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Demeurez vous-même votre île, votre refuge

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« Le Bienheureux dit :

« Qu’attendez-vous encore de moi, ô Ananda, pour la communauté des bhikkhu (moines) ? J’ai enseigné la Doctrine sans faire aucune distinction entre l’ésotérique et l’exotérique. Dans les enseignements du Tathagata (celui qui est arrivé – agata – à la Réalité telle qu’elle est – tatha -), ô Ananda, il n’y a rien de semblable au poing fermé du maître. Si quelqu’un pense qu’il dirige la communauté des bhikkhu, ou bien si quelqu’un pense que la communauté des bhikkhu dépend de lui, alors c’est lui qui doit donner quelques instructions à la communauté. Pourtant, ô Ananda, chez le Tathagata ne vient pas cette idée « je dirige la communauté des bhikkhu » ou bien celle de « la communauté de bhikkhu dépend de moi ». Alors pour quelle raison, ô Ananda, le Tathagata lui donnerait-il quelque instruction ?

…/…

Demeurez donc, ô Ananda, en faisant de vous-même votre île ; demeurez faisant de vous-même votre refuge, mais de personne d’autre. Demeurez en faisant de la Doctrine votre île ; demeurez en faisant de la Doctrine votre refuge, mais de rien d’autre.

Comment, ô Ananda, un bhikkhu peut-il être sa propre île ? Comment peut-il demeurer en faisant de lui-même son propre refuge, mais de personne d’autre ? Comment peut-il demeurer en faisant de la Doctrine son propre refuge, mais de rien d’autre ? »

Et le Bouddha rappelle à Ananda son enseignement de la pratique de l’attention juste. »

Maha parinibbana sutra

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10 Réponses

  1. J’aime beaucoup ce mot : « refuge », ainsi que l’expression « prendre refuge » que j’ai découverte depuis que je te lis. Evoquer cette prise de refuge, c’est déjà un refuge en soi (enfin, ….pour moi ;-))
    C’est vrai qu’on prend rarement le temps de revenir en soi ne serait que quelques instants. Tu sais, autrefois, les cloches de nos églises sonnaient les actes importants de la vie d’un homme. en entendant l’Angélus, on se souvenait, on revenait à soi.
    Dans le vacarme de nos vi(ll)es, comment prendre refuge maintenant ?
    Ben en nous. À l’intérieur de nous.
     » on est partout chez soi quand on porte tout en soi  » (Etty)

    • Plein de choses que je trouve intéressantes, Etty bien sûr !
      Mais aussi ces cloches pour nous ramener à la conscience, Thich Nhat Hanh nous dit la même chose, faire que des tas de petits évènements (la sonnerie du téléphone, les feux arrière des voitures etc…) soient pour nous comme des rappels à devenir conscients.
      Et enfin je suis d’accord avec toi qu’il est doux de savoir qu’il existe un refuge qq part et encore plus rassurant de comprendre que ce refuge est en nous au delà de toute religion

  2. Et je reviens de « mon île » sans avoir à la quitter … partir et revenir … et toujours en mon île ne pas oublier de venir te saluer…
    Bises

  3. Pas très facile de se regarder en face.
    Cette ile que nous sommes semble difficile à atteindre…
    Il faut essayer.
    Bonne soirée

    • En fait je dirais que dans mon expérience c’est très paradoxal, c’est à dire que cela parait très difficile, mais ce sentiment crée la difficulté, et que lorsque j’y arrive je m’aperçois que c’est très simple
      mais la simplicité est qq chose de compliqué dans notre culture contemporaine 😉
      Chaleureusement à toi Moyra

  4. Il me semble que c’est plus précisément dans la culture occidentale que la simplicité « est quelque chose de compliqué  » car nous, Occidentaux, nous comportons en suivant des règles nous contraignant (par exemple) à une pudeur émotionnelle et affective, (même si on a l’impression que cela s’assouplit un peu sociologiquement et psychologiquement parlant,) dans la réalité on se rend compte que les règles, les contraintes de vie (sociales, et reprises consciemment ou non, quand ce n’est pas renforcées – par la famille) oui donc ces règles font que l’on s’éloigne de  » soi « sans s’en rendre compte. Ce qui est paradoxal c’est que justement si on se conforme à ces règles c’est pour être reconnu et accepté par les autres.
    Quoi d’étonnant alors qu’il semble si compliqué de faire une chose aussi simple que d’être soi puisqu’on passe notre vie à ne pas l’ être ?

    • Tout cela est très vrai on se soumet à des règles, des rites, qui nous permettent d’être inclus dans des groupes au détriment de notre authenticité
      A chacun de tester cette authenticité avec bcp d’amour et compassion pour pouvoir être sans non plus être exclu, car si nous apparaissons alors différents nous sommes pourtant au contact de ce qui nous rassemble tous : la souffrance, le désir de bonheur

      ceci je m’insurge un peu contre l’idée que c’est dans la culture occidentale que c’est comme cela, les japonais sont des personnes très marquées par les rites et le collectivisme, la culture indienne a bcp de contraintes etc…
      je crois que c’est qq chose qui est assez universel

  5. bien bien ne t’insurge pas 😉
    j’enlève ce que j’ai dit, je ne connais pas suffisamment les autres cultures et je n’aurais pas dû émettre cette réserve
    Bonne journée à toi

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