voulez connaitre votre vie future, regardez ce que vous faites aujourd’hui »

      • Ceci est faut. L’ame, ou l’atman est en fait décrite dans le bouddhisme comme étant « l’absolu » ou le vide. Faite une lecture du soutra du coeur pour comprendre. Ce « vide » absolu est en fait le siege de l’esprit et le « 3e oeil » (6e chakra) si on prends le système des chakras. Avec la méditation, on peut faire expérience de cet absolu au-déla de la vie et de la morts (du samsara et du nirvana)… Mais je crois que « l’ame » aussi change, si je comprends bien le bouddhisme. Quoique absolu et au-dela du corps et de la pensée. En étant le siege de l’individu, il est assujetis au changement de cet individu meme. Mais reste toujours que la racine absolu de notre esprit ne peut etre taché de bien ni de mal et représente et est la liberté de tout karma. Cependant nous devons purifier notre karma, nous devons batir un ego sain pour intéragir avec l’univers, etc..

        • Faut-il que ce soit faux ? 😉
          Le bouddhisme que je pratique est plus basé sur la pratique que sur la théorie, je ne pourrai donc aller vraiment contre ce que tu dis, n’étant pas assez féru en la matière.
          Néanmoins on peut quand même dire que la base de l’enseignement du Bouddha est justement le rejet de l’Atman, ça c’est très clair.
          En fait l’humain recherche la sécurité, pour cela il crée Dieu et l’âme immortelle pour s’assurer d’une sauvegarde post-mortem.
          Mais le bouddhisme, et la méditation, c’est justement d’affronter son insécurité en tant qu’humain vivant.

          Quant à la lecture du Sutra du Coeur, c’est un sûtra tantrique qui peut englober dans une première lecture tout et son contraire, et réciproquement 😆
          Toutefois il reprend clairement les enseignements rappelés ci-dessus, que ce que nous prenons pour moi est la somme des agrégats et que ceux ci sont impermanents :
          La forme est vide. La vacuité est la forme. La vacuité n’est pas autre que la forme et la forme n’est pas autre que la vacuité. De même, la sensation, l’identification, les facteurs composés et la conscience sont-ils vides.

          Pour ce qui est des chakras, il faut faire attention de ne pas en faire une lecture occidentale, dans le tantrisme tibétain par exemple on ne travaille pas avec les 7 chakras tels que souvent donnés en occident.
          Et pour ma part je n’ai pas de vision & connaissance concrètes concernant ces points là

          Tout est impermanent, et en effet ce que d’aucun pourrait repérer et appeler âme change donc aussi
          c’est ce qui est marqué dans ce texte, même si le mot est assez étranger de la sémantique bouddhique habituelle, mais cela peut venir de la traduction comme je le disais.

          Enfin tu as tout à fait raison d’un point de vue bouddhiste, l’esprit en lui même n’est pas dans la dualité du bien ou du mal

          On peut aussi dire qu’on peut bâtir une personnalité authentique et saine pour aborder la vacuité par la méditation
          mais comme le disait Chôgyam Trungpa :
          «  il est plus beaucoup plus facile d’avoir l’air saint que d’être sain. » :mrgreen:

          chaleureusement

  2. Un grand merci pour cette lecture très apaisante !

    • Merci à toi pour ta présence
      Si ces lectures peuvent apporter questionnement, apaisement & indication de choix de vie à d’autres personnes qu’à moi, tant mieux
      et ne serait ce qu’à une seule autre personne, comme nous avons eu l’occasion de déjà en parler 🙂

  3. Question que m’ont posé mes enfants sur le bouddhisme.

    Si les bouddhistes « prônent » le non attachement:

    Pourquoi continuent-ils à porter leur tenue spécifique?

    Pourquoi les centres bouddhistes construits en Europe ressemblent-ils à ceux du Tibet ou autres d’Asie? Autrement dit, pourquoi ne s’adaptent pas à leur environnement?

