Le Bouddhisme Minimal

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Lu sur le site L’Almanach

L’Almanach est composé de 364 préceptes organisés en 52 thèmes, 1 par semaine. C’est une réflexion sur les principes qui gèrent notre vie quotidienne. C’est un outil de construction et de réflexion sur soi. Vous pouvez aussi l’utiliser comme livre de chevet ou comme cale-table (dans sa version papier).

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Le bouddhisme minimal

  • Le fondement spirituel de l’Almanach est un bouddhisme minimal, exempt de rites communs, résolument agnostique et non mystique, et basé sur les quatre certitudes  :

  1. la vie est souffrance (le monde matériel, le corps physique, le monde intérieur et le monde des relations entre personnes apportent de constantes épreuves),

  2. le “ moi ” (la volonté d’accomplir pour soi seul, la rupture entre soi et la continuité humaine) est la cause de la souffrance,

  3. sortir du “ moi ” (comprendre sa place dans la continuité humaine) est la solution,

  4. il existe une méthode pour ce faire : les huit jalons.

  • La notion centrale est celle de « continuité humaine » : chaque personne est le résultat des influences multiples de toutes celles et ceux qu’elle a rencontrés, et ceux-ci de toutes celles et ceux qui les ont précédés (génétiques, culturelles, mentales, sociales, psychologique, etc.). De même, à travers ses paroles, ses actes, les personnes qu’elle touche, leur mémoire, leur personnalité et leur comportement conséquents, une personne s’étend bien au-delà de son corps physique. Elle existe ainsi au-delà de sa seule présence physique dans un lieu donné pendant une période donnée. Les limites entre la personne individuelle et le reste de l’humanité sont non seulement plus floues qu’elles n’apparaissent à première vue : elles sont illusoires. L’humanité est un continuum.

  • Il s’agit d’une doctrine philosophique et non d’une explication du monde. Les huit jalons (“ l’Octuple Sentier ” dans la terminologie traditionnelle) établissent un code de comportement moral permettant d’atteindre la libération de la souffrance. Ce code est le suivant:

  1. établir une bonne vision du monde et de la continuité humaine

  2. avoir des objectifs clairs

  3. pratiquer des paroles réfléchies

  4. adopter un comportement juste

  5. mener une vie professionnelle saine

  6. faire des efforts réguliers

  7. se comprendre soi-même

  8. entraîner sa concentration

  • Ce bouddhisme résolument agnostique établit que quelles que soient les avancées techniques ou spirituelles de l’humanité nous ne saurons jamais qui a créé ou comment s’est créé l’univers. Il n’exclut pas, de fait, l’existence d’une ou de plusieurs entités créatrices mais stipule que si elles sont, nous n’avons aucune idée de ce qu’elles sont, elles sont imperméables à toute forme de communication que nous pouvons leur adresser, et leurs intentions s’expriment clairement ici et maintenant dans la nature telle que nous la percevons. Autrement dit, qu’elles soient ou ne soient pas, nous pouvons nous comporter comme si elles n’étaient pas. La frontière du mysticisme est franchie lorsque les événements de la vie quotidienne s’expliquent en faisant appel aux puissances d’un monde invisible.

  • Dans cette optique, cette frontière serait franchie si la réincarnation et le karma étaient considérés comme le passage d’une personnalité d’un corps à un autre par des voies paranormales. Il ne s’agit de rien d’autre que de la « continuité humaine » telle que définie plus haut : nous survivons à notre vie physique et matérielle, nous continuons à vivre, nous passons et nous revivons à travers celles et ceux que nous touchons au cours de notre existence. Ainsi, les malheurs d’une personne sont bien la conséquence des comportements psychologiques, sociaux, culturels, techniques, éducatifs, etc., de celles et ceux qui l’ont précédé tout au long de l’histoire humaine et qui constituent sa personnalité. Ces malheurs sont bien le résultat d’un “ karma ” passé. En conséquence, la plus haute mission humaine est bien de vivre avec ce karma et de l’améliorer pour son bénéfice propre et pour le bénéfice de toutes celles et ceux qu’on côtoie et qu’on précède.

La non-violence

Les conflits armés sont cause de mort et de destruction, de famines et d’épidémies. Ils sont toujours le frein le plus net à l’amélioration des conditions de vie des populations qu’ils impliquent. Ils causent ou entretiennent la destruction des ressources naturelles, intellectuelles, techniques et philosophiques des êtres humains. À travers la haine, ils ajoutent une source de souffrance plus violente encore que celles provoquées par les traumatismes tels que la maladie et la mort lorsque ceux-ci surviennent en temps de paix.

