Lu sur le site L’Almanach
L’Almanach est composé de 364 préceptes organisés en 52 thèmes, 1 par semaine. C’est une réflexion sur les principes qui gèrent notre vie quotidienne. C’est un outil de construction et de réflexion sur soi. Vous pouvez aussi l’utiliser comme livre de chevet ou comme cale-table (dans sa version papier).
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Il existe en fichier PDF librement téléchargeable
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en version papier de l’Almanach
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en un site web et un forum
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Le bouddhisme minimal
Le fondement spirituel de l’Almanach est un bouddhisme minimal, exempt de rites communs, résolument agnostique et non mystique, et basé sur les quatre certitudes :
la vie est souffrance (le monde matériel, le corps physique, le monde intérieur et le monde des relations entre personnes apportent de constantes épreuves),
le “ moi ” (la volonté d’accomplir pour soi seul, la rupture entre soi et la continuité humaine) est la cause de la souffrance,
sortir du “ moi ” (comprendre sa place dans la continuité humaine) est la solution,
il existe une méthode pour ce faire : les huit jalons.
La notion centrale est celle de « continuité humaine » : chaque personne est le résultat des influences multiples de toutes celles et ceux qu’elle a rencontrés, et ceux-ci de toutes celles et ceux qui les ont précédés (génétiques, culturelles, mentales, sociales, psychologique, etc.). De même, à travers ses paroles, ses actes, les personnes qu’elle touche, leur mémoire, leur personnalité et leur comportement conséquents, une personne s’étend bien au-delà de son corps physique. Elle existe ainsi au-delà de sa seule présence physique dans un lieu donné pendant une période donnée. Les limites entre la personne individuelle et le reste de l’humanité sont non seulement plus floues qu’elles n’apparaissent à première vue : elles sont illusoires. L’humanité est un continuum.
Il s’agit d’une doctrine philosophique et non d’une explication du monde. Les huit jalons (“ l’Octuple Sentier ” dans la terminologie traditionnelle) établissent un code de comportement moral permettant d’atteindre la libération de la souffrance. Ce code est le suivant:
établir une bonne vision du monde et de la continuité humaine
avoir des objectifs clairs
pratiquer des paroles réfléchies
adopter un comportement juste
mener une vie professionnelle saine
faire des efforts réguliers
se comprendre soi-même
entraîner sa concentration
Ce bouddhisme résolument agnostique établit que quelles que soient les avancées techniques ou spirituelles de l’humanité nous ne saurons jamais qui a créé ou comment s’est créé l’univers. Il n’exclut pas, de fait, l’existence d’une ou de plusieurs entités créatrices mais stipule que si elles sont, nous n’avons aucune idée de ce qu’elles sont, elles sont imperméables à toute forme de communication que nous pouvons leur adresser, et leurs intentions s’expriment clairement ici et maintenant dans la nature telle que nous la percevons. Autrement dit, qu’elles soient ou ne soient pas, nous pouvons nous comporter comme si elles n’étaient pas. La frontière du mysticisme est franchie lorsque les événements de la vie quotidienne s’expliquent en faisant appel aux puissances d’un monde invisible.
Dans cette optique, cette frontière serait franchie si la réincarnation et le karma étaient considérés comme le passage d’une personnalité d’un corps à un autre par des voies paranormales. Il ne s’agit de rien d’autre que de la « continuité humaine » telle que définie plus haut : nous survivons à notre vie physique et matérielle, nous continuons à vivre, nous passons et nous revivons à travers celles et ceux que nous touchons au cours de notre existence. Ainsi, les malheurs d’une personne sont bien la conséquence des comportements psychologiques, sociaux, culturels, techniques, éducatifs, etc., de celles et ceux qui l’ont précédé tout au long de l’histoire humaine et qui constituent sa personnalité. Ces malheurs sont bien le résultat d’un “ karma ” passé. En conséquence, la plus haute mission humaine est bien de vivre avec ce karma et de l’améliorer pour son bénéfice propre et pour le bénéfice de toutes celles et ceux qu’on côtoie et qu’on précède.
La non-violence
Les conflits armés sont cause de mort et de destruction, de famines et d’épidémies. Ils sont toujours le frein le plus net à l’amélioration des conditions de vie des populations qu’ils impliquent. Ils causent ou entretiennent la destruction des ressources naturelles, intellectuelles, techniques et philosophiques des êtres humains. À travers la haine, ils ajoutent une source de souffrance plus violente encore que celles provoquées par les traumatismes tels que la maladie et la mort lorsque ceux-ci surviennent en temps de paix.
La tentation de faire le tri entre les causes “ justes ” et celles qui ne le sont pas est légitime, mais elle n’est malheureusement pas réaliste. Tous les belligérants sont évidemment convaincus d’être engagé dans une telle cause. Par ailleurs, l’histoire montre ad libitum que les causes peuvent être défendues avec la plus fervente conviction pour tomber en désuétude quelque temps après, bien qu’elles aient entraîné pour leur perpétuation des souffrances incalculables.