    • Tes enfants te posent de bonnes questions 😀

      Les réponses ne sont pas simples, car la vie et l’humain est complexe, s’il y avait une réponse simple elle serait sûrement simplette et dogmatique

      Ce que je peux dire c’est que le non-attachement ne veut pas dire la non-jouissance mais le non-attachement à cette jouissance

      Je peux par exemple avoir un téléphone portable sans y être attaché, c’est à dire ne pas toujours vouloir le dernier modèle gadget, ne pas être dépressif parce que j’en n’ai plus etc…
      (j’ai voulu marquer cet exemple avec l’ordinateur, mais je ne l’ai pas fait car je moins que pas sûr de ne pas y être attaché ! 😆 )

      Par ailleurs dans le bouddhisme on parle de la précieuse vie humaine, donc au-delà de l’uniforme l’habit a le rôle de protection calorifique du corps 8)

      Pour la seconde question, elle n’est que partiellement juste
      par exemple à Plouray les bâtiments principaux et de base sont une vieille ferme et le temple est un bâtiment simple dont seule la décoration est tibétaine
      Bcp de zendo, ou centres zen sont dans des maisons ou apparements classiques comme chez nous

      ceci dit bcp d’autres sont en effet dans le style oriental (Tibétain, Vietnamien, Népalais etc…)
      sûrement un besoin de rattachement à la culture générale
      ainsi dans l’Himalaya j’ai pu voir des mosquées construites comme au moyen-orient et même une église qui rappelait le style occidental

      bon quelle est l’importance de l’attachement à cela est la principale question, non ? 😕

      Mais ce qui me parait important dans ces questions, c’est quel effort fait le bouddhisme pour s’occidentaliser ?

      D’autres auront peut être ici d’autres réponses ?

  4. merci ça fait toujours du bien de les lires et de se r’appeller le chemin à suivre .

  5. un peu tard mais je découvre seulement ton blog.
    moi hier je me demandais pourquoi tant de statues, de drapeaux, de tiares, de signes de richesse dans les temples, pourquoi un bouddha de jade ou d’or et pourquoi les boudhistes rejettent-ils les aveugles, n’est-on pas sur cette terre pour « améliorer » notre vie antérieure, le bouddhisme ne devrait-il pas n’être qu’amour et compassion,
    je ne peux pas adhérer complètement à de telles conceptions et pourtant beaucoup de préceptes me plaisent bien.
    amicalemnt

    • Le bouddhisme est amour et compassion
      les humains font ce qu’ils peuvent
      comme je l’écris dans ce billet le bouddhisme principe de vie, philosophie, recherche de la sagesse, peut être vécu comme une religion qui aurait alors besoin de temples extérieurs
      le Dalaï Lama dit bien que notre véritable temple est intérieur et Khalil Gibran dit :
      « Votre vie quotidienne est votre temple et votre religion. Lorsque vous y entrez prenez-y tout votre être. »

      Pour ce qui est des aveugles, je pense que peut être tu fais référence à un texte du bouddhisme primitif qui dit que pour comprendre l’enseignement (Dharma) il faut certaines conditions et entre autres ne pas souffrir d’un handicap
      heureusement cela n’est plus du tout adapté à notre compréhension de l’humain et du handicap
      je pense qu’à l’époque on parlait surtout de personnes handicapées mentales qui ne pouvaient comprendre ou pratiquer le Dharma, mais même maintenant le Dharma est ouvert à ces personnes , chacun prend à son niveau et une personne handicapée même mentale peut prendre bcp plus qu’une personne non handicapée apparemment, mais avec des comportements fermés et égotiques

      chaleureusement

      • Bonjour,

        je tombe un peu tardivement sur votre blog. Mais je suis curieuse de savoir ce que les pratiquants du Dharma ont a dire sur le polyhandicap. Qu’est-ce que cela signifie de dire que c’est le résultats de vies antérieures ? Je croyais qu’il n’y avait pas de transmigration des âmes justement. Pas de souvenirs, pas de liens particuliers entre la succession des réincarnations. Est-ce qu’une blatte peut avoir une bonne vie pour prétendre se réincarner en humain ? Franchement, pour moi ceci n’a pas de sens. Si la précieuse vie humaine est LA chance pour atteindre l’Eveil, c’est fichtrement pas de chance que cette vie-là se passe dans un état de conscience second parce que vous êtes né avec une maladie génétique orpheline, qui ne vous permet pas d’avoir pleinement conscience de ce qu’il se passe et que de surcroît, comme bien des fois, pour vous préserver d’une sensibilité à l’épilepsie on vous colle des anti-épileptiques qui achèvent de bousiller ce que vous avez de conscience.
        Venez enseigner le dharma dans des centres pour polyhandicapés, venez pratiquer la méditation dans ces lieux où la bien-pensance refuse de mouiller la chemise. La trisomie ou la cécité ou les handicap psychiques ! fichtre ! c’est déjà une super chance par rapport à certains handicaps. La précieuse vie humaine ! Ah oui, alors parlons de ce qu’est un humain pour le bouddhisme. Est-on plus humain parce qu’on correspond à tous les merveilleux critères du canon Pali ? Est-on moins humain parce qu’en grandissant nos membres s’atrophient de ne pas servir à un usage habituel ? Notre visage est-il moins beau ou moins aimable parce qu’on y voit la marque du handicap, de la génétique ? Tout cela me paraît très en rapport avec plein de conditionnements, de peurs de la « différence ».
        Où est la conscience de celui qui est dans un coma végétatif ? Est-ce encore un humain ? comment profite-t-il de sa précieuse vie humaine pour atteindre l’éveil ?
        Qu’est-ce que le bouddhisme, de dharma ont à dire à propos de cela ?