La tentation de faire le tri entre les causes “ justes ” et celles qui ne le sont pas est légitime, mais elle n’est malheureusement pas réaliste. Tous les belligérants sont évidemment convaincus d’être engagé dans une telle cause. Par ailleurs, l’histoire montre ad libitum que les causes peuvent être défendues avec la plus fervente conviction pour tomber en désuétude quelque temps après, bien qu’elles aient entraîné pour leur perpétuation des souffrances incalculables.

L’évitement du conflit et le pacifisme absolu rencontrent toujours les mêmes douze arguments. Ces arguments ne servent que la perpétuation des conflits à travers la conviction émotive que “ la guerre est une solution ”. L’un des objectifs de cet almanach est de les mettre à jour et de montrer qu’ils ne résistent pas à l’analyse. Une personne ne peut pas prétendre vouloir améliorer la condition humaine, ni même la sienne propre, si elle participe ou pense un jour devoir participer activement à un conflit armé. En cas de conflit ou de risque de conflit armé, la seule manière d’améliorer la condition humaine passe avant tout par l’évitement du conflit. Or, tous les conflits armés peuvent se ramener à des revendications ethniques, religieuses ou territoriales. La certitude d’être impliqué dans une cause juste de conquête ou de défense d’un territoire donné est à l’origine de tous les conflits armés et est la source de leur perpétuation.

En conséquence, le renoncement à toute prétention territoriale, et la volonté active de vivre en bonne entente avec d’autres, y compris si cela implique un exode, sont les conditions sine qua non de la paix. Ceci n’exclut pas, évidemment, de fermer sa porte aux tentatives d’intrusion, mais cette attitude ne fait guère de sens si elle implique la destruction de la porte, voire de la maison, et une longue perspective de violences et de souffrances. Une personne ne peut pas prétendre vouloir améliorer la condition humaine, ni même la sienne propre, si elle se bat ou pense un jour se battre pour un bout de terrain, quand bien même elle aurait investi trente ans de sa vie dans ce bout de terrain. Les êtres humains heureux que je connais ne le sont jamais parce qu’ils se battent pour défendre ce qu’ils jugent être leur territoire, mais parce qu’ils vivent en paix avec les autres et avec eux-mêmes, même sur une terre qui n’est pas la leur.

Le volontarisme

Certaines interprétations du bouddhisme traditionnel tendent à s’accompagner d’une forme de défaitisme et de passivité qui peut aller jusqu’à l’obscurantisme. Cette attitude passe à côté de l’aspect volontariste des quatre certitudes (“ Nobles Vérités ” dans la terminologie traditionnelle) qui prêchent une forme de libération de la souffrance basée sur l’effort individuel et la pratique des huit jalons. Cette volonté de changement de soi constitue l’un des fondements de l’Almanach, et sans elle, pratiquement rien de ce qu’il contient ne fait sens.

La philosophie implicite à la notion de « continuité humaine » est que : d’une part nos modes d’action sur le monde sont fragmentaires et limités (face au poids immense de ce que nous lèguent, en termes de culture, d’éducation, de société, etc., toutes celles et ceux qui nous ont précédés), et d’autre part, à chaque instant, nous modifions le monde dans son entier. Ainsi, nous naissons avec un “ karma ” massif, mais notre plus haute mission humaine est bien de vivre avec ce karma et de l’améliorer pour notre bénéfice propre et pour le bénéfice de toutes celles et ceux que nous côtoyons et que nous précédons. Ce sentiment de mission s’accompagne de la volonté d’améliorer l’état du monde, non pas par de grandes réalisations mais par une réflexion constante sur ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons, et quelles en sont les conséquences. Dans cette optique, nous renonçons à tenter de faire changer les autres, mais nous faisons de notre mieux pour devenir nous-même des personnes de transition, des charnières entre le passé et l’avenir.

:)

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L’Almanach a sa bande annonce en vidéo !

jeff | 25 octobre 2009

A la manière des superproductions hollywoodiennes, Luc nous a concocté une vidéo présentant l’Almanach….bientôt un long métrage ?  :-)

L’Almanach sur Youtube

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L’Almanach également disponible sur Google Books

jeff | 17 octobre 2009

En plus des versions papier et PDF, l’Almanach est disponible depuis aujourd’hui sur Google Books. C’est une possibilité de plus pour le lire en ligne (la qualité d’affichage me semble cependant assez moyenne), mais j’espère surtout que cela permettra à de nouveaux lecteurs de le découvrir grace au système de recherche Google.
Pour les curieux, voici les liens : Volume 1, Volume 2.
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Roulements de tambour…et ouverture du site !

