
Suite de la 1ère partie
En fait Chôgyam Trungpa fonde cette discipline sur la confiance en soi alors que la moralité, souvent basée sur le manque de confiance et la peur de ses propres impulsions agressives est un code de contraintes créés pour limiter ces impulsions. Ainsi les jugements moraux sur le comportement des autres, n’est bien souvent que la peur de nos propres comportements éventuels. Ces opinions de soi sont des résistances à emprunter la Voie, car comme Trungpa l’écrit aussi
« l’obsession de ne pas être à la hauteur est l’un des plus grands obstacles sur la voie du bodhisattva. Le sentiment de confiance en soi permet au bodhisattva de travailler habilement avec tout ce qui se produit, jusqu’au point de consentir à l’immoralité par compassion pour les êtres doués de sensibilité. »
Il ne s’agit donc pas tant de se lier à un ensemble fixé de lois ou de règles. Mais de faire la chose juste, adaptée, au moment idoine, opportun. Comme le dit encore Chôgyam Trungpa
« Même si la vie paraît chaotique, le bodhisattva s’y insère, participe au chaos sans se laisser emporter par les tourbillons, il entre dans la danse et les choses s’arrangent d’elles mêmes. » D’un autre côté il nous met en garde de ne pas chercher non plus à atteindre à tout prix un comportement juste, car notre action sera alors maladroite, empreinte de rigidité. »
La justesse est l’état naturel de ce qui arrive sans le contraindre, sur des bases saines, pour lui c’est une discipline auto-existante qui n’a pas besoin d’être forcée ni fabriquée, c’est quelque chose de très spontané. C’est la conscience fondamentale des choses. Dans la voie tantrique, plus rien n’est interdit, comme il l’expose :
« rien n’est considéré comme tentation, elle se présente d’elle-même, c’est pourquoi on travaille avec elle plutôt que d’en devenir la victime ou le coupable. »
Avec une discipline sous forme de code moral, la vie et sa spontanéité disparaît, alors que pour le bodhisattva, la discipline est jouissance de ce qui est sans complaisance mais avec authenticité. L’aide du bodhisattva est donc très souple, même s’il ne boit pas d’alcool, cela ne l’empêche pas d’aller dans un bar pour soutenir un ami, il ne s’interdit rien tel Vimalakirti qui fréquentait les lieux de plaisir pour y apporter les bienfaits en tant que bodhisattva, mais aussi telle la mythologie bouddhiste où dans tous les « mondes », même dans les « enfers », il y a toujours un bodhisattva qui peut nous aider.
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Bonjour,

Salut !
Je viens de passer l’aspirateur et la serpillère dans toute la maison ( et oui, c’est çà aussi la vie au quotidien d’une femme/mère/travailleuse au foyer ! ) et pendant que çà sèche me voilà à nouveau devant mon ordi
Je ne vois toujours pas le rapport entre éthique et discipline. Suis aveugle ou quoi ?
Pour moi l’éthique, c’est d’abord ne pas nuire à autrui par mes actes et là c’est énorme. J’essaye dans mes actes du quotidien par exemple grâce à la création des amaps, grâce à une cuisine saine, grâce à mon travail, grâce à une vie de famille sans claques ni fessées, grâce à une écoute des besoins des uns et des autres. Je sais qu’à chaque fouis que j’achète un vêtement, il y a 90% de risque qu’une femme chinoise esclave l’ait fabriqué… Bon , en France c’est pareil, l’industrie textile c’est de l’esclavage. Les femmes (yapas d’homme derrière les machines à coudre )sont payés au rendement. Alors je les porte longtemps, longtemps, ces vêtements. Et cet ordi aussi, sur lequel j’écris a du être fabriqué par un esclave des temps moderne…Alors il est vieux cet ordi… Pour la voiture, c’est la même chose… et en plus çà pollue comme l’ordi… comme beaucoup de choses.
J’arrête là hein ! Bon, c’est du quotidien, du terre à terre. C’est pas très spirituel ! Euh, je plaisance, hein
Ce qui m’intéresse ce sont les actes concrets de la vie au jour le jour !
Bises
Pour moi, en effet le spirituel ne peut que se manifester par des actes concret de la vie quotidienne. Méditer, penser, réfléchir et agir en effet…
Euh ! c’est quoi ce logo d’un être grimaçant en face du titre de mon message ?
@Françoise : c’est généré automatiquement par la machine-manitou. Le mien c’est pareil…
A part ça, j’aimerais en savoir plus sur cette “rigidité” Vs “discipline”. Une fois où je voulais signaler à ma mutuelle que je ne pouvais plus profiter d’un tarif préférentiel parce que je quittais l’employeur qui en bénéficiait, la fille que j’ai eue au téléphone a insisté pour que je ne le signale pas – me disant au bout d’un moment que j’étais “psycho-rigide” ! Je dois vraiment l’être, parce que je ne comprends toujours pas… Et j’ai fini par résilier, quelque temps après (pour être en accord avec moi-même). Où finit la rigidité, où commence la discipline ?
Je relis ton billet, et cela me rappelle une anecdote, sur le fait de ne pas chercher à tout prix un comportement juste : il était établi chez moi que personne ne lisait les papiers et courriers qui traînaient, lorsque cela ne nous était pas destiné. J’en avais fait une règle “béton”, suite à un malheureux souvenir d’enfance… puis un jour un membre de ma famille a reçu une lettre et s’est ensuite traîné pendant des jours, malheureux et silencieux… J’ai lu la lettre, pour savoir comment l’aider. Culpabilité : néant
(je m”excuse pour le ton personnel de ces commentaires)
bonjour,
j’apprécie le ton personnel de tes commentaires. Comment dire ? C’est une aide précieuse à ma compréhension des idées…
Merci pour tes réponses, je n’ai plus le nez plongé dedans (ma confusion), il s’est au moins soulevé de deux centimètres !