        • Bonjour «Garance»

          Merci de ton message.
          Je ne vois pas bien le rapport direct avec l’article en lui-même, mais comme ce blog n’est plus actif et que l’article a été mis en ligne il y bientôt 8 ans, je ne me rappelle pas de tout. Toutefois ton commentaire est suffisamment important en taille et en questionnement que je me permette d’y apporter cette réponse très incomplète. Mais je revendique cette « incomplétude ».

          Il y a plusieurs questions dans ton commentaire.

          Par exemple ce que le bouddhisme dit du handicap, et ce que les pratiquants du dharma disent du handicap.
          Dans un cas comme dans l’autre je ne peux répondre.

          Le bouddhisme n’est pas là pour apporter UNE réponse mais pour permettre à se dégager de la souffrance ressentie et aller vers une vie éveillée. Pour moi il ne donne donc pas de réponse dogmatique sur des sujets particuliers et je ne connais pas tous les «merveilleux critères du canon pali». Ce qui m’intéresse c’est cette expérience qui peut être vécue en laissant parler à travers soi la pratique de la méditation. Elle m’amène à m’ouvrir à ce que je suis, ombre et lumière, et au monde tel qu’il est. Je suis moi-même atteint d’un handicap neuro-musculaire, même s’il n’est pas dans les exemples que tu donnes.
          Un autre élément de réponse en lien avec le bouddhisme peut se trouver sur ce site : http://www.bouddhisme-action.net/bouddhisme-et-handicap/

          Ce qu’en pensent les pratiquants du Dharma, je suppose qu’il peut y avoir quasiment autant de pensées que de pratiquants.

          Ce que je pense moi, n’est pas obligatoirement intéressant, car empruntant ce sentier et le partageant avec ceux qui le veulent et sans aucun esprit de prosélytisme, je ne représente rien au sein du bouddhisme, aucune parole officielle.
          J’ai pour ma part travaillé avec des personnes souffrant de handicap et même une fois avec une personne souffrant d’un LIS, je ne peux rester que modeste, sans réponse, surtout pas culpabilisante, face à cela. La vie est précieuse et/car fragile, ayant vécu un AVC et étant en «prolongation de jeu» je le confirme et l’affirme chaque jour. Je ne sais comment des personnes dans le coma (ou je repense à celle souffrant d’un LIS) peuvent atteindre l’éveil, mais je crois que le pb pour elles est vécu autrement. Où est la conscience dans ces cas là ? Pour le LIS, la conscience est bien présente, même si quasiment rien ne permet de s’en rendre compte de l’extérieur. Est-ce pareil pour le coma, ou un autre type de conscience ? Je n’apporterai pas de réponse là non plus.
          Là où il y a de la conscience, là où il y a des demandes, il ou il y a un type de communication minimum il est possible d’enseigner et de pratiquer la méditation, à son niveau, tel que l’on est, à condition de ne pas suivre dogmatiquement des écrits ou des données.

          Le travail avec les personnes souffrant de handicap est un travail d’éveil, déjà pour ces travailleurs, se défaire ses prénotions, ses images, ses formatages, être capable de rentrer en contact d’autres manières, travailler sur sa sensibilité, sa patience, son acceptation de la différence (sans dire qui serait « normal »), sur le regard des autres (quand on « devient » en situation de handicap , c’est un double handicap qui se rajoute : le regard de l’autre).

          Je sens beaucoup de tensions, voire de colères dans ton commentaire. Tu sembles rejeter sur une vision du dharma un questionnement irrité certainement pour des raisons que j’ignore (peux être as tu fréquenté des pratiquants du dharma qui ont été culpabilisants ou indifférents vis à vis de personnes souffrant de handicap) mais je suppose que ton questionnement profond, quel qu’il soit, est bien au-delà du bouddhisme et concerne des situations plus personnelles de personnes en situation de handicap avec le peu de reconnaissance qu’elles peuvent avoir déjà sociétalement.