jeff | 8 octobre 2009

Le travail de remise en forme de l’Almanach et de construction du site a porté ses fruits : les livres papier sont disponibles à la commande, le PDF finalisé est librement téléchargeable, et le site ouvre officiellement ses portes. Bienvenue aux visiteurs !
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364/52 : un second souffle

jeff | 5 octobre 2008L’Almanach est composé de 364 préceptes organisés en 52 thèmes, 1 par semaine. C’est une réflexion sur les principes qui gèrent notre vie quotidienne. C’est un outil de construction et de réflexion sur soi. Vous pouvez aussi l’utiliser comme livre de chevet ou comme cale-table (dans sa version papier).
Je l’ai découvert il y a quelques années sur internet, mais il a hélas disparu depuis ; aussi j’ai contacté son auteur (Luc) pour lui donner un second souffle. Avec son accord je me suis fixé trois objectifs :

25 réponses

  1. Essentiel billet… Un grand Merci…
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    “mais nous faisons de notre mieux pour devenir nous-même des personnes de transition, des charnières entre le passé et l’avenir.”

    Essentielle conclusion… :) :) :)

  2. allez y doucement avec l’armagnac

  3. Je suis toujours gênée quand des personnes “enseignent” sans donner leurs références ou leur identité. Il y a une grande distance entre un enseignement – qu’on y adhère ou non – authentifié par une tradition et au moins une personne (“prêtre” ou autre), et un fatras d’assertions tel que celles qui sont prônées dans les sectes. C’est le champ libre au “n’importe quoi”, en général. Rappeler les fondamentaux du Bouddhisme ne suffit pas à valider l’enseignement proposé : il y avait aussi une très grande statue du Bouddha, si je me souviens bien, dans cette secte qui a été démantelée en France il y a quelques années (je n’arrive pas à me souvenir de son nom, mais cette affaire a beaucoup été vue à la télé).
    Cela dit, il me semble qu’on peut méditer sur les Quatre Nobles Vérités tout à fait librement – il n’y a pas de mal !!!

    • Je suis bien d’accord avec ta prudence et je la partage
      Maintenant qu’entends tu par références ? dans son Almanach il les donne pour chaque texte qu’il cite. Quant à l’identité elle ne suffit pas en elle même, mais pourrait aider à voir d’ cela vient si on connaît le contexte et le parcours de la personne
      Mais de toutes les manières cela n’empêche pas d’utiliser notre capacité à réfléchir et analyser pour lire tout texte ;)
      Ainsi des enseignements issus d’une culture traditionnelle théiste, transmis par des prêtres ne serait pour ma part gage de vérité, au contraire, puisque l’axiome de départ me semble faux.
      Pour l’organisation dont tu parles je vois très bien de quoi il s’agit, c’était le mandarom, elle existe toujours :)

      Je suis toujours intéressé par ce qui cherche à adapter la pratique du bouddhisme au monde contemporain, bouddhisme qui s’est toujours adapté aux cultures et époques qu’il a traversé, d’où entre autres les différents bouddhismes qu’on peut rencontrer entre l’Asie du sud-est, le Tibet, le Japon etc… Bien qu’il y ait un noyau central identique on ne peut pas dire qu’ils soient cohérents sur tous les points les uns envers les autres, ce qui fait qu’il y a eu dans l’histoire d’ailleurs des conclaves (je ne sais pas si on dit comme cela) et des schismes

      Ici nous avons une recherche de trouver ce noyeau central et de le sortir des croyances, mais de le confronter à la réalité
      La démarche me semble intéressante

      maintenant je serais très prudent, si cela débouchait sur une nouvelle pratique excluant les autres, de toutes les manières cela ne m’intéresse ps en soi puisque ne cherchant pas à adhérer à un autre mouvement (mais je n’ai pas l’impression qu’il propose cela)

      par exemple la façon de décrypter la notion de karma me parait tout à fait intéressante
      par contre je suis moins d’accord sur des termes concernant la non-violence quand il écrit qu’il faut éviter le conflit, cela serait à creuser, mais je pense au contraire qu’il faut aller vers le conflit, car l’évitement crée la violence

      « Bien plus que le bruit des bottes, je crains le silence des pantoufles. » – Thierry Van Humbeek –

      je t’embrasse

      frédéric :)