L’évitement du conflit et le pacifisme absolu rencontrent toujours les mêmes douze arguments. Ces arguments ne servent que la perpétuation des conflits à travers la conviction émotive que “ la guerre est une solution ”. L’un des objectifs de cet almanach est de les mettre à jour et de montrer qu’ils ne résistent pas à l’analyse. Une personne ne peut pas prétendre vouloir améliorer la condition humaine, ni même la sienne propre, si elle participe ou pense un jour devoir participer activement à un conflit armé. En cas de conflit ou de risque de conflit armé, la seule manière d’améliorer la condition humaine passe avant tout par l’évitement du conflit. Or, tous les conflits armés peuvent se ramener à des revendications ethniques, religieuses ou territoriales. La certitude d’être impliqué dans une cause juste de conquête ou de défense d’un territoire donné est à l’origine de tous les conflits armés et est la source de leur perpétuation.
En conséquence, le renoncement à toute prétention territoriale, et la volonté active de vivre en bonne entente avec d’autres, y compris si cela implique un exode, sont les conditions sine qua non de la paix. Ceci n’exclut pas, évidemment, de fermer sa porte aux tentatives d’intrusion, mais cette attitude ne fait guère de sens si elle implique la destruction de la porte, voire de la maison, et une longue perspective de violences et de souffrances. Une personne ne peut pas prétendre vouloir améliorer la condition humaine, ni même la sienne propre, si elle se bat ou pense un jour se battre pour un bout de terrain, quand bien même elle aurait investi trente ans de sa vie dans ce bout de terrain. Les êtres humains heureux que je connais ne le sont jamais parce qu’ils se battent pour défendre ce qu’ils jugent être leur territoire, mais parce qu’ils vivent en paix avec les autres et avec eux-mêmes, même sur une terre qui n’est pas la leur.
Le volontarisme
Certaines interprétations du bouddhisme traditionnel tendent à s’accompagner d’une forme de défaitisme et de passivité qui peut aller jusqu’à l’obscurantisme. Cette attitude passe à côté de l’aspect volontariste des quatre certitudes (“ Nobles Vérités ” dans la terminologie traditionnelle) qui prêchent une forme de libération de la souffrance basée sur l’effort individuel et la pratique des huit jalons. Cette volonté de changement de soi constitue l’un des fondements de l’Almanach, et sans elle, pratiquement rien de ce qu’il contient ne fait sens.
La philosophie implicite à la notion de « continuité humaine » est que : d’une part nos modes d’action sur le monde sont fragmentaires et limités (face au poids immense de ce que nous lèguent, en termes de culture, d’éducation, de société, etc., toutes celles et ceux qui nous ont précédés), et d’autre part, à chaque instant, nous modifions le monde dans son entier. Ainsi, nous naissons avec un “ karma ” massif, mais notre plus haute mission humaine est bien de vivre avec ce karma et de l’améliorer pour notre bénéfice propre et pour le bénéfice de toutes celles et ceux que nous côtoyons et que nous précédons. Ce sentiment de mission s’accompagne de la volonté d’améliorer l’état du monde, non pas par de grandes réalisations mais par une réflexion constante sur ce que nous faisons, pourquoi nous le faisons, et quelles en sont les conséquences. Dans cette optique, nous renonçons à tenter de faire changer les autres, mais nous faisons de notre mieux pour devenir nous-même des personnes de transition, des charnières entre le passé et l’avenir.
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L’Almanach a sa bande annonce en vidéo !
jeff | 25 octobre 2009
A la manière des superproductions hollywoodiennes, Luc nous a concocté une vidéo présentant l’Almanach….bientôt un long métrage ? ![]()
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L’Almanach également disponible sur Google Books
jeff | 17 octobre 2009
Pour les curieux, voici les liens : Volume 1, Volume 2.
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Roulements de tambour…et ouverture du site !
jeff | 8 octobre 2009
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364/52 : un second souffle
jeff | 5 octobre 2008L’Almanach est composé de 364 préceptes organisés en 52 thèmes, 1 par semaine. C’est une réflexion sur les principes qui gèrent notre vie quotidienne. C’est un outil de construction et de réflexion sur soi. Vous pouvez aussi l’utiliser comme livre de chevet ou comme cale-table (dans sa version papier).
