
« Comme Bouddha était le fondateur de l’enseignement, on l’appela « bouddhisme », mais en fait ce n’est pas un enseignement particulier, c’est simplement la Vérité qui embrasse diverses vérités.
La pratique zazen est la pratique qui embrasse les diverses activités de la vie. Ce n’est donc pas à la seule position assise que nous donnons de l’importance.
En faisant zazen, nous étudions la manière d’agir et ceci est vraiment pour l’activité fondamentale. Que vous atteignez ou non l’illumination, simplement faire zazen suffit.
Le but du bouddhisme n’est pas d’étudier le bouddhisme mais de nous étudier nous mêmes, nous étudier c’est nous oublier.
L’enseignement nous permet de comprendre notre nature humaine, mais l’enseignement n’est pas nous mêmes.
Nous faisons ce que nous avons à faire, c’est cela le bouddhisme. Le vrai zazen c’est lorsque vous devenez vous.
Parler du bouddhisme est presque impossible, ne rien dire, simplement pratiquer, est donc le mieux. Ce n’est ni la lecture ni la contemplation philosophique qui nous feront comprendre ce qu’est le bouddhisme, mais uniquement la pratique, la pratique réelle.
Nous devrions pratiquer zazen constamment, avec une ferme confiance en notre vraie nature.
L’enseignement du Bouddha est partout, aujourd’hui il pleut, c’est l’enseignement du Bouddha. Si vous voulez être un bouddhiste sincère, le meilleur moyen est de faire zazen. Juste assis c’est assez. »
Shunryu Suzuki – Esprit zen, esprit neuf – Ed du Seuil
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Et ce qui peut paraitre simple ne l’est finalement pas tant ! merci pour la citation laissée en passant , je la note ! bonne journée, christel
excellent ce texte! J’ai bien vu que juste de méditer, ou de comprendre comment faire, sans pour autant l’appliquer, nous emmène pas très loin….(ou plutot, ça nous emmène très loin du but)Dans les petites gestes du quotidien, dans les petites pensées, on peut remarquer qui on n’est pas…et de ce fait, mises à la lumière, ses pensées là, et ces gestes, n’ont plus lieu d’être et finissent par se résoudre…petit à petit, on ‘renait” en quelque sorte….des fois, ça va vite, des fois, c’est plus dur, mais à chaque couche enlevé, on se sent plus légèr….
—> Bonjour, cher Frédéric,
Aux ébats du silence, je participe sans nom et sans mesure à ce que je suis pour qu’il s’abandonne en moi en regorgeant de sérénité…
Belle journée, chaleureusement, Jack.