          Je n’en suis pas responsable, de ta colère, mais ne souhaite en aucun cas la renforcer. Je peux entendre, essayer de comprendre, partager, mais mes capacités s’arrêtent là.

          Je te remercie de m’avoir lu et d’avoir partagé sur ce sujet qui est très important surtout s’il permet de rappeler que tout dogme sclérose les relations en mettant des personnes dans des catégories (normales, hors-normes, « handicapées » etc). Ce rappel m’aide bcp, merci.

          chaleureusement

  6. Merci pour votre réponse. De la colère ? Sans doute oui. Valider le fait que le handicap est la résultante de vie antérieures ne relève pas pour moi d’une expérience de pleine conscience, mais de la pure croyance.
    Que l’on soit responsable de la mise au monde d’enfants, c’est – au moins dans nos sociétés occidentales – une certitude. Que l’on soit affublé, en naissant, d’un handicap ne relève d’aucune responsabilité personnelle, aucune culpabilité, aucun procès en contrefaçon. Prétendre que c’est la résultante d’un mauvais carma antérieur qu’il faudrait résoudre est, à mes yeux, une chose monstrueuse. Or n’est-ce pas ce qui est suggéré là :

    4) L’univers est l’expression de la loi (Karma). Tous les effets ont des causes, et le caractère de l’homme est la somme de ses pensées et de ses actes antérieurs.

    Je vois dans cette croyance quelque chose de détestable : la responsabilisation d’individus qui ont – moins que tout autres – les moyens de faire face à leurs responsabilités.
    Peut-être aurez-vous une autre vision sur la question.

    Quant aux merveilleux critères du canon Pali, je me réfère à cela :
    https://www.nichiren-etudes.net/dico/caracteristiques.htm
    Bien sur, c’était un peu ironique.

    • Bonjour Garance

      Je n’ai pas de croyances concernant l’après-vie (et donc « l’avant-vie »). Je crois que les croyances de toutes les religions, comparées à ce qu’on découvre en science physique quantique sont des paroles d’enfants de maternelle qui chercheraient à convaincre un prix Nobel de physique par exemple 😀
      Pour moi seul compte ce qui se passe ici.

      Que ce qui se passe ici soit pour partie le résultat de causes antérieures me parait assez évident, ce qui ne veut pas dire que ces causes soient d’une autre vie sur une autre ou même personnalité. QUe le handicap soit par exemple pour partie génétique ou pour des causes de « pollution », est un exemple de ces causes possibles. En effet le bouddhisme peut être vu comme très culpabilisant quand on parle de causes karmiques d’une précédente vie (ce dont à quoi je ne souscris pas).

      Il y a souvent un débat, le bouddhisme est-il religion ou philosophie. Pour moi c’est une pratique. J’ai eu l’occasion d’aller trois fois dans l’Himalaya (dont une fois pour une retraite d’un mois et demi) et j’ai pu voir que le bouddhisme est vraiment vécu comme une religion, comme on pouvait le vivre ici il y plus de 60 ans, avec ses croyances et la perte d’autonomie que cela engendre. Une religion va chercher par un moyen ou un autre à prendre le pouvoir sur ceux qui la font vivre, que ce soit par une promesse d’un paradis dans une autre vie ou par la soumission liée à l’acceptation d’un état actuel insupportable.

      Les 32 marques des Bouddhas est qq chose à laquelle je ne me réfère pas, je n’ai pas d’avis dessus (en quoi cela me concernerait, en quoi cela m’aide à mieux vivre, à mieux partager dans ma vie de tous les jours ?) mais je comprends ton exemple, ironique
      J’ai eu l’occasion pendant 8 ans de dessiner une petite BD sur la méditation où je me moquais aussi du bouddhisme (et de moi même) : http://zem.baylot.org/

      Pour revenir au karma, cela veut dire « action » en sanscrit. Pour moi cela parle des actes, de l’agir. Je ne peux rester assis sur un coussin à méditer il me faut agir et en même temps chacun de mes actes amène un résultat, à moi de CHERCHER à mesurer ce résultat (sachant qu’on ne sait pas grand chose. Une piqûre fait mal et peut guérir, un bon repas peut être sympa et rendre malade. Pour imager cela 😉 )

      Chaleureusement

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