Je l’ai découvert il y a quelques années sur internet, mais il a hélas disparu depuis ; aussi j’ai contacté son auteur (Luc) pour lui donner un second souffle. Avec son accord je me suis fixé trois objectifs :
- Compiler tous les textes de l’Almanach dans un seul fichier PDF librement téléchargeable
- Éditer une version papier de l’Almanach
- Créer un site web et un forum pour offrir un espace d’échange
Archivé sous: Dharma, Méditation, Vie de la cité, Vie quotidienne, Voies pour Bodhisattva | Tagué : Voies pour Bodhisattva, Non-violence, Bouddhisme, Octuple sentier, Nobles Vérités











































































































Essentiel billet… Un grand Merci…
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“mais nous faisons de notre mieux pour devenir nous-même des personnes de transition, des charnières entre le passé et l’avenir.”
Essentielle conclusion…
Ah Ah Ah.!!! MDR !
Ta porte est étrange… on dirait qu’elle n’OSE pas prendre une décision … je m’ouvre ou je me ferme… Ah oui, elle est …dans le mouvement…
allez y doucement avec l’armagnac
Je suis toujours gênée quand des personnes “enseignent” sans donner leurs références ou leur identité. Il y a une grande distance entre un enseignement – qu’on y adhère ou non – authentifié par une tradition et au moins une personne (“prêtre” ou autre), et un fatras d’assertions tel que celles qui sont prônées dans les sectes. C’est le champ libre au “n’importe quoi”, en général. Rappeler les fondamentaux du Bouddhisme ne suffit pas à valider l’enseignement proposé : il y avait aussi une très grande statue du Bouddha, si je me souviens bien, dans cette secte qui a été démantelée en France il y a quelques années (je n’arrive pas à me souvenir de son nom, mais cette affaire a beaucoup été vue à la télé).
Cela dit, il me semble qu’on peut méditer sur les Quatre Nobles Vérités tout à fait librement – il n’y a pas de mal !!!
Bonjour, et merci pour ce lien
Pour vous rassurer l’Almanach ne cherche pas a déboucher sur de nouvelles pratiques…et encore moins à prodiguer un “enseignement”.
Je cite la pages “principes” : [Le but est de] se constituer son propre almanach à partir de la « base de réflexion commune », en étudiant, adoptant, modifiant ou rejetant les préceptes qui y sont énoncés [...]. Il s’agit donc principalement de discuter, d’ouvrir des débats, de provoquer la réflexion !
Pour ce qui est du débat sur la violence, c’est un des premiers thèmes discutés dur le forum du site : http://www.lalmanach.info/forum/comments.php?DiscussionID=6&page=1#Item_12 ; tu es bienvenu si tu veux y apporter ton point de vue Frédéric
Si tu lis les dialogues, question-réponse, dans tous les bouquins sérieux sur le Sutra du Coeur, tu verras que ça ne manque pas d’esprit critique, c’est le moins qu’on puisse dire… Quant à la logique, elle est imparable. Il n’y a pas de vestiaire au numéro que vous demandez… En tout cas, pas de ce type !
(et ouais, le Mandarom… quand on parle de vestiaire…)
merci pour ce billet, une grande respiration pour moi.
)
bon alors pour aujourd’hui, je vais déjà noter
- vivre avec ce karma (enfin, le transcender comme suit…)
- l’améliorer pour notre bénéfice propre et pour le bénéfice de celles et ceux que nous côtoyons/précédons. (entretien, réparation, clairvoyance…)
- volonté d’améliorer l’état du monde, non par de grandes réalisations mais par une réflexion constante sur ce que nous faisons, le pourquoi et les conséquences. (ci-fait ici, par exemple par toi, en blogosphère, merci de donner le ton
- renoncer à tenter de faire changer les autres (ça c’est pas gagné)
- faire de son mieux pour devenir soi-même une personne de transition, charnière entre passé et avenir.
mme charnière te salue, lol!
je vais aller très lentement, ces temps-ci… avec mon Ubuntu tout neuf et encore inexploré ! (mais il me reste un bout de windown
pour quand je serai perdue !
J’aime +++ ! Comment puis-je copier cette animation ???
Merci pour ta proposition, je prends note !
[...] Le nouveau site de l’Almanach commence à se faire connaître, j’ai été très agréablement surpris de trouver un lien vers l’Almanach sur http://lungtazen.wordpress.com/2009/11/08/bouddhisme-minimal/ [...]
il se passe quelque chose de bizarre pour moi sur cet article, je ne lis JAMAIS le titre tel quel
j’ai lu “bouddhisme municipal”
puis d’autres façons que j’ai oubliées
et ce matin “bouddhisme minéral”
Qu’est-ce qu’il me veut ce bouddhisme minimal, à la fin ? ;-(
ou plutôt les lapsus y attachés ?
j’ose mm pas te dire ce qu’il m’est arrivé hier soir..
enfin si je te le dirai par mail ..
@Muttifree; Attention il existe les petits gonds et les grands gonds
Exact Bérangère…. il faut de tout,… pour faire… des portes….