      • Bonjour, et merci pour ce lien ;-) Pour vous rassurer l’Almanach ne cherche pas a déboucher sur de nouvelles pratiques…et encore moins à prodiguer un “enseignement”.
        Je cite la pages “principes” : [Le but est de] se constituer son propre almanach à partir de la « base de réflexion commune », en étudiant, adoptant, modifiant ou rejetant les préceptes qui y sont énoncés [...]. Il s’agit donc principalement de discuter, d’ouvrir des débats, de provoquer la réflexion !
        Pour ce qui est du débat sur la violence, c’est un des premiers thèmes discutés dur le forum du site : http://www.lalmanach.info/forum/comments.php?DiscussionID=6&page=1#Item_12 ; tu es bienvenu si tu veux y apporter ton point de vue Frédéric ;-)

        • Merci Jeff de ton intervention
          J’avais bien noté cela aussi :
          ” L’immuabilité des règles, leur caractère inviolable et non évaluable, va de pair avec l’intolérance
          politique ou religieuse, et celle-ci n’a jamais fait le bonheur ni de qui la pratique ni de qui la subit.
          Un précepte n’a de sens que si celui-ci est soumis constamment au crible de l’expérience, remis
          en jeu de temps en temps par la méditation ou la réflexion, et modifié si nécessaire. S’il a des
          conséquences négatives, pourquoi le conserver ? Les préceptes de l’Almanach sont des suggestions
          que je pense bonnes, mais elles sont tout autant des suggestions à modifier ou à rejeter qu’à
          accepter, si tant est qu’on sait pourquoi on les modifie ou on les rejette. Se bâtir des certitudes,
          c’est d’abord examiner celles des autres, les faire siennes, les reformuler dans ses mots, les juger
          chaque jour au crible de l’expérience et les modifier chaque jour pour son usage.
          Il y a constamment un risque de passer de la notion de précepte (enseignement d’une pensée
          acquise par l’expérience) à celle de principe, c’est-à-dire de certitude éternelle. Ce risque est
          dû au désir de certitude, qui est d’abord un désir de sécurité. Cependant, il est illusoire de
          chercher la sécurité dans des constitutions immuables et des principes plantés comme des rocs
          dans un océan d’impermanence. Ceci parce que tout est impermanent, rien n’est définitif, aucune
          écriture n’est valide ici et maintenant, hier et demain, là-bas et ailleurs, encore et toujours.”

          Pour le forum j’irai voir, mais j’ai peu de temps sur le net

          chaleureusement

          frédéric :)


      • Si tu lis les dialogues, question-réponse, dans tous les bouquins sérieux sur le Sutra du Coeur, tu verras que ça ne manque pas d’esprit critique, c’est le moins qu’on puisse dire… Quant à la logique, elle est imparable. Il n’y a pas de vestiaire au numéro que vous demandez… En tout cas, pas de ce type ! ;-)
        (et ouais, le Mandarom… quand on parle de vestiaire…)

  4. merci pour ce billet, une grande respiration pour moi.
    bon alors pour aujourd’hui, je vais déjà noter
    - vivre avec ce karma (enfin, le transcender comme suit…)
    - l’améliorer pour notre bénéfice propre et pour le bénéfice de celles et ceux que nous côtoyons/précédons. (entretien, réparation, clairvoyance…)
    - volonté d’améliorer l’état du monde, non par de grandes réalisations mais par une réflexion constante sur ce que nous faisons, le pourquoi et les conséquences. (ci-fait ici, par exemple par toi, en blogosphère, merci de donner le ton :) )
    - renoncer à tenter de faire changer les autres (ça c’est pas gagné)
    - faire de son mieux pour devenir soi-même une personne de transition, charnière entre passé et avenir.

    mme charnière te salue, lol!

  5. je vais aller très lentement, ces temps-ci… avec mon Ubuntu tout neuf et encore inexploré ! (mais il me reste un bout de windown ;-) pour quand je serai perdue !

    • si tu as besoin de conseils, n’éhsite pas à me demander
      même si je n’en ai qu’une utilisation basique, je ne suis pas un geek de la ligne de commande
      j’ai aussi un “dual boot” avec windows, mais c’est toi qui viens de m’en faire souvenir, car je ne l’utilise jamais !

      je t’embrasse

      frédéric :)


  6. [...] Le nouveau site de l’Almanach commence à se faire connaître, j’ai été très agréablement surpris de trouver un lien vers l’Almanach sur http://lungtazen.wordpress.com/2009/11/08/bouddhisme-minimal/ [...]

  7. il se passe quelque chose de bizarre pour moi sur cet article, je ne lis JAMAIS le titre tel quel
    j’ai lu “bouddhisme municipal”
    puis d’autres façons que j’ai oubliées
    et ce matin “bouddhisme minéral”

    Qu’est-ce qu’il me veut ce bouddhisme minimal, à la fin ? ;-(
    ou plutôt les lapsus y attachés ?

  8. @Muttifree; Attention il existe les petits gonds et les grands gonds ;-)

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